Les symptômes musculo-squelettiques du Covid

Si l’on en croit les dernières statistiques de l'OMS, la pandémie de Covid-19 aurait causé plus de 6,5millions de décès dans le monde depuis que les premiers cas sont apparus fin 2019 dans la région de Wuhan en Chine. Le SARS-CoV-2 est surtout connu comme un virus qui affecte les voies respiratoires. Pourtant ses effets sur le corps humain sont imprévisibles. Le Covid-19 peut affecter les individus de différentes manières, une nouvelle étude vient de révéler qu’il peut aussi provoquer des pathologies musculo-squelettiques.

A son apparition dans la ville de Wuhan, en Chine, le SARS-CoV-2 a été tout de suite relégué au rang des virus qui provoquent des maladies respiratoires sévères, ce qui explique son nom. Très dangereux et très contagieux, il a fait des millions de décès dans le monde. La plupart des victimes présentaient une détresse respiratoire aiguë et elles avaient besoin d’une assistance en oxygène à haut débit. Cependant, peu d’études ont détaillé les pathologies musculaires et osseuses qui apparaissent après une infection au Covid-19. L’inflammation post-infection, comme pourtant la myalgie (symptôme typique de l’infection au Covid-19), peut apparaître comme un lien avec la pathologie osseuse et articulaire. En revanche, d’autres signes musculo-squelettiques ont été très rarement rapportés. Outre les myalgies, il existe néanmoins des cas d’arthralgies, de myopathies et de neuropathies. Une étude indienne du Jawaharlal Nehru Medical College vient de mettre en lumière le lien entre les symptômes musculo-squelettiques et le  Covid-19.

Un virus qui attaque les cellules du tissu musculaire squelettique

Selon de nombreuses recherches, le SARS-CoV-2, virus responsable du Covid-19, se sert de la protéine Spike pour se lier au récepteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE2) pour pouvoir envahir le corps humain. L’ACE2 est surtout présent au niveau des poumons, des reins et du cœur. Ainsi, ces organes sont beaucoup plus sensibles à l’infection par le coronavirus.

Le SARS-CoV-2 infecte les cellules humaines en se fixant sur le récepteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 ou ACE2. Les études ont aussi révélé que le virus peut pénétrer dans les cellules humaines via la sérine protéase transmembranaire, sérine 2 (TMPRRS2).

Or, le poumon exprime une forte quantité d’ACE2 et de TMPRRS2. Voilà pourquoi, le coronavirus provoque une infection pulmonaire. Cela dit, le récepteur ACE2 et le TMPRRS2 sont aussi présents dans d’autres cellules du corps. Ils sont par exemple par les cellules du tissu musculaire squelettique. C’est ainsi que le coronavirus peut infecter les muscles, l’os cortical et la synovie et provoquer ainsi des pathologies musculo-squelettiques.

Les maladies musculo-squelettiques provoquées par le SARS-CoV-2

Selon le Dr Alexander A J, co-auteur de cette étude, lorsque la protéine Spike attaque les cellules via le TMPRRS2, un signal peptidique de fusion est observé. Cela permet une libération rapide de l’ARN viral dans le cytoplasme des cellules.  On constate donc une forte augmentation de la charge virale, ce qui engendre une perturbation des fonctions cellulaires et provoque l’apoptose (un processus de mort cellulaire). L’augmentation en nombre des cellules apoptotiques entraîne un « dysfonctionnement au niveau des tissus ».

Actuellement, les données sur les manifestations musculo-squelettiques du coronavirus sont encore insuffisantes. Mais elles ont révélé que les patients atteints du Covid-19 peuvent développer une ostéoporose. Elle est généralement suivie d’une ostéonécrose représentée par des changements ostéosclérotiques. A l’IRM, on peut observer la formation d’une ligne centrale hyperintense sur la zone infectée. Au fil du temps, la formation d’œdème au niveau de la moelle osseuse et l’effondrement de la surface articulaire sont à craindre.

Le Covid-19 peut également provoquer des hémorragies et la formation de gangrène « humide »  au niveau des tissus mous surtout chez les personnes présentant des comorbidités sous-jacentes comme les troubles cardiovasculaires et le diabète. Le développement d’hématomes au niveau des muscles est aussi possible.

En d’autres termes, le Covid-19 ne provoque pas uniquement des troubles respiratoires, il peut également entraîner des arthralgies, myalgies, myopathies, neuropathies ou encore des lésions osseuses et articulaires. Les experts recommandent le recours aux techniques d’imagerie comme le scanner, la radiographie et l’IRM afin d’établir un bon diagnostic et mettre en place une thérapie adéquate.

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7 commentaires
  1. Merci Lalaina vous m’avez finalement convaincu.. il faut que je me fasse injecté le Pfizer.

    PS: Et sinon la déclaration de conflits intérêts (ou pas)…vous en êtes où? Les mougeons veulent savoir!

    1. “..cet article nous prend évidemment pour des c..s pour nous faire injecter leur faux vax.”

      lalaina aime bien souffler le chaud et le froid! il ou elle joue un double jeu..d’ailleurs on sait même pas si c’est un mec ou une fille! 🙂 les mougeons veulent savoir!

  2. ” les données sur les manifestations musculo-squelettiques du coronavirus sont encore insuffisantes. ” Que faut-il donc déduire de cet article?
    Par ailleurs, après bien des errements, n’a-t-il pas été démontré que le Covid était d’abord une maladie du système circulatoire? Ce sont d’ailleurs ces errements qui ont conduit à intuber, à tort, le patients.

  3. Diable c’est gratiné!
    1° point: la covid est une simple grippe, qui est devenue relativement grave parce qu’on ne l’a pas soignée.
    2° point: comme par hasard, juste avant qu’on nous sorte le retour de Zorro pardon de la covid (avec tout ce qui s’ensuit pour faire ch.er les gens, les effets secondaires des vaccins deviennent soudain des effets secondaires de la covid. C’est ballot (mais ça permet à la propagande de dire voyez c’est bien la covid la cause de tous ces effets, pas le vaccin, en plus le vaccin perdant rapidement de son efficacité, il faut s’y soumettre plus souvent encore petits galopins! Il faut même vacciner les enfants, les bébés, les chiens, et Dieu lui-même).

    Répondre moderated
      1. C’est d’ailleurs la peur qui incite à se faire injecter, et quand on constate que dans certains cas le vaxxin “protège” pendant quelques temps, ce n’est pas dû à l’injection, mais à l’effet placebo : le soulagement dû à la croyance dans l’injection supprime la peur quelques temps, et l’organisme en bénéficie. Alors que la peur affectait l’organisme.

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