Guerre d’Ukraine – Jours 123-124 – Pourquoi l’OTAN ne tiendrait pas le choc d’une guerre conventionnelle avec la Russie

Depuis le 24 février 2022, l'Occident est enfermé dans le déni de réalité. Comme le fait remarquer très justement Scott Ritter, vétéran de l'armée américaine, un des seuls analystes à décrypter correctement les événements, à chaque fois que l'on pourrait penser que le principe de réalité fait son entrée aux Etats-Unis ou en Europe, il est vite chassé. Illustrations.

Bataille d’Ukraine 

27 juin 

Soyez prudents avant de tirer des conclusions définitives sur ce qui s’est passé à Krementchoug! 

+ Pour une analyse prudente de ce qui s’est passé à Krementchoug, on se reportera à l’analyse proposée sur le site Southfront.org. Les Russes ont détruit une usine de réparation de matériel militaire qui se trouvait à côté du centre commercial. Et il semble que l’incendie se soit étendu. Pour autant, selon l’analyse que nous citons, on recense actuellement 13 victimes – très loin des 1000 indiquées par Zelenski lui-même.  

La journaliste allemande Alina Lipp indique aussi que des images de drones et des images des caméras de vidéosurveillance confirment l’extension de l’incendie du site militaire au site voisin. 

Les deux analyses que nous citons s’appuient sur des sources indépendantes. Il est d’autant plus intéressant de lire la déclaration du porte-parole du Ministère russe de la Défense (c’est nous qui soulignons):

Le 27 juin, à Krementchoug (région de Poltava), les forces aérospatiales russes ont lancé une attaque aérienne de haute précision contre les hangars contenant des armements et des munitions livrés par les États-Unis et les pays européens à l’usine de machines routières de Krementchoug. L’attaque de haute précision a permis de neutraliser des armements et des munitions de fabrication occidentale concentrés dans la zone de stockage pour être livrés au groupe de troupes ukrainiennes dans le Donbass. La détonation des munitions stockées a provoqué un incendie dans un centre commercial non fonctionnel à côté des installations de l’usine”.

Si on a l’esprit très mal tourné, on va remarquer que les médias occidentaux, suivant leur source favorite, un certain Vladimir Zelenski, se concentrent à nouveau sur un “acte terroriste” russe au moment où va se tenir le sommet de l’OTAN.  

 

Actes terroristes et attaques contre les civils du côté kiévien

Ce qui est intéressant, c’est l’utilisation par les Occidentaux du qualificatif de terroriste alors que le gouvernement ukrainien commence à ordonner des actes terroristes

“À Nova Kakhovka, dans la région de Kherson, des inconnus ont fait exploser la voiture d’Irina Makhneva, chef du département local de l’éducation, de la culture et des sports. Elle n’était pas dans la voiture et a survécu à l’attaque.

Le 24 juin, le directeur du département de la politique de la jeunesse, Dimitri Saïlouchenko, a été tué dans la ville de Kherson. Sa voiture avait été piégée.

Une autre attaque terroriste aurait été évitée dans la ville de Kherson le 27 juin. Les autorités locales chargées de la sécurité ont affirmé que les déserteurs ukrainiens, qui se cachaient dans la ville, allaient procéder à une fusillade massive de civils dans l’hôtel local Diligence et en rejeter la responsabilité sur l’armée russe.

Par ailleurs, les médias occidentaux n’ont pas l’air gênés par les bombardements ukrainiens qui continuent, contre des zones où il n’y a aucune installation militaire, contre les partis du territoire de Donetsk et de Lougansk que les Kiéviens peuvent encore frapper. 

 

Frappes de précisions russes

Pendant ce temps, les Russes continuent à frapper sans répit des objectifs militaires

Des armes de haute précision de l’armée de l’air russe ont frappé un point de déploiement du 106e bataillon de la 63e brigade d’infanterie mécanisée de l’armée ukrainienne près du village de Visounsk dans la région de Nikolaïev. Plus de 40 militaires ukrainiens auraient été touchés et 12 pièces d’équipement militaire ont été détruits.
En outre, les effectifs et le matériel militaire des Kiéviens ont été touchés dans 27 zones, notamment des unités du Secteur droit (néonazi) près de Lisitchansk, ainsi que les unités Azov et Kraken (elles aussi néonazies) près de Kharkov.
Cinq postes de commandement de l’armée ukrainienne et trois dépôts de munitions, de roquettes et d’armes d’artillerie ont également été touchés près des localités de Bereznevatoïe dans la région de Nikolaïev et de Novodroujsk dans la LPR.
L’aviation, les unités de tirss de missiles et l’artillerie de l’armée ukrainienne ont été touchées : 24 postes de commandement, des unités d’artillerie et de mortier dans 58 zones, ainsi que des effectifs et des équipements militaires dans 304 endroits qui ont également été ciblés

 

Fermer le chaudron

La bataille de Lisitchansk continue: 

Des unités de la 25e brigade de l’armée ukrainienne ont tenté une contre-attaque sur Volcheïarovka pour empêcher l’anneau d’encerclement de se refermer au nord du village. L’attaque a été repoussée : les combats se poursuivent à Maloriazantsevo au nord de Volcheïarovka.

▪️.Des unités d’assaut des forces armées russes, soutenues par l’aviation, ont percé les défenses kiéviennes à l’ouest de Volcheïarovka et occupé une partie du territoire de la raffinerie de Lisitchansk. Des combats ont lieu dans la partie ouest de la raffinerie et dans le village de Verkhnekamenka avec des unités des 25e, 24e et 17e brigades de l’armée ukrainienne.

Les combats à Maloriazantsevo et à la raffinerie de pétrole signifient en fait un rétrécissement de l’anneau d’encerclement autour du groupement Severodonetsk-Lisitchansk. Il est désormais possible de quitter le chaudron esquissé par la seule route restante le long de la rive du Severski Donets à travers Belogorovka, qui est sous le contrôle de feu des forces armées russes.

À Lisichansk, des combats ont lieu à la périphérie sud, près de l’usine de produits en caoutchouc, de Bila Gora et de l’usine de verre.

 Sur la rive est, le démantèlement de Borovskoïe et de Severodonetsk se poursuit. Plusieurs centaines de civils ont été évacués des abris de l’usine Azot.

28 juin 

Les forces aérospatiales russes ont détruit deux points de contrôle à Spornoïe dans la région de Donetsk encore sous contrôle ukrainien, des effectifs et des équipements militaires des forces armées ukrainiennes dans 28 districts dans les directions de Lougansk et de Donetsk.
Dans le cadre de la lutte anti-batterie, quatre pelotons ukrainiens de systèmes de roquettes à lancement multiple Grad ont été touchés par des armes de haute précision dans les districts de Leninskoïe, Selidovo, Dzerjinsk, qui ont bombardé des localités de la République populaire de Donetsk, ainsi que deux pelotons d’artillerie dans les districts de Kirovo (Donetsk) et de Zaichevskoïe de la région de Nikolaïev.

