[PAYANT] – Ukraine – Est-il encore possible d’éviter un Tchernobyl stratégique occidental?

La crise ukrainienne est difficile à décrypter tant les médias occidentaux sont devenus, sauf exception, des outils de propagande officielle et des lieux de dégoulinade émotionnelle. Nous essayons ici de donner à nos lecteurs un tableau des forces profondes qui alimentent la crise. La situation est à l’inverse de ce que l’on dit habituellement: c’est l’Occident qui prend le risque de déclencher un véritable Tchernobyl diplomatique et stratégique. Vladimir Poutine, quant à lui, utilise la diplomatie comme une barre de contrôle d’un réacteur OTANien prêt à s’emballer. Cela suffira-t-il pour éviter la guerre?

S’informer aux bonnes sources

M.K. Bhadrakumar est l’une des têtes diplomatiques de la planète parmi les mieux faites. Ancien ambassadeur d’Inde en Turquie et en Afghanistan, ancien directeur au ministère indien des affaires étrangères indien,  Bhadrakumar a aussi été en poste, au cours des trois décennies de sa carrière diplomatique, en Allemagne, en Russie. Lire son blog, Indian Punchline permet de comprendre le monde beaucoup mieux que la presse occidentale. Prenons ce qui se faisait de mieux en Europe jusqu’à il y a une quinzaine d’années en matière d’analyse de la politique étrangère: la Neue Zürcher Zeitung. On attendrait d’un média suisse qu’il ait maintenu le niveau mais ces dernières années la NZZ. Si vous vouliez avoir, ces jours-ci, une présentation objective des tensions entourant l’Ukraine, la NZZ n’est d’aucun secours. Bien que la Suisse soit un pays neutre et pacifique,les contributions sur l’Ukraine sont de la banale propagande OTANesque.

D’une manière générale, pour comprendre la monde, aujourd’hui, il vaut mieux lire les médias asiatiques. Ou des blogs du type de celui de Bhadrakumar.

Dans son post du 23 janvier, il suppose que la politique américaine poussera les Russes à une forme d’intervention en Ukraine:

La Russie ne peut tolérer plus longtemps une telle présence de l’OTAN à sa frontière occidentale. L’entrée de l’Ukraine dans le système d’alliance occidental signifierait que les missiles américains pourraient atteindre Moscou en 5 minutes, rendant les systèmes de défense aérienne russes inefficaces et obsolètes.

Les déploiements de l’OTAN dans les régions baltes et celles de la Mer Noire privent encore davantage la Russie d’un tampon à l’ouest. Étant donné que toutes les décisions majeures et la plupart des décisions mineures de l’OTAN sont prises à Washington, Moscou perçoit tout cela comme une stratégie américaine visant à l’encercler, à éroder son autonomie stratégique et sa politique étrangère indépendante”.

 

Le Grand Echiquier eurasiatique et les ratés américains

 

 

Ce qui manque peut-être à l’analyse de Bhadrakumar, c’est un rappel de la dynamique historique. Dans les années 1990, las Etats-Unis ont exploité à fond l’effondrement de l’URSS. Ils ont rompu la parole donnée à Gorbatchev, élargi l’OTAN vers l’Est jusqu’à inclure non seulement la République tchèque, la Hongrie et la Pologne mais aussi  les pays Baltes, la Roumanie, la Bulgarie, la Slovaquie et la Slovénie. Vladimir Poutine est arrivé au pouvoir en 2000 mais c’est seulement en 2007 qu’il s’est senti assez fort pour commencer à résister. A la conférence de Munich, en février 2007, il a annoncé la couleur. La Russie était de retour. En fait, Poutine a déjà inversé le mouvement des années 1990, l’unilatéralisme américain.

