Le syndrome Churchill et la catastrophique guerre occidentale, par Nicolas Bonnal

On a vu le niveau de débilité, d’incompétence et même d’incorrection, vestimentaire ou autre, des leaders du G7. Macron est en perdition, Trudeau aussi et Biden va prendre une raclée, n’en déplaise aux catastrophistes. Mais mon sujet est le syndrome Churchill : Churchill est l’homme politique le plus nul possible (voir le livre de John Charmley) sur le plan pratique, et qui ne se sentait à l’aise que dans des guerres totales et d’extermination contre les Allemands, qui étaient la cible de l’époque. Or sur ordre des néocons beaucoup plus inspirés par Churchill que par Strauss les hommes politiques nuls ou même obscènes que nous avons en occident veulent se lancer dans une guerre éternelle de type orwellien contre la Russie ; dans l’espoir que ces chefs de guerre insensés seront célébrés par des foules toujours plus abruties. Ils oublient que Churchill fut jeté dehors par ses électeurs british en 1945, preuve sans doute que la satisfaction n’était pas à la hauteur des aspirations du chéri des journalistes néocons.

On va citer le capitaine Grenfell, ami de John Buchan, sur les buts aberrants de Churchill, car ce dernier se met à déifier le stalinisme pour écraser l’hitlérisme (qui lui a proposé dix fois la paix). Je cite la traduction de mes amis du Saker francophone :

« Mais, en supposant que la suppression par la force des tyrannies dans des pays étrangers constituât le devoir des britanniques, pourquoi trouvait-on une autre tyrannie, partenaire des britanniques dans ce processus? La tyrannie communiste, en Russie, était pire que la tyrannie nazie en Allemagne ; les conditions générales de vie du peuple russe était largement inférieures à celles des allemands ; le travail de forçat en Russie était employé à grande échelle, en comparaison à la même pratique sur le sol allemand, la cruauté n’y avait rien à envier à celle du côté allemand, et de nombreux observateurs la décrivent même comme bien plus importante. La technique répugnante des purges, des interrogatoires brutaux amenant à “confession”, et l’espionnage domestique généralisé était déjà à l’œuvre en Russie depuis des années avant que Hitler n’introduise ces mêmes méthodes en Allemagne, qu’il copia probablement de l’exemple russe. Mais M. Churchill encensait la Russie comme allié des plus bienvenus, quand elle se trouva embarquée dans la guerre. »

Plus loin Grenfell souligne le bilan effrayant de cette guerre pour l’Angleterre et son empire (qui n’a pas été détruit par le nazisme mais par la guerre contre le nazisme) :

« Il s’était montré prêt à tout sacrifier pour parvenir à cette victoire, et les sacrifices consentis par lui laissèrent ses co-vainqueurs britanniques à moitié ruinés, rationnés, emprisonnés financièrement dans le camp de concentration de leur île, assistant à la désintégration de leur Empire, leur propre pays occupé par des soldats américains, et leur économie nationale dépendant de la charité étasunienne. Tout cela pour quoi ? Pour que les allemands se vissent désarmés de manière permanente? À peine trois ou quatre années passées, nous suppliions les allemands de se réarmer aussi rapidement que possible. »

Grenfell a tout résumé là : on a détruit le pays et l’Europe pour rien, pour se retrouver avec une URSS plus forte que jamais. Puis avec une Europe anglo-américaine plus belliciste que jamais…

Ce n’est pas un hasard si Orwell a écrit son 1984 pendant cette triste époque. Voyez l’enfant aux cheveux verts de Losey ; on est passé de l’Angleterre edwardienne maîtresse du monde vers 1900 à un pays prolétarisé et clochardisé y compris sur le plan culturel et sociétal. Et c’est Churchill et sa rage guerrière qui ont précipité tout cela. Mais puisqu’on vous dit qu’il a sauvé le monde et la paix…

Les nazis volaient des territoires ? Grenfell, qui n’est pas russophile pour un sou, remarque justement (et cela explique la claque de Kaliningrad…) :

