La guerre en Ukraine: ce leurre qui a permis aux Etats-Unis de hameçonner l’Europe! par Alexandre N

Alexandre N. nous propose aujourd'hui l'analyse de la guerre d'Ukraine comme d'un leurre créé par les Américains dans le grand affrontement géopolitique mondial. La Russie n'est pas dupe de la manoeuvre. En revanche l'Europe occidentale et centrale s'y est laissé prendre.

Considérations stratégiques et historiques

La guerre en Ukraine n’est qu’une forgerie américaine dont les évidences sont multiples. « En 2019, le centre de recherche stratégique RAND a développé un programme pour faire pression sur la Russie avec l’aide de l’Ukraine », ce que nous voyons désormais, ainsi qu’un grand nombre de propositions, telles que l’admission de la Suède et de la Finlande à l’OTAN, de fournir des armes létales à l’Ukraine, de reprendre le programme d’assistance aux rebelles syriens, de soutenir les efforts de changement de régime en Biélorussie , exploiter les différences entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, de devenir plus actif en Asie centrale, d’isoler la Transnistrie …” . En fait il y a pire puisque dans un autre mémorandum de janvier 2022 est préconisée la destruction de l’économie allemande ( édition suédoise Nya Dagbladet  )

Certains diront que c’est de l’intox. Et alors où est le problème ? C’est la guerre, et on vous expliquera ce que ça veut dire plus loin.

Mais le coup vient en fait de beaucoup plus loin. En 2005, le candidat pro-russe qui emporte les élection est « bizarrement » éliminé par un de ces coups d’État devenu célèbre sous le nom poétique de « révolution colorée » qui plaît tant à l’opinion occidentale.

En 2014, rebelote avec un autre président lui aussi considéré comme pas assez pro-occidentale, autrement dit néolibérale et  anti-russe.

Plus loin encore, à partir de 1941 et jusqu’à la fin de la guerre, les Allemands recrutent à tour de bras des nazis ukrainiens pour leurs plus sinistres besognes ( il y en a eu même eu en France occupée )

À partir de 1945, les services US ( OSS ) ainsi que ceux de Gelhen ( allemand ) recrutent le maximum possible de ces nazis, … au cas où. Une partie d’entre eux font souche au Canada et semblent y avoir très bien prospérer .

Mais c’est en fait dès 1918 que certains « visionnaires », polonais, allemands et anglais, intuitent que l’État artificiel qui naît des soubresauts de la révolution bolchevique, de la défaite allemande et surtout d’un Traité de Versailles qui ne prépare pas la Paix mais la prochaine guerre, constitue  une base d’assaut idéal contre la Russie eu égard à sa composition ethnique. Chacun ayant leur raison propre va s’y atteler sans se décourager depuis, mais sans jamais comprendre toutefois que l’Ukraine est russe mais que la Russie n’est pas ukrainienne. C’est pourquoi depuis ils pataugent, mais de manière sanglantes toujours, et recommencent toujours aussi.

De 2014 à 2022, les US et leur meute européenne se sont préparés à faire jouer à l’Ukraine le rôle que les Anglais ont fait jouer à la Pologne. Pour pousser un Hitler, devenu bizarrement rétif,au contact armée sur la frontière soviétique, les “Brittons” incitent les Polonais à bolosser leur minorité allemande jusqu’à ce que celui-ci lâche sur elle la Werhmacht. Bien sûr, les “Brittons” avaient aussi promis aux Polonais de venir les défendre, avec les Français, ce qu’ils s’abstinrent évidemment de faire, empêchant une France idiote de respecter aussi sa promesse.  On a appelé ça la « drôle de guerre », mais les “Brittons” s’en moquaient puisqu’ils avaient réussi à mettre Hitler et Staline face to face.

Comme on connaît la suite mais aussi ce qu’il s’est passé avant ( 1914 ), on connaît donc parfaitement les intentions américaines d’aujourd’hui en Ukraine.

On remarque au passage comment déjà les opinions publiques furent si malléables et  manipulées, pour au moins ne pas entraver les sombres forgeries de leurs dirigeants. Et on remarque  encore plus la fable historique qu’on leur débite sur cette période. Les Allemands, qui à l’époque étaient plus honnêtes, appelait ça Propagandastaffel,  un terme qui s’applique encore plus à l’actuelle machine de propagande à quoi se résume tout ce qui sort d’Occident comme prétendues informations. Donc la « bête » est devenue folle en se surmultipliant.

