Vaccination Covid : une (rare) position de l’Eglise en vérité

Retour sur un texte d’Eglise évoquant l’analyse de la politique vaccinale en France. Il s’agit d’une note informative de l’académie diocésaine pour la Vie (Bayonne) daté du 23 juillet 2021. A l’heure où le collège des évêques de France reste dans une certaine forme de déni, cette analyse mérite d’être remise en lumière car elle pose les bonnes questions.

Alors que les travaux de l’OPECST sur les effets indésirables de la vaccination anti Covid vont bon train et que différents intervenants font remonter des données chiffrées et vérifiables particulièrement inquiétantes sur la morbi-mortalité des personnes vaccinées contre Covid (un événement grave observé toutes les 1434 vaccinations Covid, un décès toutes les 28 300 vaccinations, enfin une consultation toutes les 340 vaccinations Covid), l’Eglise de France reste dans le silence sur un sujet embarrassant.

 

Il faudra cependant bien qu’Elle se prononce car le nombre de personnes blessées par la vaccination contre Covid ne cesse de devenir visible auprès d’une opinion publique qui ouvre de plus en plus les yeux sur ce que l’on peut déjà qualifier de scandale mondial de santé publique.

 

Les lettre ouvertes (la mienne, le manifeste de St Antipas…) ou encore la création en 2021 du réseau Saint Antipas qui agit dans la prière et interpelle l’Eglise, n’ont pas réussi à faire bouger les lignes. L’affaire des violences sexuelles et le rapport de la CIASE ont-elles incité l’Eglise à se tenir prudente ? Si cela avait été le cas Elle n’aurait nullement soutenu la politique sanitaire française et serait au mieux restée neutre. Cette position n’aurait pas été digne ni courageuse de sa part mais au moins aurait-elle éviter de s’associer au scandale.

 

Une note courageuse et en vérité sur Covid

 

Pourtant une note de juillet 2021 émanant du diocèse de Bayonne et reposant uniquement sur des informations issues de la littérature scientifique, des déclarations politiques et des médias permet de faire un constat et une analyse pertinente. Nous publions ici quelques extraits :

 

1_Or, dès le début et pendant une longue période, les médicaments susceptibles d’aider à combattre la maladie ont été interdits ou passés sous silence et de brillants professeurs en médecine discrédités. Ce premier constat – qui fait référence à l’interdiction par décret en mai 2020 d’utiliser l’hydroxychloroquine et au rejet par le conseil d’Etat d’une requête déposée en janvier 2021 par 500 médecins pour obtenir une autorisation temporaire d’utilisation de l’ivermectine – aurait dû d’emblée susciter une réaction de prudence de la part de l’Eglise catholique au lieu de s’associer à une politique contestée et contestable.

 

Nous rappelons que le refus de l’utilisation de l’ivermectine a probablement été la cause de milliers de morts en France.

 

2_Le 02/04/2020, en pleine crise épidémique du COVID 19, malgré l’intervention de personnalités politiques, l’Etat a refusé d’apporter son aide pour réactiver la Société LUXFER, seule Société en Europe, spécialisée dans la production de bouteilles d’oxygène médical, utilisées notamment en oxygénothérapie.Comment en « période de guerre » peut-on concevoir de délaisser une entreprise fabriquant des « munitions » ?

Il eut été important d’avoir en quantité ce genre de matériel pour apporter une aide significative aux personnes en détresse souffrant de différentes pathologies pulmonaires.

 

Le gouvernement français a tenu un discours ambigu qui ne s’est pas concrétisé dans les actes. L’entreprise LUXFER fait finalement l’objet d’un nouveau projet d’ici 2024 et d’un rachat par Europlasma avec un cofinancement public. Alors que l’oxygénothérapie est au cœur de la prise en charge clinique des patients atteints du Covid, il n’y a pas d’empressement pour remettre sur pied une industrie européenne plus que nécessaire. En revanche, la production mondiale de doses vaccinales expérimentales a été conduite en moins d’un an. Les milliards d’euros d’argent public ont été débloqués par anticipation. Pourquoi une usine basée dans le Puy de Dôme n’est-elle pas redressée et productive en quelques mois ?

 

3_Le 22 mai 2020, dans son communiqué, l’Académie Nationale de Médecine déclare que la vitamine D « module le fonctionnement du système immunitaire par stimulation des macrophages et des cellules dendritiques » et « joue un rôle dans la régulation et la suppression de la réponse inflammatoire cytokinique à l’origine du syndrome de détresse respiratoire aigüe qui caractérise les formes sévères et souvent létales de COVID 19. Cette institution « confirme sa recommandation d’assurer une supplémentation vitaminique D » […] Pourtant, on peut lire dans son communiqué : « la vitamine D ne peut être considérée comme un traitement préventif ou curatif de l’infection due au Sars Cov 2 […]

Ainsi, la communication émanant de cet organisme important en matière de santé publique est aux antipodes du slogan porté par les Autorités et relayé par la grande majorité des médias « dépistez, rentrez chez vous et prenez du Doliprane ».

