[PAYANT] Comment le Pape François est devenu la caution religieuse du Grand Reset

Le Pape François est devenu la caution religieuse du Great Reset. Récemment, il appelait à encore plus de censure sur les réseaux sociaux; depuis de longs mois il encourage la vaccination universelle contre le COVID; il a été un des pionniers du confinement général; il ne jure que par l'écologie dans sa version la plus idéologique; il a précipité les catholiques de Chine dans une situation dramatique en signant un accord avec le Parti Communiste Chinois. François parle plus rarement de religion que du nouvel ordre mondial. Il est aux côtés des puissants tout en ne cessant de parler des pauvres et des exclus. En fait, le Pape a abandonné le magistère critique de ses prédécesseurs, qui se faisaient écouter des puissants en étant dans une opposition pacifique mais intransigeante à chaque fois qu'ils avaient l'impression que les valeurs de l'Evangile n'étaient pas respectées. Cette attitude avait une vertu: les papes étaient la mauvaise conscience des décideurs mondiaux. Aujourd'hui le système n'est plus averti sur ses dérives par une autorité morale indépendante et incontestable. Sans le savoir, François accélère le "Grand Collapse".

Quand le Pape François encourage la Big Tech à accentuer la censure sur les réseaux sociaux

Lors de la rencontre mondiale des mouvements populaires le pape François a appelé les entreprises technologiques à se montrer plus responsables face à la diffusion de “fausses informations”.
Le pape a noté que “la pandémie avait mis à nu les inégalités sociales qui affligent nos peuples.” Il a ajouté que “la technologie peut être un outil pour le bien, et vraiment c’est un outil pour le bien, qui permet des dialogues comme celui-ci, et beaucoup d’autres choses’ mais il a ensuite pointé du doigt les plateformes technologiques pour avoir aidé à la propagation de la désinformation.
Il a déclaré : “Au nom de Dieu, je demande aux géants de la technologie de cesser d’exploiter la faiblesse humaine, la vulnérabilité des gens, au nom du profit, sans se soucier de la propagation des discours de haine, du grooming, des fake news, des théories du complot et de la manipulation politique”.
“Au nom de Dieu, je demande aux médias d’arrêter la logique de la post-vérité, de la désinformation, de la diffamation, de la calomnie et de l’attirance malsaine pour la saleté et le scandale, et de contribuer à la fraternité humaine et à l’empathie avec ceux qui sont le plus profondément blessés.”
Prise de position paradoxale, donc, puisqu’elle réclame plus de censure alors que le problème que posent les géants de la Big Tech, c’est celui de la censure contre les discours dissidents. En fait, cela nous met sur la voie d’un constat plus général: le Pape François est depuis plusieurs années un puissant influenceur en faveur du Grand Reset.

Liste non exhaustive des soutiens au Great Reset exprimés par le pape François

Une petite liste de prises de positions suffira à s’en rendre compte. 