Lu sur Southfront.org:

Le commandant d’une unité d’élite du corps des marines ukrainiens, qui a donné son nom d’Alexander, a déclaré que la plupart de ses soldats les plus entraînés ont été blessés ou tués. Les pertes s’élèvent à environ 80 % des combattants bien entraînés et aguerris avec lesquels il se battait côte à côte depuis 2018. Selon lui, les lourdes pertes ont un fort impact émotionnel et psychologique tant sur les autres unités que sur les proches des militaires. Olexander a admis qu’il ne savait pas combien de temps l’AFU serait capable de supporter de telles pertes.

Les forces armées ukrainiennes subissent de lourdes pertes en personnel et en matériel militaire lors des combats avec les troupes russes, de la LPR et de la DPR. Les médias militaires russes publient de plus en plus d’interviews de prisonniers de guerre ukrainiens qui ont servi dans les unités de l’arrière, ce qui confirme que le commandement militaire des forces armées ukrainiennes connaît une pénurie de main-d’œuvre et utilise des militaires non formés comme chair à canon sur la ligne de front.

A lire avant le sommet de l'OTAN: Scott Ritter explique pourquoi "le roi est nu"

Scott Ritter est, comme toujours, utile, pour rappeler les faits. La Russie est en train de démonteer indirectement que l’OTAN ne tiendrait pas le coup si elle essayait d’entrer en conflit direct avec Moscou (C’est nous qui soulignons). 

Pendant un moment, il a semblé que la réalité avait finalement réussi à se frayer un chemin à travers l’épais brouillard de désinformation alimenté par la propagande qui avait dominé la couverture médiatique occidentale de l'”opération militaire spéciale” de la Russie en Ukraine.

Dans un aveu étonnant, Oleksandr Danylyuk, ancien conseiller principal du ministère ukrainien de la Défense et des Services de renseignement, a noté que l’optimisme qui régnait en Ukraine après la décision de la Russie de mettre fin à la “phase 1” de l’opération militaire spéciale (une feinte militaire majeure vers Kiev) et d’entamer la “phase 2” (la libération du Donbass), n’était plus justifié. “Les stratégies et les tactiques des Russes sont complètement différentes en ce moment”, a noté Danylyuk. “Ils ont beaucoup plus de succès. Ils ont plus de ressources que nous et ils ne sont pas pressés.”

“Il y a beaucoup moins de place pour l’optimisme en ce moment”, a conclu Danylyuk.

En bref, la Russie était en train de gagner.

Les conclusions de Danylyuk ne découlaient pas d’une quelconque analyse ésotérique tirée de Sun Tzu ou de Clausewitz, mais plutôt de mathématiques militaires de base. Dans une guerre qui était devenue de plus en plus dominée par le rôle de l’artillerie, la Russie était tout simplement capable d’apporter sur le champ de bataille une puissance de feu supérieure à celle de l’Ukraine.

L’Ukraine a commencé le conflit actuel avec un inventaire d’artillerie comprenant 540 canons d’artillerie automoteurs de 122 mm, 200 obusiers remorqués de 122 mm, 200 systèmes de lancement de roquettes multiples de 122 mm, 53 canons automoteurs de 152 mm, 310 obusiers remorqués de 152 mm et 96 canons automoteurs de 203 mm, soit environ 1 200 pièces d’artillerie et 200 systèmes de MLRS.

Depuis plus de 100 jours, la Russie cible sans relâche les pièces d’artillerie ukrainiennes et les installations de stockage de munitions qui leur sont associées. Le 14 juin, le ministère russe de la Défense a affirmé avoir détruit “521 installations de systèmes de roquettes à lancement multiple” et “1947 canons d’artillerie de campagne et mortiers”.

Même si les chiffres russes sont gonflés (comme c’est généralement le cas lorsqu’il s’agit d’évaluer les dommages causés par les combats en temps de guerre), l’Ukraine a subi des pertes importantes dans les systèmes d’armes – l’artillerie – dont elle a le plus besoin pour contrer l’invasion russe.

Mais même si l’arsenal ukrainien de pièces d’artillerie soviétiques de 122 mm et 152 mm était encore en état de combattre, la réalité est que, selon M. Danylyuk, l’Ukraine est presque totalement à court de munitions pour ces systèmes et que les stocks de munitions provenant des pays d’Europe de l’Est de l’ancien bloc soviétique qui utilisaient la même famille d’armes ont été épuisés.

L’Ukraine doit distribuer ce qui reste de ses anciennes munitions soviétiques tout en essayant d’absorber les systèmes d’artillerie modernes occidentaux de 155 mm, tels que le canon automoteur Caesar de la France et l’obusier M777 fabriqué aux États-Unis.

Mais cette capacité réduite signifie que l’Ukraine ne peut tirer que 4 000 à 5 000 obus d’artillerie par jour, alors que la Russie répond avec plus de 50 000 obus. Cette disparité de 10 fois la puissance de feu s’est avérée être l’un des facteurs les plus décisifs dans la guerre en Ukraine, permettant à la Russie de détruire les positions défensives ukrainiennes avec un risque minimal pour ses propres forces terrestres. (…)

Cela a conduit à un deuxième niveau de déséquilibre des mathématiques militaires, à savoir les pertes.

Mykhaylo Podolyak, un aide de haut rang du président ukrainien Volodymyr Zelensky, a récemment estimé que l’Ukraine perdait entre 100 et 200 soldats par jour sur les lignes de front avec la Russie, et environ 500 autres blessés. Il s’agit de pertes insoutenables, provoquées par la disparité permanente des capacités de combat entre la Russie et l’Ukraine, symbolisée, entre autres, par l’artillerie.

Conscient de cette réalité, le secrétaire général de l’OTAN, Jen Stoltenberg, a annoncé que l’Ukraine devra plus que probablement faire des concessions territoriales à la Russie dans le cadre d’un éventuel accord de paix, en demandant,

“Quel prix êtes-vous prêts à payer pour la paix ? Combien de territoires, combien d’indépendance, combien de souveraineté… êtes-vous prêts à sacrifier pour la paix ?”.

Stoltenberg, qui s’exprimait en Finlande, a noté que des concessions territoriales similaires faites par la Finlande à l’Union soviétique à la fin de la Seconde Guerre mondiale étaient “l’une des raisons pour lesquelles la Finlande a pu sortir de la Seconde Guerre mondiale en tant que nation souveraine indépendante.”

Pour récapituler – le secrétaire général de l’alliance transatlantique responsable d’avoir poussé l’Ukraine dans son conflit actuel avec la Russie propose maintenant que l’Ukraine soit prête à accepter la perte permanente d’un territoire souverain parce que l’OTAN a fait un mauvais calcul et que la Russie – au lieu d’être humiliée sur le champ de bataille et écrasée économiquement – est en train de gagner sur les deux fronts.

De manière décisive.

Que le secrétaire général de l’OTAN fasse une telle annonce est révélateur pour plusieurs raisons. (…)

Tout d’abord, l’Ukraine demande 1 000 pièces d’artillerie et 300 systèmes de roquettes à lanceur multiple, soit plus que l’ensemble de l’inventaire des forces actives de l’armée et du corps des Marines des États-Unis réunis. L’Ukraine demande également 500 chars de combat principaux, soit plus que les stocks combinés de l’Allemagne et du Royaume-Uni.

En bref, pour que l’Ukraine reste compétitive sur le champ de bataille, on demande à l’OTAN de réduire ses propres défenses à zéro.