Retour aux  fondamentaux

Alors bien sûr, on sent ici les élancements pavloviens des trols et autres décervelés de la russophobie qui traquent en meutes algorithmées la mal-pensance numérique de la blogosphère. Mais c’est aussi l’occasion de leur rappeler comment ils seront eux aussi victimes de la farce tragique dont ils se font complices.

Qu’est-ce que la guerre ? Trois formules implacables suffisent à en résumer toute l’histoire :

– « La guerre n’est qu’ un transfert accéléré de pouvoir et de richesse », le premier conférant le second et inversement. L’argent est donc le but ultime de la guerre, une vérité qu’il faut cependant impérativement soustraire à l’opinion. Même dans les plans de guerre le mot ou ses équivalents ne figure jamais.Tout se passe donc en catimini dans un entre-soi bien compris. Le fait se confirme d’ailleurs quand jamais mainstream n’aborde la question alors qu’il y a tant à dire sur l’Ukraine comme on verra plus loin.

– Plus connu est le fait que l’argent est le nerf de la guerre, mais ce qu’on comprend infiniment mieux quand on l’énonce comme suit : « à la guerre, la banque [ou ce qui en tient lieu] fournit les canons et les peuples fournissent les cadavres ». Voilà qui en fixe la division du travail si on précise que d’aucuns décident la guerre, d’autres la font et les troisièmes en profitent.

–  Pour les plus durs d’esprit, il faut appuyer où ça fait mal avec cette troisième formule – issue des massacres de 14-18  – qui précise que  : « la guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas ».

Certains cuistres objecteront qu’il existe bien des guerres « justes », les leurs bien sûr. Ils font là simplement étalage de leur profonde ignorance  du fait, par exemple, que l’abolition de l’esclavage ne fut que prétextuellement tardif pendant la Guerre de Sécession, les deux cotés communiant en fait dans un même esclavagisme.

– Pour le « fun » on ajoutera une quatrième formule parce qu’elle s’applique aux trolls  : « la guerre, c’est dégueulasse parce que ça fait plus de cocus que de morts ».

L’explication par l’anthropologie.

La naïveté face au phénomène de la guerre tient à l’impossibilité cognitive du fait que, tout comme la chaîne alimentaire n’est qu’un processus de promotion / disparition entre espèces animales, la guerre remplit exactement la même fonction entre groupes humains ou entités politiques?

La guerre, ça se passe normalement entre ennemis, mais le terme lui-même recouvre deux acceptions. La première désigne celui qui commet délibérément un acte hostile sans mobile autre que spécieux. La seconde désigne celui que précisément on se désigne à soi-même comme ennemi et qu’on traite alors comme pour qu’il le devienne vraiment.

L’ennemi au sens de la seconde formule est donc le seul qui corresponde  à la politique américaine.  La raison en est que jamais personne n’a menacé l’Amérique – hormis une vague agression des “Brittons” en 1812 – et que toute agression contre le territoire US n’est qu’un faux drapeau …  américain, comme Pearl Harbor entre autre. En atteste aussi  que jamais l’armée américaine n’a défendu le territoire américain, pas plus que celui-ci n’est organisé pour se défendre, sauf peut-être contre lui-même  maintenant. La patriotisme américain n’est donc qu’un mythe US parmi beaucoup d’autres.

Rôle de la stratégie ?

Ni un art ni une science et échappant heureusement au champ universitaire, la stratégie est une praxis ( mot qui n’existe pas en français et pour cause … ), et qui sert d’abord à faire la guerre, accessoirement à la gagner si on dispose de quelque talent et à la condition bien sûr  que l’ennemi soit d’accord. La guerre est donc au plan cognitif un choc de stratégies antagonistes, l’absence de stratégie étant aussi une stratégie, sans le savoir !

Pour fixer les idées, on en retiendra pour une adaptation de ce qu’en disait Beaufre en 1963 : « la stratégie consiste à soumettre son ennemi à ses propre volontés par la force et par la ruse ».

