[PAYANT] Pourquoi il faut craindre une escalade en Ukraine

La situation en Ukraine fait l'objet d'une intense désinformation (de part et d'autre) sur les responsabilités de chacun dans ce qui commence à apparaître comme des atrocités. Mais, derrière la guerre des communiqués qui dissimule une guerre bien plus meurtrière, les puissances avancent leurs pions qui, petit à petit, se dévoilent. Et, ce qui apparaît, c'est une logique de confrontation directe entre la Russie et l'OTAN, voulue par les Etats-Unis, qui pourrait s'avérer extrêmement destructrice pour l'Europe. Attention à vous !

L’Ukraine est-elle le berceau d’une nouvelle guerre mondiale, extrêmement destructrice par ses effets matériels sur les populations, tout spécialement en Europe ?

Par-delà les effets de propagande simpliste qui s’affrontent (avec, dans les médias subventionnés, un immense avantage à la propagande atlantiste selon laquelle Poutine serait un Hitel déséquilibré des temps modernes), il n’est pas inutile de revenir aux fondamentaux du conflit, et à ses leviers primaires qui expliquent la situation et donnent les clés d’une possible, d’une plausible, d’une probable dégradation de la situation. 

Nous vous en livrons quelques-uns aujourd’hui, en exclusivité, pour mieux comprendre où nous allons. 

La supériorité stratégique russe, une clé majeure

De notre point de vue, il n’est pas possible de comprendre la situation en Ukraine sans avoir à l’esprit l’avantage stratégique russe en matière d’armes hypersoniques, capables de neutraliser en quelques minutes la capacité européenne ou américaine à réagir à une attaque nucléaire préventive. 

Ce déséquilibre dans les forces stratégiques, dont la portée est mal évaluée aujourd’hui, ne devrait pas durer éternellement. Poutine dispose donc d’un laps de temps limité pour en tirer le maximum d’avantages.

De ce point de vue, le recours au rapport de forces et l’escalade nucléaire sont des stratégies cohérentes pour celui qui dispose des avantages tactiques. 

Il nous semble qu’il n’y a donc nulle folie à chercher du point de vue de Poutine, qui agit de façon plus raisonnable. L’irrationalité est plutôt à chercher du côté de l’Occident, qui ne semble pas prendre les mesures des risques auxquels il s’expose en jouant avec le feu. 

La neutralité de l’Ukraine, un point essentiel de la confrontation

Dans la pratique, une part essentielle du conflit en Ukraine est dictée par la crainte de la Russie face à l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, organisation que Macron considérait en 2018 comme en état de mort clinique. 

Or, selon toute vraisemblance, le président ukrainien Zelensky est aujourd’hui prêt à concéder cette neutralité.

En revanche, le puissant allié américain ne le souhaite absolument pas… C’est en tout cas ce que l’on peut suspecter des “allers et retours” de Zelensky sur le sujet. Chaque fois que le Président ukrainien est prêt à lâcher une concession, il se ravise rapidement, probablement parce que les USA marchandent leur aide et le tiennent sous leur coupe. 

On notera que, dans la foulée de ces errements, Joe Biden a réaffirmé son intention d’aider militairement l’Ukraine, même si la Russie y voit un acte de guerre.

C’est précisément ce point qui inquiète : l’équipe de Joe Biden défend aujourd’hui une ligne dure, et ce sont les faucons américains qui dictent leur calendrier. Il est chaque jour un peu plus évident que Biden est prêt à soutenir la guerre jusqu’au dernier Ukrainien. 

Le pari dangereux de la faiblesse militaire russe

Une petite musique se répand en Occident selon laquelle la puissance de l’armée russe serait fantasmée. En réalité, Poutine aurait aligné tout son potentiel “conventionnel” en Ukraine et ne disposerait pas de réserves. 

Le Monde a par exemple publié un article en ce sens

On comprend l’intention qui se cache derrière ce discours : après tout, l’armée russe est usée, faible, et l’Occident peut raisonnablement lui résister, voire la provoquer. 

Ici se cache, de notre point de vue, le danger du raisonnement occidental : en épuisant les possibilités d’un affrontement conventionnel, l’OTAN prend le risque de pousser Poutine à l’escalade nucléaire car, si sa faiblesse conventionnelle était avérée et vérifiée (ce qui nous semble loin d’être le cas, car personne ne connaît le plan de bataille exact de l’armée russe), la solution nucléaire deviendrait sa seule issue. 

La doctrine américaine naissante d’un nouveau Yalta

Progressivement, l’Ukraine se révèle être le théâtre d’un nouvel ordre mondial polarisé entre le bloc atlantique d’un côté, et le bloc chinois de l’autre. 

Tout dans ce conflit ukrainien concourt depuis le début à la “rigidification” de ce bipolarisme, à commencer par les sanctions économiques qui contribuent à séparer l’Occident de la sphère économique sinno-russe. 