Ce qui est plus révélateur, cependant, c’est ce que les chiffres disent de la force de combat de l’OTAN par rapport à la Russie. Si l’on demande à l’OTAN de vider son arsenal pour que l’Ukraine reste dans le jeu, il faut tenir compte des pertes subies par l’Ukraine jusqu’à ce moment-là et du fait que la Russie semble capable de maintenir indéfiniment son niveau actuel d’activité de combat. En effet, la Russie vient de détruire l’équivalent de la principale puissance de combat active de l’OTAN et n’a pas cédé.

On ne peut qu’imaginer les calculs en cours à Bruxelles, lorsque les stratèges militaires de l’OTAN réfléchissent au fait que leur alliance est incapable de vaincre la Russie dans une guerre terrestre conventionnelle européenne à grande échelle.

Mais ces chiffres révèlent une autre conclusion : quoi que fassent les États-Unis et l’OTAN pour servir d’arsenal à l’Ukraine, la Russie va gagner la guerre. La question qui se pose maintenant est de savoir combien de temps l’Occident peut acheter à l’Ukraine, et à quel prix, dans un effort futile pour découvrir le seuil de douleur de la Russie afin de mettre fin au conflit d’une manière qui reflète tout sauf la voie actuelle vers une reddition inconditionnelle.

Les seules questions auxquelles il faut apparemment répondre à Bruxelles sont les suivantes : combien de temps l’Occident peut-il maintenir l’armée ukrainienne sur le terrain, et à quel prix ? Tout acteur rationnel comprendrait rapidement que toute réponse est inacceptable, étant donné la certitude d’une victoire russe, et que l’Occident doit cesser d’alimenter le fantasme suicidaire de l’Ukraine de se réarmer jusqu’à la victoire. (…)

Dans la mesure où l’Ukraine cherche à retarder l’avancée russe, elle le fait par le sacrifice total des soldats au front, des milliers de personnes jetées dans la bataille avec peu ou pas de préparation, d’entraînement ou d’équipement, échangeant leur vie contre du temps pour que les négociateurs ukrainiens puissent essayer de convaincre les pays de l’OTAN d’hypothéquer leur viabilité militaire sur la fausse promesse d’une victoire militaire ukrainienne.

Telle est l’horrible vérité sur l’Ukraine d’aujourd’hui : plus la guerre se prolonge, plus d’Ukrainiens mourront et plus l’OTAN s’affaiblira. (…) [Si l’on continue dans cette approche] le résultat sera la mort de centaines de milliers d’Ukrainiens, la destruction de l’Ukraine en tant qu’État-nation viable et l’affaiblissement de la capacité de combat de l’OTAN en première ligne, tout cela sans modifier de manière significative l’inévitabilité d’une victoire stratégique russe.

Espérons que le bon sens l’emportera et que l’Occident sevrera l’Ukraine de sa dépendance aux armes lourdes et la poussera à accepter un accord de paix qui, bien qu’amer au goût, laissera quelque chose de l’Ukraine à reconstruire pour les générations futures.

L'OTAN cède à la Turquie

Faut-il que l’Alliance Atlantique est besoin d’un succès de propagande – l’entrée de la Finlande et de la Suède – pour avoir cédé à la Turquie d’Erdogan sur toute la ligne

Nous nous étions donc trompés en pensant que la Turquie bloquerait le jeu et retarderait de plusieurs mois l’entrée des deux pays scandinaves. 

Notons que ce dénouement vient d’une capitulation sur toute la ligne des Américains, qui ont donné l’ordre aux Suédois et aux Finlandais d’abandonner toute défense des Kurdes se trouvant sur leur territoire, au profit de l’Etat turc qui les persécute. 

Notons aussi que nous avons ici un signe de plus de la fin de l’Europe comme réalité politique qui a existé entre le XVIIè et le XXè siècle: les Français et les autres membres de l’UE – au sein de laquelle l’OTAN renforce son emprise – font le choix de la Turquie contre la Russie. 

La Lituanie victime d'une cyberattaque très lourde

Lu ce matin 28 juin sur la chaîne Telegram Ukraine-Russie

“Le groupe de hackeurs russes KillNet a paralysé les reseaux informatiques de la Lituanie. Les hackers, qui avaient lancé un ultimatum donnant aux autorités lituaniennes 48 heures pour débloquer le couloir vers Kaliningrad, ont paralysé plus de 1000 sites dont :

– Le réseau sécurisé de l’Etat qui n’a pas encore été restauré

– Les archives centrales de l’État de Lituanie et tous les services adjacents qui ont été détruits

– La Cour administrative suprême de Lituanie qui est tombée et avec elle tous les services électroniques du système judiciaire.

– Les sites Web des aéroports lituaniens qui continuent d’être attaqués

– L’Inspection nationale des impôts est également paralysé.

– Les services de Telia Lietuva et BITĖ Lietuva, qui fournissent télécommunications, information et télévision sont toujours inaccessible“.

A 15h, les mêmes hackeurs affirmaient avoir paralysé 70% du réseau informatique lituanien. 

Il s’agit d’une initiative privée. Pour l’instant on ne sait pas encore ce que sera la réponse de l’Etat russe, annoncée pour jeudi. 

La Bavière réfléchit pour l'Allemagne: un arrêt des livraisons de gaz russe pourrait plonger le pays dans une récession bien plus importante qu'imaginé!

Voici les conclusions d’une étude commandée par le patronat bavarois: (nous soulignons). 

“Un arrêt des livraisons de gaz russe entraînerait un effondrement de la production de nombreux secteurs industriels, avec des conséquences pour l’ensemble de l’économie.
La guerre d’agression russe contre l’Ukraine a brusquement placé la sécurité de l’approvisionnement énergétique sous les feux de la rampe. Alors que pour l’approvisionnement en pétrole allemand, les alternatives à
Russie seront entièrement disponibles d’ici la fin de l’année 2022, la situation est plus compliquée pour l’approvisionnement en gaz. Dans ce contexte, de nombreuses études ont déjà été réalisées pour évaluer les effets d’une éventuelle interruption de l’approvisionnement en gaz russe sur l’économie allemande.
La présente étude examine pour la première fois, sur la base d’hypothèses prudentes concernant la disponibilité du gaz et en différenciant les secteurs, quelles seraient les conséquences économiques d’une interruption de l’approvisionnement en gaz russe. Elle évalue non seulement les effets directs sur les acheteurs de gaz, mais aussi les effets sur les secteurs en amont et en aval.
Concrètement, la présente étude examine un scénario dans lequel les livraisons de gaz russe à destination de l’UE sont interrompues à partir du 1er juillet 2022. Dans ce cas, l’approvisionnement en gaz allemand doit être assuré par
des livraisons via les points de passage frontaliers occidentaux et des stockages.
Si, dans le même temps, les réservoirs devaient continuer à être remplis conformément à la loi sur le stockage du gaz, l’approvisionnement en gaz ne devrait pas être suffisant.
Dès juillet, l’offre de gaz ne suffira plus à couvrir les besoins de tous les clients.
La priorité sera alors donnée aux clients protégés selon la loi sur l’énergie (entre autres les ménages, les services sociaux, les installations de chauffage urbain). Selon les hypothèses de cette étude, les besoins des clients protégés peuvent être couverts à 93% au cours du second semestre.
Le manque de gaz chez les clients protégés devrait pouvoir être couvert par des mesures prises par le répartiteur de charge fédéral et les clients eux-mêmes.
En revanche, les besoins supposés en gaz des clients non protégés ne sont même pas couverts à moitié dans ce scénario, bien que d’importants mécanismes d’économie et de substitution soient déjà pris en compte. Si le stockage est encore en cours à la fin septembre, le mois d’octobre pourrait être particulièrement critique en raison de l’augmentation de la demande de gaz de chauffage. Le facteur décisif est la quantité de GNL (gaz naturel liquéfié) qui peut être achetée et stockée jusqu’en septembre. Sur ce point, notre étude suit une hypothèse prudente qui part du principe que la disponibilité du GNL est plutôt faible.
Une rupture de livraison à partir du 01.07.2022 entraîne directement dans les branches concernées une perte de valeur ajoutée de 3,2 pour cent de la valeur ajoutée globale de l’économie.
Les branches verre/verrerie et fonte/acier sont particulièrement touchées. Dans ces secteurs
la valeur ajoutée produite diminue de près de 50% (…). Mais dans des secteurs comme la céramique, l’alimentation, l’imprimerie, la chimie et le textile, les pertes de valeur ajoutée sont également supérieures à 30 %.