  • le Pape François a pris position en faveur de la vaccination et il l’a rendue obligatoire au Saint-Siège.  Il a traité de “négationnistes” (sic!) les Cardinaux qui ne partagent pas son enthousiasme pour les dernières trouvailles de Big Pharma. Par une curieuse confusion entre les sphères, il a expliqué que “se vacciner est un acte d’amour”. Oubliées les réserves de la Congrégation pour la Doctrine de la foi pour des vaccins dans lesquels des cellules de foetus avortés ont été utilisées. Aucune réserve sur la vaccination des enfants ou des femmes enceintes. Aucune interrogation sur les pratiques de l’industrie pharmaceutique chez un Pape qui ne perd pas une occasion, pourtant, de fustiger le capitalisme. Aucune interrogation sur la propagande mensongère concernant l’efficacité et/ou la nocivité des vaccins. La vérité sur le COVID et sur les politiques sanitaires est quelque chose que les Big Tech censurent volontiers et le Pape les encourage à censurer encore plus. 
  • Le Pape a été en pointe sur les politiques enfermistes.  Il a énormément fait pour légitimer la peur que certains dirigeants du monde voulaient insuffler à leurs sociétés. En poussant les évêques du monde entier à fermer complètement au public les messes au printemps 2020. Tout le monde connaît la scène saisissante (vidéo ci-dessus) d’un pape François bénissant une place Saint-Pierre vide sous un ciel menaçant. Mais  ce n’est qu’une révélation que pour ceux qui n’ont pas compris que François détestent “le peuple”, y compris celui dont il a la charge spirituelle. 
  • C’est le même François qui a ouvertement milité contre Donald Trump depuis 2016 et a répété à qui voulait l’entendre que Trump n’était pas chrétien – donc ses partisans non plus, qui a condamné ceux qui “construisent des murs au lieu de bâtir des ponts”.  On peut dire sans se tromper que François est sorti de la séparation évangélique entre “le Royaume de César” et le “Royaume de Dieu” pour prendre parti dans une élection; et qu’il a couvert la fraude électorale du 3 novembre et la manipulation de la nuit du 3 au 4 novembre qui ont permis d’écarter Donald Trump de la Maison Blanche malgré le vote en sa faveur. 
  • Pas de problème, en revanche, avec Xi Jinping.. François a signé un accord avec le Parti Communiste Chinois qui est absolument catastrophique pour l’Eglise catholique clandestine de Chine populaire, puisqu’il donne à Pékin les moyens de contraindre les catholiques refusant l’Eglise “nationale” organisée par le PCC pour contrôler le catholicisme à néanmoins se soumettre. Mais est-il si étonnant que le Pape soit fasciné par le nouveau Grand Timonier puisque Xi Jinping est un pilier des formums de Davos, comme l’a montré excellement John Laughland.  
  • Le Pape n’a pas perdu une occasion d’encourager les grandes migrations. Or elles font partie intégrante de la construction d’un nouvel ordre mondial où les identités nationales soient broyées, les salaires ouvriers soient poussés vers le bas et les petites et moyennes entreprises soient entièrement à la merci des géants de la finance, des données et de l’industrie.   L’Eglise s’appuie, depuis au moins le Pape Léon XIII (1878-1903), sur une riche doctrine sociale, favorable à l’économie de marché mais encourageant les gouvernements à réguler le capitalisme. François, lui, adhère à tous les slogans idéologiques du capitalisme de surveillance façon Davos, qui est aussi un capitalisme visant à déconstruire les souverainetés et les Etats pour pouvoir échapper au contrôle de la démocratie et à la concurrence de nouveaux venus sur le marché. 
  • François  a mis au coeur de son pontificat une version radicale de l’écologie, directement inspirée de l’écomarxisme latino-américain et comme telle parfaitement compatible avec le discours que l’on tient à Davos. Je ne connais rien de moins chrétien, par son pessimisme, que l’encyclique Laudato Si. Pour la rédiger, François s’est entouré de gourous douteux comme Jeffrey Sachs, professeur à Columbia, l’une des têtes pensantes de la grande réinitialisation.  un invité régulier des conférences du Saint-Siège.  Alors que cet homme a ruiné la Russie post-soviétique en y recommandant, dans les années 1990, l’introduction sans transition d’un capitalisme sauvage; alors qu’il est profondément malthusien – et comme tel, sorti depuis longtemps de la pensée scientifique puisqu’il explique que la Terre ne peut supporter, normalement que quelques centaines de millions d’habitants (je l’ai entendu de mes oreilles dans un séminaire à Paris , à l’Université PSL (en 2018). François invite régulièrement à prendre la parole un homme qui contredit le coeur de la doctrine morale de l’Eglise – puisqu’il est partisan de l’avortement comme moyen de réguler la démographie mondiale.  Personne n’est obligé de suivre la doctrine morale de l’Eglise; on est en revanche en droit de s’étonner quand un pape suit comme s’il était un docteur de l’Eglise un universitaire prêchant en tout le contraire de l’enseignement pontifical depuis des siècles. 

La liste que nous venons de donner n’est pas exhaustive. Mais elle illustre parfaitement la manière dont le pape François s’est transformé en Grand-Prêtre de la religion professée à Davos. Fratelli tutti, ce texte si peu chrétien, est comme le pendant spirituel du Great Reset de Klaus Schwab.  Ou plutôt, il apporte au monde post-chrétien et post-humaniste des Big Tech, une caution qui lui manquait. François dilapide le capital lentement constitué de la papauté moderne depuis Pie IX (1846-1878) et Léon XIII (1878-1903), jusqu’à Jean-Paul II (1978-2005) et Benoît XVI (2005-2013). Les élites du monde entier étaient habituées depuis au moins un siècle et demi à ce que les papes soient plus souvent critiques qu’élogieux envers les “puissants”. Que serait le monde moderne sans la doctrine sociale de Léon XIII;  les plaidoyers pour un ordre international juste de Benoît XV  (1914-1922) et Jean XXIII (1958-1963); la lutte contre les totalitarismes de Pie XI (1922-1938), Pie XII (1939-1958) et Jean-Paul II. la résistance aux politiques arbitraires qu’ont prêchées un Pie IX, un Pie X (1903-1914); les avertissements sur un individualisme non civique chez Paul VI (1963-1978) ou Benoît XVI? Chacun de ces papes  a eu le courage d’affronter une partie du “système” de son époque. François, lui, parle régulièrement des pauvres, des exclus, des marginaux mais il cautionne la politique des puissants, qu’il s’agisse du “fascisme gris” d’un Klaus Schwab ou du néo-maoÎsme d’un Xi Jinping. 