Dans cette stratégie bipolaire, la vassalisation de l’Europe semble un élément essentiel de la nouvelle relation à bâtir avec les Etats-Unis. Le fait que l’Allemagne soit par exemple sommée d’acheter des avions américains F35, alors que la France se bat pour un avion européen, est un indice fort de la seringue dans laquelle le gouvernement profond américain a décidé de nous faire entrer. 

Dans cet ensemble, les Européens ont du souci à se faire, car la folie Mc Kinsey semble déterminée à nous avaler tout cru, et à ne nous laisser aucune autonomie réelle par rapport au grand frère d’Outre-Atlantique. 

Et si nous étions tentés de l’oublier, pourquoi ne pas pousser la Russie à nous infliger une correction nucléaire désagréable ?

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8 commentaires
  1. Évidemment nous n’en sommes qu’au début du début d’une escalade qui devrait atteindre un stade paroxysmique d’ici quelques semaines ou mois maximum.
    17 mars 2022
    Guerre en Ukraine : le renseignement US affirme qu’au moins 7 000 soldats russes sont morts et près de 20 000 ont été blessés depuis le début du conflit (voir sujet central)
    Dixit le Chef d’État Major de l’armée française : les difficultés de l’armée russe en Ukraine rendent Poutine “plus imprévisible”. Dans les dernières 24 heures, le PR russe donne pourtant quelques signaux. Du fort au faible.
    Fort : Le bombardement du théâtre de Marioupol hier l’a confirmé, la Russie est no limit. Si, selon l’ONU, 636 civils ukrainiens sont morts depuis le début du conflit (et des hôpitaux ont été visés à 43 reprises), le bilan russe en Syrie — 23 000 morts civils en 7 ans — laisse peu d’ambiguïtés sur ce qui est à venir.
    Moyen : Pour Poutine, l’ennemi est extérieur (Ukraine, OTAN, …) mais désormais, il est aussi intérieur. Dans un nouveau discours diffusé hier, le PR russe appelle à une “auto-purification” de son pays rongé par une “5e colonne”. Sa cible : les “traitres” russes occidentalisés accusés de soutenir “la destruction du pays”. Une purge donc, l’histoire russe connaît bien.
    Faible : Ce matin, gros mouvements d’avions d’Etat ou des services de sécurité au départ de Moscou vers l’est du pays. Selon DSI (revue de référence sur les questions de défense), leur destination pourrait être l’Oural et les bunkers du régime.
    Les dignitaires russes se mettraient à l’abri loin de la capitale ? A l’abri de quoi ? Le signal le plus faible… mais pas le moins flippant…

  2. En effet Zelenski est le pantin de Washington tant qu’il est soutenu. Les termes du traité de paix son connus. Mais Zalensky ne voudrait-il pas être le héros de l’Ukraine quite à provoquer une guerre mondiale. Biden ne passera pas la ligne rouge, mais la position du deep state et de Blinken n’est pas claire. Macron ne pourrait-il pas aussi jouer un rôle inattendu pour provoquer urgence et lois d’exceptions en France?

  3. « la vassalisation de l’Europe semble un élément essentiel de la nouvelle relation à bâtir avec les Etats-Unis. »
    De surcroît, si la guerre se répand en Europe, c’est nous qui en paierons les conséquences en termes de morts et de destructions. Les Etats Unis aiment vraiment répandre la guerre dans des territoires éloignés du leur, préservant ainsi leur pays au prix de l’indispensable « livre de chair » à canon envoyée sur les lieux pour preuve de leur bonne volonté.

  4. Il faut craindre une escalade parce que les fous vont jusqu’au bout de leur folie… Et moi, le pourfendeur éternel de l’URSS, j’affirme que les fous sont aujourd’hui à DC, Bruxelles, Paris.

    – à DC, cacher es turpitudes électorales, financières, criminelles (COVID, Pfizer, biotechnologies militaires en UKR…) ;
    – à Bruxelles, cacher le nazisme endémique de la Présidente de la Commission, ses relations douteuses avec Pfizer qui impliquent toute la Commission (comptes offshore à Chypre…) ;
    – à Paris, le simple algorithme des implications dans les multiples affaires douteuses de l’exécutif français est impossible à mettre sur une page A4, sans parler des affaires criminelles tout au long de la Crise Sanitaire 2020-2022 ;

    Il est impossible que ces institutions crapuleuses et criminelles continuent à diriger le monde sur les 5 prochaines années.
    Sinon : guerres, pandémies, vaccinations obligatoires, QR codes, camps de concentrations, chocs financiers, immigration non contrôlées, Chocs des Civilisations, guerre spatiale, guerre contre les satellites, arrêt des GPS donc des transports et activités connectées, chaos…

    Comme je dis la fenêtre est étroite et il ne faut pas la rater : vote massif le 10 avril 2022 en France, tsunami Républicain lors des mid-terms de novembre 2022. Sinon, on aura le pire du pire.

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