Au-delà des secteurs directement touchés par une interruption de livraison, tous les autres secteurs de l’économie allemande subissent indirectement des pertes sensibles de valeur ajoutée. Ainsi, les interruptions de livraison se répercutent sur l’ensemble de l’économie. Les effets en amont et en aval sont 9,4 % de la valeur ajoutée de l’ensemble de l’économie, soit un facteur trois par rapport aux effets directs.
C’est la raison pour laquelle des pertes considérables seraient également enregistrées dans le secteur des services ou dans l’agriculture. Au total, dans notre scénario, les effets négatifs s’élèvent à 12,7 pour cent de la valeur ajoutée allemande.
Une perte de valeur ajoutée de l’ampleur décrite ici toucherait également une part considérable de la population active en Allemagne. Au total, 
environ 5,6 millions d’emplois dépendent directement, en amont ou en aval, de la valeur ajoutée perdue en raison des interruptions de livraison. L’effet calculé sur l’emploi doit toutefois être considéré comme purement arithmétique. En raison des réglementations sur le chômage partiel, des autres possibilités d’emploi des salariés, etc., ces salariés ne tomberaient pas (directement) au chômage. 
Le sous-emploi de fait n’en est pas moins une réalité.
Selon les résultats, la Bavière serait également fortement touchée par un arrêt des livraisons. [Par rapport au reste de l’Allemagne], la Bavière est notamment plus dépendante de la construction automobile, dont la part de valeur ajoutée est nettement supérieure à la moyenne nationale. La construction de machines, la fabrication d’appareils informatiques, électroniques et optiques ainsi que les équipements électrique sont des secteurs importants en Bavière, avec des parts de valeur ajoutée supérieures à la moyenne (…) 
Dans l’ensemble, les résultats de l’étude mettent en évidence la forte dépendance de l’économie allemande vis-à-vis du gaz russe.
des livraisons de gaz russe. L’objectif politique de s’affranchir totalement des livraisons de gaz russe coûtera moins cher si l’on peut utiliser pour cela une trajectoire temporelle définie que si le découplage se fait de manière abrupte”.

Le bon sens bavarois fait du bien dans la douce folie ambiante! 

A-t-on besoin de commenter, sinon pour dire que l’Allemagne a cassé l’une des plus belles réussites économiques de l’histoire, la sienne, sans réfléchir? 

Le Biden & Johnson Circus essaie de maintenir sa clientèle

+ Commentaire agacé de M.K. Bhadrakumar face aux proclamations occidentales sur le “défaut de paiement” russe dans le remboursement de sa dette, qui serait “historique”: “Vous bloquez d’abord l’accès de la Russie au système de paiement international, puis vous vous vantez que la Russie ” fait défaut ” en payant les dividendes aux détenteurs d’obligations en dollars/euros ! Hypocrites ! Qu’y a-t-il de si “historique” dans cette mascarade ?

+ Du même, un commentaire ironique face au plan annoncé par le G7 pour combattre l’influence de la Chine et de ses “nouvelles routes de la soie”: “Pour rivaliser avec la BRI, les Etats-Unis proposent un projet d’énergie solaire en Angola, une usine de fabrication de vaccins au Sénégal, un réacteur modulaire en Roumanie ! Ouf!

+ Du même, une analyse approfondie, destinée au Premier ministre indien

Le Premier ministre Modi se retrouve à apparaître comme un ménestrel errant aux côtés du président américain Joe Biden chaque fois qu’il voyage à l’étranger – à Tokyo en mai, dans les Alpes bavaroises en juin. En juillet, Biden se rendra en Asie de l’Ouest où il prévoit, semble-t-il, de former un nouveau quadrilatère appelé “I2-U2” pour soutenir l’axe israélo-arabe moribond contre l’Iran, dans lequel, étrangement, il a inclus l’Inde, un allié civilisationnel de l’Iran.

L’Inde est très demandée dans le circuit de Biden. Les choristes de l’establishment de Delhi prétendent que cela témoigne de la présence de l’Inde à la table haute de la politique mondiale. Une explication plus plausible pourrait être que Washington ne quitte pas des yeux l’Inde, qu’il considère comme un empêcheur de tourner en rond sur l’Ukraine. Nous vivons une époque charnière. Le monde d’hier s’éloigne. M. Biden est parfaitement conscient de l’atteinte portée au prestige américain ces dernières années. Il a récemment présidé deux sommets à la Maison-Blanche pour plaider sa cause contre la Russie, avec des pays de l’ASEAN et de l’Organisation des États américains. Les deux se sont terminés de manière peu concluante. Le monde non occidental refuse massivement de sanctionner la Russie, malgré les supplications de Washington.

L’échec catastrophique de l’OTAN et des États-Unis à vaincre la Russie en Ukraine est une réalité fondamentale. Le système financier russe est “revenu à la normale”, selon l’économiste en chef adjoint de l’Institut de la finance internationale, et ceux qui pensaient que “couper le financement de la Russie pendant quelques semaines mettrait fin à la guerre se sont révélés naïfs”. En revanche, ni l’administration Biden ni ses homologues européens ne s’attendaient à la pression économique qu’ils subissent aujourd’hui. Sur le champ de bataille, les forces ukrainiennes perdent du terrain. Le correspondant en chef de CNN pour la sécurité nationale, Jim Scuitto, a rapporté samedi que les responsables américains proches du renseignement ne s’attendent pas à ce que les systèmes d’armes récemment fournis aux forces ukrainiennes, notamment le système de lancement de roquettes multiples HIMARS, changent la situation sur le champ de bataille, et Washington et l’OTAN voient déjà la limite de leur capacité à envoyer des armes à Kiev.

