Guerre d’Ukraine – Jour 57-58 – A l’abri des missiles hypersoniques, les Russes prennent leur temps pour briser l’armée ukrainienne sans s’aliéner la population

Oui, la bataille de Slaviansk et Kramatorsk a commencé. Non, les Russes ne se sont pas fixés pour objectif d'avoir fini le 9 mai. S'il est une leçon que les Russes ont tirée du terrible XXè siècle, c'est la nécessité de faire du temps leur allié. Plus on observe le conflit, qui en est à son 56è jour, plus on est frappé par le contraste entre l'excitation permanente des Occidentaux et le sang-froid des Russes. A l'abri des missiles hypersoniques, ayant établi une maîtrise de l'espace aérien dès les premiers jours du conflit, la Russie s'est mise à faire la guerre au sol comme on la faisait au XVIIè ou au XVIIIè siècle en Europe: l'avancée est prudente, méthodique, soucieuse des pertes (à l'opposé des deux guerres mondiales) et elle inclut des cessez-le-feu réguliers et des mains tendues pour la négociation. Une partie de la rage occidentale vient non seulement de l'impuissance de plus en plus visible de cette armée ukrainienne dans laquelle on a investi des milliards mais aussi de l'apparente impassibilité de l'adversaire. Rien ne semble se passer comme prévu: les sanctions ne marchent pas dans la mesure où une grande partie du monde ne s'y associe pas; et puis l'armée russe s'adapte rapidement: puisque la pression sur Kiev n'a pas suffi à convaincre l'Ukraine et ses soutiens occidentaux que le temps de la négociation était venu, eh bien les Russes se retirent de larégion capitale et s'apprêtent à faire paser tout ce qui se trouve à l'est d'une ligne Kharkov-Odessa sous leur contrôle, direct ou indirect.

La bataille d’Ukraine 

Mercredi 20 avril 

Dans la région d’Izioum, les troupes russes ont vers Slaviansk et Kramatorsk depuis le nord et le nord-ouest. De violents combats se sont  également en direction de Barvenkovo. L’armée ukrainienne a perdu du terrain.  Une esquisse de contre-attaque vers Izioum a été contrecarrée par les groupes de reconnaissance russes. 

Une autre direction importante dans la région, où les forces russes ont récemment revendiqué un succès, est l’avancée vers la ville de Liman depuis le nord-est. Le 19 avril, les responsables de la République de Lougansk ont confirmé le contrôle de plusieurs villages en direction de la ville. 

Les combats se poursuivent au sud de Rubejnoïe et dans les faubourgs de Severodonetsk. 

Sur les lignes de front de Donetsk, (…) des affrontements à l’artillerie lourde se poursuivent de Popasnaya à Maryinka, où les unités de la République de Donetsk repoussent lentement les forces armées ukrainiennes de leurs positions.

Les positions russes et de l’armée ukrainienne près de Kharkov restent inchangées. La situation dans le sud de l’Ukraine reste également stable. Dans les régions de Kherson et de Nikolaïev, la principale ligne de front se situe dans la zone Alexandrovka – Snigirevka – Velikaya Alexandrovka. Dans le même temps, les positions de l’armée ukrainienne dans la région de Nikolaïev sont lourdement pilonnées par les missiles russes.

La pause dans les hostilités a permis d’évacuer 140 civils des bâtiments situés près de l’Azovstal. Ils ont confirmé qu’il restait encore des civils dans la zone, cachés dans les sous-sols.

En conséquence, le ministère russe de la défense a proposé un autre cessez-le-feu le 20 avril, avec les mêmes conditions.

En réalité “des doutes subsistent quant à l’existence de civils retenus en otage dans les sous-sols d’Azovstal. Malheureusement, il semble que les militants d’Azov et le régime de Kiev ne soient pas disposés à les laisser sortir, car dans ce cas, ils confirmeraient que les “cruels envahisseurs russes” ont sécurisé les couloirs humanitaires et sauvé la vie d’Ukrainiens, y compris de soldats. Kiev ne peut tirer profit que de la destruction de l’ensemble de l’Azovstal et de ce qui reste des nationalistes et probablement des civils à l’intérieur“. 

Autre élément très important: 

Dans la ville de Mariupol, les corps des soldats ukrainiens tués par derrière ont été découverts dans la zone du port maritime. Les victimes portaient sur elles des papiers attestant de leur volonté de se rendre. On suppose donc qu’elles ont été tuées par leurs camarades alors qu’elles tentaient de se rendre”.

