Annalena Baerbock au Forum 2000 de Prague: “Peu importe ce que pensent mes électeurs” ! par Edouard Husson

Annalena Baerbock, ministre allemand des Affaires étrangères, a le mérite de la clarté: le vote de "ses électeurs allemands" ne pèse rien à côté d'une promesse faite aux Ukrainiens de les soutenir jusqu'au bout! Plongée dans la destruction de la démocratie occidentale par ceux qui ont pourtant prêté serment de défendre en premier lieu les intérêts de leur propre peuple.

Annalena Baerbock, ministre allemand des Affaires étrangères, participait à la séance inaugurale de la 26è édition du Forum 2000 à Prague. On pourra regarder les 4 minutes de son intervention entre la minute 53 et la minute 57 de la vidéo ci-dessus. Retranscription française de l’extrait le plus significatif: 

Si je fais la promesse aux Ukrainiens: “Nous serons à vos côtés aussi longtemps que vous avez besoin de nous,”, alors je veux tenir parole. Peu importe ce que mes électeurs allemands pensent. Mais je veux tenir parole envers les Ukrainiens. Et c’est pourquoi, pour moi, il est important d’être toujours très franc et clair. Et ce la veut dire qu’à propos de toute mesure que je prends, je dois être claire sur le fait que cela est tenable aussi longtemps que l’Ukraine a besoin de moi. Nous allons au devant de l’hiver; c’est un vrai défi pour nous, acteurs politiques dans une démocratie. Les gens vont descendre dans la rue et ils vont dire “Nous ne pouvons pas payer les prix de l’énergie”. Et je dirai “Oui je sais”. Et nous prendrons des mesures sociales. Mais je ne veux pas avoir à dire: “OK, alors nous arrêtons les sanctions envers la Russie. Nous resterons du côté de l’Ukraine. Et cela veut dire; les sanctions resteront en place, également en hiver, même si cela devient très difficile pour les acteurs politiques“.  

Traduction encore plus claire: : j’ai été élue par des Allemands mais je me moque de ce que pensent “mes électeurs”. J’ai fait une promesse aux Ukrainiens, c’est plus important que la promesse faite à mes électeurs et le serment de mon chancelier envers la Loi fondamentale allemande. De toute façon, si les gens descendent dans la rue, on les calmera avec de la dette gouvernementale. 

Résumé: j’ai un mur devant moi mais j’accélère car je suis sûr que ma voiture va traverser le mur. 

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17 commentaires
  1. La femme politisée est plus fasciste que l’homme : comme dit Chesterton, pour elle il n’y a pas de citoyens mais des enfants ; et le monde est une nursery. Pour ces femmes sans enfants et haïssant la maternité tout homme est un enfant.
    Chesterton : What I Saw in America (Gutenberg.org)
    Voyez aussi mon texte ici :
    https://reseauinternational.net/chesterton-et-la-menace-feministe-en-occident/?ak_action=reject_mobile&print=pdf

    1. Et moi, cher monsieur Bonnal, je prétends que vous avez tort, sauf en ce qui concerne les femmes politiques fanatisées et/ou corrompues. La passion des généralisations tranchantes contribue à laminer notre civilisation, n’en rajoutez pas, de grâce… Oui, la femme a des pulsions maternelles, n’en déplaise aux suppôts absurdes du genrisme. Peut-être en faudrait-il davantage pour écouter, réconcilier, unir, apaiser la société au lieu d’imposer, diviser, atomiser, hystériser (étymologie injuste au possible, ce soit dit en passant).
      Bien cordialement

      1. En 1980, quatre pays étaient dirigés par des femmes et étaient en guerre. Les femmes politiques sont bien plus bellicistes et agressives que leurs semblables. Comme eux, elles veulent prouver qu’elles en ont des aussi grosses dans leur culotte.

        1. Vous pouvez nous dire quelles sont ces femmes? Il n’y avait pas une certaine Thatcher dans le lot? Et si je ne me trompe pas ce sont les Argentins avec leurs généraux en toc qui ont voulu jouer aux grands conquérants sur l’île des Malouines. Thatcher a fait ce qu’il fallait pour défendre les intérêts de sont pays. Mais c’est quelque chose qui a dû vous échapper. Rien à voir avec la cinglée allemande dont parle l’article.

  2. -De qui est-elle la servante ? Comment des incapables pareils peuvent-ils devenir ministre ?
    -En disant “c’est un vrai défi pour nous, acteurs politiques dans une démocratie”, cette illuminée (pour ne pas dire plus) réalise-t-elle que l’ensemble de son discours est l’exact négation de la démocratie ?
    -“This is just a normal thing if you believe in the rule of law” : depuis quand une promesse faite à un pays étranger de le soutenir fait-elle partie du règne de la loi ?
    -Des gens vont crever de froid ou de faim cet hiver et, oh la la, ça va être durs pour nous de les aider, nous autres politiciens de la démocratie. A mon avis, prochaine étape : elle écrira des sketchs.

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  3. Puisqu’ils ont encore des illusions, les électeurs de “Die Grünen” savent désormais avec certitude que leurs élus les considèrent comme des sous-débiles !
    D’une manière plus générale, le gouvernement de Tonton Olaf vaut bien le gouvernement français :
    – Ils ont Robert-le-puant, persuadé qu’en écourtant ses douches, les chars de VVP vont rétrograder jusque Vladivosdok… On se croirait dans le bunker du Tonton Adolf dans le film “Der Untergang”.
    – Annalena…
    – et Dr. Karl, le sinistre de la santé. Quadruple piquouzé, … et il a quand même choppé le Rhûme-19 ! Il a alors expliqué aux Teutons avec moultes contorsions que le vaccin réduit la période d’incubation et t’es moins longtemps malade qu’un non-vacciné ! Diplômé de Harvard !!!

  4. Voyons voir : “…Si je fais la promesse aux Ukrainiens…”

    Ben ça c’est une promesse de politicien non ? C’est juste du vent qui n’engage que ceux qui y croient. Elle n’en croit rien bien sûr. De fait, cette femme ne tiens ses promesses qu’envers Klaus Schwab, dont elle est une Young Global Larbin. Je rappelle que pour être Young Global Larbin, il faut être médiocre (et donc facilement malléable), en plus d’avoir des saloperies immorales et/ou illégales, afin que Klaus puissent bien tenir les larbins qui auraient des velléités de faire autre chose que ce qu’on leur dit de faire.

  5. Quelques exemples de décisions politiques françaises prises contre l’avis du peuple :
    – l’abolition de la peine de mort,
    – le traité de Lisbonne contournant le résultat du référendum sur la constitution européenne,
    – la politique migratoire…
    La différence est que Annalena Baerbrock, elle, revendique haut et fort son mépris de la démocratie !

  6. Il me semble que Olaf Scholz est beaucoup plus prudent…
    Il est possible que cette sortie soit juste une posture, qui ne se concrétisera pas dans faits.
    Comme le dit Daniel38, les promesses politiques n’engagent que ceux qui les reçoivent …

  7. Ce reniement de ses obligations envers le peuple allemand doit-il être mis en rapport avec son appartenance aux fameux Young Global Leaders du bienveillant Klaus Schwabe?

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