[PAYANT] Pourquoi le Great Reset parie sur l’inflation

L'inflation alimente de nombreuses discussions économiques, et effraye les épargnants qui y voient (à justre titre) une menace pour le patrimoine, notamment pour la valeur de leur bas de laine. C'est que trop peu de gens savent ou ont compris, c'est que le recours à l'inflation est un choix proposé sciemment par le Great Reset de Klaus Schwab. La hausse des prix et la dévaluation monétaire font partie des propositions explicites du Forum de Davos pour relancer l'activité.

L’inflation est la peste de tous ceux qui ont épargné un petit quelque chose, ne serait-ce qu’en achetant leur logement, puisqu’elle diminue chaque jour la valeur de la monnaie. Ce qui valait 100 un jour donné ne vaut plus que 90 avec 10% d’inflation. C’est pour cette raison qu’elle est vécue comme une plaie dangereuse, dès lors qu’elle augmente plus vite que la croissance. 

Le Great Reset préconise le recours à l’inflation

Instrument d’appauvrissement des classes moyennes, l’inflation est étrangement devenue l’objet même des préconisations économiques du Forum de Davos, à travers l’ouvrage Le Great Reset de Klaus Schwab (que nous avons abondamment analysé ici). Disons même qu’elle est considérée par Schwab comme une solution essentielle pour sortir le monde de son marasme. 

On trouve par exemple, page 57 de l’édition française, ces phrases édifiantes, tirées des leçons de la Modern Monetary Theory que nous avons évoquée hier :

Il n’y a pas de limites nominales à la quantité de monnaie qu’une banque centrale peut créer, mais il existe des limites raisonnables à la quantité à créer pour favoriser la relance sans risquer une inflation trop importante. L’augmentation du PIB nominal qui en résultera sera répartie entre un effet de production réelle et un effet d’augmentation du niveau des prix – cet équilibre et sa nature inflationniste dépendront du degré de rigueur des contraintes de l’offre, donc en fin de compte de la quantité d’argent créée. Les banquiers centraux peuvent décider qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter d’une inflation de 2 ou 3 %, ni même de 4 à 5 %, mais ils devront définir une limite supérieure à partir de laquelle l’inflation devient perturbatrice et constitue une réelle préoccupation. Le défi consistera à déterminer à quel niveau l’inflation devient corrosive et source de préoccupations obsessionnelles pour les consommateurs.

Concrètement, ces considérations un peu verbeuses signifient ce que l’on sait tous : faire tourner la planche à billets pour financer les déficits des Etats produira de l’inflation. Toute la question est de savoir jusqu’où laisser filer cette inflation. Comme l’indique Schwab, il n’existe pas de “limite nominale”. Autrement dit, on peut imaginer une inflation à 100% si l’on veut : d’un point de vue économique, cela ne pose pas de problème (c’est l’apport théorique de la fameuse MMT). 

Le seul problème de l’inflation, selon Schwab (et la MMT), c’est la réaction hostile des populations face à la hausse excessive des prix. Toute la difficulté est de savoir à partir de quel moment, à partir de quel niveau d’inflation les populations commencent à se rebeller. 

L’influence du Great Reset sur les banques centrales

Nous avons montré avant-hier quelle influence effective le Great Reset exerce sur les banques centrales.  C’est particulièrement vrai en Europe où les traités imposent à la Banque Centrale un mandat de maintien de l’inflation à 2%. On mesure, à la lecture de l’ouvrage de Schwab, que ce mandat semble obsolète aux yeux de la caste mondialisée, et qu’il est temps de passer à autre chose. 

On notera que Schwab ne s’embarrasse guère de considérations démocratiques en considérant que les banquiers centraux peuvent officiellement fouler au pied les mandats délivrés par les peuples. Christine Lagarde lui a emboîté le pas pas plus tard que cet été en menant une “revue stratégique” du mandat de la banque sans intervention des citoyens ordinaires. 

Cette “revue” a validé le principe d’un “tampon d’inflation” supérieur à 2%. Nous n’en sommes pas encore au ralliement de la BCE à l’hyper-inflation que suggère Schwab, mais nous avons mis un premier doigt dans l’engrenage, et nous pouvons faire confiance à la caste mondialisée pour y engouffrer les autres dans des délais proches. 

Dans la pratique, le Great Reset propose de rompre avec l’indépendance des banques centrales, et de mettre celle-ci à la disposition des gouvernements pour financer les plans de relance. On mesure tout de suite la rupture que cette proposition représente par rapport au traité de l’Union.

