Le Conseil Scientifique alerte sur le retentissement de la vague Omicron sur le système de soins

Le Conseil Scientifique alerte sur le retentissement de la vague Omicron sur le système de soins


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Dans sa dernière note d’actualisation publiée le 19 janvier 2022, le Conseil Scientifique met l’accent sur la spécificité de la vague Omicron en relativisant son impact mais en ne négligeant pas ses conséquences sur le système de soins. La priorité est donc de minimiser les déprogrammations de patients non Covid et de gérer le manque de personnel jusqu’à mi-mars. Ses préconisations se concentrent principalement sur la propagation du virus des enfants aux adultes et sur l’arrivée de nouveaux traitements.

Note conseil scientifique 4[4971] de Laurent Sailly

Un fort taux de contamination qui s’explique par la transmission par les enfants, qu’il faut contenir par des comportements sociétaux

Le Conseil Scientifique reconnait une transmissibilité très élevée du variant Omicron mais une gravité des formes cliniques moins importante, qu’il explique majoritairement par une couverture vaccinale élevée (et même pas un peu par la nature même du virus, étonnant). « Cependant, une remontée importante du nombre de cas a été notifiée le 18 janvier avec environ 460 000 cas déclarés en 24h » qu’il justifie par un regain de contamination chez les moins de 15 ans et chez les 30-44 ans, dû à la rentrée des classes. Il rappelle l’importance de la vaccination chez le public des 5-11 ans qui reste trop faible et qui pourrait pallier cette diffusion du virus. Il ajoute que les enfants de moins de 11 ans sont actuellement surreprésentés en service de soins, comparativement aux adolescents.

Pour le Conseil Scientifique, la pression du variant Omicron va automatiquement créer une tension sur tout le système hospitalier, notamment sur les lits d’hospitalisation classique et ses plus grandes craintes se tournent vers les domaines de l’oncologie, des transplantations d’organes, de la cardiologie et des maladies chroniques. Le comportement des citoyens doit continuer de s’adapter à l’épidémie.

Le Conseil Scientifique se félicite de la flexibilité de ces comportements sociétaux dans la lutte contre le Covid, les français s’étant « appropriés l’ensemble des moyens disponibles de lutte contre l’épidémie, en y recourant de manière globalement adaptée, en matière de port de masques, de recours à la vaccination, d’usages de tests diagnostiques, de recours aux outils numériques tels que les QR codes ou les applis développées dans le cadre de l’épidémie ». L’installation à court terme du passe vaccinal (justifié dans ce contexte) devrait également permettre d’augmenter la primo-vaccination chez les non-vaccinés en particulier à risque.

Il serait d’ailleurs utile, pour que les citoyens continuent les bonnes pratiques, d’améliorer la communication autour du virus. Le conseil salue « le travail remarquable effectué depuis le début de l’épidémie par la majorité des journalistes de la presse écrite et audiovisuelle », mais constate néanmoins que ni la liberté d’expression ni l’impératif de démocratie ne saurait justifier le relais d’informations tendancieuses. Il appelle les différents ordres professionnels à être plus fermes sur le sujet.

L’apparition de nouveaux traitements

Souriez, c’est le grand retour du Remdesivir ! les options thérapeutiques s’enrichissent en complément des gestes barrière. Les anticorps monoclonaux vont bientôt être disponibles en traitement pré-exposition, post exposition ainsi qu’en traitement curatif.

Le conseil Scientifique met l’accent sur le prometteur Plaxlovid, développé par les laboratoires Pfizer, et sur le Velkury (Remdesivir) qui « vient d’obtenir au niveau européen une extension d’indication chez les patients non oxygénorequérants ». Ces antiviraux pourraient modifier sensiblement la gestion de crise pour les patients immunodéprimés et pour les personnes non vaccinées.

Le Conseil Scientifique veut éviter un relâchement général et le sentiment qu’on sera en mars-avril « au début de la fin » en rappelant le caractère imprévisible du virus. Il surveille également l’arrivée d’un nouveau vaccin injecté par voie nasale en cours d’évaluation.


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