La stratégie est donc l’émanation d’une culture ainsi que d’une doctrine, et qui se traduit par un plan. Mais le plan c’est aussi le premier mort de la guerre, simplement parce que le cerveau humain ne suffit pas pour penser la guerre, il lui faut aussi la subir.  Ainsi Schlieffen a passé des années à concocter son plan « diabolique », se relevant même la nuit  pour le corriger, mais tout ça pour qu’il  échoue lamentablement sur un simple fait de hasard, que les Allemands cherchent toujours d‘ailleurs.

Le fait essentiel est que la stratégie ne se nourrit que du principe de réalité, et que – comme disait Staline, toutes sont contingentes . C’est donc a priori « mal barré » pour les Américains qui la confonde souvent avec leur wishfull thinking.

 

La force alliée à la ruse

La force brute n’est que l’empilement des armements détenus, une donnée parfaitement erronée en fait. La force réelle est la force brute + un minimum d’intelligence, et ce qu’on appelle l’emploi des forces. Ainsi  les Américains disposaient d’une force au moins dix à cent fois supérieures à celle des Vietnamiens, Afghans, et autres Irakiens, … dans des guerres qu’ils ont pourtant lamentablement perdue au plan militaire, mais qu’ils ont eut cependant l’astuce de cesser avant le moment « Dien Bien Phu ».

Naturellement le déficit ou inefficacité de la force débouche naturellement sur l’emploi de la ruse – bien moins cher au demeurant, et bien plus intelligent – , une pratique vieille comme le monde.

À cette ruse les Américains fidèles en cela à leurs racines anglos, ont aussi cru devoir ajouter le vice dont voici un court Vade mecum :

– s’attaquer àplus faibles que soi, – créer un rapport de force écrasant et en abuser ( bombardements de la Serbie de l’Irak ), – créer une incomparable usine  à mensonge systémique ( Hollywood, mainstream, réseaux sociaux, hyper censure, … ) dans le but de confisquer l’opinion publique pour en créer une autres avec des bots alimentés par l’IA, – accuser l’autre de ses propres turpitudes,

– capter le monopole de la morale, notamment au travers de l’emploi intensif  des ONGs comme couverture de l’action subversive clandestine des services ( NED, USAID, milliardaires auto-promus « philanthropes »,  … ), – faux drapeau ( qui n’est pas une trouvaille américaine mais qui de leur part peu prendre des proportions extraordinaires ), – corrompre l’ennemi ( cas en particulier dans la chaîne de commandement irakienne ), – coup d’État déguisé en gentille révolution ( dites « colorées » et qu’on ne compte plus ), – faire se battre les autres à sa place ( par proxys interposés comme sont devenus les pays européens  sous le nom d’Otan ), – sanctions économiques  pour affamer les populations, méchant remake de la guerre de siège d’antan, – guerre secrète bactériologique avec l’implantation de centaines de laboratoires interdits sur le territoire américain,

– émission à l’infinie du dollar car l’argent est devenu pour les Américains la solution à tous  leurs problèmes ( ainsi ont-ils donné à l’Ukraine l’équivalent du budget russe de la défense dans l’idée que ça  suffirait à les vaincre ), – attentats ciblés, manipulation du terrorisme,  tir délibérer sur des centrales nucléaires….

Armé désormais de telles connaissances, un chacun peut à loisir « revisiter » le conflit ukrainien s’il le veut ou le peut, tant le pouvoir de l’ignorance volontaire est inimaginable.

Bref survol de la culture de guerre US

À tout seigneur tout honneur, les Américains étant l’attaquant, voyons d’abord comment ils se battent. Le sujet étant trop vaste, on s’en tiendra ici au fondement.

Pour commencer, les USA ne sont pas une nation, au sens historique du terme, mais un agrégat  de vagues migratoires successives dont l’une d’elles a fini par « annuler » le pouvoir politique des autres. Ces vagues culturellement disparates se sont d’abord soudées sur la base objective du génocide des autochtones (30 millions au dernier décompte ), mais mythifié en saga héroïquement civilisatrice par les quelques  2700 westerns de la machine à rêve d’ Hollywood, aussi menteurs les uns que les autres. L’absence ensuite d’une vraie notion d’État a alors laissé un capitalisme débridé structurer le nouveau pays. C’est pourquoi tout président qui déplaît à ce capitalisme est immanquablement éliminé.