« Pourtant, à Yalta, il accepta que des centaines de milliers de kilomètres carrés de territoire polonais (sans parler des territoires lettons, lituaniens ou estoniens) fussent accordés, sans l’aval des habitants, aux gâteurs d’âme, en désaccord flagrant de la Charte Atlantique que lui-même et le président des USA avaient claironné au monde au cours de la même guerre, et en déni flagrant de la déclaration de guerre britannique contre l’Allemagne de 1939, qui précisément garantissait l’inviolabilité du territoire polonais. En outre, les compensations accordées au polonais sous forme de territoire d’Allemagne orientale, et l’allocation de la moitié du reste de l’Allemagne à une occupation russe, eurent pour effet de supprimer la zone tampon historique entre Moscou et les pays bordant l’Atlantique. »

Et Grenfell d’ajouter justement :

« Aucune raison réaliste n’existait de considérer l’alliance de la Russie comme loyale et digne de confiance. »

Sur Roosevelt, Grenfell rejoint les libertariens américains :

« On peut également admettre que le président Roosevelt, à cette époque, était dans un état d’hallucination fascinée quant à la pureté virginale des motivations du maréchal Staline… »

Revenons à la situation présente : nos « élites » (ouaf ouaf) s’inspirent d’un homme qui fut prêt à tout pour gagner une guerre déshonorante (un million de civils allemands carbonisés sous les bombes) et déplorable sur le plan des résultats.

Comprenez donc qu’ils vous affameront, vous priveront d’eau (cf. le ministre teuton), d’électricité, de bagnole, de liberté (mais pas de vaccin !), et qu’ils continueront dans leur aberration guerrière jusqu’au bout. Tout sera bon pour exterminer la Russie qui a remplacé l’Allemagne. Mais restons optimistes : le peuple se réveillera !

 

Source

Grenfell – Haine inconditionnelle (lesakerfrancophone.fr)

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24 commentaires
  1. “Mais restons optimistes : le peuple se réveillera !”

    J’aimerai bien le partager..votre optimisme…
    En quoi les mougeons bougeraient leurs fesses maintenant alors qu’ils sont restés lobotomisés durant 2 longues années? je pose la question.
    Rappelez-vous la petite histoire de la grenouille dans la casserole, quand l’eau fut trop chaude il était trop tard!

  2. Peut être interessant..l’agenda 2030 de l’OTAN datant de juin 2021, en préambule:
    “The Summit comes at a pivotal moment for the Alliance, as NATO adapts to growing global competition and more
    unpredictable threats, including terrorism, cyber-attacks, disruptive technologies, climate change, and Russia and China’s challenges to the rules-based international order. Standing strong together to face a more unpredictable and competitive world is what the NATO 2030 initiative is about.”
    Entre autres, la résolution n° 5, ce que celà veut dire:
    “The rules-based international order, which underpins the security, freedom and prosperity of Allies, is under pressure from authoritarian countries, like Russia and China, that do not share our values. This has implications for our security, values, and democratic way of life. Through the NATO 2030 decisions, NATO will invest in increasing and deepening our partnerships in line with our values and interests to safeguard the rules-based international order.”
    Donc, entre autres, il faut que le virus SOIT chinois (bioweapon et/ou accident de lab.) et que les vaxins surs et efficaces SOIENT américain ou anglais. Fauci & Co ont de beaux jours à venir, comme Zelenski… défenseur de nos valeurs européennes ??? Quid de la lutte contre les trafics de drogue, d’armes et de traite des enfants (et pire ?), dont son pays est une de leurs plaques tournantes…
    https://www.nato.int/nato_static_fl2014/assets/pdf/2021/6/pdf/2106-factsheet-nato2030-en.pdf

  3. Article intéressant sur Churchill. Mais aujourd’hui il me semble que le but américano-anglais de cette guerre est de créer un rideau d’eau sur le Dniepr afin de mettre l’UE otanisée vassalisée sous la botte américaine. Cette guerre par procuration n’a rien de ‘totale’.