En fait, la Russie est en train de gagner la guerre, et les signes de “fatigue de guerre” en Europe apparaissent.  (…)

Du point de vue indien, ce qui est pertinent, c’est qu’il y a une prise de conscience profonde en Russie de la futilité de couler son identité dans des catégories européennes. (…) La recrudescence de l’idéologie nazie en Occident au cours des dernières décennies a rouvert les plaies cautérisées de la psyché russe infligées par l’invasion hitlérienne qui a coûté la vie à 27 millions de Russes. Mais l’Occident collectif a désormais pour stratégie d'”effacer” la Russie! Le ministre des affaires étrangères, Sergeï Lavrov, a déclaré avec défi : “Nous ferons en sorte de ne plus jamais nous retrouver dans une situation similaire et qu’aucun “Oncle Sam” ou quiconque ne puisse prendre des décisions visant à détruire notre économie. Nous trouverons le moyen de ne plus en dépendre, et cela aurait dû être fait il y a longtemps”.

Les analystes indiens qui ont une mentalité de jeu à somme nulle interprètent mal le caractère inhabituel du partenariat Russie-Chine. La Russie est dotée d’un génie scientifique, de prouesses technologiques, d’une énergie abondante, de minerais et de métaux rares très riches – et le réchauffement climatique va accroître le potentiel agricole de la Sibérie. Si la Russie s’allie aux ressources, au vaste marché et à la main-d’œuvre de l’Inde, elle devient le partenariat le plus naturel de toute l’Eurasie. L’Inde devrait être assez intelligente pour discerner où se situent ses intérêts dans la guerre par procuration américaine contre la Russie qui se déroule en Ukraine. Cette guerre entraîne un découplage des économies russe et occidentale. Le discours du président Poutine lors de la récente conférence SPIEF (“le Davos de la Russie”) à Saint-Pétersbourg a laissé entendre que le “découplage” sera irréversible pendant une très longue période. Poutine dirige l’économie russe vers une “nouvelle normalité”. Ces derniers temps, il a souligné à plusieurs reprises qu’il accordait la priorité au partenariat entre la Russie et l’Inde. (…)

 L’Inde ne devrait pas vivre dans les rêveries du “siècle américain”, qui est terminé. C’est une bonne chose, étant donné que la politique étrangère des États-Unis après 1945, fondée sur une grande stratégie de “primauté des armes”, a causé une énorme quantité de souffrances en tuant, déplaçant et déracinant des millions de personnes. (…)

Pour les lecteurs qui nne verraient pas de quoi Bhadrakumar veut parler à propos “d’effacer la Russie de la carte”, voici un article paru dans le National Interest: 

Un des sujets à la mode dans la bulle de Washington: faire éclater la Russie

On peut y lire: “Le président russe Vladimir Poutine a raison de dire qu’une révolution de couleur, qui renversera le cadre politique semi-autoritaire actuel de la Russie, a commencé sa marche inévitable vers Moscou. Le programme social conservateur émergent de Poutine a peut-être permis de l’éviter, ou son pari mal calculé en Ukraine a peut-être accéléré la mobilisation contre son revanchisme. Toutefois, la tentative désespérée de Poutine de consolider la géographie russe avant qu’un régime libéral ne ferme définitivement la fenêtre d’opportunité est rationnelle. Ce qui est certain, c’est qu’une constitution libérale à Moscou entraînera une nouvelle sécession des territoires des minorités russes. Il est temps que les stratèges occidentaux réfléchissent clairement à l’organisation géopolitique de l’Eurasie qu’ils préfèrent avant, et non pendant, que la Russie ne commence sa désintégration spontanée“.

Face à de telles élucubrations, on sera peut-être rassuré de constater que l’article le plus lu a pour titre:”Le livre qui révèle que les Etats-Unis pourraient perdre la 3è guerre mondiale”. Il s’agit d’un article, compte-rendu d’un livre de Christian Brose, qui insiste sur le retard pris par les Américains, en particulier dans le domaine des armes hypersoniques, face aux Chinois et aux Russes. 

Le duc de Richelieu (1766-1822), gouverneur de la Nouvelle Russie de 1803 à 1814, a sa statue à Odessa face au port

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  1. Quel homme politique de l’Otan va-t-il lire cet article et sortir de l’aveuglement suicidaire lié aux USA qui veulent un rideau d’eau sur le Dniepr afin d’éviter la formation de l’Eurasie comme première puissance mondiale ? Demain il devra se tenir un procès ‘européen’ pour juger les intellectuels et hommes politiques du camp ‘pro-justice’ alors que la situation est aujourd’hui désespérée en ‘feu-Ukraine’ et que l’armée russe fonçant vers le Dniepr et le franchissant en 48h va faire exploser l’Otan et donc l’UEotanisée. Les ‘pro-justice’ sont coupables de vouloir échanger des vies de soldats contre du temps et des discours électoralistes ici et là. Demain ce seront nos enfants qui paieront la note d’un tel aveuglement sur les forces en présence, sur la réalité décrite dans cet article remarquable de bon sens et de bon usage de la raison humaine libérée. Si j’étais le Premier ministre israélien alors je prendrais les devants pour assurer la sécurité de mon Etat qui est aussi jeune et artificiel que ne l’est l’Ukraine. Le ‘Biden et Johnson circus’ décrit par Edouard Husson va terminer sa course médiatique dans le décor et se transformer en manège désenchanté. Zébulon et Pollux vont monter dans la voiture de Oui-Oui. Le dessin animé Macha et Michka montre à la planète bleue le génie russe, basé sur le cœur, l’intelligence et aussi la résilience salvatrice de la croix portée. ‘Michka pour tous’, c’est un vrai modèle de père !

  2. Merci et encore merci pour cette analyse. Ce qui me surprends le plus dans le niveau de corruption, d idioties, d arrogance des élites anglo saxonnes, c est la puissance de Georges Soros Comment est-ce possible dqu un simple milliardaire est autant d influence ?

  3. Qu’il ait autant d’influence en surfant sur la vague woke de la déconstruction en marche de l’humain, c’est simple : il ne va pas à contre courant de la bien-pensance de l’oligarchie, il l’accompagne et la guide avec quelques billets aux juges de Strasbourg, en coachant la pauvre Greta. Il joue sur le buzz médiatique relayé par des journalistes ‘gauchos’ dépourvus de squelette, et surtout anti-chrétiens, donc anti-humain debout et libre. Soros abonde dans le sens des paganismes du monde et cela passe comme une lettre à La Poste. Croyez-vous que LREMacron soit différent de NupesMélenchon ou de Soros ? C’est la même bande de menteurs démagogues. Poutine aime ces gens qui lui fourniront des esclaves bobodingos. La Sibérie se réchauffe et va produire de plus en plus de richesses grâce aux centrales à charbon rallumées par les pollueurs écolos décérébrés ou lgbt, ces amis de Soros l’antihumain.

  4. Ce qui est très drôle avec l’histoire du supermarché vue par Son Altesse Sérénissime Emmanuel 1er, c’est que cette espèce de buse vient remuer ses petits bras sur Twitter et au G7.
    Mais pour autant, le chantre de la globalisation du camp de la paix se garde bien, semble-t-il, de porter l’affaire devant l’ONU.
    C’est pourtant le bastion de la défense du monde libre non ?

    Seraient-ce les réponses occidentales qu’on attend toujours aux accusations concernant les biolabs portées par la Russie (et soutenues par la Chine) qui les encombrent ?

    Quelle bande de clowns.
    Même pas foutus d’être de bons acteurs (la séquence “Joe ? Joe ?” était un monument d’humour involontaire)

  5. Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute… et Scott Ritter ne fait pas exception.