Au bilan actuel, les États dits Unis comptent à leur actif plus de guerres ( au moins 400 au dernier décompte ) que d’années d’existence ( moins de 250 ). Ce qui fait bien d’eux non une nation mais bien un empire intégral, en ce qu’ils ne peuvent vivre que sur la base du butin de leurs guerres et surtout pas de la taxe intérieure que d’ailleurs les riches ne veulent pas payer. 

La « réussite » historique qu’on attribue généralement aux États Unis ne s’est fondée en fait que sur un emploi totalement dissymétrique de la force brutale et de la ruse, mais surtout puissamment aidée par l’idiotie de la plupart des adversaires rencontrés ( pourquoi la Russie a-t-elle vendu l’Alaska et Napoléon la Louisiane ? ).  C’est aussi à cette idiotie qu’ils doivent en fait leur statut de super-puissance. Celle d’abord de l’Angleterre qui a fait le sale travail de déclencher deux guerre mondiales, mais qui s’en fait voler tout le bénéfice à Bretton Woods, en 1944. L’idiotie aussi de l’URSS qui gagne militairement contre l’Allemagne nazie et le Japon, mais ne se préoccupe pas de le transformer en victoire stratégique.

Comment s’étonner alors qu’avec une telle chance des esprits si bas ne sombrent pas dans l’hubris : Americae Est Imperare Orbi Univers0 ( détournement de la devise des Habsbourg avec A pour Austria “Il revient à l’Autriche/l’Amérique de commander à tout l’univers)”).

L’Amérique n’a pas de véritable « tradition » de guerre mais plutôt une pratique du pillage mafieux, transformée en processus économique et s’appuyant sur la technologie. Cette pratique tend également à se concentrer sur la  « création de la réalité », sorte de nouvelle wunderwaffe. C‘est K. Rove qui le premier a vendu la mèche qu’elle n’était que dans les limbes :

 « Nous sommes un empire maintenant, et lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité. Et pendant que vous étudiez cette réalité, judicieusement, comme vous le souhaitez, nous agissons à nouveau et nous créons d’autres réalités nouvelles, que vous pouvez étudier également, et c’est ainsi que les choses se passent. Nous sommes les acteurs de l’histoire (…). Et vous, vous tous, il ne vous reste qu’à étudier ce que nous faisons.”.

C’était Ubuesque mais il  faut désormais le prendre on sérieux quand on sait par exemple que « Joe Biden a gagné les élections de 2020″.

Aujourd’hui la politique étrangère américaine se réduit au marché aux puces des cupidités des grandes entreprises  et le secteur économique de la guerre y est devenu si obèse qu’il est  peut-être le dernier à fonctionner encore. Ainsi à-t-il réussi en 20 ans d’une guerre perdue en Afghanistan, à faire s’évaporer pas moins de 2200 milliards de $, répartis entre les armementiers et les politiques, mais aussi  les « quelques 1 271 organisations antiterroristes, de sécurité intérieure et de renseignement, l 931 organisations analogues du secteur privé , réparties sur 10 000 emplacements et comptant au moins 854 000 personnes » (chiffre de 2010 ). Il pourrait d’ailleurs s’agir là d’une sorte d’armée-bis pour le Pentagone au moment où celui rencontre tant de problèmes de recrutement et obligé qu’il est de se « gauchiser ». Plus que jamais donc, la guerre est indispensable à l’économie américaine.

 

Bref survol de la culture de guerre russe

On revient là à un schéma plus classique et équilibré, quoique très différent de l’occidental. Un premier point est que la culture stratégique russe est fondamentalement supérieure, n’en déplaise au russophobes, et l’histoire de la 2nde guerre le prouve : elle a vaincu – seule – les corps de bataille allemand puis japonais, alors que les Américains ne sont venus en Europe qu’au secours de la victoire et que Mac Arthur ne faisait que le matamore devant les cameras.  Le poids de l’histoire ( invasion provenant de toutes les directions ) a fait aussi qu’elle est « obsidionale » comme on dit, en même temps qu’orientalisée  du fait du joug mongol et d’avoir du ensuite réduire les fièvres épisodiques de razzias des nomades des steppes asiatiques, en coordination informelle avec la Chine.

