L’Agence européenne du médicament mettrait-elle des bâtons dans les roues du vaccin Valneva ?

La société de biotechnologie française, Valneva, a vu chuter son cours en Bourse après que l’Agence européenne des médicaments (EMA) lui a demandé de fournir des données supplémentaires concernant son vaccin anti-Covid, VLA2001. Valneva espère obtenir une autorisation de mise sur le marché de son vaccin VLA 2001 au cours de ce trimestre.

Le laboratoire français, Valneva a reçu de nouvelles questions du comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l’EMA dans le cadre de la revue réglementaire de son vaccin à virus inactivé. Il s’agit du premier et seul candidat de vaccin à virus inactivé, qui fait l’objet d’une évaluation en Europe. Cependant la question est de savoir si les sociétés européennes, du fait des manipulations de l’opinion à propos des premiers vaccins, ne seront pas a priori hostiles à un vaccin, même classique. 

Une chute de 15,5 % pour le cours de l’action Valneva

Au début du mois d’avril, la Grande-Bretagne a approuvé l’utilisation du vaccin français Valneva. C’est le premier pays à avoir autorisé le produit. Cela constitue une sorte de victoire pour le fabricant de médicaments français.

La Commission européenne a aussi conclu avec Valneva un accord d’achat pouvant aller jusqu’à 60 millions de doses de vaccin d’ici à 2023. Valneva a également signé un accord pour l’utilisation d’urgence de son vaccin au Royaume de Bahreïn pour la fourniture d’un million de doses. 

Mais la victoire a été de courte durée, car l’EMA a demandé des données supplémentaires concernant le vaccin. Suite à cette décision du régulateur de l’UE, Valneva a vu le cours de son action dégringoler. Il a chuté d’environ 15,5 %. Cette décision de l’EMA va retarder la mise sur le marché du produit. Elle aura aussi un impact sur les contrats de vente déjà établis. 

Pour rappel, en septembre 2021, le gouvernement britannique avait annulé une commande de 100 millions de doses du vaccin Valneva, un contrat de 1,4 milliard d’euros. Il a accusé le fabricant de vaccin d’avoir manqué à ses obligations.

Déception de Valneva

Dans un communiqué, le PDG de Valneva, Thomas Lingelbach, a exprimé sa déception face à cette nouvelle requête de l’EMA sur les « nouvelles données » et les « justifications supplémentaires ».. Il a aussi indiqué que l’entreprise est prête à travailler avec les régulateurs et à répondre à leurs exigences en vue d’obtenir l’approbation du vaccin.

Notons que ce n’est pas la première fois que l’EMA demande à Valneva de fournir des données supplémentaires. L’entreprise a déjà répondu à une série de questions formulées par l’agence en février. Elle espérait que les informations fournies étaient suffisantes et qu’elles permettraient à l’EMA de conclure son évaluation. Quoi qu’il en soit, Valneva s’engage à répondre à la requête de l’EMA dans les prochains jours.

Effectivement, on ne décèle pas la même hâte que celle qui a pu exister pour les vaccins précédents. Alors même qu’il s’agit du premier vaccin classique examiné par l’UE, aux effets secondaires vraisemblablement beaucoup plus limités que pour les vaccins à ARNm. 

About Post Author

52 Shares:
8 commentaires
  1. C’est cousu de fil blanc. Presque comique.
    Voilà une question qu’elle aurait été bonne, comme aurait dit Coluche, lors du débat du second tour: Valneva! la France! voyons! nom de Dieu! Alors M’sieur Macron, y en aurait que pour Pfitzer?!

  2. Fin 2021, on nous a annoncé la fin des essais de phase 3 en décembre. Puis un mois plus tard, une possible autorisation pour mars. Pourquoi mars? Trois mois de plus se justifieraient-ils ? Dans le même temps les volumes précommandés par la Grande-Bretagne et l’UE étaient ridicules, bien en deçà des volumes de vaccins ARNm. Et maintenant un nouvel ajournement…
    Moi j’attendais Valneva pour avoir un vaccin traditionnel qui ne modifie pas mon corps pour lui faire produire de la Spike…
    Entretemps j’ai changé de plan, je me suis procuré un pass vaccinal trois doses via un canal Telegram. Ça m’a coûté 250 € mais je retrouve la capacité de voyager tout en préservant ma santé.

      1. Formellement, ce n’est pas légal.
        Sur le fond, j’estime que le gouvernement n’a aucune légitimité à nous imposer le vaxxin et toutes les vexations qui vont avec. Ancien militaire, je m’appuie sur ce principe du “Règlement de discipline générale” qui dit que “NUL N’EST TENU D’OBÉIR A UN ORDRE MANIFESTEMENT ILLÉGAL”. J’ai donc ma conscience pour moi.
        Pour en savoir plus voyez le commentaire de Suffren sur
        https://ripostelaique.com/unissons-nous-contre-la-vaccination-obligatoire-qui-nous-menace.html

  3. Serait-ce lié à la délicate question de la propriété intellectuelle ? La cour suprême U.S a statué en 2013 que les v à Arn permettent de breveter le génome humain. Valneva étant français et promouvant un autre type de v, ceci explique peut-être cela.

  4. S’agissant d’une initiative 100% européenne (Autriche + France) l’inertie de l’EMA et de l’UE interpelle… Un naïf comme moi pensait qu’au contraire que tout aurait été fait en France et en Europe pour pousser ce produit au détriment de celui de Pfizer. Après tout , la grande Bretagne n’a pas agi autrement avec le vaxxin d’Astra-Zeneca. Mais c’est l’inverse qui se produit.
    Posons-nous la question “cui bono ?” (à qui cela profite-t-il ?).
    A ce stade je vois deux bénéficiaires possibles : Pfizer et le NOM.
    Pfizer sent bien qu’il n’obtiendra jamais l’autorisation définitive de son vaxxin en 2023 et cherche à ratisser le maximum de bénéfices tant qu’il en est encore temps. J’imagine qu’à côté des provisions pour les colossales amendes qui vont tomber un jour, il a déjà commencé à arroser tous les gouvernants occidentaux.
    Le NOM sent bien que le vaccin de Valneva, sans effet secondaire ou presque et sans mortalité induite, ne va pas contribuer à réduire le volume de la population. Il est donc essentiel pour lui de saper la confiance envers Valneva. D’ailleurs si ce vaccin obtient l’autorisation, on verra rapidement fleurir des campagnes de dénigrement, comme on l’a vu pour Sinovax, autre vaccin à virus atténué.

  5. Ben, il faut juste attendre que la vaccination obligatoire soit instaurée en UE, que les commandes des daubes habituelles soient faites au taquet, qu’elles aient été distribuées et que les consignes de forçage de la population aient été bien imprimées dans l’esprit des médecins et autres milices en support. Après, Valneva sera autorisé, plus de fenêtre de tir, plus de marché… Ursula, Macron, Draghi, etc… sont bien des enc..lés.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Vous pouvez également aimer