Politiques sanitaires de coercition : en Australie la tension est maximale entre la technocratie gouvernementale et la société civile

Politiques sanitaires de coercition : en Australie la tension est maximale entre la technocratie gouvernementale et la société civile


Partager cet article

L'Australie devient l'un des points de tension extrême entre société civile et gouvernement sur le sujet de la "pandémie".  Depuis le début de la crise du C0VID 19, nos gouvernants nous forcent à abandonner nos droits et nos libertés afin que l’on puisse retrouver, dit-on, une vie normale. Faisant partie de ces pays qui prônent le « zéro covid », en Australie, dès la première vague du Coronavirus en mars 2020, les dirigeants ne se sont pas fait prier pour fermer les frontières de l’île en totalité. Depuis lors la situation d'enfermement n'a cesser de se renforcer.  En particulier sont mis en place des systèmes de traçage de plus en plus intrusifs, avec une part de reconnaissance faciale. La société civile commence à protester avec virulence. Mais les autorités semblent vouloir s'obstiner.  L'explosion politique et sociale n'est qu'une question de temps.

Des gouvernants qui enferment la nation

Les nations touchées par le Covid cherchent à neutraliser la pandémie via nombreuses stratégies qui peuvent parfois sembler totalitaires. Avec l’arrivée du variant Delta, l’Australie abandonne peu à peu la stratégie du zéro covid. Mais un confinement strict est toujours de mise et sera prolongé jusqu’en 2022. En ce sens, seuls les diplomates, les personnes de nationalité australienne et celles disposant d’un Visa business peuvent espérer entrer dans le pays. Mais encore, les entrants devront passer par une période de quarantaine de deux semaines. En outre, le confinement national est des plus drastiques, interdisant les rencontres sociales et mettant en place un couvre-feu de 23 heures à 5 heures. Les rassemblements de plus de deux personnes (contre 5 personnes pour un mariage et 6 pour des funérailles) sont également interdits. Mais les mesures empruntent un chemin de plus en plus exigu caractérisé par des fouilles à l’aéroport, des drones détecteurs de virus, des violences policières en lien avec le port de masque et une interdiction de sortir de l’île. Malgré ces restrictions, le nombre de contamination ne cesse de progresser.

Ou bien faut-il dire du fait de ces mesures car, en empêchant le virus de circuler, les autorités retardent sans cesse le moment de l’immunisation naturelle de la société?

Vers une surveillance de masse à la chinoise?

Plus récente encore et extrêmement liberticide : l’application Home Quarantine SA. Cette application est principalement destinée aux voyageurs qui sont soumis à la période de quarantaine de 14 jours. Le but étant de s’assurer que ces derniers n’entravent pas les règles, l’application mobile embarque des technologies de reconnaissance faciale et de géolocalisation qui aideraient les autorités à vérifier la bonne tenue de la mise en quarantaine. Pour cela, il est rendu possible pour les autorités d’envoyer des SMS en tout temps et les personnes concernées doivent, par la suite, se prendre en photo afin de prouver l’adéquation de leur dire et de leur localisation. Dans le cas où la réponse n’est pas acheminée dans les 15 minutes qui suivent ou que cette dernière ne soit pas tout à fait représentative, la police débarquera sur les lieux. Bien que cette mesure ne concerne actuellement que l’Etat de « South Australia », il y a de fortes chances qu’elle soit appliquée dans toute la fédération.

Manifestations et affrontements face à ces restrictions

Face à toutes ses mesures abusives et intrusives, la population est sortie de sa torpeur et tire actuellement sur la sonnette d’alarme via des mouvements de rébellion. Pour rappel, les manifestations ont débuté depuis le mois de juillet à Sydney, une action qui visait à contester les confinements répétés. A noter que les autorités australiennes prévoient un déconfinement partiel de la ville de Sydney et dans l’Etat de Nouvelles-Galle du Sud d’ici mi- d’octobre. La Première ministre de cet Etat, a toutefois fait remarquer que ce déconfinement était conditionné par  une campagne vaccination de plus de 70% de ses habitants.

Par ailleurs, pas plus tard que mardi dernier, la ville de Melbourne a été témoin d’une vague de protestations orchestrée par des ouvriers de bâtiments qui clamaient leur opposition à l’obligation de vaccination. Depuis lors, les manifestations sont quotidiennes et les affrontements entre la population et les forces de l’ordre sont de plus en plus virulents. Il reste à savoir si les autorités entendront le réveil de la tradition de liberté politique australienne ou s’obstineront dans leur attitude d’enfermisme et de contrôle.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Menaces contre Emma Fourreau : quand LFI appelle à l’ordre… après avoir jeté de l’huile sur le feu

Menaces contre Emma Fourreau : quand LFI appelle à l’ordre… après avoir jeté de l’huile sur le feu

Après plusieurs semaines de cyberharcèlement, l’eurodéputée insoumise Emma Fourreau a annoncé le dépôt de 101 plaintes à Caen pour menaces de mort, menaces de viol et injures sexistes. En toile de fond : son opposition aux banquets du Canon Français, mouvement soutenu financièrement par le milliardaire Pierre-Édouard Stérin. Derrière les faits indéfendables de harcèlement, se dessine une France fracturée où extrêmes s’invectivent et où la justice devient l’arène d’un bras de fer politique. Le p


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

3 actions françaises pour naviguer dans le brouillard 2026, par Vincent Clairmont

3 actions françaises pour naviguer dans le brouillard 2026, par Vincent Clairmont

En ce mois de mai 2026, la Bourse de Paris nous joue une partition complexe. Après avoir flirté avec les sommets en février dernier (8 642 points pour le CAC 40), l’indice phare a entamé une phase de digestion, tournant fébrilement autour du pivot des 8 000 points. Je m'abonne au Courrier L’ambiance est électrique. Entre une inflation qui joue les prolongations à 2,9 % en zone euro et des tensions géopolitiques dans le Golfe qui propulsent le Brent au-delà des 106 dollars, l'investisseur ne sa


Rédaction

Rédaction

Carburant : le compte-à-rebours des 118 jours avant la pénurie est lancé, par Elise Rochefort

Carburant : le compte-à-rebours des 118 jours avant la pénurie est lancé, par Elise Rochefort

C’est la question qui brûle les lèvres de tous les Français dès que le prix à la pompe s'affole ou que le détroit d’Ormuz s’embrase comme c’est le cas en ce moment : « Combien de temps va-t-on tenir? » Je m'abonne au Courrier Entre les annonces rassurantes du gouvernement et la réalité des files d’attente à 7h du matin, il y a un fossé que je vous propose de décrypter ce matin. Le « matelas » : 118 jours de tranquillité (théorique) Commençons par le chiffre qui rassure. Officiellement, la F


Rédaction

Rédaction

L'hallali de l'Ancien Monde : chronique du Sommet Trump-Xi, par Thibault de Varenne

L'hallali de l'Ancien Monde : chronique du Sommet Trump-Xi, par Thibault de Varenne

Ce que nous avons vu à Pékin les 14 et 15 mai 2026, ce n'est rien d'autre qu'une grande battue internationale où les règles de la vénerie classique — celles de l'ONU et du multilatéralisme de salon — ont été piétinées par deux maîtres d'équipage qui ne chassent plus qu'à leur propre compte. Je m'abonne au Courrier Donald Trump et Xi Jinping se sont retrouvés sous les ors du Grand Hall du Peuple, non pas pour une réconciliation de cœur, mais pour une "stabilisation tactique". C’est le langage d


Rédaction

Rédaction