Accusations graves d’une lanceuse d’alerte contre Mark Zuckerberg et Facebook

Accusations graves d’une lanceuse d’alerte contre Mark Zuckerberg et Facebook


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Mardi dernier, Frances Haugen a été entendue par un sous-comité du Sénat américain. La lanceuse d’alerte a accusé Facebook de nuire à la santé mentale des adolescents. Elle demande ainsi une mise à jour des règlementations en vigueur concernant le fonctionnement d’internet. A travers ses révélations fracassantes, elle met dos au mur son ancien patron, le puissant CEO de Facebook, Mark Zuckergerg, en l’accusant également de privilégier ses profits au détriment de la sécurité

Dégâts psychologiques causés par les réseaux sociaux

La lanceuse d’alerte Frances Haugen a décidé de sortir de son anonymat. Ingénieure informatique de 37 ans, elle a intégré l’équipe de Facebook pendant deux ans. Elle travaillait dans le département le plus sensible et le plus contestable de Facebook: le département dit de « l’intégrité civique », pour lutter contre la désinformation.

Avant de quitter son poste chez le géant californien, elle a téléchargé des documents accessibles à tous les salariés. Ils contiennent des résultats d’ études internes menées par l’équipe de Facebook, révélant les dangers qu’Instagram présente sur la santé mentale de certains adolescents.

Alors que les cas de censure arbitraire par Facebook sont légions  pour certaines personnalités, Frances Haugen révèle que le géant californien (1) se garde de censurer des personnalités postant des contenus « illégaux »; ou bien  pousse les jeunes à utiliser le réseau social d’une manière abusive, ce qui peut engendrer une addiction. De plus, Instagram incite les jeunes à partager des photos où les corps sont dévoilés, à étaler leur richesse ou encore à se comparer. Cela peut nuire à l’image de soi et faire naître chez les plus vulnérables des pensées suicidaires, en particulier les jeunes femmes.

Devant le Sénat, Frances Haugen a dénoncé de façon implacable le fait que, selon elle, les dirigeants de Facebook privilégient leurs profits à la sécurité des utilisateurs, notamment des adolescents.  Par exemple, selon elle des « contenus de haine » ont une audience amblifiée, au moins dans un premier temps, pour pousser l’audience de la plateforme.  Elle accuse particulièrement le patron du groupe, Mark Zuckerberg. Selon Haugen, il contrôle de façon unilatérale l’entreprise.

La lanceuse d’alerte a terminé son audition en demandant à Instagram de limiter l’âge des utilisateurs à 18 ans au minimum au lieu de 13 ans – et elle a ajouté trouver scandaleux que la plateforme travaille à un Instagram des moins de 13 ans.

Facebook reconnaît certaines erreurs

De son côté, le dirigeant du groupe, Mark Zuckerberg, a nié toutes les accusations de la lanceuse d’alerte. Sur sa page Facebook, il a indiqué qu’ « au cœur de ces accusations se trouve cette idée que nous privilégions le profit à la sécurité et au bien-être. Ce n’est tout simplement pas vrai. »  Un porte-parole de Facebook a également déclaré sur Twitter que Frances Haugen n’a pas toutes les données concernant les études sur la protection des enfants élaborées par l’équipe de l’entreprise. Cela laisse entendre que les données qu’elles a fait connaître au public sont bien une partie desdites données.

Quand le groupe, pour se sentir des révélations faites par Madame Haugen, se dit d’accord sur la mise en place de nouvelles règles qui vont régir le fonctionnement d’internet, il s’agit d’une réponse très ambiguë. Facebook répète régulièrement  qu’il est prêt à collaborer avec les autorités. Mais pour l’instant il s’est agi surtout de supprimer des contenus politiquement incorrects selon la vision « woke ». Pas de détruire des comptes faisant l’apologie de l’islamisme ou des contenus pédophiles, malgré les nombreux signalements.   L’une des hypothèses plausibles sur les origines de la panne subie par Facebook lundi 4 octobre est celui d’une attaque déclenchée par le gouvernement russe ou des mandataires de Moscou, après que le Président Poutine eût demandé, sans obtenir gain de cause, que des contenus « illégaux » soient retirés du réseau social.

Pour rappel, en début d’année WhatsApp, qui, comme Instagram, appartient à Facebook, avait annoncé la mise en commun obligatoire des données personnelles collectées par le réseau avec Facebook. Et ce faisant, le géant des réseaux sociaux, qui venait de fermer la page de Donald Trump, avait causé le départ vers d’autres plateformes (Signal, Telegram) de dizaines de milliers d’utilisateurs de WhatsApp.


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