 

 

En 2008, Vladimir Poutine a empêché l’adhésion de la Géorgie à l’OTAN. En 2014, il a repris la Crimée, autrefois russe, devenue ukrainienne suite à un caprice de Khrouchtchev en 1964. Suite à la révolution de Maïdan en 2013-2014, le président russe ne pouvait se permettre de voir les marines occidentales à Sébastopol. Depuis lors, les chancelleries occidentales crient au viol du droit international! Comme si l’Occident avait respecté ce même droit international en reconnaissant le Kosovo (2019) ou en attaquant l’Irak au nom d’armes de destructions massives qui ne s’y trouvaient pas (2003), en renversant par la force le régime de Kadhafi (2011) ou en essayant de renverser Bachar El-Assad (guerre de Syrie, 2011-2018).

En fait, tout était écrit dans le livre de Zbigniew Brzezinski intitulé The Great Chessboard – le Grand Echiquier – et paru en 1997. L’ancien conseiller national à la sécurité de Jimmy Carter y expliquait: (1) que les pays de l’Union Européenne étaient des vassaux – que l’on appelait des Alliés pour ne pas les humilier; (2) qu’il n’y avait aucune raison de ne pas étendre l’OTAN vers l’Est puisqu’on avait convenu de ne pas le faire avec une URSS qui n’existait plus et que la faiblesse de la Russie de Eltsine obligeait à une stabilisation de la zone. (3) qu’il fallait profiter de la faiblesse de la Russie pour casser définitivement sa puissance. (4) que les Etats-Unis devaient contrôler le Caucase et l’Asie Centrale comme ils contrôlaient une Europe centrale otanisée. (5) que la Pologne, la Turquie, l’Arabie Saoudite, le Kazakhstan, l’Inde et le Japon représentaient les pays-clé d’un contrôle américain de l’Eurasie, en attendant le grand conflit à venir avec la Chine.

 

La résistance de la réalité géopolitique aux injonctions américaines

 

Depuis lors, les Etats-Unis déploient le plan que Brzezinski avait révélé. On insiste souvent sur le fait qu’il avait avait annoncé le basculement de l’Ukraine pour 2004….année où la Révolution Orange s’est déroulée. Et il est bien vrai que l’opération de manipulation de la campagne électorale qui a permis d’écarter Ianoukovitch au profit de Iouchenko a été largement soutenue par des fondations américaines et allemandes. Mais ce qu’on oublie souvent de mentionner, ce sont les résistances du réel à toutes les opérations américaines des années 2000. Est-il utile de mentionner ici le sanglant échec américain en Irak, en Afghanistan, l’incapacité à s’imposer en Syrie? Mais concentrons-nous sur le pays aujourd’hui au centre des tensions. L’Ukraine a certes basculé provisoirement en 2004 du côté occidental mais la réalité d’un pays coupé en deux ( et même en trois) avec un occident ukrainophone catholique, un centre ukrainophone orthodoxe et un orient russophone sécularisé, s’est vengée. Ianoukovitch réussit à revenir dans le jeu. Il le dominait même au point qu’il avait l’idée raisonnable de signer deux accords économiques, l’un avec l’Union Européenne; et l’autre avec la Russie. C’est dans la nature des choses et cela correspond à la réalité géographique et humaine de cette longue bande de terres qui pourrait être comme un trait d’union entre l’Europe centrale et la Russie et dont la cohésion politique ne peut être maintenue qu’à condition que le pays soit neutre, n’appartienne à aucune alliance.  Mais cela était insupportable aux yeux des Etats-Unis – et d’une Union Européenne qui est depuis le Traité de Maastricht un simple prolongement de l’OTAN en termes militaires. Les Occidentaux déclenchèrent donc le coup de Maïdan, pour essayer de réussir ce qu’ils avaient raté avec l’enlisement de la Révolution Orange. Le résultat a été le début d’une guerre civile et la sécession de fait de régions de l’Est.

