Bim sur le museau du Courrier et… joyeux Noël

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Une fois n’est pas coutume, le Courrier et son fondateur, Eric Verhaeghe, ont commis une erreur factuelle dans l’information. L’article a été retiré, et je présente mes excuses à nos lecteurs. Quoique…

Vous avez été nombreux à enflammer la toile quelques minutes (que dis-je ? quelques secondes seulement !) après la publication d’un article erroné qui présentait comme imminente… la discussion d’un projet de loi dont le texte datait en réalité de l’an dernier.

Nous avons donc produit une fake new ! (faute avouée, etc.) que nous avons retirée dans l’heure de sa production. Mais las ! le coup était parti et des milliers de réactions sur les réseaux sociaux étaient déjà à l’oeuvre.

Voilà une bonne occasion de revenir sur quelques points.

Nos excuses pour notre erreur

Premier point : JE (Eric Verhaeghe) assume pleinement la responsabilité de l’erreur que j’ai commise. Je présente mes excuses sur ce point à nos lecteurs, et j’en profite pour leur faire une ou deux confessions.

D’abord, je suis un humain pleinement faillible. J’ai commis une erreur d’inattention ce matin en m’attaquant, dès potron-minet à l’analyse d’un texte présenté par le gouvernement il y a un an. J’ai suffisamment vu certains de mes amis commettre la même erreur pour savoir qu’elle est très agaçante, très désagréable quand elle arrive, mais tellement commune.

Je vous annonce qu’il m’arrive régulièrement de commettre des erreurs. J’en ai commis par le passé, j’en commettrai d’autres, y compris en 2022.

Ensuite, je vous fais une autre confession : je n’aime pas commettre des erreurs, mais je me fréquente depuis suffisamment longtemps pour savoir que je ne suis pas un Dieu, mais simplement un humain. Avec l’âge, on se fait une raison.

Une réactivité qui m’étonne et m’inquiète

Reste qu’une chose mérite l’étonnement, et même l’inquiétude : l’état de l’opinion en France est tellement hystérisé que la moindre annonce contrariante atteint des sommets de notoriété et d’hyper-réactivité sur les réseaux sociaux.

Il me semble que deux interprétations peuvent être tirées à chaud de ce phénomène.

La première est que tout le monde s’attend à des mesures scélérates de ce gouvernement. Jamais, à mon sens, autant de Français n’ont été convaincus aussi clairement d’être gouvernés par des menteurs malsains.

La seconde est que l’annonce du passe sanitaire est de l’huile jetée sur un feu déjà très actif. Nul ne sait où cette aventure nous mènera. Mais à en juger par l’outrance des réactions, dans un sens comme dans l’autre, une nouvelle nuit de la Saint-Barthélémy n’est pas loin.

La faute personnelle en revient directement à Emmanuel Macron et à ses sbires, et elle est autrement plus grave qu’une erreur de date dans la lecture d’un texte.

Macron a activé la pulsion génocidaire

Ces éléments nous conduisent à maintenir le diagnostic que nous avons posé il y a quelques jours : la pulsion génocidaire est activée en France. Le gouvernement actuel en joue dangereusement, et l’angoisse collective est organisée autour de ce jeu pervers.

Partout, des voix s’élèvent pour réclamer des sacrifices, comme si ces sacrifices étaient nécessaires pour apaiser les dieux de l’épidémie.

Dans cette folie dont on perçoit qu’elle deviendra, ou pourrait devenir, ou est sur le point de devenir sanguinaire, le fait que le gouvernement ait pu, l’an dernier, déposé un texte comme celui que nous avons republié, indique bien que, de longue date, la machine bureaucratique est à l’oeuvre pour saigner les boucs-émissaires.

Ce point-là devrait faire bondir tous les démocrates. Depuis un an, nous assistons à leur démission méthodique et consciencieuse, notamment sur les bancs de la gauche.

C’est quand même le vrai problème dans cette affaire : un gouvernement qui a proposé un plan pour suspendre les libertés individuelles par simple décret est toujours en place, un an après, et personne ne bronche…

Joyeux renouveau de la lumière

Tout ceci, bien entendu, ne nous empêchera pas de fêter pour certains ce soir la Nativité, pour d’autres (dont je suis), le renouveau de la Lumière, et pour quelques-uns, le père Noël avec ses bûches, ses cadeaux et ses pintades.

Nous souhaitons un joyeux Noël à tous.

Et j’en profite pour vous remercier. L’audience, et plus encore l’influence, du Courrier ont atteint des cimes en quelques mois. Cimes que nous dépasserons encore, mais sans vous, et sans votre exigence, nous ne serions rien.

Que ceux qui nous ont commis des commentaires acides et désagréables sur MON erreur de ce matin sachent que je les en remercie : leur aigreur est à la mesure des attentes qu’ils placent en nous, et que nous honorons l’écrasante majorité du temps.

En 2022, promis juré, nous essaierons de faire encore mieux. Mais souvenez-vous toujours que la révélation est réservée aux dieux, et que nous, pauvres mortels, nous nous bornons à vous proposer des éclairages fabriqués de bonne foi et avec zèle, mais qu’il vous revient de prendre à leur juste valeur.


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