[PAYANT] L’UE bien décidée à vous faire payer la guerre de l’OTAN contre la Russie

L'UE colle sans sourciller à toutes les rodomontades américaines en Ukraine, à commencer par l'inepte adhésion de l'Ukraine à l'OTAN annoncée de longue date comme un casus belli par la Russie. Il n'en fallait pas plus pour que le gouvernement américain pousse des feux pour annoncer l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN... en condamnant les Européens à mener leur guerre au mépris de nos intérêts fondamentaux. La preuve ? La crise alimentaire pointe le bout de son nez, et elle promet d'être terrible. La Commission vient déjà de débloquer les 500 millions € en urgence pour éviter un naufrage agricole alors que le prix des intrants explosent et étouffent nos paysans.

Il faut absolument lire le communiqué de la Commission Européenne sur l’aide d’urgence aux agriculteurs pour comprendre à quelle sauce la crise ukrainienne et l’absurde politique de sanctions à outrance nous condamnent désormais. 

La Commission prend soin en effet d’annoncer “des mesures en faveur de la sécurité alimentaire mondiale et de soutien aux agriculteurs et aux consommateurs de l’Union”, un intitulé qui fait froid dans le dos et montre le décalage immense entre la propagande lénifiante sur la victoire de l’Occident face à la Russie et la réalité économique terrible qui se prépare. Car la Commission Européenne indique clairement que la sécurité alimentaire mondiale est désormais menacée. 

Nous parlons régulièrement d’Agenda du Chaos déroulé par la caste mondialisée, et il se déroule bien sous nos yeux, avec une ligne agressive vis-à-vis de la Russie qui débouche sur de prochains rationnements alimentaires… en Europe, y compris en France.  

Lire entre les lignes de la Commission Européenne

Dans le communiqué de la Commission, on trouve donc cette phrase emblématique d’une propagande officielle qui dénie farouchement les conséquences dramatiques de sa stratégie :

La disponibilité de denrées alimentaires n’est actuellement pas en danger dans l’Union, étant donné que le continent est largement autosuffisant en ce qui concerne de nombreux produits agricoles. Notre secteur agricole est toutefois un importateur net de produits spécifiques, par exemple de protéines fourragères. Cette vulnérabilité, conjuguée aux coûts élevés des intrants tels que les engrais et l’énergie fossile, créé des difficultés de production pour les agriculteurs et risque de faire grimper les prix des denrées alimentaires.

Autrement dit, la Commission rappelle que nous produisons beaucoup plus de denrées alimentaires que nous n’en consommons, mais que les prix vont fortement augmenter parce que notre production dépend “d’intrants” venus d’Ukraine et de Russie. 

C’est donc le comble : alors que nous sommes auto-suffisants, le prix de notre nourriture, et surtout le coût de production de notre nourriture, va s’envoler à cause de la guerre en Ukraine. Et cette hyper-inflation des prix alimentaires n’est pas une énième invention complotiste, elle est de l’aveu même de la Commission Européenne !

Panique sur le marché du porc

Au premier chef, c’est la viande de porc qui devrait connaître une forte hausse, ce qui n’est pas une très bonne idée puisqu’elle est, avec le poulet, la viande la moins chère sur les marchés, donc la viande la plus accessible à tous. 

Problème : pour nourrir les cochons, il faut du fourrage et des tourteaux fabriqués en Ukraine. Donc, nourrir les cochons va devenir plus compliqué, plus cher, et donc obligera à une augmentation des prix à la consommation, sans enrichir les producteurs. 

Pour éviter un désastre, la Commission met donc en oeuvre la mécanique dite du “filet de sécurité”, et pousse par ailleurs à élargir les surfaces cultivées en réduisant les jachères. 

Il faut comprendre ici que la Commission est en panne d’idée pour éviter un désastre alimentaire en Europe, et une dégradation de l’accès à la nourriture… 

Pourquoi changer une méthode qui ne marche pas ?

On pourrait supposer que, face à cette déroute, la Commission interroge sa logique et adopte une stratégie de souveraineté alimentaire, en “réinstallant” sur notre sol la production des intrants nécessaires à notre propre consommation. 

Mais non, la cécité idéologique est poussée jusqu’au bout : la Commission annonce encore plus d’importations et encore plus de libre-échange : 

Pour assurer la résilience, il est nécessaire de diversifier les sources d’importation et les débouchés grâce à une solide politique commerciale multilatérale et bilatérale.

Bref, on continuera comme avant, et on reproduira les mêmes erreurs. 

Les deux leçons à tirer du naufrage

Deux leçons urgentes sont à retenir de cet épisode lamentable :

  1. stockez du porc autant que vous le pouvez, le prix du saucisson va s’envoler
  2. nous n’en sommes qu’au début, les idéologues qui tiennent la Commission sont bien décidés à vous faire payer la guerre qu’ils mènent. 

On notera que les deux commissaires européens concernés par le dossier viennent de Pologne et des Etats baltes. Nous ne sommes pas prêts de retrouver la prospérité…

Les dossiers d'Aventin

Retrouvez les dossiers de référence de Laurent Aventin sur le COVID et la vaccination, pour enfin être informé clairement et avec rigueur sur la situation
ESSENTIEL
30 Shares:
1 commentaire
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Vous pouvez également aimer