Cependant les Etats-Unis ne veulent pas renoncer. Et ils jouent ces semaines-ci leur va-tout. Pour comprendre ce qui se passe, il faut revenir aux années Trump. Intelligence supérieure, celui-ci avait compris que l’intérêt des Etats-Unis était d’apaiser les relations avec la Russie afin de se concentrer sur le seul pays vraiment angereux pour l’avenir des Etats-Unis: la Chine. Cela n’empêchait pas le président américain des années 2017-2020 de défendre absolument les intérêts de son pays en faisant pression sur l’Allemagne pour qu’elle n’établisse pas Nord Stream 2. Malgré cela, l’establishment que Donald Trump affrontait sans prendre de gants était vent debout ! Trump a passé son mandat à se défendre contre un “Russiagate” – Poutine l’aurait aidé à arriver au pouvoir – qui n’existait que dans la tête de ses adversaires.  Et quand il leva le lièvre des fricotages de la famille Biden – en particulier de Hunter Biden, le fils de Joe – avec l’oligarchie ukrainienne, les Démocrates inventèrent l’Ukrainegate.  Il faut avoir cela en tête. Le clan Biden est très vulnérable quand il s’agit d’Ukraine et il n’est pas à exclure que le pouvoir ukrainien fasse chanter un président qui voudrait se désengager.

 

La haine de la Russie, carburant du progressisme américain

Avec les années, en effet, la Russie s’est non seulement redressée mais elle est devenue l’ennemi idéologique n°1 de tous les “neos” (“neocons” et “neolibs”). La Russie de Poutine est l’épouvantail des progressistes. Les Russes connaissent un important renouveau religieux, les valeurs familiales y sont portées haut, l’individualisme exacerbé de l’Occident y est équilibré par un souci du bien commun – et les Occidentaux s’obstinent à ne pas comprendre que les Russes sont reconnaissants à Poutine d’avoir mis fin à l’anarchie entretenue par les oligarques dans les années 1990 –  le pays veut un ordre international reposant sur la souveraineté des nations. Tout ce que détestent les progressistes et gauchistes américains, que leur porte-drapeau s’appelle Obama, Clinton ou Biden. Les progressistes américains (toujours plus radicalisés idéologiquement depuis la grande crise économique de 2008-2009 – il faut bien compenser idéologiquement ce qu’on a perdu économiquement) ne supportent plus la solidité de la Russie poutinienne. Au Pentagone, comme le souligne Bhadrakumar,on sait bien que la modernisation du commandement, le souci, nouveau, apporté à ménager les pertes éventuelles et l’hyper-sophistication technologique de l’ère Poutine font de l’Armée Rouge un redoutable adversaire. On a bien vu en Syrie que c’est la Russie qui a permis à Bachar El-Assad de gagner la guerre contre Daech.

Alors pourquoi ne pas tenter autre chose? Pourquoi ne pas pousser Vladimir Poutine à la faute, en l’entrainant dans un conflit ukrainien, où les Etats-Unis n’interviendraient pas directement mais armeraient suffisamment l’Ukraine pour rendre impossible la guerre limitée et de précision que Poutine aime mener? Pourquoi ne pourrait-on pas lui créer une sorte de nouvelle Tchétchénie ou même un nouvel Afghanistan? S’ensuivraient des sanctions économiques très dures qui affecteraient le moral des Russes et permettraient de faire perdre l’élection présidentielle à Poutine en 2024. Comme l’explique Bhadrakumar:

Ne vous y trompez pas, une partie de ce qui se passe aujourd’hui consiste à diaboliser la personnalité politique de Poutine afin d’éroder son énorme popularité (65%), ce qui exclut l’émergence d’un politicien pro-occidental en Russie dans un avenir prévisible. Toutes les tentatives des services de renseignement américains de créer une plate-forme “libérale” dans la politique russe ont échoué jusqu’à présent. Le fait est que la majorité des Russes redoutent le retour de l’ordre “libéral” des années 1990.

