Face à ses concurrents, Sanofi abandonne son vaccin à ARN messager

On sait que Sanofi a rapidement perdu pied dans la course aux vaccins à ARN messager contre le COVID. Mais, dans le contexte où l'on s'interroge de plus en plus sur l'efficacité réelle des vaccins et la multiplication des effets secondaires, en particulier chez les gens jeunes. Du coup, la confirmation officielle par Sanofi que l'entreprise se retire de la course au vaccin à ARNm prend une autre signification: l'entreprise française pourrait avoir donné le signal d'un retour de la priorité donnée au principe de précaution dans le développement des vaccins.

Pourquoi Sanofi renonce officiellement au vaccin à ARNm

Sur son site , Sanofi a décidé de stopper les recherches concernant la production d’un vaccin à ARN messager contre le coronavirus. Pour rappel, les travaux ont déjà débuté depuis le mois de mars de l’an dernier et ont été ralentis par le contexte épidémique. Dans la même foulée, le marché semble être actuellement saturé avec près de 12 milliards de doses qui devraient pouvoir être effectives avant 2022. Mais encore, on recense des suppléments de 24 milliards de doses qui seront là d’ici l’été 2022. Thomas Triomphe, directeur de la section vaccin du laboratoire Sanofi, a ainsi fait part de la nouvelle et de ses doutes lors d’une conférence de presse qui s’est tenu mardi dernier. Mais le contexte de l’annonce peut aussi être vu autrement. La confirmation officielle du retrait de Sanofi de la course aux vaccins à ARNm survient au moment où les doutes se multiplient, à l’échelle internationale, (1) sur l’efficacité des vaccins à ARNm; (2) sur les effets secondaires, bien plus nombreux que pour les vaccins fabriqués dans les dernières décennies contre différentes maladies. 

Un autre vaccin en préparation

Mais Sanofi n’a pas donné son dernier mot, le vaccin à base de protéines recombinantes qu’il partage avec GSK est actuellement en essai clinique de Phase III et les résultats seront bientôt communiqués d’ici fin 2021. C’est également le cas pour un traitement pourvu de protéines de souche bêta et alpha qui servira de dose de rappel. 

En fait, Sanofi annonce implicitement se retirer d’un champ où il n’y aura, dans les années qui viennent que des coups à prendre. Et l’entreprise saisit l’occasion de se concentrer sur des vaccins dont les phases expérimentales devraient être menées avec un plus grand souci du principe de précaution. 

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4 commentaires
  1. Sans doute que le fait d’avoir fait une charrette de 400 chercheurs il y a quelques mois n’est pas non-plus innocent dans la prise de cette décision…

  2. Outre les coups à prendre, je pense que le marché de l’an est saturé et si enfin, les effets secondaires sont divulgués, ce sera la fin de l’an pour ce type de virus

  3. C’est être sympa avec Sanofi. Ils étaient déjà aux fraises sur le sujet (qui est nul mais bon ils sont en concurrence), ils ont viré les chercheurs qui coûtent cher et plombent le dividende, Ils ferment des sites pour faire comme Tchuruk et s’essaient à s’installer ailleurs pour faire multinationale agile. Franchement, un vaccin, un vrai, à quoi cela pourrait-il servir?

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