 

Bien que la vitamine D ne soit pas un traitement miracle contre Covid, les personnes carencées en vitamine D sont plus exposées que les autres aux effets délétères de la maladie. En outre, un décret de janvier 2022 obligeait les industriels – essentiellement les fabricants de compléments alimentaires – à indiquer les perturbateurs endocriniens dans leurs produits. La vitamine D était dans le collimateur à travers le cholécalciférol, une forme de vitamine D. Mais, la société française d’endocrinologie recommande elle-même une supplémentation en vitamine D et remettait déjà en question la décision de la Haute autorité de santé en 2014 de limiter le dosage de la 25-hydroxyvitamine D.

Une information tronquée transmise aux citoyens

 

La note de Bayonne fait ensuite le constat suivant : La politique du frein à l’encontre des traitements précoces semble puiser sa légitimité dans la volonté du gouvernement d’aboutir à une vaccination de masse en ayant laissé le temps nécessaire aux laboratoires de sortir leurs vaccins. Cette conjecture va au-delà de toute supposition fondée sur des probabilités puisque dans les faits, cette négation des traitements précoces a ouvert la voie aux seuls vaccins. Les traitements précoces auraient pu obtenir une autorisation temporaire d’utilisation car répondant parfaitement aux exigences du Droit Médical à savoir : une présomption d’efficacité et un minimum d’effets secondaires.

 

La stratégie du tout vaccinal consiste donc à empêcher toute pratique thérapeutique qui permettrait de limiter la vaccination en lui substituant une approche clinique plus efficace, mieux tolérée et moins toxique. Il ne fait cependant aucun doute qu’il y a eu une obstruction institutionnelle volontaire et contrôlée d’un accès aux traitements efficaces alors que les recommandations en santé publique face à une épidémie précisent que les interventions requises nécessitent des mesures préventives, l’utilisation de traitements médicamenteux appropriés et la recherche d’une réponse vaccinale. Le système a été perverti en bloquant l’accès aux traitements efficaces et en supprimant les principes de précaution face à des injections qui s’avèrent toxiques. Les citoyens n’ont pas été informés de cette toxicité par les autorités sanitaires.

 

La note rappelle que la remise en cause de l’efficacité et de la limite de ces vaccins qui ressort très clairement de ce mémoire, remis au Conseil d’Etat (mémoire du ministre de la Santé du 28/03/2021) tel que rédigé, est de nature à porter une très grande confusion dans l’esprit des gens et donc à vicier très gravement leur consentement. Ainsi, le Ministre de la Santé accorde peu de crédit à ces produits géniques toujours en cours d’expérimentation.

 

Enfin, le consentement libre et éclairé des citoyens a été tout simplement spolié :

La vaccination qui semble contraire, notamment, à deux articles du Code de Déontologie Médicale : les articles R.4127-39 et R.4127-40.

Ainsi, le 1er article édicte l’interdiction suivante : « les médecins ne peuvent proposer aux malades ou à leur entourage comme salutaire ou sans danger un remède ou un procédé illusoire ou insuffisamment éprouvé ». Il en est de même pour le 2ème qui stipule : « le médecin doit s’interdire, dans les investigations et interventions qu’il pratique comme dans les thérapeutiques qu’il prescrit, de faire courir au patient un risque injustifié ».

L’article R.4127-35 du même Code énonce : « le médecin doit à la personne qu’il examine, qu’il soigne ou qu’il conseille une information loyale, claire et appropriée à son état, les investigations et les soins qu’il lui propose ».

Or, ces dispositions s’appliquent à la personne candidate au vaccin. Elle est en droit d’obtenir les indications suivantes :

– Que les vaccins sont toujours en cours d’essais cliniques et que ceux-ci peuvent s’échelonner jusqu’en 2025

– Qu’ainsi, ils ne disposent que d’une autorisation temporaire d’utilisation (A.T.U.) – autorisation conditionnelle en attendant la clôture des essais.

– Qu’ils sont susceptibles d’effets secondaires, et certains d’une gravité pouvant altérer la santé d’une manière permanente, voire la vie de la personne.

 

Une Eglise sécularisée devenue étrangère à sa mission de veille ?

 

Il est étonnant que seul le diocèse de Bayonne ait fait ce constat sur les 104 que compte la France, il est d’ailleurs même indécent et irresponsable que l’Eglise – le Vatican tout autant que le Collège des évêques de France – se soit prononcé en faveur de la vaccination sans avoir réalisé un travail de recherche sérieux. En France, le seul document existant – digne de ce nom – est précisément celui que nous évoquons dans cet article. Ses recommandations vont pourtant à l’encontre de la position officielle de l’Eglise de France qui prône la vaccination sans aucun argument autre que la « charité », qu’il faut entendre comme la croyance en l’efficacité et la non toxicité des injections. C’est évidemment très grave et totalement contraire aux principes fondateurs de la doctrine sociale de l’Eglise que sont le bien commun et la dignité de la personne humaine.