Un Pape courtisan incapable d'avertir les puissants sur le 'Grand Collapse" à venir

On peut bien entendu se demander comment on en est arrivé là. Je mentionnerai rapidement 3 facteurs: 

  • Il y a d’abord la profonde dérive de l’Ordre des Jésuites, dont François est issu, où la philosophie hégélienne – et son culte de la nécessité historique – a progressivement remplacé la théologie chrétienne. Puis on est passé de Hegel à Marx. Puis, lorsque Marx est devenu infréquentable, il a été remplacé par l’écologie – ou un éco-marxisme. Les Jésuites sont ainsi passés de la légitimation du tyrannicide, au XVIè siècle, un des fondements de la pensée politique moderne,, par exemple chez Juan de Mariana, à diverses fascinations gauchistes, dont, chez François, l’accompagnement de la “superclasse” de Davos. 
  • François ne pourrait pas emprunter seul ce chemin, s’il n’avait le soutien d’une partie du clergé, qui a dérivé vers un néocléricalisme qui est l’équivalent catholique du comportement de la “superclasse” mondialisée dont parle David Rothkopf. Un mépris de plus en plus flagrant, au nom de la “modernité”, s’est emparé d’une partie des évêques, qui ne supportent plus la piété populaire et se sentent bien dans l’entre-soi des conférences épiscopales, dans la fréquentation des grandes conférences internationales. Ce nouveau cléricalisme est aussi une façon de bloquer le dynamisme des laïcs qu’avait réclamé le Second Concile du Vatican et que saint Jean-Paul II avait mobilisé avec passion. François accepte quand un Evo Moralès lui offre un crucifix ancré dans une faucille et un marteau communiste; en revanche il tance Viktor Orban qui lui rappelle l’importance de résister à l’Islam. Il préfère la coquetterie philosophique d’un entretien avec un vieux gauchiste comme  Eugenio Scalfari qu’écouter une vieille dame chinoise sur la Place Saint-Pierre qui le supplie de ne pas sacrifier l’Eglise clandestine et qu’il repousse avec violence lorsqu’elle lui prend  la main.  J’ai fait le calcul – approximatif –  que ses tweets ne mentionnent le Christ qu’une fois sur cinq. Tout le reste du temps, nous avons droit à du “Grand Reset”, du multiculturalisme et toutes formes de bien-pensance propre à gagne la faveur des puissants de ce monde. 
  • Jorge-Maria Bergoglio a été élu pape par les cardinaux pour remettre de l’ordre dans l’Eglise, affectée par le mauvais état des finances du Saint-Siège et la crise de la pédophilie. Or tout se passe comme si le Pape, plutôt que d’entreprendre un difficile nettoyage des “écuries d’Augias” avait préféré passer un pacte avec les puissants de ce monde: je vous soutiens dans votre projet de nouvel ordre mondial; en échange vous n’êtes pas trop regardants sur les failles du gouvernement de l’Eglise.  

Sans s’en rendre compte, Jorge Maria Bergoglio s’est transformé en instrument du “Grand Collapse” à venir. Sous Pie IX (1846-1878), Pie XII (1939-1958) ou Jean-Paul II (1978-2005), l’Eglise avait un rôle de rééquilibrage dans le débat d’idées. Parce qu’elle choisissait, dans la modernité, ce qu’elle  retenait et ce qu’elle rejetait, son avis était le plus souvent l’occasion de protestations mais cela n’allait pas sans une forme de respect ou de crainte de ce qu’allait être la position de l’Eglise. On a vu un Pie XI (1922-1939) tancer Mussolini comme le cancre de la classe; un Pie XII apostropher Roosevelt pour lui reprocher de ne pas accueillir assez de persécutés juifs du nazisme; un Jean XXIII (1958-1963) rappeler Kennedy et Khrouchtchev à leur éminente responsabilité alorsqu’ils cherchaient à sortir de la crise de Cuba.  Un Jean-Paul II piquer l’une des rares colères de son pontificat en admonestant la mafia dans son bastion sicilien etc… François, lui,  ne critique jamais les puissants. Il va dans leur sens. Non seulement il est devenu incapable, dans une perspective voltairienne  ou maurrassienne, de contribuer au maintien de l’ordre social; mais, en ne critiquant jamais les puissants, il les encourage à continuer dans la logique folle qui conduit de la tentative de  “Grande Réinitialisation” à la catastrophe en cours de démarrage du  “Grand Collapse. 

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6 commentaires
  1. “Chacun de ces papes a eu le courage d’affronter une partie du “système” de son époque”
    Et cela leur donnait une légitimité.En particulier à JP II qui fût l’un des intellectuels qui lézarda le bloc communiste au même titre qu’un Soljenitsyne.
    François est trés dans l’air du temps : il s’occupe de tout (le RCA, la vaccination,…), de tout…. de tout sauf de son église. Il creuse sa tombe et finira par justifier Staline :”Le pape, combien de divisions ?”

      1. Pie XII a sauvé directement plus dizaines de milliers de Juifs. Et il a coordonné un sauvetage à l’échelle de l’Europe entre mars 1939 et la fin 1944 qui a concerné plusieurs centaines de milliers de victimes potentielles.

  2. Dans un article récent au journal catholique la Vie, la religieuse américaine Soeur Carol Keehan, responsable des questions de santé au sein de la commission vaticane Covid 19 crée en mars 2020 (= Responsable du dossier Covid pour le Pape Francois), dit ouvertement être en contact avec la fondation Bill et Melinda Gates.

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