Le macronisme, l’autre nom d’une bourgeoisie hystérisée et intolérante

Le macronisme, l’autre nom d’une bourgeoisie hystérisée et intolérante


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L’intérêt majeur de l’entre-deux-tours que nous vivons tient probablement au dévoilement progressif de ce qu’est devenu le macronisme, de ce dont il est à présent le synonyme. Car nous assistons à un formidable déferlement de haine réactionnaire contre le peuple sous la plume ou dans la bouche des macronistes au sens large, c’est-à-dire de tous ceux qui appellent aujourd’hui à « faire barrage au Rassemblement National ». Ceux qui vivent du système donnent libre cours, pendant 15 jours, à un prurit sectaire, hystérisé, intolérant, contre tout ce qui ne pense pas comme eux.

D’accord avec le #LFI #GerardMiller: « J’espère qu’#EmmanuelMacron parviendra à démasquer la candidate de l’#extremedroite, #MarineLePen, c’est possible car elle est comme le scorpion qui ne peut pas s’empêcher de piquer. Et il n’y a plus #EricZemmour pour la protéger » #LCI pic.twitter.com/ggfRM9UEpl

— Thierry de Cabarrus (@tcabarrus) April 19, 2022

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J’ai décidé de reproduire ci-dessus le tweet du « journaliste » Thierry de Cabarrus, que j’évoque dans la vidéo Telegram également reproduite, pour illustrer le propos de cet article : le macronisme ne se cache plus comme doctrine politique sectaire, portée par une bourgeoisie hystérisée et intolérante, qui ne s’appuie pas sur une conception politique rationnelle, mais sur une haine de l’autre.

Le macronisme, l’autre nom du sectarisme bourgeois

Le tweet de Cabarrus me paraît intéressant parce qu’il est emblématique de ce qui caractérise le macronisme aujourd’hui.

D’abord, il est produit par un journaliste détenteur d’une carte de presse, catégorie bien à part de la population qui se prétend éduquée, formée à une déontologie, avec un souci de vérification des sources et de sérieux. On découvre qu’un journaliste est capable de reprendre à son compte une phrase où un psychanalyste qui ne partage pas ses idées compare une adversaire politique à un animal, en l’espèce un « scorpion qui ne peut s’empêcher de piquer ».

Une personne éduquée, un membre de la caste, qui animalise ses adversaires…

Ensuite, ce tweet ne place pas du tout le débat avec le Rassemblement National sur le plan de la délibération démocratique. Nous ne sommes pas ici projet contre projet. Nous sommes dans le manichéisme binaire des maîtres qui donnent des notes à des esclaves, des humains qui méprisent les animaux qu’ils ont face à eux, des donneurs de leçons qui diabolisent leurs adversaires.

Et c’est probablement cela qui caractérise le mieux le macronisme aujourd’hui : un discours de caste où le débat d’idées est remplacé par le mépris de l’autre.

Le macronisme, cette réaction bourgeoise contre le peuple

Insensiblement, nous l’avons déjà dit en parlant de fascisme bourgeois ordinaire, Emmanuel Macron a fait glisser la « République » dans autre chose que la République.

Le macronisme exprime une réaction, il est tout entier la dynamique réactionnaire de la caste mondialisée qui exprime son exécration d’un peuple amoureux de sa souveraineté et hostile aux valeurs dominantes.

Après des années de souffrance, où le suffrage universel a permis d’imposer Trump et le Brexit, le macronisme bouillonne du prurit bourgeois qui exècre ce refus de l’Europe, cette revendication au « localisme », et cette affirmation identitaire traditionnelle. Enfin, on va claquer le beignet à tous ces cons qui la ramènent !

Du politique au religieux

L’un des signes les plus révélateurs de ce glissement franc et assumé de la politique vers le religieux, c’est la limitation des messages macronistes à une répétition de mantra.

Ainsi, on fait barrage au Rassemblement National parce qu’il est contre (ou prétendument tel) l’Europe, l’immigration, la diversité, l’écologie.

Aucun macroniste ne prend soin d’expliquer en quoi le projet lepénien est nocif. Il suffit de dire que Marine Le Pen est contre les grands points dogmatiques du macronisme pour résumer le débat.

Au fond, le macronisme ne diffère pas, par nature, d’une récitation de chapelet. Il procède d’une sorte de révélation pharisienne : il y a le dogme, et il y a les hétérodoxes, les blasphémateurs, les hérétiques, qu’il faut dénoncer et combattre par la Grande Inquisition.

Les amateurs d’histoire se rappelleront ici le combat de l’Ancien Régime contre les « libertins »… et se rappelleront la façon dont il a fini.

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