    De grâce, n’écoutons pas ces farfelus qui, déguisés en amis de la Russie, sous-estiment les capacités de l’armée étasunienne comme les imbéciles du Pentagone ont sous-estimé celles de l’armée russe.

    Saisis par la même condescendance que Washington, nous subirions, à terme, le même sort qu’elle.

    L’OTAN, c’est-à-dire l’armée américaine + ses supplétifs européens, ferait toujours mieux, contre l’armée russe, que des combattants ukrainiens poussifs équipés d’armements modernes fournis par la même alliance militaire.

    Ai-je besoin d’expliquer pourquoi, même dans les grandes lignes ?

    Les Etats-Unis ont l’argent, la capacité industrielle et le savoir-faire technique et scientifique nécessaires pour mener une guerre de plusieurs années contre la Russie ou tout autre Etat dans le monde… croire le contraire, c’est faire la même erreur que les Japonais en 1941 qui, en attaquant les Etats-Unis, ont en réalité signé l’arrêt de mort des puissances de l’Axe, incapables de rivaliser, à terme.

    Ce qui ne marche pas, en Ukraine, c’est la stratégie débile d’une guerre via un proxy qui ne tient pas la route. En confrontation directe, les Etats-Unis remporteraient sans grand doute la guerre et repousseraient l’armée russe, même au prix de lourdes pertes humaines et matérielles.

    Les chefs de l’Etat russe, visible et invisible, le savent fort bien, et ont justement exploité la répugnance américaine à les affronter directement, pour leur damer le pion en Ukraine.

    Mais ça n’enlève rien à la qualité de l’armée américaine quand elle se bat avec toutes ses composantes, terrestres, maritimes et aériennes (oubliez l’Irak, où ce ne fut pas le cas).

    N’oublions pas que l’arme de l’Air ukrainienne n’existe quasiment plus.

    Avec une supériorité aérienne américaine en Ukraine, il en irait tout autrement des succès russes.

    D’ailleurs, si la DCA et l’artillerie russes sont si puissantes, c’est justement pour pallier à l’absence de supériorité aérienne russe en cas de confrontation militaire directe avec l’US Air Force.

    Enfin, Dieu merci, les stratèges du Kremlin n’ont cure des faux-amis tel que Scott Ritter, lequel agit, de facto, comme un agent d’influence américain qui vous fait croire que seul un septième de l’armée US est opérationnelle… mais qui peut croire des fadaises pareilles ?

    Vos articles sont très intéressants mais, de grâce, faites vos propres recherches, vérifiez la pertinence de ce qu’affirment les gens que vous citez, et commentez-les plus en profondeur, afin de ne pas donner l’impression que vous accordez crédit à des mensonges.

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    1. “En confrontation directe, les Etats-Unis remporteraient sans grand doute la guerre et repousseraient l’armée russe, même au prix de lourdes pertes humaines et matérielles.”

      prédiction difficile, car le contexte joue : dans le cas de l’Ukraine, les russes considèrent qu’ils se battent “chez eux” : ils ont forcément une détermination supérieure à celle qu’auraient les américains.

      1. Sans aucun doute.

        Mais les soldats américains, en 1944, l’ont trouvée, la motivation de se battre, pourtant loin de leur ville du Nebraska, de Floride, ou de Californie… ils la trouveraient aussi, en 2022, en Ukraine.

        C’est là, d’ailleurs, que la supériorité américaine en matière de propagande jouerait à plein.

        1. D’ailleurs, tout le monde sait que ce sont les G.I ‘s qui ont repoussés les nazis au prix de 27 millions de morts . La supériorité de la propagande américaine n’empêche pas l’Ukraine de se faire hacher menue sur le terrain, il en serait de même de l’OTAN ou des USA . Je vous rappelle que les USA n’ont pas gagné une seule des guerres qu’ils ont provoquées, le plus souvent contre des pays moins bien armés (Afghanistan en dernier lieu) ce sont des billes militairement, incapables de s’adapter à l’état d’esprit des pays qu’ils agressent au nom de la démocratie au bout du fusil . Il serait temps que ces clowns cessent et il est plus que possible que l’Ukraine soit l’erreur de trop .

          1. Excellente réponse Pabizou. L’attaque militaire, incompréhensible pour moi, de Marc Legrand est repoussée. Les peuples américains ne veulent pas perdre un soldat pour l’Ukraine. Les USA, suzerain, veulent garder les vieilles nations européennes en vassalité. Combien de dizaines de base américaines en Allemagne ‘fédérale’ ? une deux trois ? Et pourquoi si ce n’est pour maintenir sous leurs bottes les Allemands. Les américains avaient l’idéologie missionnaire protestante du Mayflower, le wokocommunisme a éradiqué tout cela dans leurs universités nihilistes. Les américains veulent un nouveau rideau de fer pour maintenir leur présence en Allemagne et plus à l’Est. Ils ont peur de l’Eurasie qui irait de Brest à l’Oural, la Sibérie étant le domaine réservé des Russes.
            Les soldats américains en 1944 étaient des pauvres gosses qui furent tués lors de nombreux accidents de jeep et de camions. 1945 : Pertes américaines tout compris 0,35% de la population, pertes Russes 15% de la population, pertes polonaises 16%. Marc Legrand compare la mentalité US manipulée en 1945 à la mentalité US en 2022, manipulée aussi, mais par le wokisme deshumanisant. Et parlons de la piètre qualité des généraux américains en 1945 : des buses. Et les tapis de bombes ici et là depuis le 6 juin 1944 ? Marc Legrand est sympathique mais à l’Ouest et sans voir les cancers qui rongent les populations américaines. Partir la queue entre les jambes d’Afghanistan ou s’agenouiller dans la rue devant des Noirs debout ! Cela donne une bonne image des USA en Inde, en Chine, en Afrique, …

          2. Vous vivez dans un monde parallèle, comme les Américains vis-à-vis des Russes.

            Le fait que ce ne soit pas le même ne le rend pas plus crédible. 🙂

    2. Marc Legrand, votre commentaire a 30 ans de retard …
      Rien que déjà ça : “Les Etats-Unis ont l’argent, la capacité industrielle et le savoir-faire technique et scientifique”
      Les USA ont l’argent ? quel argent ? depuis quand une montagne de dettes peut être considéré comme de l’argent ? La capacité industrielle elle ne l’a quasiment plus après avoir transféré l’essentiel en Chine. Quand au savoir faire technique et scientifique … peut être quelques sociétés, mais sinon regardez ce qui sort de leurs usines militaires, comme leur “fleuron” F35 avec toujours 800 défaillances qui est à mourir de rire … l’armée de l’air sait, elle-même, très bien que ça ne vaut pas un vieux f16 ou f18.
      Et avec tout ça, donc supériorité aérienne américaine en Russie ? Ce n’est pas l’Irak là ! Croyez-moi que s’ils avaient la moindre chance, ils y seraient déjà allés … Etudiez le S400, le 500, et même le S550 et comparez avec la défense anti aérienne américaine impuissante devant les drones et missiles de simples houthis en tongues ! Faites-vous une raison : l’armée américaine n’a aucune chance en Russie, quelques soient les pertes qu’ils sont prêts à sacrifier. Les Russes ne leur laisseraient même pas une chance de se déployer … Ils sont foutus financièrement, économiquement et militairement ! La seule chose que peuvent tenter ces malades c’est de renverser la table avec des armes nucléaires, mais même là, la Russie s’en sortirait beaucoup mieux qu’eux ….