Le Washington Post, qui est lié à l’establishment sécuritaire américain, a publié mercredi dernier un rapport calomnieux sous la signature d’un célèbre bandit, intitulé House Republicans aim aim sanctions at Putin, his family and his mistress. L’article dit : “Le mélange soigneusement élaboré de diplomatie et de menaces de sanctions supplémentaires par l’administration Biden ne semble pas dissuader le président russe Vladimir Poutine d’envahir l’Ukraine et de déclencher une guerre. Maintenant, un groupe important de républicains de la Chambre des représentants pousse le président Biden à augmenter la pression sur Poutine directement en s’en prenant à lui et à son entourage pour leur corruption de longue date et bien établie.” De toute évidence, Washington est prêt à tout pour créer des dissensions au sein de l’élite russe et saper la stabilité politique du pays“.

 

La diplomatie poutinienne: une barre de contrôle pour éviter un Tchernobyl OTANien

Le problème principal que rencontre Vladimir Poutine ne tient pas à ces enfantillages de la politique du Congrès américain – où des Républicains sont assez stupides pour coopérer avec leurs ennemis idéologiques jurés, Nancy Pelosi et Joe Biden – au lieu de voir que la Russie de Poutine est un auxiliaire précieux pour l’avenir du conservatisme politique.  Il tient en fait à ce que Poutine n’a pas d’interlocuteur stable:

  • Joe Biden est malade et gouverne tout au plus deux heures par jour. Il peut, à n’importe quel moment, devenir le jouet des factions qui se disputent le contrôle de la politique étrangère américaine.
  • Le gouvernement ukrainien est incontrôlable et pousse à la guerre avec la même clairvoyance que Fidel Castro durant la crise de Cuba.
  • Quand l’Union Européenne n’est pas alignée sur Washington, elle se paie de mots.

Vladimir Poutine en est ramené à jouer la carte de la rationalité dans un environnement irrationnel – comme une barre pour refroidir le réacteur nucléaire. En fait, les rôles sont inversés par rapport à la période de la Guerre froide au cours de laquelle un monde libre, le nôtre, qui méritait son nom, avait une stratégie rationnelle de détente prudente à chaque fois que l’occasion s’en présentait. A présent, c’est le monde occidental qui est soviétisé:

  • ses universités sont abandonnées au wokisme
  • ses médias sont soit subventionnés pour répercuter une parole officielle ou bien menacés de censure – tout comme les réseaux sociaux.
  • la démocratie a été progressivement confisquée au profit d’une fausse alternance au gouvernement. C’est une véritable nomenklatura qui gouverne, avec une force dominante, aux Etats-Unis, et une véritable “Internationale”, le Forum Economique Mondial de Davos
  • la crise sanitaire a été l’occasion de mettre en place un contrôle social et de conditionner les gens sur le modèle des pratiques du parti-frère, le Parti Communiste Chinois, inventeur du “crédit social” et du contrôle par l’identité numérique.
  • L’économie de marché fonctionne de moins en moins, noyée sous des tonnes de liquidités. Un basculement se produira lorsque seront introduites des monnaies purement numériques, dont le versement sera lié à l’identité numérique de la personne, permettant le contrôle ultime. Lénine 4.0 est en marche.

Ce qui rendait l’URSS dangereuse, c’était son éventuelle instabilité intérieure et la tentation, pour le compenser, de l’aventurisme extérieur.  Vladimir Poutine a connu l’ancienne URSS de l’intérieur et gageons que le comportement occidental doit lui paraître tristement familier. Lui, en tout cas, se comporte de manière rationnelle pour essayer de faire retomber la pression, malgré les provocations américaines et européennes. Et en bon judoka, il se dit que bien utilisé, le mouvement occidental pourrait permettre d’arriver un un accord d’envergure si l’on arrive à en retourner l’énergie à son profit.