La stratégie russe ne peut donc que surprendre des Occidentaux et les irriter surtout, car elle ne se soumet jamais ou presque à ce qu’ils pensent qu’elle va faire. La russophobie pathologique qui règne en Occident, on parlait d’« ’untermench » hier et on dit « snow niger » aujourd’hui, occulte aussi le fait que tant en matière d’armement, de tactique que de technologie, il est le plus souvent surclassé.

Son étrangeté  est cependant dans le fait que parfois, et inexplicablement, elle concède la victoire à l’autre. On l’a notamment vu quand Krouchtchev sauve la face d’une Amérique qui avait objectivement perdu la crise de Cuba. Brejniev fit de même dans la course à l’espace et Gorbatchev démantela carrément l’URSS pour complaire aux Occidentaux, toutes choses alors interprétées par eux comme de véritable faiblesses.

La Russie est cependant consciente que ce qui se joue en Ukraine impactera directement sa propre survie et que le plan de son démantèlement est déjà prêt. 

Confrontation dans le conflit ukrainien

Six mois de guerre s’y résument en fait par une stratégie sacrificielle pour les Ukrainien, un perpétuelle « nervous bullchit » de american propagandastaffel dont la dernière perle est que « la Russie va capituler et Zelensky doit devenir le prochain président de la future Ukraino-Russie », et enfin un flux tout aussi perpétuelle de commande pour les armementiers américain. Il ne s’agit d’ailleurs là que de la mise en œuvre stratégique de cette fameuse réalité rêvée à la Karl Rove et en laquelle les Occidentaux croient eux mêmes, ce qui en fait bien des « possédés ».

Face à cela, cette « réalité » se heurte au refus obstiné des Russes de la jouer « blitzkrieg ».

En attendant comme le rapporte très américain Military Summary Channel s’agissant des derniers événements : « les Ukrainiens transféraient des troupes et des blindés lourds de Kharkov au Donbass en utilisant les chemins de fer. Chemins de fer à propulsion électrique. Ainsi, les Russes ont coupé le réseau électrique pendant quelques heures, puis se sont amusés à détruire des concentrations de troupes de l’armée ukrainienne dans les gares.. Donc, la Russie n’a temporairement assommé le pouvoir de l’Ukraine alors qu’elle pourrait l’avoir de façon permanente ? La Russie ne combat donc TOUJOURS pas sérieusement ».

Ce qui ne peut s’interpréter que de deux manières complémentaires. La première est qu’en jouant  a minima la guerre d’usure voulue par un Occident désormais sur une corde raide, c’est en fait celui-ci qui s’use et qui ridiculise sa propre propagande, sa propre opinion étant hermétiquement enfermée comme dans une sorte d’asile où les fous auraient pris le pouvoir.

La seconde est que si la Russie tarde tant à asséner le coup que beaucoup attendent, c’est forcément qu’elle considère l’Ukraine que comme une question tactique et que les enjeux véritables se jouent  ailleurs.

 

Le leurre ukrainien ou la foire aux dindons 

Cette guerre en Ukraine n’est donc qu’un leurre monté par les Américains, mais pour qui ? Pour rappel, un leurre une action de guerre alliant la force et la ruse pour attirer l’autre dans le mauvais combat et contre le mauvais ennemi, en vue de mieux le soumettre plus tard . Ce qui, dans l’équation géopolitique, revient à une farce macabre dont les victime seront les dindons.

Pour mieux saisir ici la logique suivie par les Américains, il faut se rappeler que, comme leurs faux-cousins brittons, ils n’ont ni alliés ni ennemis, seulement du gibier qu’ils le répartissent ensuite au gré des évènements entre alliés et ennemis de circonstance, et tout cela en suivant le sacro-saint principe de Kissinger qui veut que : «s’ il est dangereux d’être l’ennemi de l’Amérique,  il est mortelle d’en être l’allié ».

– La Russie n’est donc pas vraiment concernée car, même si elle fut forcée d’intervenir, c’est elle qui maîtrise le momentum de la manœuvre.

