Polémique aux USA sur l’efficacité du Paxlovid

Polémique aux USA sur l’efficacité du Paxlovid


Partager cet article

Depuis l’utilisation du médicament antiviral Paxlovid de Pfizer, de plus en plus de patients américains ont signalé le phénomène de rebonds de Covid. Le phénomène de rebond se présente comme une réapparition des symptômes du COVID-19 ou l’apparition d’un nouveau test viral positif après un test négatif. Ce phénomène se produit entre deux et huit jours après la guérison initiale.

Pour rappel, la pilule Paxlovid a obtenu une autorisation en urgence de l’Agence américaine des médicaments (FDA) le 22 décembre dernier. Le Paxlovid est destiné aux patients non hospitalisés âgés d’au moins 12 ans pesant plus de 40 kg, souffrant de COVID-19 léger ou modéré et présentant un risque élevé de maladie grave. Ce traitement peut être prescrit aux patients âgés de plus de 60 ans, ceux porteurs d’une immunodépression ou ceux présentant une comorbidité à haut risque de forme sévère, quel que soit leur âge. A sa sortie, Pfizer affirmait que sa pilule Paxlovid pouvait réduire le risque d’hospitalisation et de décès. Elle serait efficace contre le variant Omicron avec un taux d’efficacité de 89%, à condition qu’elle soit prise trois jours après l’apparition des premiers symptômes. Mais comment croire de telles affirmations vu que les promesses n’ont pas été tenues sur le vaccin? Visiblement, Biden s’entête à bourrer les Américains de traitements anti-Covid différents et présentés comme innovants avec des promesses d’efficacité exceptionnelle, sans se poser des questions sur les effets secondaires ou l’efficacité réelle de ces traitements.

Un phénomène rare selon Fauci

Le Paxlovid est un traitement antiviral destiné à soigner les patients présentant des symptômes légers à modérés qui n’ont pas de risque de développer des maladies graves. Médicament par voie orale similaire au monulpiravir , le traitement au Paxlovid consiste en une combinaison de deux pilules prises deux fois par jour pendant cinq jours.

Le Dr Anthony Fauci, principal conseiller médical de Joe Biden, a déjà reçu ce traitement en juin après avoir été diagnostiqué positif au Covid-19. Anthony Fauci avait pris le Paxlovid de Pfizer. Le Dr Fauci, 81 ans a subi un rebond des symptômes Covid après Paxlovid. En effet, à la fin du traitement, il a été testé négatif. Puis, trois jours plus tard, il a été de nouveau testé positif et les symptômes sont réapparus. Le rebond de COVID-19 correspond à une recrudescence des symptômes après la résolution de la maladie aiguë. Le rebond de COVID-19 surviendrait environ deux à huit jours après la guérison.

Actuellement, de plus en plus de patients traités au Paxlovid ont signalé un rebond viral. Le Dr Fauci a annoncé que ce sont des cas rares. Pourtant, lors des essais cliniques menés par Pfizer, seulement 2 % des participants traités par Paxlovid avaient été testés positifs au coronavirus après avoir été testés négatifs. Le coordinateur de la réponse au Covid à la Maison-Blanche, Ashish Jha, a déclaré lors d’une conférence de presse que le taux de rebond actuel est d’environ 5% selon les données cliniques.

Les causes des rebonds du Covid après Paxlovid

Une petite étude menée au mois de juin a révélé que 1% des patients du Covid-19 traité avec Paxlovid a présenté une réapparition des symptômes. Une autre étude plus large menée par le De Aditya Shah, spécialiste des maladies infectieuses à la Mayo Clinic, auprès de 13.600 patients a dévoilé un taux de rebond d’environ 6% des participants.

Les  CDC (Centers for Disease Control and Prévention) avaient déclaré au mois de mai que le rebond du Covid se manifestait 2 à 8 jours après l’arrêt du traitement. Pour rappel, le patient qui connait un rebond de Covid est nouveau testé positif, donc contagieux. Ainsi, les CDC recommandent leur isolement pendant les 5 prochains jours. Une étude des CDC réalisée en juin a montré que moins de 1 % des personnes prenant du Paxlovid ont été admises à l’hôpital ou au service des urgences pour Covid dans les cinq à 15 jours suivant l’arrêt du traitement.