Les frappes avec des armes de haute précision sur les installations militaires ukrainiennes n’ont pas cessé. Selon le ministère russe de la Défense, 2 bastions dans la région de Kalinovo-Popasnoye et 6 zones de concentration de personnel et d’équipement des forces armées ukrainiennes dans les régions de Mirnoïe, Slaviansk et Popasnoye ont été frappés le 19 avril. En conséquence, jusqu’à 180 personnes et 15 véhicules blindés ont été détruits. Près du village de Barvenkovo, le lanceur du système de missiles anti-aériens Buk-M1 a été détruit.

Jeudi 21 avril 

Lors d’ un entretien entre le Ministre de la Défense Sergueï Choïgou, et le président Poutine, le 20 avril, ce dernier a donné l’ordre de ne pas perdre une vie de plus dans l’assaut sur Azovstal. Le site de l’usine est donc bloqué. 

Une fois de plus Vladimir Poutine montre sa capacité à prendre tout le monde par surprise. 

  • on a la confirmation que la stratégie “à la Turenne” est bien la sienne. 
  • il coupe l’herbe sous le pied à la propagande ukrainienne et occidentale qui s’apprêtait à transformer les derniers “résistants” de Marioupol en martyrs de la liberté. Et à tous ceux qui voulaient construire une histoire sur des civils luttant aux côtés des valeureux “moudjahidins ukrainiens”. 
  • il signifie, si besoin était, la profonde rupture avec l’indifférence aux pertes en soldats des armées tsaristes puis soviétiques.

Par ailleurs:Le 21 avril, le ministère russe de la Défense a annoncé que les forces de la Russie et de la République populaire de Lougansk ont pris le contrôle total de la ville de Kremennaya. Cette même zone était un bastion des forces de Kiev, en particulier des formations nationalistes.

Le ministère de la Défense a ajouté que, dans la nuit, l’aviation opérationnelle-tactique et l’aviation de l’armée russes ont frappé 20 zones de concentration de la main-d’œuvre et des équipements militaires ukrainiens. Les frappes ont eu lieu dans les régions de Shnurki, Novonikolaevka et Aleksandrovka.

Dans le même temps, les troupes de missiles et l’artillerie russes ont frappé 1 001 actifs militaires de l’Ukraine. Les cibles comprenaient 58 postes de commandement, 162 positions de tir d’artillerie et 771 points forts et zones de concentration de la main-d’œuvre et des équipements militaires”.

L'affrontement géopolitique

+ Le ministère russe de la Défense a déclaré avoir effectué avec succès le premier essai d’un nouveau missile balistique intercontinental, le Sarmat 2, mercredi 20 avril, depuis le site de lancement de Plesetsk, dans le nord de la Russie. Le président Vladimir Poutine a déclaré que cette arme ferait “réfléchir à deux fois” toute puissance hostile avant de nourrir des intentions agressives contre la Russie.

Il est fondamental de comprendre que cette arme hypersonique donne à la Russie une supériorité absolue pendant quelques années. Pensons au monopole américain de la bombe atomique entre 1945 et 1949. Toutes choses égales par ailleurs, les Russes ont actuellement une supériorité du même type. C’est pour cela que les Russes ne sont pas pressés dans cette guerre! 

+ Ce que ni l’Occident ni le gouvernement kiévien ne semblent comprendre, c’est que plus ils repoussent le moment de négocier, moins il restera de territoire à l’Ukraine. Après Kherson, on commence à parler d’un référendum d’appartenance pour le district de Kharkov aussi. Cela conduit Tom Fowdy à écrire: “Cela ressemble de plus en plus à la Nouvelle Russie (du XIXè siècle) chaque jour. L’Ukraine ne récupérera pas les territoires qu’elle perd, et la Russie joue sur ce point en faisant comprendre que plus elle résiste, plus les conditions de paix qu’elle obtiendra seront mauvaises“.

+ Lu chez M. K. Bhadrakumar

Le Conseil de sécurité de l’ONU a tenu un événement extraordinaire le 6 avril sous la rubrique Réunion de la formule Arria sur la sécurité biologique concernant les activités biologiques dans des pays dont l’Ukraine. Comme on pouvait s’y attendre, les représentants des États-Unis et du Royaume-Uni ne se sont pas présentés à l’événement et les médias occidentaux ont également occulté les débats. Mais cela n’enlève rien à la signification profonde de ce qui s’est passé.

Le point culminant des débats du Conseil de sécurité, qui ont duré plus de deux heures, a été la révélation par le général Igor Kirillov, chef des forces de défense contre les radiations, les produits chimiques et biologiques des forces armées russes, que Washington est en train de créer des laboratoires biologiques dans différents pays et de les relier à un système unifié.