– L’Ukraine alors ? C’est l’évidence. Sans se cacher, quelques 30 pays » occidentaux » se sont ainsi réunis, en juillet 2022 à Lugano, pour la démanteler benoîtement au prétexte de reconstruction. Ce qui signifie le traitement de choc néo-libéral habituel, soit la destruction de toute la législation sociale ainsi que la privatisation à prix bradée des ressources et des industrie. Les premières réunions sur le sujet ayant commencées en secret dès 2017, le coup vient donc de loin.

Le pillage a d’ailleurs déjà commencé puisque dix jours avant le début des hostilités, il semblerait que le président ukrainien, en annulant la loi qui l’interdisait, ait bien vendu aux plus puissants fonds vautours américains quelques 170 millions d’hectares de terres agricoles, soit 28 % du territoire. Voilà qui éclaire aussi le récent détournement vers l’Europe des céréales ukrainiennes à destination de l’Afrique. La guerre est donc bien ce qu’on en a dit plus haut.

– Le problème est cependant que les « méchants » Russes  ont tendance à  mettre les oligarques ukrainiens sur la paille et sans possibilité de retour. Voici donc la seconde catégorie de dindons.

– La troisième catégorie s’impose d’elle même avec des pays européens qui voient leur revenir par effet boomerang des sanctions dont ils crurent qu’elles mettraient la Russie à genoux. Simplement n’ont-il pas vu qu’il n’y a ( aura plus ) AUCUNE ressource énergétique de secours pour l’Europe.

– La cerise sur le gâteau revient tout particulièrement l’Allemagne qui, non seulement est directement  visée par cette forgerie afin de la détruire, mais qui ya mis la main en organisant seule la crise énergétique.

N’a en effet pas échappé à nombre d’observateur américain cette volonté caché de détruire l’économie allemande comme résurgence de cette obsession US de mater son arrogance et lui interdire toute possibilité d’alliance avec le Russie, ce que voulait Bismarck et ce que craignait Mackinder. Ainsi se profile avec la résurgence du plan Morgenthau la possibilité du dindon en chef. – Mais la question qui se pose aussi est de savoir si l’Amérique elle-même ne préjuge pas trop de ses propres capacités ? N’a-t-elle pas vu que le subtil Poutine et son comparse l’impénétrable Xi pourraient être en train de lui préparer le tour pendable de jeter le sénile « sous le bus » ?

Le moment serait en effet idéal entre une récession galopante, des élections de mi-mandat qui promettent d’être apocalyptiques, avec un risque de sécession à la clé.

En fait l’équation géopolitique qui se présente est plutôt limpide.

Les États-Unis sont devenu dangereux pour le monde entier (enfin presque), y compris eux mêmes, ce qui doit nécessairement déclencher des réactions.  

Ils s’enfoncent de plus dans un déclin irréversible de type totalitaire dont ils ne peuvent plus se rendre compte eux-mêmes, puisqu’on sait que ceux qui vivent ce type de situation s’accoutume à son contexte particulier qui devient alors la nouvelle normalité.

Si on peut constater objectivement les situation de déclin, on ne peut jamais en revanche en situer l’ effondrement, et seule l’histoire alors peut en fournir des indications. 

Le cas US est désormais parfaitement assimilable à ce que furent les totalitarismes du XX° siècle. Il n’a fallu douze 12 années et une guerre mondiale pour écraser le nazisme. Il en a fallu 70 mais pas de guerre pour que le communisme soviétique ne s’effondre de sa belle mort.

Auquel cas, on peut donc anticiper que :

– option 1 : la Russie ne concède pas et détruit la puissance de l’ex-plus grande puissance, avec l’appui objectif de l’OCS,

– option 2 : la Russie concède, la Chine plie et l’Amérique bénéficie alors d’un demi siècle avant qu’elle ne meurt de son propre effondrement. Et c’est là que se situe le big reset, c’est à dire le dernier bond suicidaire du capitalisme sans frein à l’américaine.

On remarquera dans les deux cas que l’Europe n’apparaît pas, ce qui signifie bien qu’elle sera la variable d’ajustement dans la 2° option.