 

Poutine gagne du temps pour préparer une éventuelle campagne éclair

 

 

  • Négocier permet dans tous les cas de gagner du temps pour….
  • … préparer une éventuelle opération militaire chirurgicale qui consisterait à annexer les territoires ukrainiens russophones en cas de proclamation de l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN.  La carte ci-dessus montre en rouge les bases russes et en noir les troupes massées à la frontière de l’Ukraine. On comprend que la stratégie russe consiste à encercler toute la région à l’est du Dniepr, le fleuve qui traverse le pays du nord au sud et joint Kiev à la mer noire.
  • se coordonner avec la Biélorussie. On peut se demander, d’ailleurs, si la récente affaire des migrants à la frontière de la Pologne n’était pas une opération de diversion pour détourner l’attention des Occidentaux des mouvements de troupes russes en Biélorussie vers la frontière avec l’Ukraine.
  • intervenir comme il faut dans les réseaux de pouvoir ukrainiens où l’on peut faire baisser considérablement les envies belliqueuses par des versements appropriés. Il est certain que Poutine préfèrera toujours une stratégie à la Sun Tzu, où encerclé militairement et convenablement traité, le gouvernement ukrainien abandonnerait son envie d’entrer dans l’OTAN pour retrouver le neutralité, seule viable.
  • préparer la Russie à résister à d’éventuelles sanctions financières.
  • compter sur le temps pour créer des dissensions entre les Etats-Unis et leurs alliés – ou au sein de l’Union Européenne.
  • renforcer les liens avec la Chine.

C’est ici que l’Occident est le plus vulnérable. Joe Biden a repris l’idée de Donald Trump selon laquelle on fermerait le robinet des achats de gaz pour la Russie. Mais cette dernière a un ou plusieurs éléments d’alternative:

Selon les rapports, explique M.K. Bhadrakumar, l’un des temps forts de la prochaine visite de M. Poutine à Pékin sera la signature de l’accord relatif au projet gigantesque de gazoduc “Power of Siberia-2”, qui prévoit la construction d’une route supplémentaire pour envoyer du gaz en Chine depuis la péninsule de Yamal en Sibérie, où se trouvent les plus grandes réserves de gaz de la Russie, via la Mongolie. La capacité du gazoduc devrait être de 60 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an (ce qui dépasse la capacité du Nord Stream 2).

De manière significative, le chiffre d’affaires commercial entre la Chine et la Russie a atteint un record de 146,88 milliards de dollars en 2021, en hausse de 35,8 % par rapport à l’année précédente. Très certainement, le bras de fer entre la Russie et l’Occident au sujet de l’Ukraine, qui pourrait entraîner de nouvelles sanctions contre Moscou, est susceptible de resserrer encore davantage les liens entre le Kremlin et Pékin. Les deux pays ont promis de porter leur chiffre d’affaires commercial à 200 milliards de dollars d’ici 2024. Les tendances économiques récentes suggèrent à elles seules que les pays sont susceptibles d’atteindre cet objectif.

Les tensions géopolitiques croissantes donneraient un élan supplémentaire à cet effort en faisant du renforcement des liens commerciaux avec la Chine une nécessité pour le Kremlin. Moscou devra accroître ses capacités d’approvisionnement ailleurs en raison des sanctions américaines, et la Chine sera l’une des principales pistes. De son côté, la Chine ne peut pas se permettre de voir la Russie sombrer sous la pression des États-Unis“.

 

Au total, donc, la stratégie de Vladimir Poutine apparaît la plus élaborée. L’Occident est trop dépendant de ses bouffées émotionnelles et idéologiques. Et les Etats-Unis sont gouvernées par un Président affaibli personnellement, politiquement et vulnérable au chantage des affaires ukrainiennes de son fils. Mais c’est aussi ce maillon faible qui rend la situation très dangereuse.