    1. Certes on peut mettre en doute les qualités politiques de Churchill en temps de paix (Lord de l’Amirauté), et les méthodes pour détruire le moral allemand par les bombes au phosphore (abominable bombardement de Dresde). Quelle guerre est propre, Monsieur Propre Bonnal ? Mais récuser le fait qu’il a sauvé par sa détermination l’Europe du joug nazi est un total contresens historique. Pays d’Europe pauvres et dévastés suite à la guerre : tous. Après, Yalta, c’est autre chose, c’est une négociation (un éternel marché de dupes) pour arrêter les communistes à Berlin. Sinon, selon les Mémoires de De Gaulle (absent en Crimée) en 48 heures les chars de l’Armée Rouge auraient été à Paris, aidés par la majorité communiste (26%) des Français (collabos lors du Pacte Germano Soviétique et confirmant cette collaboration en invitant Staline à prolonger son effort jusque sur les bords de la Seine… Général sans armée – la IIème DB ! – De Gaulle a joué sur des œufs en prenant le traitre Thorez (Ministre de la Fonction Publique et créateur de l’ENA) au gouvernement issu du CNR. Cette nomination qui permettait de noyauter la France a calmé les ardeurs conquérantes de Staline. Car on n’arrête pas une armée qui gagne !

      Accuser Churchill de collusion avec Staline…
      Non il a négocié avec plus fort que lui.

      Je crois qu’il faut arrêter de raconter des conneries. Et Bonnal les débite au coupe saucisse !
      Certes ses thèses sont à contre courant et ensorcelantes, mais passée l’euphorie, on se rend compte que ça vaut peau d’balle !

      1. Plutôt d’accord avec ce commentaire. Il y a une certaine “mode” qui consiste à démolir des personnages de l’histoire de façon un peu outrancière. On sait que Churchill n’était pas un saint loin de là ! Mais quoi, il aurait fallu qu’il se batte contre l’Allemagne et contre L’URSS en même temps ! La politique, c’est l’art du possible. Aurait-il fallu qu’il s’alliât avec Hitler contre Staline ? Malgré l’anglophilie du Führer, la domination allemande sur le continent constituait la menace principale pour le Royaume-uni.
        Par contre il ne me semble pas que Staline ait eu l’intention d’envahir l’Europe occidentale. Ce n’est pas le tout d’avoir des milliers de chars. Il faut que la logistique et la production suive. Or l’Union Soviétique était exsangue.

        1. Avec 26% de communistes en France et la manière dont ils avaient nettoyé – dans la terreur – les collabos (Épuration historique) et les Résistants (épuration pour faire du PCF pour la fausse Histoire le “Parti des Fusillés”…), cela n’aurait pas été une invasion, ç’aurait été une armée libératrice qui serait arrivée à Paris ! Regardez le nombre de Ministres communistes acceptés entre et 1945 et 1947… Et contre quelle condition si ce n’est la pression militaire du Kremlin ? On passa directement du joug nazi au joug communiste, le tout sous la menace directe des chars de l’Armée Rouge qui sont alors à 1.100 kilomètres de la frontière française. On aurait vécu une espèce de Printemps de Prague si les communistes avaient été évincés et châtiés pour le simple fait de Haute trahison, collusion et complicité avec l’ennemi de la Nation (Pacte Germano Soviétique, sabotages multiples lors de l’effort de la Drôle de Guerre, etc.). Il aurait fallu moins d’une semaine à l’Armée Rouge à travers le gruyère allemand d’un état nazi réduit à néant pour arriver à Paris. L’épisode est pourtant connu.

  4. Le Courrier des Stratèges a de mon point de vue perdu un peu de son aura de sérieux depuis qu’il publie cet auteur cultivé mais désespéré et au fond nihiliste voire eschatologiste, qu’on sent par ailleurs très en phase avec les thèses d’Égalité & Réconciliation. Et plusieurs de ses références biobibliographiques sont peu sérieuses, même si elles émanent de “brillants intellectuels” – c.a.d. qui ont une pensée claire et organisée, mais c’était aussi le cas d’Hitler, Staline et Mao – et qui ne laisseront pas une trace indélébile dans l’Histoire de l’Humanité. Il me vient particulièrement à l’esprit le pro nazi et collaborationniste notoire Bertrand de Jouvenel, que l’auteur a encensé ici dans un précédent article. On juge un arbre à ses fruits.

  5. Juste un petit commentaire pour essayer de lancer un concours de mots ; car il faudrait arrêter de parler d’élite même entre parenthèses ( cf.”nos « élites » (ouaf ouaf)”) et trouver un autre mot pour désigner ces “nanars”, tels qu’ils apparaissent pour ce qu’il sont sur la 2° photo de cet article, pathétiques de crétinisme.