Les dossiers d'Aventin

Retrouvez les dossiers de référence de Laurent Aventin sur le COVID et la vaccination, pour enfin être informé clairement et avec rigueur sur la situation
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7 commentaires
  1. Chaque évêque est ‘maître’ en son diocèse. La CEF est un simple organisme bureaucratique. Vous avez eu le lion de Münster, Mgr. Von Galen, qui s’est opposé au régime allemand d’avant 1940. Il est illusoire d’imaginer que la CEF puisse prendre un risque de déplaire au pouvoir politique en place. Le plus grand coupable est le pape François. Il prend publiquement des positions hardies et hasardeuses. Il manque de la vertu de prudence, donc de charité en fin de compte. Quand vous avez, sous l’influence du médecin Aupetit, une sortie sur le parvis de Montmartre d’évêques masqués, alors vous savez que les dés sont jetés et que Pâques 2020 se passera au tison, c’est un scandale jamais vu depuis 2000 ans. M. l’auteur vous n’avez rien à attendre d’un groupe d’évêques pour décider avec votre conscience personnelle. Le non possumus est personnel.
    Si les hommes d’Eglise étaient ‘globalement’ vivants, ils dénonceraient par un communiqué commun mensuel : le crime abominable d’avortement provoqué organisé par les services étatiques et nos impôts et dettes, l’usage des contraceptifs chimiques actuels qui sont en définitive de simples abortifs par la production de règles artificielles, le fait que 99% des enfants conçus en France ne parviennent pas à naître. Dieu ne voit pas la réalité comme les clercs ‘globaux’. Le nihilisme passera, la Parole reste et féconde les cœurs et les hommes justes.

  2. Merci pour cet article lumineux. Bien sûr l’efficacité du vaccin n’est pas une question de foi. La question de foi est la manière d’exercer la charité dans l’Esprit, autrement dit examiner en conscience si une action secourable est vraiment juste, si c’est un bien ou si c’est un mal. Il appert que la vaccination proposée n’est pas plus fiable que le Radeau de la Méduse. Le capitaine incompétent et irresponsable n’a jamais été condamné en fait.

  3. Merci beaucoup pour cet article qui pointe un très important document de l’Eglise de France, sobre, factuel, rappelant aussi des éléments de base du Droit médical de base que j’ignore, et qui permet d’informer en douceur, de façon très posée, presque fade… tout en étant en fait une synthèse tranquillement implacable sur le scandale au grand jour d’une gestion politique folle du sanitaire, devenue la norme depuis deux ans.

    Pour certains de mes proches hypnotisés par la machine de propagande voilà un texte qui peut être un des paliers de décompression nécessaires pour les faire basculer lentement mais sûrement.

    Je ne peux pas envoyer vos dossiers à mes proches, double ou triples vaccinés, beaucoup trop anxiogènes, inaudibles je crois pour 90% des adultes qui ont désormais les potions Frankenstein partout dans le corps.

    S’il vous plaît faites davantage de papiers comme celui-ci, et créez une sous-section : “sas de décompression informationelle Covid”. Des documents fades en apparence mais implacables sur le fond ; et puis pas trop techniques. Sourcės mais peu techniques.

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    1. Bonjour,
      Je vous rejoins, en effet on ne peut pas communiquer ces informations très intéressantes au gens vaccinés parce qu’ils sont fermés, ou ils ne veulent pas voir, savoir,… ce qui fait que je fais suivre ces magnifiques articles toujours à quelques mêmes personnes, ce qui n’agrandit pas le cercle des informés réveillés, hélas… Et puis on sent bien que les gens en ont assez, qu’ils veulent penser à autres chose, se distraire….
      Ça n’aide pas à avancer sur le chemin de la prise de conscience de ce qui se passe en politique dans ce pays, qui n’a plus de souveraineté, et tant que BeheFeM tient les Rennes et les qq neurones de ses spectateurs….
      On n’est pas rendu !
      Bravo pour la ténacité des auteurs !

  4. Merci au courrier des Stratèges.
    Je me permet de vous envoyer ce lien du plus grand intérêt quand au positionnement de l’église (ex) Catholique Apostolique mais toujours Romaine. Il s’agit d’un texte écrit par Mr Matt Smyth, professeur d’étude religieuse à l’Univerité de Strasbourg. “Francis, un Pape au service des pauvres ? Un Pape pour l’environnement? ou un Pape au service de l’élite mondiale?” Vous n’aurez aucun mal à le confier à un traducteur artificiel comme DeepL:
    https://winteroak.org.uk/2022/05/30/francis-a-pope-of-the-poor-a-pope-for-the-environment-or-a-pope-of-the-global-elite/

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