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      1. Les américains ont néanmoins une très forte capacité à se remettre en cause et à se réorganiser (si leurs élites les laissent faire) et à innover.
        Toutefois, dans un affrontement avec les russes, je vois plus quelque chose ressemblant à la guerre de Corée.

        1. Exactement pour jusqu’au mid-term. Les américains veulent un vassal où ils peuvent mettre leurs avions. Ils n’ont plus les bases aériennes autour de Kaboul, ils en veulent à Kiev et Helsinki. Après cela, dans trois ans, le président républicain va à Moscou. les bases américaines demeurent en Europe vassalisée.

        2. Le problème est qu’il ne faut pas confondre le peuple américain et les “élites” . Le peuple américain n’est pas aussi belliciste que ceux qui se remplissent les poches sur le dos des macchabées qu’ils fabriquent (en général le plus loin possible de chez eux) . En cas d’affrontement avec la Russie il vaudrait mieux ne pas oublier que les missiles hypersoniques ont aussi des capacité d’ogive conventionnelles . Leur vitesse rend les porte-avions quasiment obsolètes . Si vous enlevez les P.A. le roi est nu dans la mesure ou il sont indispensables pour la maitrise du ciel et que l’autonomie des chasseurs les rend inutilisables . C’est une chose de ravitailler en vol en temps de paix, c’en est une toute à fait différente quand il faut échapper au radar et au lancement de missiles qui ont près de 4 fois la vitesse d’un chasseur

      2. Excellent et bien mordant pour une aide d’urgence ! Les F35 refourgués aux vassaux allemands sous le nez de Picrochole 1er qui prend une rafale de gifles après la perte de ses sous-marins australs ou austraux, au choix. Alliés et parents proches qui vous vident les poches sous les yeux de farfadet.

    3. Cher Monsieur,
      Merci de votre longue analyse. J’ai du mal à comprendre pourquoi vous êtes aussi tranché concernant SR. Ce militaire de carrière a quelques arguments à faire valoir. Si vous avez suivi ces chroniques de la guerre depuis le début, il est, de très loin, celui dont les analyses se sont avérées.
      Je pense que vous vous trompez sur un point: Ritter s’adresse aux Américains, non aux Russes.
      Je pourrai, si vous le souhaitez, vous faire part de conversations avec d’autres militaires, d’autres nationalités, qui sont sceptiques sur la capacité au combat de l’armée américaine contre un vrai adversaire. Si vous ajoutez que les Russes ont, avec l’arme hypersonique, une supériorité stratégique équivalente à celle des USA entre 1945 et 1949, quand ils étaient seuls à posséder l’arme atomique, j’ai tendance à aller beaucoup plus loin que Ritter! Les Américains sont, pour quelques années, en situation d’infériorité. Ils ne peuvent gagner ni une guerre conventionnelle ni une guerre nucléaire contre la Russie.
      Le sort des armes va et vient. Il en ira peut-être autrement dans quelques années.
      Je le dis avec d’autant plus de regret que j’admire le peuple américain. Mais force est de constater que 50 ans de nixonisme (dollar papier et alliance chinoise) ont épuisé le pays. Trump l’avait compris et a proposé aux élites américaines une voie étroite, qui permettait de sauver la prépondérance du dollar. L’establishment du pays a mis en oeuvre contre lui une “révolution de couleur” pour l’empêcher d’entrer une seconde fois à la Maison Blanche alors qu’il avait gagné haut la main. A présent les USA paient très cher l’installation au pouvoir du père – sénile – de Hunter Biden.

      Bien à vous

      1. A M. Edouard HUSSON :

        C’est là où vous vous méprenez.

        L’avance technologique russe, indéniable, en matière d’armes hypersoniques, vaut surtout dans le cadre d’une guerre non-conventionnelle, avec option “première frappe” (ce que la Russie, et avant elle l’URSS, n’a jamais envisagé).

        Que ces missiles hypersoniques russes coulent les porte-avions US au début d’une guerre totale, mais conventionnelle, entre les Etats-Unis et la Russie, ne changera rien à l’affaire… les Américains savent très bien qu’ils perdront rapidement leurs porte-avions les plus exposés (ils le savaient déjà du temps de la Guerre froide, sans que des missiles hypersoniques aient été encore envisagés).

        L’armée US n’est pas opérationnelle à 100% ? Mais l’armée russe non plus… et je ne parle même pas de l’armée française (notre armée de l’Air ne vaut même pas celle de l’Algérie, à l’heure qu’il est, et nous sommes menacés par ce pays sur notre flanc sud ; et tout ça à cause de son opérationnalité dérisoire depuis des années).

        Mais tout ça n’enlève rien aux capacités financières, matérielles et humaines des Etats-Unis face à la Russie, moins riche, moins bien dotée et beaucoup moins peuplée (et je ne parle ici que dans l’hypothèse où les Etats-Unis feraient la guerre, seuls, contre la Russie).

        Sans rentrer dans les détails, il y a bien pire encore.

        Les Russes ont investi dans la rapidité, d’où les armes hypersoniques, et les Américains dans la puissance, d’où ces programmes militaires (de moins en moins secrets) sur les armes à antimatière, par exemple, bien moins coûteuse qu’on ne le dit mais très efficaces.

        Je suis en effet intéressé de connaître l’avis de ces militaires, dont vous me parlez, sur les capacités opérationnelles de l’armée américaine (vous pouvez me contacter via mon adresse électronique). Mais vous ont-ils parlé de l’avance américaine en matière de guerre spatiale (il y a longtemps que l’espace proche n’est plus démilitarisé), de cyberguerre (les détournement d’avions à distance, c’est déjà de l’histoire ancienne), d’usage de mini-nukes sur le territoire de l’ennemi (rendement : 1 t à 1 Kt de TNT… bien réglé, ça passe presque pour une explosion conventionnelle, sauf que les dégâts sont d’un autre ordre puisque l’explosion n’est pas le résultat d’une réaction chimique), de drones explosifs de la taille d’un insecte (peu coûteux, un exemplaire tue un ennemi dans 80% des cas… et les Américains en ont déjà produit des dizaines de milliers et peuvent continuer à le faire en quantités industrielles), de virus non-létaux qui vous immobilisent des milliers de soldats ennemis durant des semaines, de l’infiltration de l’ennemi (de très longue date) qui permet d’activer des agents dormants par milliers, etc. ?

        Bien sûr, le Kremlin sait tout ça mieux que vous ou moi, mais l’armée russe, et derrière elle le pouvoir politique russe, doit composer avec toutes ces données.

        Quand vous avez une vue d’ensemble du tableau, proche de l’exhaustivité, vous vous apercevez que le plus fort est encore celui qui paraît le plus faible. Le pire qui pourrait arriver à la Russie, ce serait d’oublier que les Etats-Unis ont les armes les plus destructrices (quoi qu’en disent les “experts” mal informés ou désinformateurs) et sous-estimer Washington comme Washington sous-estime Moscou depuis des décennies.