    Il y a encore 2 ou 3 ans j’utilisais ” enfant” en sens de ecclésiaste pour qualifier Macron. Mais là pour désigner ces nanars en goguette censés avoir discuté de la guerre et éventuellement de la menace nucléaire cela devient insuffisant et je ne trouve pas . Quel est le mot qui convient pour les nommer puisqu’on sait tous que ” Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde”.
    Avec des qualificatifs inadéquats, il ne faut donc pas que, nous aussi comme eux, nous ajoutions au malheur de ce monde. Que chacun, ici et ailleurs, contemple cette photo de nanars en goguette jusqu’à trouver le qualificatif le plus adéquat pour qu’on puisse désigner ces “moins que rien”.

    1. La titre de la photo pourrait être : ‘Cela sent le sapin’. En effet nous avons affaire à des morts-vivants.

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    2. J’avoue que j’ai eu la même réflexion que vous. Cela fait donc un moment que loi aussi, jai cherché un qualificatif adapté à ces hommes.
      Comme beaucoup, il m’est venu à l’esprit le parasitisme. Mais en biologie, le parasitisme a un intérêt, certes très limité. Il fait parti d’un système avec le comensalisme et la symbiose. Et de toute façon, ça ne me convenait pas.

      La meilleure définition que j’ai trouvé – ou plus exactement, qu’on m’a soufflé – est le mot “nuisible”. Ce terme me semble assez juste, même si je crains de faire devoir évoluer mon langage à ce sujet. Lorsque vous regardez la définition du mot, cela me semble assez juste.

      Je trouve que ces gens là sont vraiment malfaisants. Mais pas seulement… il n’ont aucun intérêt, ne serve rien ni personne, détruisent tout, se servent des autres comme des objets, créent des conflits, sont corrompus et corrompent à leurs tours, engendrent malheur et ruine, font du profit sur le dos des autres, organisent des conflits armés, détruisent, tuent, mentent, trompent, menacent, fourvoient, … je voulais compléter la liste …

      Je n’ai pas assez de mots pour décrire ce que je ressens. Quand je pense que ces gens là se sont enrichis jusqu’à l’indécence en organisant et profitant du malheur et de la ruine, je cherche depuis un moment quoi mettre en place pour me venger durablement…

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  6. Sur Churchill, Nicolas Bonnal s’emporte et s’écarte de toute vraisemblance. Il est exact qu’il a fait de la lutte contre Hitler et son système une affaire personnelle à laquelle il a sacrifié beaucoup d’intérêts fondamentaux de l’Angleterre, et que les Anglais peuvent lui en vouloir pour cela. On peut le comparer à Clemenceau pendant la Grande guerre pour la France. Mais il a surtout été faible devant Roosevelt, et de Gaulle le lui a reproché à l’époque, parce qu’il aurait sans doute pu être plus ferme sur la base des moyens déployés par l’Empire. Mais l’histoire contre-factuelle est un art aléatoire et il est difficile de dire ce qui serait arrivé, y compris à l’Angleterre, si elle était sortie de la guerre en juin 1940 comme en effet Hitler avait présenté la tentation. Quant aux rapports avec Staline, Churchill était loin d’être naïf et si l’on regarde les choses de près, il n’a rien cédé qui ne lui ait été arraché par la force des choses. La Pologne, en particulier, était devenue matériellement indéfendable et la faute en revenait à la stupide politique des chefs polonais eux-mêmes. Il faut tout de même s’y faire, et c’est une leçon pour aujourd’hui : la Russie est un grand pays et les Russes sont un peuple fort et intelligent. Quiconque les sous-estime et méprise leurs intérêts fondamentaux le fait à son détriment.

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  7. G7 les grandes puissances ah ah ah ah ! La France et l’Italie au bord de la faillite, le Japon et les USA ultra-endettés. De leur puissance, il ne reste plus grand-chose. Ils peuvent bien palabrer, ils ne maîtrisent plus la marche du monde, laquelle est poussée par l’Est.

  8. Je ne partage pas cette analyse de Churchill.

    Le point fondamental est « Churchill avait-il raison de penser qu’Hitler pousserait toujours plus loin ses avantages et mettrait la Grande-Bretagne en état de subordination ? ».

    Si Churchill avait tort, si Hitler était capable de s’arrêter et de respecter sa parole, alors la Grande-Bretagne aurait du conclure une paix séparée.

