[PAYANT] Sécession : comment bien choisir le bien immobilier qui vous servira de refuge

La sécession s'impose de plus en plus comme une évidence : hyperinflation, guerre, risques accrus de pénurie, crainte d'un prochain confinement climatique, tout ceci plaide pour une organisation parallèle de la société et, partout où vous le pouvez, pour un exil vers un lieu sûr, y compris en France. Mais comment faire pour agir vite quand on est propriétaire dans une grande ville, pour ne pas être piégé ou se faire avoir ?

Face à la montée des tensions internationales et des risques intérieurs, vous êtes nombreux à vouloir quitter les grandes villes et vous installer dans un refuge. Mais la démarche est pleine de chausse-trappes, surtout si vous voulez agir vite. 

Voici quelques conseils pour éviter les drames. 

N’attendez pas pour mettre votre appartement en vente

Récemment, une militante me demandait si elle devait d’ores et déjà mettre son appartement en vente, alors que son projet n’est pas encore mûr et elle n’a pas de point de chute. 

Dans tous les cas, il faut avoir en tête que si votre appartement se trouve à Paris, en région parisienne ou dans une métropole, il y a de fortes chances pour que les prix baissent et que vous revendiez dans de mauvaises conditions dans les mois à venir. C’est donc la dernière limite pour vendre, désormais, surtout si vous n’avez pas fini de rembourser votre emprunt : vous risquez d’enregistrer une forte moins-value dans les années à venir. 

Dans le cas de cette militante, la vente s’impose d’autant plus que le bien est assez mal situé (en Seine-Saint-Denis, dans un lieu qui commence à être investi par les dealers). On peut penser que le bien ne se vendra ni idéalement ni efficacement. 

Si vous êtes emprunteur, relisez votre contrat

En discutant avec cette militante, je me suis aperçu qu’elle n’avait pas clairement en tête les clauses de son contrat emprunteur. L’urgence pour vous est de le relire en évitant les chausse-trappes désagréables. 

Par exemple, il peut vous rester un capital à rembourser plus élevé que vous ne pensez, si votre banquier a introduit des clauses in fine. Vous pouvez aussi être redevable d’une pénalité en cas de rachat anticipé : ces sommes viendront en déduction du capital qui vous restera pour faire un achat de remplacement. 

Bref, plongez-vous dans votre contrat (oui, c’est un exercice aussi déplaisant et rébarbatif que la déclaration de revenus) pour éviter les mauvaises surprises de dernière minute. 

Rencontrez votre banquier immédiatement

Autre astuce essentielle : le financement de votre opération (notamment le financement relais entre la vente de votre bien actuel et l’achat d’un nouveau bien) sera beaucoup plus simple si vous en parlez à votre banquier en amont. 

Même si vous n’avez aucun bien en vue, prenez rendez-vous avec lui dès maintenant pour évoquer le sujet et lui demander de quelles marges il vous laissera disposer pour réussir votre opération. 

Surtout, n’hésitez pas à le mettre en concurrence pour trouver le banquier le plus attentif et le plus facilitant. 

Formalisez rapidement votre projet

Assez naturellement, se lancer dans une opération aussi lourde fait peur, surtout si vous vous sentez tenaillé par l’urgence d’échapper au pire. 

Pour vous détresser, je vous recommande de vous poser des questions simples :

  • changez-vous aussi d’emploi ? si oui, vous disposez d’une liberté de mouvement plus grande que si vous souhaitez “rester en poste” là ou vous êtes. Dans ce dernier cas, posez-vous la question du trajet maximal que vous êtes prêt à faire chaque jour pour aller travailler. 
  • voulez-vous changer complètement de vie ? vous travaillez dans une grande administration et vous voulez élever des chèvres dans le Larzac ? vos choix ne seront pas les même que si vous voulez retrouver un travail dans le même secteur. 
  • êtes-vous prêt à subir une perte de revenus ? entre gagner 3.000 € à Paris avec un loyer de 1.500€ (ou des remboursements d’emprunt) et gagner 2.000€ en province avec 300€ de remboursement de prêt, vous êtes quand même gagnants.

