Une étude du CNRS prouve que le passe sanitaire a profondément échoué

Une étude du CNRS prouve que le passe sanitaire a profondément échoué


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Nous avons tous entendu Macron expliquer que le passe sanitaire était une « mesure intelligente et proportionnée ». Ces propos ne lui sont pas propres : la caste est aujourd’hui profondément convaincue par cette idée. La caste est aussi convaincue que 80% de la population accepte le passe sanitaire comme une bonne mesure. Une étude menée par des chercheurs français, et publiée dans la revue Nature Medicine, publiée en janvier 2022, montre l’étendue du malentendu. Selon ce document, non seulement le passe sanitaire n’est accepté que sous la contrainte, mais il nourrit fortement la méfiance vis-à-vis du vaccin. Une dimension que la caste passe complètement sous silence.

L’information nous avait échappé, mais elle est « remontée » à l’occasion du rapport parlementaire sur les effets secondaires du vaccin. Des chercheurs français, dont certains du CNRS, ont produit en janvier 2022, en anglais, dans la revue Nature Medicine, une importante étude sur l’efficacité du passe sanitaire en France.

Cette étude est devenue une référence depuis que les parlementaires l’ont citée comme élément de preuve pour démonter les arguments officiels sur le passe sanitaire.

Elle montre comment le passe sanitaire a permis d’augmenter le taux de vaccination sous la contrainte, mais comment il a fortement augmenté la méfiance vis-à-vis du vaccin. En ce sens, le passe sanitaire est un échec.

Le passe sanitaire a fortement augmenté la méfiance vis-à-vis du vaccin

Le diagramme ci-dessus montre comment, dans un échantillon représentatif de 1.619 Français ayant reçu au moins une dose, le vaccin a été perçu au cours de l’année 2021.

Insistons sur le fait que cette enquête n’a inclu que des personnes vaccinées. Elle a exclu les non-vaccinés. Il ne s’agit donc pas d’une observation « complotiste ». Son propos est de comprendre l’impact du passe sanitaire sur les citoyens ordinaires plutôt confiants dans le vaccin.

Comment on le voit, en janvier 2021, c’est-à-dire au tout début de la campagne de vaccination, 90% des personnes vaccinées se déclaraient soulagées d’avoir reçu leur vaccin, et moins de 10% se déclaraient hostiles à la vaccination contre le COVID. Parmi cet ensemble, 15% avaient des « doutes » sur le vaccin.

Plus le temps a passé, moins le sentiment de soulagement s’est affirmé, sans pour autant nourrir excessivement le rejet du vaccin.

En fait, l’étude du CNRS montre que, tout au long de l’année 2021, le doute n’a cessé de grandir, avec une forte accélération à partir du mois de juin, moment où la question de la vaccination obligatoire a commencé à se poser. Le doute est devenu majoritaire dès la fin juin.

Parallèlement, et jusqu’à l’adoption de la loi sur le passe sanitaire, le 5 août 2021, le sentiment de rejet du vaccin a fortement cru parmi les vaccinés jusqu’à frôler les 50%. Ce sentiment a fortement gonflé au mois de juillet, avec l’annonce de la mise en place du passe.

Taux de vaccination contre confiance dans le vaccin

Cette étude a une importance particulière parce qu’elle pose clairement la question de la qualité de la gouvernance publique en France.

L’année 2021 a montré, et c’est tout particulièrement vrai avec Emmanuel Macron et Olivier Véran, que la caste en France se soucie peu de convaincre. Elle se contente de contraindre et de se faire obéir.

Dans la campagne de vaccination, l’objectif n’a certainement pas consisté à convaincre à long terme des bienfaits du vaccin, mais à écouler un maximum de doses le plus vite possible, au besoin en écoeurant la population et en figeant les oppositions.

Cette stratégie, à rebours de la doxa dominante sur le management par la bienveillance et autres fadaises, exprime en profondeur le malentendu qui obscurcit la compréhension que la caste peut avoir de la société qu’elle domine.

Officiellement (c’est-à-dire dans la perception du conseiller ministériel basique), les Français sont des veaux qui acceptent tout pour pouvoir aller prendre un Mojito en terrasse. Donc, si 80% des Français ont reçu une injection, cela signifie que 80% de Français ont accepté le vaccin sans sourciller.

Cette fake news a été récemment répétée par Emmanuel Macron à propos des personnels soignants, lorsqu’il a soutenu que 95% d’entre eux avaient accepté le vaccin.

C’est le grand malentendu de la caste, et même sa profonde limite intellectuelle : le Président de la République croit que les gens l’aiment, alors qu’ils le craignent mais le détestent. Le Président de la République croient que les gens se vaccinent par choix, mais il a oublié qu’il les a simplement forcés à recevoir l’injection, et que, tôt ou tard, il le paiera très cher.

Macron et l’illusion de la tyran

Il est très probable que n’importe quel tyran qui contraint par la terreur finisse par prendre ses rêves pour des réalités : il se figure que les gens agissent par amour pour lui et de leur propre chef, alors qu’ils se contentent de faire le dos rond et qu’ils détestent leur bourreau.

Macron, et ses petits zélateurs ordinaires, sont prisonniers de leurs illusions. Ils prétendent être lucides et rationnels face à une meute de complotistes abrutis. En réalité, ce sont de simples imposteurs qui abusent de la force publique pour servir leurs intérêts et leur appétit de pouvoir.

On doit une fière chandelle aux chercheurs du CNRS d’avoir objectivé ce phénomène et cette duperie. On regrettera que cette étude essentielle soit publiée en anglais, mais on comprend que la censure et la dictature en France soient telles que plus aucune revue scientifique en français (parce qu’elle dépend d’un Etat dictatorial) ne puisse la publier.

La caste a quand même quelque souci à se faire. La lecture de l’étude montre l’étendue des dégâts produits par la méthode autoritaire : elle a probablement flatté le quart de la population, constitué de bourgeois historiquement enclins à un fascisme ordinaire. Mais elle a enclenché une colère sourde et profonde, dont la violence sera terrible lorsqu’elle éclatera.

Ils ne pourront pas dire qu’ils n’étaient pas prévenus.

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