[PAYANT] Si les puissances sortent de la crise COVID par la guerre, quels stocks de précaution constituer ?

La guerre ! la guerre ! comme souvent dans l'histoire, le chaos des peuples oblige les gouvernements les plus fragiles et les mieux armés à recourir à la guerre pour éviter des révolutions internes. Ce pourrait être le cas de la Chine, vérolée par ses déséquilibres de plus en plus difficiles à cacher, qui pourrait remobiliser sa population en envahissant Taïwan. Ce pourrait aussi être le cas de la Russie face à l'Ukraine qui menace de rallier l'OTAN et de porter ainsi des missiles nucléaires à 500 kilomètres de Moscou. Mais Joe Biden pourrait avoir envie de céder aux sirènes du complexe militaro-industriel pour faire oublier sa débandade intérieure, notamment en déstabilisant l'Iran. Face à ces périls, il est temps de mettre en oeuvre quelques précautions pour mieux passer les jours difficiles.

La guerre entre les mondes (d’un côté l’Occident, de l’autre la Chine aidée de la Russie) est-elle désormais tout proche ? Plusieurs foyers de vive tension ne manquent pas de soulever des questions pour le moins inquiétantes, et il n’est pas inutile de commencer à préparer ses arrières. 

La guerre pour Taïwan ?

Plus possible aujourd’hui d’échapper aux échanges d’amabilités entre la Chine et le reste du monde sur la question de Taïwan. Comme l’a écrit le New York Times il y a un mois, la Chine et les Etats-Unis sont entrés, sur ce sujet, en “territoire dangereux”. Le Secrétaire américain à la Défense a par ailleurs expliqué que les multiples atteintes chinoises à l’espace aérien de Taïwan ressemblaient à une “répétition” de l’invasion plausible de Taïwan par la Chine. 

Sur le fond, la Chine est confrontée à des difficultés économiques intérieures que nous avons évoquées à de nombreuses reprises depuis plusieurs mois. Dans la pratique, la croissance rapide de l’économie chinoise engrangée depuis vingt ans touche à sa fin, et le gouvernement chinois doit désormais négocier une transition dans son modèle qui risque de ne pas couler de source…

Ainsi, l’inflation sur les produits alimentaires connaît des proportions vertigineuses. On parle de 30% sur le prix des légumes au mois de novembre… Parallèlement, la Chine assiste à un krach immobilier sur lequel nous alertons de longue date, initié par l’effondrement du promoteur Evergrande. Fitch vient d’annoncer ce que l’on savait depuis le mois de septembre : Evergrande est désormais en défaut de paiement, et le gouvernement chinois va devoir entreprendre sa restructuration. 

Nous avons alerté depuis le début de l’automne sur les risques colossaux que l’économie mondiale encourt face à cette pétaudière… à propos de laquelle Christine Lagarde a expliqué qu’il ne fallait pas s’inquiéter outre-mesure. 

On comprend, incidemment, que la guerre pourrait être, pour le pouvoir chinois, une solution pour divertir son opinion publique des problèmes intérieurs. 

La guerre pour la Crimée ?

En Europe, la situation n’est pas beaucoup plus rose. L’Ukraine rêve toujours d’adhérer à l’OTAN, ce qui reviendrait à mettre les troupes américaines à 500 kilomètres de Moscou et à moins de 8 heures de route du Kremlin. 

À l’issue d’une réunion entre Poutine et Biden, la question de l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN n’est toujours pas réglée, et le bruit du canon se fait entendre dans le Donbass. Une véritable guerre de communiqués a lieu. Poutine a déclaré que la situation dans le Donbass avait tout d’un génocide. Les Ukrainiens accusent les Russes de chercher l’incident

Un sénateur républicain américain a jeté encore un peu plus d’huile sur le feu en suggérant une attaque nucléaire préventive contre la Russie dans le dossier ukrainien, ce qui a moyennement plus à Poutine

On ne le dit peut-être pas assez dans la presse subventionnée, mais l’Ukraine est désormais un véritable arsenal international. L’OTAN se prépare à un conflit direct, et nul ne sait jusqu’où la tension peut monter. Des incidents en mer Noire sont quotidiennement rapportés, impliquant des avions américains ou français

La guerre en Iran ?

Jamais deux sans trois. Alors que les esprits s’échauffent et que les armes s’affûtent à Taïwan et en Ukraine, la question de l’équipement nucléraire iranien ressurgit. À Vienne, les discussions diplomatiques sur le sujet patinent. Beaucoup considèrent que cette voie est désormais usée jusqu’à la corde, ce qui sous-entend que les armes vont finir par parler…

Dans ce contexte tendu, l’armée israélienne a (probablement) fait fuiter l’information selon laquelle une simulation de raid aérien sur l’Iran aura lieu dans les six prochains mois.

