Au Royaume-Uni, les conservateurs se rebellent contre le passe sanitaire liberticide

Le gouvernement du Premier ministre britannique Boris Johnson a réussi mardi 14 décembre à faire adopter au Parlement des mesures restrictives, dont le passe sanitaire. Cependant il a dû faire face à une fronde d’une ampleur inédite de sa majorité conservatrice, très mécontente d’un passe jugé « discriminatoire ». Un nouvel accroc, alors que Boris Johnson et les services du 10 Downing Street sont accusés d'avoir organisé une fête de Noël en 2020 malgré la pandémie.

Boris Johnson se résout à déclencher son «plan B»

Boris Johnson a décidé, mercredi 8 décembre, de déclencher son « plan B », en annonçant de nouvelles mesures pour freiner la propagation du variant Omicron en Angleterre.

Le premier ministre britannique a annoncé qu’à partir du lundi 13 décembre les Anglais devraient à nouveau opter pour le télétravail « autant que possible ». Le port obligatoire du masque sera étendu aux théâtres et aux cinémas.

Et, pour la première fois dans le pays, vont également être introduits des passeports vaccinaux dans les discothèques, pour des grands rassemblements.

Jusqu’à présent, le gouvernement n’avait pas osé franchir le pas, en raison de la forte résistance dans les rangs du Parti conservateur.

Des scientifiques ont prétendu que, sans nouvelles mesures, Omicron pourrait vite provoquer 1.000 hospitalisations par jour.

Le professeur Chris Whitty, le médecin-chef de l’Angleterre, a expliqué aux ministres que la variante Omicron de COVID-19 déclencherait une “augmentation significative des hospitalisations”.

 «J’espère sincèrement que la situation va s’améliorer mais nous savons que la logique impitoyable de la croissance exponentielle pourrait conduire à une forte augmentation des hospitalisations et donc, malheureusement, des décès» a déclaré Boris Johnson, tombant en mode panique.

Le premier ministre a toutefois déclaré que l’on ne pourrait vivre «indéfiniment» avec des restrictions, déplorant «qu’une proportion substantielle de la population n’ait malheureusement toujours pas été vaccinée».

Boris Johnson subit une énorme rébellion conservatrice contre le passe sanitaire

Boris Johnson a été frappé par la plus forte rébellion depuis qu’il est devenu premier ministre, près de 100 conservateurs ont voté contre un élément clé de son « plan B » : le passe sanitaire.

Lors du vote du “covid pass”, 99 législateurs Tories ont donc voté contre la mesure de Johnson, encore plus que les 70 à 80 qui s’étaient auparavant engagés à s’y opposer, 17 autres députés conservateurs se sont abstenus.

Les médias ont rapporté que l’ancien Premier ministre Theresa May faisait partie des 17 autres personnes qui se sont abstenues.

Le ministre de la Santé, Sajid Javid, a eu beau déclarer aux législateurs qu’il croyait fermement à la “liberté individuelle” mais que “la décision responsable à prendre est (…) de passer au plan B en Angleterre”, leurs arguments sont tombés dans l’oreille d’un sourd. 

En effet, en plus des 99 conservateurs qui ont voté contre les laissez-passer, 40 ont voté contre l’élargissement de l’exigence de port du masque

De nombreux Tories affirment que certaines de ces mesures sont inacceptables, notamment l’introduction d’un certificat de vaccination ou d’une preuve d’un test COVID-19 négatif pour entrer dans certains lieux, comme les boîtes de nuit.

D’autres ont utilisé les votes comme une occasion d’exprimer leur colère contre Johnson, estimant que l’homme qui a aidé les conservateurs à remporter une large majorité lors des élections de 2019 gaspille les succès du parti par des faux pas et des gaffes auto-infligées.

Malgré les mécontentements, une majorité du Parti conservateur pense que la vague de fronde n’est pas suffisante pour faire partir Johnson maintenant, même si beaucoup espèrent que le vote sera un “réveil” pour que le Premier ministre change son programme.

“Il doit maintenant être en danger”, a déclaré le législateur conservateur Geoffrey Clifton-Brown à Sky News

«Et il doit s’en rendre compte parce que s’il ne s’en rend pas compte, alors il sera en bien plus grand danger … Je le soutiens toujours. Mais il doit changer »

 C’est un coup dur à l’autorité du Premier ministre britannique Boris Johnson, qui soulève des questions sur son leadership.

Un premier ministre de plus en plus contesté

Une enquête officielle aura lieu, examinant trois événements qui ont eu lieu fin 2020 alors que le Royaume-Uni se dirigeait vers un confinement. Les fêtes de Downing Street les 27 novembre et 18 décembre, et au département de l’éducation le 10 décembre, seront examinées pour les infractions aux règles sur les coronavirus mises en place par Boris Johnson lui-même.

Le gouvernement avait démenti de manière répétée des informations selon lesquelles une fête rassemblant des dizaines de personnes s’était tenue le 18 décembre 2020 à Downing Street. Cette “Christmas party” aurait réuni une quarantaine de personnes. Or, à cette époque, de nombreux Britanniques étaient privés de la possibilité de voir leurs proches à Noël.

Beaucoup de Britanniques pensent que M. Johnson devrait démissionner, avec une colère particulièrement élevée contre une vidéo montrant la porte-parole Allegra Stratton en train de plaisanter sur la fête du 18 décembre. Elle a démissionné après la fuite de la vidéo.

Le dirigeant du Parti travailliste, Keir Starmer, a dénoncé un comportement “honteux”. “Le Premier ministre a passé la semaine à dire au public qu’il n’y avait pas eu de fête”, a-t-il déclaré devant le Parlement, et il est désormais “pris la main dans le sac”. L’opposition a aussi appelé à sa démission.

Un sondage instantané de Savanta ComRes cette semaine a révélé que 54% des adultes ont convenu que Boris Johnson devrait démissionner pour violation des règles de confinement

Et 33% des électeurs qui ont voté conservateur aux élections de 2019 sont d’accord.

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6 commentaires
  1. Je sui attristé par la vulgarité, et la pusillanimité des reproches faits à Bojo.
    L’absurdie britannique accrochée à une pseudo-pandémie, échappe à des critiques majeures sur les privations de libertés, parfois plus rudes que chez nous.
    Omicron est parti pour faire exploser le narratif de la peur en une gigantesque farce tragique.

  2. Bojo fait partie du gouvernement mondial de connivence avec big pharma pour faire régner un ordre planétaire progressiste et terre à terre en guise de vision métaphysique. Ce complot impose la peur virale et empoche le prix des injections curatives. Quelque fois Bojo laisse planer un doute sur son appartenance, contrairement à la commission européenne et au gouvernement fédéral US.

  3. Nous devrions prendre des lecons de démocratie de l’Angleterre… ce sera peut-être le dernier pays occidental dans lequel émigrer en cas de piquouse obligatoire… (avec la Suède peut-être)

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