Il a déclaré que les États-Unis ont dépensé plus de 5 milliards de dollars dans des programmes biologiques militaires depuis 2005 et a précisé que dans les seuls territoires limitrophes de la Russie et de la Chine, une soixantaine d’installations ont été modernisées au cours de cette période. Le réseau ukrainien de laboratoires, conçu pour mener des recherches et surveiller la situation biologique, comprend 30 installations réparties sur 14 sites peuplés.

Des matériaux hautement sensibles provenant des laboratoires biologiques ukrainiens ont été exportés vers les États-Unis début février, juste avant le début de l’opération spéciale russe, et le reste a reçu l’ordre d’être détruit de peur de tomber entre les mains des Russes. Mais la dissimulation n’a été que partiellement réussie. En effet, la Russie est en possession de preuves hautement incriminantes.

Auparavant également, la Russie avait publié un certain nombre de documents relatifs aux activités militaires biologiques du Pentagone, qui pointaient vers un projet mondial visant à installer des laboratoires biologiques dans des pays rivaux dans le but de développer des armes virales ciblées contre ces pays.

Les actes de la conférence du Conseil de sécurité du 6 avril sont dans le domaine public et sont accessibles. Voir la vidéo

La Russie a formulé des allégations spécifiques, pointant du doigt :

Le financement par le Pentagone des bio-laboratoires en Ukraine ;
L’emplacement de ces bio-laboratoires (pas seulement en Ukraine mais dans 36 pays du monde) ;
Les maladies et épidémies sur lesquelles des travaux de recherche sont en cours, en se concentrant sur les moyens de leur diffusion, les pays où ils sont testés (même à l’insu des gouvernements de ces pays) ; et, bien sûr,
les expériences relatives au coronavirus (et aux chauves-souris utilisées pour transmettre ce virus).
Cependant, les États-Unis ont jusqu’à présent refusé catégoriquement d’accepter toute supervision et vérification de ces preuves à charge et ont fait obstruction à la demande d’un mécanisme de vérification. Il est peu probable que les États-Unis autorisent un processus de vérification international susceptible de les exposer comme se livrant à des crimes contre l’humanité – bien qu’il existe des cadres appropriés, notamment la Convention sur les armes biologiques (CIAB) et l’ONU, pour entendre les éclaircissements du pays concerné de manière équitable et impartiale.

Une “découverte” stupéfiante sur laquelle les forces russes en Ukraine sont tombées est l’utilisation d’oiseaux numérotés par les laboratoires financés par le Pentagone. (…) Des groupes d’oiseaux migrateurs sont capturés, numérisés et on leur attache des capsules de germes qui portent une puce à contrôler par ordinateur. (…)  Les Russes ont fait la déclaration choquante qu’ils sont en fait en possession de tels oiseaux migrateurs numérisés dans les laboratoires biologiques du Pentagone.“. 

M.K. Bhadrakumar est très expérimenté et informé. S’il accorde du crédit à ce qui a été exposé lors de ce débat à l’ONU, il vaut la peine de suivre le dossier. 

En tout cas, on se dit que les Etats-Unis ont certainement sous-estimé le choc en retour du soutien qu’ils ont apporté depuis huit ans à l’Ukraine. 

+ On assiste à l’effondrement complet des représentations historiques sur lesquelles était fondée la République Fédérale, avec au coeur le rejet du nazisme. Lui est substitué un véritable révisionnisme historique consistant  à réhabiliter mezzo voce les combats de l’Ukraine et des Pays Baltes aux côtés de l’Allemagne nazie contre l’URSS. Il revient à Madame Baerbock, ministre écologiste des Affaires étrangères, de trahir tout ce à quoi son parti et son pays ont cru jusqu’à récemment. Lors de sa visite en cours  dans les Pays Baltes, il est prévu que le Ministre se rende à des monuments d’hommage aux victimes du communisme. Mais pas dans les mémoriaux commémorant les victimes du nazisme. 

++ Selon l’Agence TASS: “La République centrafricaine (RCA) souhaite augmenter le nombre d’instructeurs militaires russes sur son territoire, a déclaré à l’agence TASS l’ambassadeur de la RCA en Russie, Léon Dodonou-Pounagaza, lors de la visite des ambassadeurs étrangers dans la région de Vladimir. “Les instructeurs russes ont fait pour notre pays en un an ce que les militaires occidentaux, américains ou français, n’ont pas réussi à faire en dix ans. Je suis donc très heureux et nous aimerions que [leur] nombre augmente“, a-t-il déclaré

La dédollarisation du monde est en marche

+ Remarques introductives du président russe lors d’une réunion consacrée à la situation économique le lundi 18 avril:  

L’ordre du jour d’aujourd’hui comprend un examen de la situation économique actuelle en Russie et de ses principales tendances. Nous discuterons des mesures supplémentaires nécessaires dans l’environnement actuel pour soutenir les entreprises, les fabricants, les industries et, bien sûr, la population russes.