        Comme vous le savez, je suis historien militaire et je n’ai pas pour habitude de me bercer d’illusions ni de tromper les naïfs davantage anti-américains que véritablement pro-russes et amis de la Russie, pays et peuple qu’ils ne connaissent pas sinon à travers les livres.

        Et en tant que historien vous-même, vous devriez savoir que enterrer les Etats-Unis est autant un voeu pieu que enterrer la Russie.

        Vous devriez surtout savoir qu’en histoire, il y a deux mots qui ne doivent pas être prononcés sous peine de dire des sottises : “toujours” et “jamais”. 🙂

        Enfin, plus généralement, ce que je vois, ce sont les Etats-Unis et la Russie qui s’entendent à merveille pour pousser l’Union européenne au suicide ; au final, c’est l’UE qui souffre le plus, puis les USA et enfin la Russie.

        Car ils pourraient, l’un l’autre, se faire beaucoup plus de mal qu’ils ne s’en font, sur les plans politique, économique, et militaire.

        Les deux grands nous ont encore roulés dans la farine. 🙂

        Fraternellement,

        Marc Legrand

        P. S. :
        La guerre d’Ukraine, en 2022, a été gagnée en Géorgie, en 2008, quand Medvedev a joué au poker et que l’OTAN n’a pas osé bouger alors qu’elle aurait mis l’armée russe en déroute et que le régime se serait sans grand doute effondré.

        Ca, c’est concret, et c’est ma fierté. 🙂

        1. Plus une arme est sophistiquée, plus elle est complexe à mettre en œuvre en réel (maîtrise, environnement, MCO, MCS…) sans compter les possibles effets de bord mal évalués (virus non létaux par exemple, comme le covid l’a montré).

          Par ailleurs, l’Ukraine (comme la Géorgie) sont dans l’environnement proche de la Russie, mais dans l’environnement plus lointain de l’OTAN.

          Il semble que les américains ont eu 4 400 morts en Irak : sont-ils prêt à l’accepter à nouveau en Ukraine ou ailleurs ?

        2. Ouah ! Je me sens vraiment dans un monde perpendiculaire. En effet je ne savais pas tout cela et dire que M. Husson ne voit que la destruction des porte-avions par des charges conventionnelles. Franchement le coup de poker de 2008 de Medvedev est génial alors que l’Otan bouge aujourd’hui à cause de Poutine. En parlant concrètement, pourquoi l’Otan n’a pas intégré la Finlande en 2008 alors qu’elle le fait aujourd’hui à cause de Poutine ? Et pourquoi aucune ‘sanction forte’ à l’époque, idem pour la Crimée ? Il me manque une pièce du puzzle quand je vois 200 morts quotidiens de soldats ukrainiens, donc non-américains, et cela en sachant que les Russes ont gagné en Ukraine selon les ‘experts’ mal informés.

        3. “Les armes antimatière” américaines … ça c’est de la science fiction hollywoodienne. Un jour peut être, mais en attendant ? C’est un peu comme les lasers …
          Mais revenons au présent, est-ce que vous pouvez-nous expliquer comment est-il possible que cette invincible armée américaine ai du subir les frappes iraniennes dans une de leur base américaine en Irak, sans pouvoir stopper un seul missile ou drone. Exploit réitéré plusieurs fois en Arabie Saoudite, pourtant censée être protégée par le bouclier anti-aérien américain, mais qui a du se contenter de voir des missiles s’abattre sur ses installations pétrolières sans rien pouvoir faire. A l’inverse, constatez en Syrie, par exemple, comment la Russie a annihilé la centaine de missiles envoyés par l’occident, les beaux missiles de Trump tout neuf, soit disant. Quand aux missiles français, ils n’ont (curieusement) même pas pu décoller de leur lanceur … Je suis bien d’accord avec l’auteur : les USA ont déjà perdu la guerre conventionnelle contre la Russie, et il y a quelques années déjà.

        4. Je vous avoue que je ne comprends pas très bien la stratégie américaine et je compte sur vos lumières pour m’éclairer.

          Pourquoi dépensent-ils autant d’argent sur un certain nombre de programmes qui semblent ne pas porter leurs fruits alors qu’ils sont aussi technologiquement avancés ? Ces paravents dissimuleraient-ils les véritables financements et résultats de leurs «black programs» ? Du coup pourquoi ne mettent-ils pas en oeuvre leurs armes secrètes contre la Russie ? Serait-ce une stratégie pour attirer la Chine dans un piège stratégique où ils mettraient en oeuvre tout leur arsenal secret ? J’avoue être un peu perdu.

          Merci d’avance de votre réponse.

          Répondre moderated
      2. A M. Edouard HUSSON :

        En complément de ce que je vous répondais hier, et s’agissant de Scott Ritter… si vous lisez mon livre, “Histoire des SERVICES SECRETS : le théâtre d’ombres du réel”, vous y découvrirez, entre autres, une méthode très efficace pour identifier les serviteurs de l’Etat invisible (services secrets au sens large) et particulièrement ceux de leurs agents d’influence qui sont déguisés en “lanceurs d’alerte” ou en dissidents tel le loustic dont nous parlons ici.

        Disons, pour faire simple, que Scott Ritter coche pas mal de cases.

        Je ne remets pas en cause la pertinence de nombre de ses propos et analyses (ce qui ne prouve rien, du reste… puisqu’on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre), mais son honnêteté et donc ses intentions réelles.

        Tout ce que je vous écris à propos des programmes militaires “secrets” américains ne peut pas être inconnu à Scott Ritter ; donc, quand il décrit l’armée US tel un vieux tacot à peine fonctionnel, il se paie notre tête et, parce qu’il est écouté en Russie (y compris en haut lieu), il influence de manière néfaste ceux qui l’écoutent (et donc jusqu’au Kremlin). Ou tout du moins tente-t-il de le faire. Intention valant action.

        C’est ce qui me gêne chez lui. Cela ne m’empêche pas de l’écouter, car même un faux-ami peut être utile à entendre. Mais je le fais comme on dîne avec le Diable… avec une longue cuillère.

        Vous invitant cordialement à faire de même.

  6. Marc Legrand a trop regarde Transformers et Top Gun 🙂
    Si les USA était si puissant, ils auraient déjà attaqué l Iran …un petit pays militaire…
    Les USA se sont fait détourner leur RQ-170, et Obama a supplié qu on lui rende .. .
    Un RQ-4 de l US Navy a été abattu par les Iraniens sans compter la frappe de missiles balistiques iraniens sur deux bases américaine d Irak le 8 janvier 2020.
    Certains sont restés aux opérations ” Reforger ” mais aujourd’hui, contrairement à Saddam, les Russes interdiront ce type d opération…mais même s ils voulaient,les USA n ont plus les moyens pour cela …

    Je ne parlerais pas de l inventaire l US Army et des Marines, sans oublier le Pentagone qui n atteinds ses objectifs de recrutement.(trop gros,trop idiots).

    Et qui rassemblera le peuple américain pour se combat final contre les Russes ? Le président Bouteflika…je voulais dire Biden ..
    Surtout lorsque on voit les déchirures au sien de la population américaine (avortement,woke,armes a feu) , a t elle point qu un vote sur la sécession du Texas aura lieu l année prochaine….

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