Ghislaine Maxwell envisage de divulguer les noms de 8 « personnalités » liées aux crimes d’Epstein

L’équipe juridique de Maxwell a révélé qu’elle ne protégera plus les noms des « huit inconnus » liés au trafic de mineurs de Jeffrey Epstein. Les efforts de Virginia Roberts Giuffre pour révéler les noms de plusieurs "John Does" pourraient, donc, bientôt être récompensés.

Ghislaine Maxwell ne se battra plus pour garder secrets les huit noms

Maxwell a été reconnu coupable en décembre de trafic sexuel et de complot pour avoir recruté des adolescentes pour qu’elles soient abusées sexuellement par Epstein, son amour de longue date. Elle doit être condamnée le 28 juin.

Maxwell, par l’intermédiaire de ses avocats, s’était opposée à la divulgation de l’identité de huit « John Does », connus dans les documents judiciaires sous le nom de “Does 17, 53, 54, 55, 56, 73, 93 et ​​151”. 

Mais dans une lettre adressée le 12 janvier au juge fédéral Loretta Preska du district sud de New York, l’avocate de Ghislaine Maxwell a indiqué que sa cliente ne se battra plus pour garder secrets les noms de huit “John Does” et laissera au tribunal le soin de décider si ces noms doivent être dévoilés.

“Après un examen attentif des objections détaillées soumises par Non-Party Does 17, 53, 54, 55, 73, 93 et ​​151, l’avocat de Ghislaine Maxwell écrit pour informer la Cour qu’elle ne souhaite pas répondre davantage à ces objections”, indique le courrier.

La lettre poursuit : “Chacune des personnes listées a des avocats qui ont habilement fait valoir leurs droits respectifs à la vie privée. Mme Maxwell laisse donc à cette Cour le soin de procéder à l’examen approprié conformément à l’ordonnance et au protocole de levée des scellés sur les requêtes décidées.”

La décision de divulguer sept de ces noms est maintenant entre les mains de la juge Loretta Preska, du tribunal fédéral de New York.

Fin de la protection de “hauts” noms déposés sous scellés ?

Le 20 décembre 2021, nous écrivions que d’autres noms, de personnalités de haut rang, pourraient apparaître au cours de ce procès. Notamment celui du Prince Andrew via une plainte au civil pour « agressions sexuelles » déposée par une Américaine, Virginia Giuffre.

Les documents contenant les noms des « John Does » sont liés à une plainte pour diffamation déposée en 2015 par cette même Virginia Roberts Giuffre, qui affirmait qu’Epstein avait abusé d’elle sexuellement alors qu’elle était mineure et que Maxwell avait aidé à cet abus.

Ses efforts pour révéler ces noms pourraient bientôt être autorisés après les déclarations des avocats de Maxwell.

L’avocate de Giuffre a déposé un mémoire mercredi 12 janvier 2022, plaidant pour que les noms soient révélés.

“Maintenant que le procès criminel de Maxwell a eu lieu et s’est terminé, il y a peu de raisons de maintenir la protection sur les vastes étendues d’informations sur l’opération de trafic sexuel d’Epstein et de Maxwell qui ont été initialement déposées sous scellés dans cette affaire.” a écrit l’avocate de Giuffre, Sigrid McCawley.

McCawley a déclaré que la Cour avait déjà rejeté des arguments similaires en faveur de l’anonymat et que la même norme devait s’appliquer aux huit “John Does” qui restent anonymes dans les documents judiciaires.

“Après examen des objections de ces personnes, il est évident que leurs objections reflètent essentiellement les objections à la levée des scellés que cette Cour a déjà rejetées »

L’alliance Epstein-Maxwell a été forgée par une profonde corruption à tous les niveaux, mais cette corruption ne s’est pas limitée à ce duo méprisable.

Epstein aurait utilisé son écurie de jeunes filles pour séduire des hommes puissants, pourtant, à l’exception du Prince Andrew, il n’y a, aujourd’hui, aucun compte-rendu public d’une enquête formelle sur ceux qui auraient été les bénéficiaires possibles des actions de ce duo infernal.

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3 commentaires
  1. Au moins, si jamais elle devait se suicider à l’insu de son plein gré, a-t-elle déposé les noms sous scellés, c’est toujours ça de pris, à condition, bien sûr, que le juge les exploite…

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