Il est évident que la pression des sanctions imposées par les pays occidentaux a été le principal facteur négatif pour l’économie ces derniers temps. Ils s’attendaient à ce que les sanctions еру produisent rapidement un effet dévastateur sur les finances et l’économie de la Russie, qu’elles sèment la panique sur les marchés, qu’elles provoquent un effondrement du système bancaire et qu’elles créent d’importantes pénuries de marchandises dans les magasins.

Cependant, nous pouvons déjà affirmer en toute confiance que cette politique a échoué en Russie. La stratégie consistant à déclencher une guerre éclair économique a été inefficace. De plus, les sanctions ont affecté ceux qui les ont initiées. Je fais référence à la hausse de l’inflation et du chômage et à la détérioration des perspectives économiques des États-Unis et des pays européens, ainsi qu’à la baisse du niveau de vie des Européens et à la dépréciation de leur épargne.

Comme je l’ai déjà dit, la Russie a su résister à cette pression sans précédent. La situation revient à la normale, le rouble retrouvant son niveau de la première quinzaine de février, ce qui s’explique par un solide excédent commercial, qui est une réalité objective. Au premier trimestre, l’excédent de la balance courante a dépassé 58 milliards de dollars, ce qui constitue un record historique. Les liquidités étrangères reviennent dans le secteur bancaire et les dépôts des ménages augmentent.

Quant au marché de la consommation, la demande de détail s’est stabilisée après une brève période d’achats de panique, ce qui arrive dans des situations comme celle-ci. Les chaînes de magasins se réapprovisionnent.

Permettez-moi de noter que nous avons eu raison de nous abstenir de faire passer la réglementation du marché en mode manuel et artificiel. Au lieu de cela, nous avons donné aux entreprises la liberté de trouver des solutions appropriées et efficaces. Ces décisions nous ont permis de maintenir l’approvisionnement de la chaîne de distribution et de garantir la disponibilité des produits essentiels dans les magasins.

Je voudrais dire quelques mots sur le taux d’inflation. Il se stabilise maintenant, mais néanmoins vous et moi savons très bien que les prix à la consommation ont considérablement augmenté en Russie au cours des six dernières semaines, de 9,4 pour cent, ce qui signifie que l’inflation de fin d’année au 8 avril était de 17,5 pour cent.

Nos collègues du gouvernement et de la Banque centrale doivent savoir que nous sommes pleinement conscients de ce qui se passe : le taux d’inflation est très élevé. Les gens ont ressenti l’impact sur leurs revenus familiaux, ils remarquent comment les prix ont augmenté, et nous devons aider nos citoyens à faire face à cette vague d’inflation.

Dans ce contexte, je voudrais vous rappeler qu’il a été décidé d’ajuster toutes les prestations sociales, les pensions et les salaires du secteur public, en fonction de l’inflation. Les paramètres de cet ajustement doivent être préparés par le gouvernement.

Bien sûr, la condition principale pour une augmentation réelle des revenus de nos citoyens est la création de nouveaux emplois bien rémunérés, l’accélération du taux de croissance économique et le développement de l’industrie et des autres secteurs.

Dans l’ensemble, la situation actuelle est stable à cet égard, comme nous pouvons le constater à partir de l’indice de production d’électricité. Cet indicateur est très bon, ce qui témoigne du développement dynamique de l’économie. Et le nombre de chômeurs inscrits est relativement faible.

Nous devons certainement surveiller en permanence la situation de l’économie et du marché de l’emploi et, d’une manière générale, nous devons nous tenir au courant de l’évolution de la situation, ainsi que prendre des décisions rapides pour assurer le fonctionnement stable et confiant de nos entreprises et de nos entrepreneurs. Jusqu’à présent, le gouvernement et la Banque centrale s’y sont employés avec succès.

Aujourd’hui, je voudrais demander à nos collègues de la Banque centrale et du gouvernement de nous parler de leur vision du développement de l’économie nationale et des mesures que nous devons prendre pour éviter une situation potentiellement défavorable dans l’économie et des revers pour les sociétés, les entreprises et les citoyens russes.

Avant de passer à l’ordre du jour, je voudrais mentionner les questions auxquelles je souhaite accorder une attention particulière aujourd’hui.