    Ce qui me fait dire que Churchill avait raison de continuer cette guerre par tous les moyens ? Ce qu’on sait des délires paranoïaques totalitaires. Effectivement, ils ne s’arrêtent jamais spontanément. Hitler ne serait pas arrêté.

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    1. J’ai eu la chance d’avoir un prof d’histoire exceptionnel au Lycée. Il nous expliquait que la politique constante de l’Angleterre était d’éviter que ne se forme sur le continent une super-puissance à même de la battre. Cette “fixation”, en fait une considération stratégique de simple bon sens, existait déjà selon moi au X° siècle contre les Normands. Le roi Athelstan avait accueilli en son pays des héritiers de dirigeants continentaux (dont le petit-fils du dernier roi de Bretagne!) afin de venir à bout de la domination scandinave, ce qui se produisit effectivement: l’héritier du trône de France revenu chez lui récupéra son apanage… sauf Nantes, qui fut libérée par Alain Barbe Torte. Ainsi, ce dernier, qui était donc l’obligé d’Athelstan, priva le roi de France du contrôle sur l’un des principaux axes économiques de la Gaule, à savoir la Loire, ce qui arrangeait les affaires du roi d’Angleterre qui contenait par là-même la puissance du premier.
      Beaucoup plus tard, l’Angleterre fut le seul pays à ne jamais céder devant Napoléon. Ce même professeur d’histoire, pédagogue hors pair nous avait “fait un dessin”, c’est le cas de le dire, en symbolisant les pays par des tiroirs. Ceux qui étaient fermés avaient (temporairement) renoncé à se battre contre Napoléon, et ceux qui étaient ouverts étaient en guerre contre lui. Le SEUL tiroir toujours ouvert était le Royaume-Uni.
      Churchill s’inscrit dans cette tradition millénaire, dans un contexte très différent puisque les USA étaient alors la plus grande puissance mondiale. Mais, d’une part, ce pays se situe sur un autre continent, et d’autre part il est l’excroissance de la puissance anglo-saxonne. Churchill avait déclaré sans ambage que le Royaume-uni donnerait toujours la priorité à l’alliance atlantique sur une alliance européenne. Dernièrement, l’affaire de la rupture de contrat pour les sous-marins n’a fait que confirmer qu’il existe un bloc anglo-saxon déterminé à se serrer les coudes pour asseoir son hégémonie sur le monde.
      J’ai l’habitude de parler d’une dictature de la finance apatride… quoique à dominante anglo-saxonne.
      Lorsque fut décidée la destruction de Dresde, qui ne présentait strictement aucun intérêt tactique, “on” se forgea un alibi: les Allemands devaient ainsi retenir la leçon!
      Mais ce qui saute aux yeux, c’est que la fin de la guerre était tellement proche qu’il était évident que jamais “on” n’épuiserait les stocks de bombes littéralement surgonflés par le lobby des fabricants d’engins de mort. Sécuriser un tel stock aurait coûté beaucoup plus cher que de larguer le surplus sur une ville. Par la même occasion “on” allait pouvoir observer l’effet produit par une saturation de bombardements -un peu comme “on” a pu observer les effets de la bombe A sur Hiroshima et Nagasaki.
      Churchill aurait pu ne pas exister qu’il y a fort à parier pour les mêmes causes causassent (j’adore l’imparfait du subjonctif) les mêmes effets. Chamberlain aurait été ridiculisé de la même manière, et il aurait été battu par son adversaire aux élections de 1940. Le nouveau premier ministre, qu’il se prénommât Winston ou Harold n’aurait pas pu faire la paix avec Hitler, car les gardiens de la tradition millénaire l’en auraient empêché.
      Ce raisonnement vaut pour toutes les grandes puissances. Je dis souvent que la personne de Poutine n’a pas d’importance. JAMAIS un dirigeant russe ne tolèrera que son pays ne puisse avoir un libre accès à la mer Noire.
      Aussi je trouve peu pertinent qu’on accorde autant d’importance à la seule personne de Churchill: comme tout le monde, il a dû godiller entre des impératifs contradictoires. Rappelez-vous qu’il s’inquiétait de son impuissance face à l’attaque de la Finlande par Staline.

  9. Un millions de morts allemands sous les bombes US et des centaines de milliers de femmes allemandes violées par les soldats soviétiques. Le viol, au propre comme au figuré, est consubstantiel à la culture de la gauche.

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