[PAYANT] Comment esquiver la crise de l’énergie qui menace de vous ruiner

Le prix du carburant, qui échauffe les esprits, n'est que l'un des aspects de la crise de l'énergie qui menace de vous ruiner. Structurellement, les prix sont partis pour monter, non du fait d'une pénurie d'énergie, mais à cause des normes environnementales qui organisent cette pénurie. Il faut orienter sa stratégie de vie et d'épargne autour de ce phénomène durable, pour éviter la ruine.

Statistique: Prix annuel moyen du pétrole brut de l'OPEP entre 1960 et 2019 (en dollars des États-Unis par baril) | Statista
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La crise de l’énergie qui commence n’a en réalité rien d’inédit. Nous avons connu pire ! Le graphique ci-dessus rappelle que les cours du pétrole ont franchi, durant les vingt dernières années, des sommets bien plus élevés que les 85$ le baril de Brent actuel. Faut-il redire que, en 2012 et 2013, les 100$ avaient été allègrement dépassé. 

La crise de l’énergie ne fait que commencer

On comprend donc, en lisant ce graphique, que les cours du pétrole (et des autres énergies fossiles, au demeurant) ont un potentiel de hausse de 30 à 40% s’il fallait connaître les évolutions des années 2010. Autant dire que la position du gouvernement, qui consiste à subventionner les consommateurs jusqu’aux prochaines élections, risque d’être très vite déceptive, et même socialement explosive en 2022 si elle se borne à cette seule stratégie. 

Il existe en effet une cause structurelle à la crise de l’énergie qui vient : les limites à la production et à la consommation imposées par la transition énergétique et le réchauffement climatique. On lira avec un intérêt particulier, sous ce prisme, la dépêche de l’AFP d’aujourd’hui :

Pour espérer rester sous +1,5°C, “la production mondiale d’énergies fossiles doit commencer à baisser immédiatement et fortement”, souligne le rapport réalisé par le PNUE et plusieurs instituts de recherche.

C’est donc l’ONU qui pousse à la roue aujourd’hui pour que la production d’énergies fossiles diminue immédiatement. 

Intenable croissance mondiale dans ce contexte

Nous avons récemment évoqué les difficultés que cette réduction de la production énergétique implique pour la croissance mondiale. On parle largement de pénuries de biens de consommation due à la pénurie d’électricité en Chine. Il s’agit là de l’une des conséquences des restrictions à l’extraction du très polluant charbon.

Face au risque de désastre économique, nourri par l’éclatement de la bulle immobilière, le gouvernement chinois a d’ailleurs pris une décision carrée : la relance de la production de charbon, malgré les normes environnementales imposées par l’ONU !

Misez sur les matières premières et les fournisseurs

C’est donc le moment d’imiter les grands féodaux du Great Reset qui ont massivement investi dans les matières premières. Si vous avez des liquidités, placez-les dans le pétrole, le gaz et dans les fournisseurs comme Total. Les cours sont orientés à la hausse et le resteront pendant plusieurs mois.

L’inconnue qui pèse sur 2022 est de savoir si les ruptures d’approvisionnement vont créer une crise globale qui réduira la consommation ou pas. Mais vous avez compris en lisant les rapports du GIEC que la tendance pour les années à venir est de réduire fortement la production, donc d’exercer une pression durable sur les prix. 

Autrement dit, vous ne prenez pas beaucoup de risques, tant que le sauvetage de la planète demeure une aspiration dominante dans les relations internationales, en investissant sur ces marchés de l’énergie fossile. La disparition de celle-ci n’est pas prête d’arriver !

Adaptez votre mode de vie 

Ces considérations tactiques ne doivent surtout pas vous empêcher de prendre vos dispositions pour adapter votre mode de vie à une crise qui sera durable. Même si des actions spéculatives (comme la relance de la production) peuvent contribuer temporairement à calmer les prix, la tendance devrait être durablement haussière, au moins pour les quatre ou cinq prochaines années (et tant que le GIEC annoncera le pire). N’oubliez pas que le Forum de Davos parie sur d’importants gains liés à la transition énergétique et aux chantiers qu’elle imposera. 

L’enjeu est ici de combiner la préparation d’un possible collapse avec des économies d’énergie. Pour y parvenir, le chemin de crête est étroit. Si, en bon survivant prévoyant, vous avez acheté votre maison à la campagne avec son jardin pour participer à une forme d’autarcie, vous êtes désormais confrontés à l’obligation de vous servir régulièrement de votre voiture pour vous ravitailler sur l’indispensable que vous ne pouvez pas produire vous-même. 

Il faut commencer à penser sa “mobilité” et développer des moyens durables pour vivre autrement. Nous y reviendrons progressivement. Mais la priorité est sans doute de réduire la consommation énergétique de son logement pour dépendre le moins possible des prix du marché. 

Nous vous donnerons des conseils dans les semaines à venir pour y parvenir. 

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1 commentaire
  1. Ça plus la faillite généralisé, les technocrates bientôt à court de tours de magie. Retour des gilets jaunes sur les ronds points et campagne de maqueron 2022 au pas de course et bunkerisée derrière des lignes cuirassés à nos frais. Les 2 bords vont vite se délimiter, avec une faille au milieu.

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