[PAYANT] La crise chinoise, le Grand Collapse qui va nous faire tanguer ?

La crise chinoise prend de l'ampleur. Comme elle est pour l'instant dissimulée aux dirigeants "éclairés" occidentaux par la propagande communiste chinoise, sa profondeur passe inaperçue, et personne ne s'en préoccupe vraiment. Mais les signaux faibles se multiplient, qui annoncent un séisme beaucoup plus dévastateur qu'on ne pouvait le craindre. Le système bancaire, en particulier, pourrait s'effondrer. Attention à la possible contagion à l'Occident.

La crise chinoise n’occupe guère le devant de la scène médiatique en Europe. Pourtant, elle mérite qu’on s’y arrête, car elle pourrait révéler quelques (très) mauvaises surprises aux épargnants du continent. C’est en effet un probable séisme qui devrait balayer l’économie chinoise, sur fond de corruption et de défaut prudentiel dans la gestion bancaire. Mais, pour l’instant, l’Occident fait l’autruche et continue (comme à chaque prémisse de crise) de nier la menace. 

La crise chinoise commence par Evergrande

Depuis plusieurs semaines, nous alertons sur les dangers que constitue la faillite du deuxième promoteur immobilier chinois Evergrande. Cette affaire est systématiquement minimisée par les autorités financières européennes, alors que tout indique que non seulement cette faillite devrait être retentissante, mais que son onde de choc devrait nous contaminer en profondeur. 

Or, comme nous l’avions pressenti depuis le mois de septembre, la faillite d’Evergrande intervient bel et bien (nous avons toujours soutenu que le pouvoir communiste chinois utiliserait cet événement pour justifier une reprise en main de l’économie du pays), mais un gouffre s’ouvre désormais sous les pieds de la finance chinoise. 

En effet, selon le Financial Times, le défaut d’Evergrande pourrait mettre en péril une banque régionale prêteuse de fonds au promoteur. Si cette hypothèse se vérifiait, elle pourrait déclencher une catastrophe boursière rapide : en effet, la chute d’un seul domino bancaire même mineur peut tout à fait provoquer un séisme complet dans l’économie mondiale. 

Ce gouffre que la chute d’Evergrande ouvre sous les pieds du parti communiste

Surtout, la difficulté tient aux graves défaillances prudentielles que la mise en danger de la Shengjing Bank par Evergrande révèle. Il semblerait en effet que, pour financer ses besoins réguliers en investissement et en trésorerie, Evergrande ait investi substantiellement dans cette banque qui est devenue son principal financeur. Donnez de l’argent à son banquier pour emprunter plus facilement, quelle bonne idée !

Tout le problème tient au fait que, selon toute vraisemblance, tout le système économique chinois semble vérolé (notamment dans l’immobilier) par cet échange de participation croisée entre les clients des banques et les banques elles-mêmes. Pour faciliter au prêt, les clients semblent avoir payé une sorte d’impôt révolutionnaire aux prêteurs, de telle sorte que les engagements financiers finaux semblent avoir plus obéi à des liens de connivence qu’à la rationalité économique. 

On mesure l’impact que ce type de pratique peut avoir sur l’ensemble de la chaîne de valeurs chinoise. 

L’opacité du communisme, un problème structurel

Derrière ou sous ces premières bulles à la surface de l’eau volcanique, qui annoncent un violent séisme, on comprend que le communisme chinois qui fascine tant la bande à Klaus Schwab ne comporte pas que des avantages. Visiblement, le pouvoir en place a sombré dans un système de collusion généralisée, où les hiérarques ont trouvé une multitude d’arrangements entre amis pour s’enrichir et prospérér au mépris des règles les plus élémentaires de prudence et de protection de la clientèle.

On notera ainsi que le fondateur d’Evergrande est revêtu, selon le FT, du titre “d’homme anciennement le plus riche de Chine”. Ce fameux Huy Ka Yan fait partie de ces hiérarques qui ont bâti leur fortune sur des arrangements entre amis et une vraie connivence avec  le pouvoir en place. Sa chute est aussi celle de tout un système où les lois du marchés sont foulées au pied et remplacées par les mélanges de genre propres aux systèmes communistes. 

Dieu seul sait aujourd’hui jusqu’où iront les découvertes sur ce système corrompu.

Premiers soubresauts extérieurs

Pour que ces prémisses se transforment en crise systémique, il faut que l’appareil bancaire chinois tombe. Les prochaines semaines nous diront si c’est le cas. Dans cette hypothèse, la catastrophe devrait rapidement affecter les marchés européens et américains. 

D’ici là, le Japon semble le premier pays touché par les difficultés chinoises. Au troisième trimestre, l’économie nipponne a enregistré un recul du PIB en partie seulement dû au confinement du pays. Comme le notent les analystes, la pénurie de semi-conducteurs fabriqués en Chine a aussi obligé Toyota à réduire sa production de 40% en septembre, et a forcé un repli des exportations japonaises. On voit désormais combien le destin économique des pays industrialisés est lié et sensible aux moindres frémissements de l’économique chinoise. 

Est-il encore temps d’éviter le pire ?

Les épargnants européens sont évidemment épuisés et émoussés par les annonces régulières de grand krach qui se succèdent chaque année dès le mois d’août. Il est vrai que la finance internationale n’a guère purgé ses mauvaises conduites depuis 2008, mais il est aussi vrai qu’elle a appris à survivre en milieu hostile, notamment grâce aux banques centrales. Cette étrange conjonction explique la bonne tenue des marchés, qui est artificielle, mais qui dure contre toute attente. 

Cette fois-ci, la menace est inédite et appartient à un genre nouveau, à l’image des changements profonds qui affectent le monde. Ce n’est pas la finance capitaliste qui s’égare, c’est la finance communiste, dont le poids réel dans l’économie est difficile à connaître. L’opacité de la Chine pourrait se révéler ici un piège redoutable pour tous les investisseurs occidentaux qui ont prêté leur concours (et leur argent) à la construction d’immenses fortunes chinoises aux contours mal connus. 

Il devient urgent, si l’on ne veut pas tout risquer, de quitter les marchés actions. 

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