Les exercices mobiliseront des avions de combat F-15, F-35 et F-16, des avions Gulfstream G550, ainsi que des jets de ravitaillement. Les avions simuleront des vols au-dessus de la Méditerranée à plus de 1000 km de distance, la distance à laquelle une éventuelle attaque contre les sites nucléaires iraniens se ferait. 

Autrement dit, dans l’hypothèse d’un embrasement à Taïwan et en Ukraine, Israël devrait en profiter pour réduire en poussière la menace nucléaire iranienne. 

Quelle probabilité d’un conflit armé dans les six prochains mois ?

Face à cette montée du bruit du canon, il existe deux lectures possibles. 

Une lecture optimiste consiste à dédramatiser cette montée des tensions en partant du principe que la perspective d’une confrontation nucléaire suffit à dissuader chaque camp d’aller trop loin. 

Une lecture pessimiste consiste à croire que la menace nucléaire ne suffit plus à dissuader les belligérants d’ouvrir une confrontation directe. Le développement de “mini-nukes”, en particulier, autorise certains espoirs à l’armée russe. Il se murmure que l’armée chinoise aurait pu développer des armes nouvelles qui renverseraient le rapport de force. 

De notre point de vue, il est urgent de garder la tête froide, mais de considérer qu’il existe 50% de chances (ou de risques) pour que la situation dégénère rapidement. C’est en particulier vrai pour la Chine où la crise économique pourrait provoquer des réactions politiques en chaîne dans les prochaines semaines. 

Que faire pour préparer cette échéance ?

Rien n’exclut qu’un matin de février ou de mars, vous ne vous réveilliez en entendant à la radio un communiqué en urgence sur une déclaration de guerre entre la Chine et les États-Unis qui pourrait donner lieu à de mauvaises surprises. Des frappes nucléaires préventives de la Chine et, pourquoi pas ? de la Russie, sont imaginables, balayant Paris ou une grande ville française. 

Sans même envisager cette extrêmité, des scénarios de conflit direct en Asie, accompagnés de cyber-attaques contre notre système bancaire, bloquant tous les paiements, et faisant flamber le cours des matières premières, à commencer par celui du pétrole, sont plausibles. Dans cette hypothèse, il faut comprendre que la vie économique serait à l’arrêt et que l’utilisation de la monnaie deviendrait extrêmement compliquée. Il s’agirait alors d’un grand collapse, qui pourrait durer plusieurs jours ou plusieurs semaines, et qui obligerait à une stratégie de survie relativement compliquée. 

Nous avons déjà rendu compte de l’ouvrage de Pugsley sur la stratégie alpha, qui donne des conseils pour se sortir de ce genre de situation. 

Nous en résumons quelques lignes ici.

Il faut, sur le fond, prévoir une stratégie de survie alimentaire pour au moins trois semaines. Celle-ci suppose de réaliser des stocks suffisants et “à l’abri” de matières non-périssables et garantissant un bon équilibre alimentaire. Mais il faut aussi penser à votre capacité à préparer ces aliments si l’électricité et le pétrole venaient à manquer. 

Donc, n’oubliez pas de stocker de l’eau minérale, d’acheter un réchaud à gaz et de disposer d’allumettes en volume suffisant pour voir venir. Si vous disposez d’une cheminée, constituez vous une réserve de bois. 

D’autres denrées non alimentaires sont indispensables pour survivre : le papier toilette, le savon, et quelques autres biens de ce type. 

Nous consacrerons un prochain article à la meilleure façon de faire face à une explosion nucléaire dans votre environnement. Mais n’oubliez pas de garder le moral ! il vous sera indispensable dans toutes les situations. 

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4 commentaires
  1. Une guerre Ukraine-Russie? Biden est assez tare pour y penser mais l’armement russe rend la possibilité quasi nulle et personne ne veut se retrouver obligé de gérer le boulet ukrainien . Chine-Taiwan? déjà plus possible mais presque aussi douteux . Xi n’est pas en situation de tenter l’aventure, il a d’autres chats à fouetter actuellement . L’un comme l’autre ressemblent plus à de la propagande destinée à cacher le déclin des USA . Sans compter qu’il faut être deux pour faire la guerre, comme l’amour, sinon il ne reste que la branlette, ce qu’est devenu le discours de l’OTAN .

    1. Au contraire, omicron pour quelqu’un sans commorbidite est sans danger . Les seuls qu’il menace sont les marchands de poison qu’ils ont appelé vaccin . S’il remplace le delta ces cochonneries n’auront plus aucune raison d’être et le “covid de la mort qui tue” aura vécu .

  2. Bonjour.
    Le probléme des guerres, c’est que ce sont souvent des enchainements d’actions et réactions anodins ou inappropriés et de rodomontades qui s’accumulent, et oblige l’un ou l’autre à franchir le pas en se croyant plus malin.
    On connait tous les suites de ces absences de discernement comme on dit au tribunal.
    On est certainement dans ce type de période.

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