Le premier est le commerce extérieur. Les restrictions contre la Russie imposées par des pays inamicaux ont affecté les entreprises russes et, bien sûr, ont compliqué la logistique des exportations et des importations et créé des obstacles à la conclusion de règlements.

Il est nécessaire de fournir aux entrepreneurs toute l’aide possible pour faire face à ces problèmes, notamment en accélérant la transition du commerce extérieur vers le rouble et les monnaies nationales des pays qui sont des partenaires commerciaux fiables de la Russie. Je tiens à souligner que dans le nouvel environnement modifié, nous devons agir beaucoup plus rapidement. J’aimerais que vous fassiez rapport aujourd’hui sur la manière dont ce travail est organisé et sur les résultats que vous comptez obtenir.

Deuxièmement, il est d’une importance cruciale de soutenir la demande intérieure et d’empêcher qu’elle ne se contracte. Il faut agir à la fois par le biais du système budgétaire et en offrant aux entreprises un meilleur accès aux prêts. C’est la responsabilité de la Banque centrale. La banque a déjà commencé à baisser le taux d’intérêt, ce qui réduira le coût futur des prêts dans l’économie.

Quant au budget, je suis au courant des discussions entre la Banque centrale et le gouvernement, qui se déroulent dans un contexte de baisse des prêts ; néanmoins, le budget doit absolument soutenir activement l’économie, la remplir de ressources financières, maintenir sa liquidité. Nous avons la capacité de le faire. Bien sûr, il faut agir avec prudence ; le ministre et moi en discutons constamment.

Néanmoins, au premier trimestre de cette année, nous assistons à un niveau record d’excédent budgétaire. Nous avons besoin de solutions supplémentaires ici, et elles doivent être mises en œuvre lorsque l’économie en a le plus besoin. Il faut être prudent et, à mon avis, la condition essentielle est que le système financier reste stable aux niveaux fédéral et régional. Quel est notre excédent actuel ? Je crois qu’il est d’environ 1,1 trillion de roubles, et l’excédent total des régions est d’environ 0,9 trillion de roubles

+ La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, et ses homologues du bloc majoritairement occidental ont quitté la session des experts financiers du G20 mercredi, alors que les responsables russes commençaient à prendre la parole. Ce boycott – destiné à protester contre la guerre menée par Moscou en Ukraine – n’a pas été suivi par les responsables d’au moins dix autres pays, dont l’Indonésie, la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud et l’Arabie saoudite.

Israël élargit le portefeuille de devises étrangères que détient sa banque centrale pour y mettre le yuan. 

Abonnez-vous à notre newsletter

Les droites de Husson

Soyez les premiers à connaître les 1001 secrets des droites françaises à l'approche des élections présidentielles. La lecture intégrale de cette lettre est comprise dans l'abonnement à 9,90 €/mois !

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

162 Shares:
11 commentaires
  1. Ici nous allons être exterminés. Macron réélu et embargo sur gaz et pétrole russe. Interdiction de la douche chaude en Allemagne. Les sanctions : rituel suicidaire sur ordre du continent. https://nicolasbonnal.wordpress.com/2022/04/22/interdiction-de-la-douche-en-allemagne-les-sanctions-antirusses-muees-en-un-rituel-suicidaire-la-guerre-sert-a-etablir-le-grand-reset-de-klaus-schwab-en-mode-sado-et-turbo-energie-peche-pui/

  2. je remarque vous etes tres fort pour vous faconner un narratif sur mesure et essayer de faire gober que c’est la pure verite qui a mon avis n’est ni présente ici ni sur dans les médias Pro Yankees ….mais de la a affirmer que Poutine prend son temps nanani nananard il faut arreter la fumette d’urgence les 🤡 vous etes grave défoncés

    1. Actuellement les plus défoncés, ce sont les Ukrainiens et leurs soutiens . Quand au fait que Poutine soit pressé sa décision de ne pas risquer inutilement des pertes en n’attaquant pas l’usine d’Azovsthal, mais en l’enfermant simplement “de façon à ce qu’une mouche ne passe pas” est effectivement la preuve qu’il sait que le temps joue pour lui . Plus de bouffe, plus d’eau, pas de réapprovisionnement en munitions, combien de temps les salopards de nazillons que l’OTAN soutient mettront ils à crever ou se rendre? Sans oublier que c’est la meilleure manière de prendre vivants les effectifs que nos branquignols (Macron & co) ont eu l’incommensurable bêtise d’envoyer se faire trouer la peau pour l’oncle Sam . Vivement que ce salopard retourne dans les poubelles de l’histoire, c’est sa place .

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Vous pouvez également aimer