[PAYANT] L’audit des bulletins de vote du 3 novembre 2020 en Arizona a réveillé les suspicions de fraude sur les résultats des élections américaines

People hold a banner outside the Senate during the announcement of interim findings from a widely criticized audit of the 2020 election in Phoenix, Arizona, U.S., September 24, 2021. REUTERS/Mike Blake

Par Julien G. Les électeurs de l'Arizona avaient de sérieuses inquiétudes quant à leur élection et ils voulaient des réponses les plus minutieuses et les plus précises possibles, voilà les mots de la présidente du Sénat de l’Arizona lors de l’audit du 24 septembre 2021. Termes qu'elle réitère dans un courrier envoyé au Procureur Général de l'Etat et dont nous reproduisons ici le fac-similé. Contrairement à ce que beaucoup de journalistes affirment, cet audit n’a ni confirmé la victoire de Biden, ni celle de Trump d’ailleurs, mais il a mis en lumière un faisceau d’éléments tentant à démontrer des problèmes de sécurité et de contrôles majeurs entourant le processus électoral américain. L’effet domino tente à se poursuivre, car d’autres Etats emboitent le pas, en lançant, également, leur propre audit.

Ce que révèle l’audit

Après traduction du courrier cité, voici une synthèse des problèmes les plus importants relevés lors de cet audit :

 

  • Le processus de vérification des signatures pour les bulletins de vote par correspondance est imparfait et nécessite une amélioration des tests supplémentaires
  • Le processus devrait identifier et corriger les informations d’inscription des électeurs pour les personnes qui déménagent, qui sont décédées ou qui se sont inscrites plus d’une fois
  • L’audit a révélé que le Comté de Maricopa n’a pas pris les précautions de base en matière de cybersécurité pour sécuriser les systèmes électoraux.
  • Aucune entreprise privée ne devrait se voir confier les clés de notre démocratie (référence à l’utilisation des machines Dominion).
  • L’audit a révélé que le Comté de Maricopa a écrasé l’intégralité du journal des activités de son système de gestion des élections. Il met en avant pas moins de 37 000 bulletins douteux.
  • Le Comté de Maricopa n’a pas non plus fourni de documents suffisants pour faire le rapprochement entre les bulletins de vote dupliqués et les bulletins originaux correspondants, a refusé de coopérer à l’audit et a demandé à ses fournisseurs de ne pas coopérer non plus à l’audit

 

La présidente du Sénat conclut : « Alors que le Sénat entre dans cette nouvelle phase, plusieurs points des rapports méritent l’attention de votre bureau. Je transmets donc les rapports au bureau du procureur pour qu’il les examine et, si il le juge approprié, qu’il mène une enquête plus approfondie dans le cadre de notre surveillance continue de ces questions. »

 

Une heure avant la publication du rapport, le Procureur Brnovich aurait publié une déclaration disant : « Je prendrai toutes les mesures nécessaires qui sont soutenues par les preuves et pour lesquelles j’ai une autorité légale »

 

Ainsi, il s’agit là d’une première phase dans cette enquête hors norme, car le Sénat va continuer ses investigations en collaboration avec le Procureur.

La sécurité des élections en question

Certaines personnes espéraient que l’audit d’AZ allait renverser les résultats de l’élection nationale. Ce n’était pas l’objectif de l’audit.

 

Néanmoins, le rapport d’audit a mis en lumière de nombreux points intriguant voir suspects. L’élément le plus marquant a été la présentation par Ben Cotton,  l’analyste numérique principal de l’audit, d’une conduite criminelle de la part de ceux qui exploitent le système de gestion électorale Dominion du comté de Maricopa.

Cotton a prouvé que le système se connecte à Internet, qu’il permet un accès à distance et que son logiciel antivirus et de sécurité n’a jamais été mis à jour.

Plus important encore, M. Cotton a fourni des preuves que les personnes qui gèrent le système ont méthodiquement et à plusieurs reprises supprimé des données électorales juste avant des événements critiques qui auraient pu révéler une fraude.

 

Pour rappel, le Dominion Voting Systems, qui a été utilisé dans de nombreux États où des fraudes ont été alléguées lors des élections américaines de 2020, a été rejeté à trois reprises par les experts en communication de données du Secrétariat d’État et du Bureau du procureur général du Texas pour non-respect des normes de sécurité de base

Ils ont conclu que les systèmes Dominion et les dispositifs matériels correspondants ne répondaient pas aux normes de certification du Code électoral du Texas

 

Certains élus avaient aussi dénoncé les contrats non conformes passés par les États avec ces fabricants privés (Dominion, Smartmatic) qui interdisent aux fonctionnaires responsables de l’organisation des élections l’accès au code informatique et donc le contrôle factuel des résultats.

 

Cet audit a le mérite de rappeler à des millions d’Américains, que des élus démocrates comme républicains ont déjà alerté publiquement et à plusieurs reprises ces dernières années sur le manque de sécurité des machines de vote, les risques avérés de piratage localement et via Internet et l’impact sur les résultats

Un effet domino

L’audit en Arizona attire d’autres élus ou candidats d’États dans lesquels les élections sont remises en question depuis l’annonce des résultats début novembre 2020.

Les législateurs républicains de Pennsylvanie, du Texas et du Wisconsin ont déjà annoncé lancer leurs propres audits.

 

En parallèle, il est judicieux de rappeler que dans ses documentaires « Absolute Interference » et « Absolute Proof » visionnés à ce jour par plus de 150 millions de personnes dans le monde, Mike Lindell a fait réaliser une analyse systématique de 20 cyberattaques conduites dans cinq États-clés.

 

Les audits à venir vont certainement pousser à une remise à plat complète du système électoral prenant en compte les risques associés à la cyber-sécurité, et aboutiront peut-être au retour du bulletin papier et à la présentation d’une pièce d’identité pour restaurer la confiance.

 

 

Si comme les signes le montrent, et ce malgré le manque de transparence de l’information, une manipulation de données est avérée dans les prochains mois, une crise démocratique sans précédent frappera les Etats Unis.

Jusqu’à envisager une désertification des élections ? Seul l’avenir nous le dira.

 

Néanmoins, à l’heure où certains parlementaires français poussent, par voie législative, à recourir au vote par correspondance, il serait judicieux et urgent d’attendre le dénouement de tous ces recours sur élections américaines, car n’oublions jamais que les systèmes informatiques de gestion électorale sont utilisés partout dans le monde.

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