 

 

 

 

 

 

 

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12 commentaires
  1. Scénario, scénarios, que des scénarios. Illusionisme politique, géopolitique ou “vaccinal”, c’est du pareil au même. Mensonges et manipulations c’est nôtre pain quotidien. On (!) nous fait vivre ailleurs, dans une réalité factice. On baigne dans l’artefact et l’idéologie. Quant serait-il suffisament répandu le Génie de l’esprit critique, le seul capable de briser ces chaînes qui nous font écran à la prise en main du Réel et font de nous des esclaves, pour le moment à leur avis trop bien rémunérés ?
    Comme le pataquès anti covid l’est dans le civil, cette tension voulue et montée de A à Z contre la Russie ce n’est que la traduction en actes des intérêts de la classe dominante ou caste, mot moins connoté. La Russie avec sa faible densité de population est vue comme une prise à portée de main, avec un trésor en richesses naturelles et comme une étape stratégique pour la prise en main du restant de l’Asie. Le reste c’est du décor édulcorant. Ce n’est que de la logique capitaliste, le penchant ou nécessité à la concentration de la richesse en des couches sociales de plus en plus étroites. Ça n’a rien à voir avec le capitalisme des “petits” qui savent, et autant qu’ils peuvent, se contenter de leur carré de maison.

    1. Oui j’ai également détecté cette coquille , mais les lecteurs avisés auront eux même rectifié cela . Personnellement , je me régale de l’extrême qualité des articles , de l’honnêteté et de l’impartialité . Beaucoup de nos chers médias et presses française devraient s’en inspirer , mais je crains et j’espère qu’il ne soit trop tard . Eric et son équipe a compris ce que souhaitaient les gens , de la transparence et l’ère du numérique le leur permet . Moi qui a le cœur à gauche , je me “droitise” et ça ne me cause aucun souci car seuls le partage , l’honnêteté et la sincérité font partis de mes valeurs .

  2. Imaginons une intervention de la Russie : guerre éclaire… avec en face un commandant en chef sénile téléguidé par le Deep State. Dans un environnement militaire à forte pression temporelle, voilà une fragilité dans la chaîne de commandement source de risques majeurs. Le sang-froid pouvant faire place à de la précipitation hasardeuse.

  3. Merci pour cette analyse qui tranche avec la bouillie pour chat que nous servent les médias aux ordres à longueur de journée. Cela étant dit, je ne suis pas du tout convaincu que le sieur Poutine ait l’intention de se lancer dans un tel conflit car cela n’est pas dans son intérêt : il n’a pas du tout envie de devoir sacrifier l’économie de son pays au profit de l’Ukraine qui ne présente aucun intérêt économique – cela risquerait d’appauvrir notablement les russes, surtout si les ventes de gaz et de pétrole ne permettent pas de compenser les choses…

  4. Quand l’Europe cessera de suivre les U.S. comme un toutou idiot, les choses seront plus claires pour tout le monde.
    La Russie se défend et je ne pense pas que ce soit elle qui déclenche ces troubles à répétition. Lorsque les Etats Unis cesseront de mettre leur nez partout, le monde se portera mieux.

    On peut aimer ou ne pas aimer Trump mais lui, au moins, avait affiché la couleur : « America first » et fermé les frontières pour se préoccuper en priorité de son pays et non de ce qui se passait à l’Est ou à l’Ouest. Biden et les démocrates qui l’ont porté au pouvoir sont des va-t-en guerre.

  5. La guerre du Donbass n’aura pas lieu.
    Pourquoi ? Et bien parce que les Russes ne la veulent pas et qu’ils sont trop aguerris (intellectuellement/diplomatiquement) pour tomber dans le panneau. En un mot, par un seul soldat de la Fédération de Russie ne franchira la frontière ukrainienne et il est à parier que Moscou fera tout pour maintenir le statu quo avec le camp atlantique quant aux deux Républiques sécessionnistes auto-proclamées de l’Est ukrainien. Et ce, quelle que soit la confiance stratégique que l’armée russe a acquis avec la maîtrise des vecteurs hypervéloces1. Une avancée technique qui lui confère, en principe, la capacité de frappes imparables en n’importe quel point du globe et particulièrement du territoire américain. Mais il est des armes dont la vocation première est de ne pas servir… sauf en ultime et définitif recours.
    https://reseauinternational.net/la-guerre-du-donbass-naura-pas-lieu-mais-appelons-un-chat-un-chat-m-macron-est-un-sacre-fouteur-de-merde/#easy-footnote-1-216069

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