Faire avec ce qu’on est et ce qui est

Il me semble qu’une conviction intime doit vous guider : vous êtes ce que vous êtes, et vous continuerez à vivre avec vous-mêmes pendant un sacré bout de temps, même dans un autre cadre. C’est particulièrement vrai si vous avez plus de 30 ans.

Concrètement, si vous n’avez jamais planté un chou de votre vie, ni un clou dans un mur, et si vous aimez vous faire un bon resto après un cinoche le samedi ou le dimanche, une reconversion en gentleman farmer qui vit de sa propre récolte dans une longère qu’il retape tout seul n’est pas impossible… mais elle demande beaucoup beaucoup beaucoup d’efforts et de souffrance. 

Je sais que vous avez rencontré, chez votre beau-frère, l’un de ses amis qui a quitté la banque à 40 ans pour tuer le cochon dans une ferme en ruine qu’il a transformée de ses propres mains en gentilhommières et même qu’il a fait ça les doigts dans le nez… croyez-moi ce gars-là est un gros baratineur et vous a menti éhontément. Cette fable vous a sans doute fait rêver, mais c’est une fable. 

Donc, si vous correspondez à ce profil urbain, pas très bricoleur, pas très manuel, et plutôt intello bobo, choisissez de vous installer dans une sous-préfecture que vous aurez visitée un dimanche d’hiver. C’est à ce moment-là qu’on se projette le plus facilement. Si vous ne connaissez votre lieu de destination que par les quelques jours que vous y avez passés durant vos vacances d’été, oubliez. 

Accordez-vous un droit à l’erreur

Dans tous les cas, songez que changer de vie est loin d’être simple, même pour ceux qui jouent aux durs et qui se la racontent en mode : “j’ai découvert la vraie vie à 40 ans”. Plus le changement entre votre vie actuelle et votre vie future sera brutal, plus les risques d’échec seront élevés. 

Je vous donne donc deux petits conseils pour limiter les risques, et surtout pour limiter la casse si vraiment les klaxons de la rue Oberkampf à 23h viennent à vous manquer : 

  1. prenez le temps de visiter des endroits improbables, auxquels vous ne penseriez pas forcément (j’ai eu personnellement un coup de coeur pour une maison à Laon, qui m’est passée sous le nez, de peu… si vous ne connaissez pas cette ville, allez la visiter, vous serez surpris !). L’essentiel est que vous ressentiez une connexion minimale pour le lieu où vous n’allez pas échouer, mais réussir !
  2. faites un choix où vous vous projetez pendant trois ans au moins, en ayant à l’esprit que vous déciderez peut-être au bout de deux ans d’écourter l’expérience pour rentrer dans les faubourgs qui vous donnent du vague à l’âme. Mettez-vous en position de ne pas tout perdre à ce moment-là. 

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2 commentaires
  1. Le meilleur plan et le plus cohérent avec le sens de l’histoire est d’acheter de la terre, avec ou sans bâti, et d’y créer une petite exploitation agricole en bio. La législation est très favorable : les SAFER doivent donner la priorité aux nouvelles installations, des aides sont nombreuses (fond FEADER, régions…), les communes rurales soutiennent souvent ces projets, le statut MSA au forfait permet beaucoup de liberté d’entreprise avec très peu de contrainte, crédit d’impôt de 4500 euros… Suivez les ventes de terre (publiées par toutes les communes) et faites valoir mordicus votre droit à la terre.
    Ceci est mon conseil d’après mon expérience d’installation réalisée en 2008 comme paysan-herboriste après avoir quitté la Société générale en 2006 (sentant que le vent tournait…).

  2. Autre avantage important : le statut agriculteur permet d’avoir le permis de construire sur une parcelle non constructible, bâtiment agricole qui si l’exploitation est avérée après 2 ans sont aménageables en logement de fonction (surtout si l’exploitation a des bêtes) car l’agriculteur habite traditionnellement sur sa ferme. Cerise sur le gâteau : récupération de la TVA sur la facture du bâtiment !

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