Mais à quoi est dû ce rebond du Covid-19 chez les personnes traitées au Paxlovid ? Certains experts pensent qu’il est causé par la durée du traitement trop courte.

Ainsi, elle ne permettrait pas l’élimination totale du virus. C’est une théorie confirmée par le professeur agrégé de médecine à l’université d’Etat du Michigan, le Dr Peter Gulick. Ce dernier a effectivement expliqué que l’immunité naturelle ne peut pas se déclencher en si peu de temps. Bien que les données soient limitées à l’heure actuelle, selon ce dernier, le virus pourrait développer une résistance aux agents antiviraux.

En outre, si la charge virale est trop élevée, le virus se propage dans les zones de l’organisme difficiles à atteindre par les médicaments. Voilà ce qui explique ce phénomène. Mais en cas de rebond, les symptômes sont souvent légers et un nouveau traitement par Paxlovid n’est pas recommandé.

Mais Pfizer se défend. Le rebond de la charge virale serait une progression naturelle de l’infection virale, qui ne serait pas causée par le traitement par Paxlovid.

Comme avec les vaccins, le marché des pilules anti-covid cherche à s’établir peu à peu après avoir fait écarter des médicaments existants (et surtout peu couteux) comme l’hydroxychloroquine ou l’ivermectine. À ce jour, ni les autorités sanitaires ni les laboratoires pharmaceutiques ne répondent aux questions que de plus en plus de personnes commencent à se poser, à savoir les effets secondaires et la durée d’efficacité de leurs traitements.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Autocensure au JT de Léa Salamé : accident technique ou réflexe communautaire ?

Autocensure au JT de Léa Salamé : accident technique ou réflexe communautaire ?

Ce n'est pas souvent que France 2 présente ses excuses pour un choix de cadrage. C'est pourtant ce qui s'est produit après l'édition du 20h présentée par Léa Salamé, le mardi 19 mai 2026, où une statue vraisemblablement un nu, apparaissait floutée en arrière-plan. La chaîne a reconnu « une initiative individuelle qui n'avait pas lieu d'être ». L’affaire semble anodine. Pourtant, une question demeure: pourquoi avoir masqué une sculpture dans un journal télévisé financé par le contribuable ? Le s


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Aider les pauvres ? ou les dominer ?

Aider les pauvres ? ou les dominer ?

Et si la question elle-même était piégée ? Aider les pauvres ne se discute pas — la fraternité n'est pas une option, c'est une vertu. La vraie question est celle qu'un jeune magistrat de trente ans nommé Alexis de Tocqueville posait dès 1835 : à partir de quel seuil l'aide cesse-t-elle d'émanciper pour commencer à assigner ? Et qui le décide à notre place ? Il existe, dans certains départements de l'Ouest de la France, des dossiers cartonnés que des conseillers du RSA tiennent encore à jour à l


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Magnifica humanitas ? ou la doctrine sociale appliquée à l'IA, par Elise Rochefort

Magnifica humanitas ? ou la doctrine sociale appliquée à l'IA, par Elise Rochefort

Le pape Léon XIV a rendu publique le lundi 25 mai 2026, en salle de presse du Saint-Siège, sa première encyclique, intitulée Magnifica humanitas. Elise Rochefort l'a analysée pour nous. Le document avait été signé dix jours plus tôt, le 15 mai, date qui correspond au cent-trente-cinquième anniversaire de la publication de Rerum novarum par Léon XIII en 1891. L'encyclique compte 245 paragraphes répartis en cinq chapitres encadrés par une introduction et une conclusion, soit environ une centai


Rédaction

Rédaction

L'humeur de Veerle Daens : quand l'ARCOM donne des pouvoirs exorbitants au CRIF

L'humeur de Veerle Daens : quand l'ARCOM donne des pouvoirs exorbitants au CRIF

Mes chers libertariens de l'Absurdistan, permettez à une Flamande qui prend son café à Malines, devant le carillon de Saint-Rombaut qui sonne l'heure inexacte de votre liberté d'expression, de vous communiquer la liste des huit personnes qui décident désormais, en votre nom, de ce qui mérite d'apparaître sur vos écrans. Elles ne sont pas huit personnes, à vrai dire. Elles sont huit associations. L'ARCOM les appelle signaleurs de confiance. Le règlement européen DSA leur reconnaît une expertise


Rédaction

Rédaction