Mais c’est ainsi, le Forum de Davos est désormais très influent, et le Great Reset théorisé par Schwab est au coeur des choix politiques adoptés par la caste. 

Le retour programmé de l’hyper-inflation

En réalité, le Forum de Davos s’appuie sur la MMT selon laquelle les scénarios d’inflation sont pour ainsi dire “naturels”. Rappelons que, dans ce cadre théorique, l’inflation n’est jamais un problème économique, et qu’elle peut être régulée facilement par une curée fiscale. Selon la MMT, la monnaie n’a pas de valeur en elle-même, elle est une pure convention. L’Etat peut donc en fabriquer autant qu’il veut sans dommage particulier. 

Quand on a ces données en tête, on comprend les chiffres énumérés par Schwab dans son ouvrage : “il n’y a pas lieu de s’inquiéter d’une inflation de 2 ou 3%, ni même de 4 à 5%”. On ne pouviat mieux ouvrir les vannes de l’hyper-inflation telle qu’elle était pratiquée dans les années 70, c’est-à-dire avec des chiffres régulièrement supérieurs à 10% par an. 

Nous rappelons ici les taux d’inflation de ces années, présentés par le site France Inflation :

Ces chiffres donnent évidemment le tournis. Pour mémoire, l’indice des prix (base 1 en 1901) était de 401 en 1972, et de 1161 en 1982. Les prix ont donc quasiment triplé en 10 ans du fait de cette inflation galopante…

L’envers de ce phénomène est qu’une dette qui valait 1.000 milliards en 1972 ne pesait plus de 350 milliards en 1982. L’inflation est le propre des Etats qui s’endettent. 

Il faut bien comprendre que le Great Reset offre un cadre théorique qui permet à la caste de préconiser le retour à ce système de financement des Etats. Et que, selon toute vraisemblance, la BCE devrait s’y installer confortablement, ne serait-ce que pour financer la transition énergétique, dont de nombreux financeurs de Davos devraient tirer profit par la vente de leurs produits. 

Protéger son patrimoine face au Grand Collapse de l’inflation

Entre les lignes, il faut donc lire que le Great Reset a décidé de pratiquer une prédation de taille industrielle et mondiale. Les Etats vont s’endetter pour “sauver la planète”. Cet endettement va servir à financer l’achat de matériaux écologiques, comme des éoliennes, des systèmes de chauffage ou d’isolation “verts”, des voitures électriques. Officiellement, vous percevrez une prime de l’Etat pour pouvoir acheter une voiture électrique chinoise à la place de votre Renault ou de votre VW. Cette prime sera financée par de la dette qui ne sera “jamais” remboursée. Elle enrichira les producteurs chinois, ou coréens, ou autres, qui financent le Forum de Davos. In fine, vous serez le dindon de ce montage à la Ponzi, car la monnaie émise par l’Etat vaudra de moins de moins “d’argent”. Et donc, si vous avez 100.000€ d’économie, en dix ans, ils ne vaudront plus que 30.000€…

Pour éviter les effets pervers de ce système, liquidez dès maintenant vos actifs financiers, et investissez dans les valeurs de remplacement (l’immobilier, les oeuvres d’art) ou les valeurs refuge (l’or, les métaux précieux, les matières premières, les crypto-monnaies). 

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4 commentaires
  1. Les délires théoriques de Davos feraient presque rire s’il n’y avait pas derrière l’existence même de dizaines de millions de personnes, ainsi que le poids du passé.
    Déjà la MMT n’est pas si moderne que cela. Un économiste allemand dont j’ai oublié le nom en a posé les bases à la fin du XIXème siècle. Depuis, l’hyperinflation de 1923 et “Die Weimarer Republik” sont passés par là ….
    Le Great Reset et la MMT reposent sur les mêmes bases que l’ “Ahnenerbe” (= “l’héritage des ancètres”). Du fumeux ! De 1933 à la fin de la guerre, Himmler envoya des équipes de chercheurs à la recherche de traces de la Grande Civilisation Nordique. Ils ne trouvèrent jamais rien. Les scientifiques des pays alliés qui se penchèrent sur les travaux de l’Ahnenerbe après la guerre fûrent néanmoins surpris par la rigueur déployé par l’Ahnenerbe dans ses travaux. Mais le fond du problème est que : si l’hypothèse de départ est fausse, il est inutile d’aller plus loin…. (cf. Henri Poincaré, 1902 “La science et l’hypothèse”).

  2. Sur cette photo les deux tueurs genocidaires de l’Europe
    Quand est ce que l’armée va aller les chercher et les enfermer à vie ces salopards de psychopathes

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