Quand l’INSEE relativise fortement la surmortalité du COVID

Quand l’INSEE relativise fortement la surmortalité du COVID


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Quelle surmortalité le COVID a-t-il provoquée ? Officiellement 100.000 morts et même plus. Toute la difficulté tient au fait que la statistique officielle peine à étayer ce chiffre et, au fil de l’eau, l’INSEE diffuse des éléments qui sèment le doute sur la gravité réelle de l’épidémie, notamment sur le nombre de morts qu’elle a causés dans la population. Voici une petite revue des derniers éléments fournis par la statistique officielle… qui remettent l’église au milieu du village en matière de catastrophe démographique.

Le graphique ci-dessus montre l’évolution du nombre de décès année après année en France depuis 1901. Il est riche d’enseignements, car il rappelle que, avant le conflit de 1940, la France déplorait plus de 650.000 morts chaque année. Avant la guerre de 1914, on en comptait même plus de 800.000 !

2020 : une surmortalité réelle

Avec 654.000 décès en comptabilisés en 2020, la France a retrouvé un chiffre historique, jamais atteint depuis… 1945. Dans l’après-guerre, le nombre de décès a toujours stagné autour de 550.000 personnes chaque année. De façon assez surprenante, la poussée du nombre de décès a commencé plusieurs années avant le COVID. Dès 2016, on compte 580.000 décès. En 2018, on atteint quasiment les 600.000 morts dans l’année. En 2020, on passe aux 655.000.

Cette évolution significative n’est malheureusement pas rapportée par l’INSEE au nombre d’habitants. 650.000 morts en un an, c’est beaucoup, mais avec 65 millions d’habitants, cela compte quand même moins que 650.000 décès en 1945 pour 40 millions d’habitants.

Cette évolution, malgré tout, correspond aux chiffres de 55.000 morts supplémentaires annoncés par l’INSEE au printemps.

L’histoire retiendra que le COVID est survenu dans une phase mal analysée d’augmentations du nombre de décès et qu’il a causé une augmentation réelle de la mortalité, loin des théories complotistes selon lesquelles l’épidémie n’existerait pas.

Le COVID : une surmortalité limitée

On le voit, cet entêtant chiffre de 55.000 morts « exceptionnels » en 2020, soit deux fois moins que le chiffre très symbolique de 100.000 morts répété par Macron et les médias subventionnés, revient régulièrement dans l’examen des données publiques. Encore faut-il chercher à en comprendre la réalité concrète.

Ce graphique montre l’évolution mensuelle du nombre de décès pour 1000 personnes depuis 1975. C’est un tableau important, car il relativise les chiffres annuels par une sorte d’observation des pics rapportés au nombre d’habitants.

La courbe générale est intéressante, parce qu’elle montre la lente décrue de la mortalité mensuelle jusqu’en 2005, puis une inflexion à la hausse à partir de la crise de 2008. Notons ici qu’entre 2005 et 2015 la France a régulièrement connu une mortalité inférieure à 8 morts pour 1.000 habitants chaque mois. Cette décrue est historique et ne s’est pas produite avant, ni après. On notera aussi que, depuis l’apparition du COVID, l’étiage mensuel sensiblement au même niveau que dans les années 90. Il est très inférieur à celui des années 70 et 80.

Ce sont surtout les pics de mortalité mensuelle qui nous intéressent. Et, ô surprise, la situation de 2020 ne permet pas de tirer des constats aussi alarmistes que le gouvernement voudrait bien nous le faire croire.

Deux fois seulement depuis le début de l’épidémie la France a dépassé le chiffre de 12 décès mensuels pour 1.000 habitants. Ce phénomène est arrivé dix fois depuis 1975. Mais, en avril 2020, avec 12,3 décès pour 1.000 habitants, nous sommes loin d’avoir connu la pire situation de mortalité depuis près de 50 ans. Ainsi, en janvier 1975, en février 1978 et en février 1986, les pics mensuels de mortalité ont été pires. En février 1976, le pic de mortalité a égalé celui d’avril 2020.

Autant dire que si l’épidémie a produit une surmortalité, elle n’a pas produit de situation d’urgence justifiant les mesures d’exception que nous connaissons. Les épidémies de grippe des années 70 ont été plus graves.

Sur ce point, il est un fait que l’année 2020 a connu une fréquence plus importante de pics de mortalité que les autres années. Mais fréquence ne signifie pas gravité. Rappelons-le.

Il est en outre acquis que, si le gouvernement utilisait le recours aux traitements précoces, la dangerosité du COVID diminuerait et la mortalité avec elle, très probablement.


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