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37 commentaires
  1. Il faut arrêter les USA n’ont rien fait si ce n’est prévenir que les russes vont attaquer et donner des armes à l’Ukraine.
    Quand Macron essayer de négocier pour empêcher la guerre pour les USA c’était peine perdu ils n’ont pas bougé le petit doigt.
    Quand la Russie a attaqué les USA n’ont miser 1 dollar sur l’Ukraine. Ils s’attendaient que l’Ukraine tombe a 3 jours.
    Biden a même proposé à Zelinsky de l’exfiltrer lui et sa famille, la réponse de Zelinsky est maintenant célèbre « je n’ai pas besoin d’un taxi, j’ai besoin de munitions ».
    Les américains se foutent de l’Ukraine.
    Ils leurs donnent des armes parce que ça leur plait pas que les russes font leur loi mais c’est tout.
    Encore l’Europe y voit une menace en se disant « après l’Ukraine c’est au tour de qui ? ».
    Mais pour les USA avant que les russes arrivent il y a le temps de voir…
    Et même économiquement, si l’UKraine intègre l’UE mais l’UE c’est un concurrent des USA.
    Donc il faut arrêter le délire de dire que c’est un affrontement Russie contre USA. C’est faux !
    La vérité c’est simplement Poutine qui veut refaire l’empire de l’URSS, c’est tout.
    Poutine est simplement dans une guerre de conquête.

    1. Pendant un temps j’ai pensé que vous étiez un troll mais aujourd’hui j’ai compris que vous êtes un bienheureux.
      En soutenant une cause indéfendable vous ne faites que perdre votre temps.
      Allez plutôt aux champignons.
      C’est le moment des pieds bleus, ils sont délicieux et sans aucun danger de confusion comme tous les bleus de la saison.

      Répondre moderated
      1. Merci je pratique la randonnée et j’irais aux champignons.
        Ça ne m’empêche pas d’avoir un avis sur ce qui se passe.
        Je vois plein de gens qui disent « éteins la télé renseigne toi avec de vrais sources… »
        Très je suis ici et je fais mon analyse et là on me dit casse toi.
        C’est vous les trolls.
        Vous ne cherchez pas la vérité mais juste le chaos.
        Tu sais que je dis est vrai lais tu ne le reconnaîtras jamais…

        1. cher David, si vous souhaitez vous informer par vous-mêmes sur le conflit actuel en ukraine, je vous conseille ce blog, tenu par un ancien militaire français qui combat depuis 2014 dans l’armée du Donbass : il est mû par la défense des civils, il est libre penseur et a une grande culture militaire : alawata-rebellion.blogspot.com/. car on ne peut pas parler du conflit actuel en ukraine sans parler du coup d’état du maïdan, de ce que subissent les civils au Donbass depuis 2014 de la part du gouvernement ukrainien et des accords de minsk jamais appliqué par la partie ukrainienne.
          par ailleurs si vous pensez que les états-unis “n’ont rien fait de mal” (en dehors du fait qu’ils ont déjà fomenté le maïdan et armé Kiev depuis 2014 alors que depuis 2014 Kiev bombarde les civils du Donbass), comment dire ?… il faut en effet être “bienheureux” pour ne pas voir la nocivité et la duplicité de la politique étrangère américaine depuis longtemps. peut-être croyez-vous qu’à Bretton Woods les américains ont jeté les bases de la paix dans le monde sous le grand parapluie de leurs valeurs démocratiques ??
          je n’ai qu’un conseil : renseignez-vous auprès de gens de terrain (comme ce blog du Donbass) et qui pensent indépendamment. renseignez-vous aussi sur des conflits anciens comme la servie et le kosovo, pour relire l’action qui a été celle alors des usa et de l’otan.
          laissez tomber tous les partisans, les militants, les idéologues. et renseignez-vous seulement, ne cherchez pas à savoir qui sont les bons et qui sont les méchants, ne jaugez pas, ne jugez pas. renseignez-vous, librement, et au bout d’un moment une pensée claire, cohérente se fera en vous.
          je vous souhaite bon courage car je vous crois sincère et idéaliste, et il est dur de vivre dans notre monde actuel et de voir ce qu’il s’y passe et ce qu’il s’y joue

          1. Nous pouvons aussi recommander à David d’effectuer une recherche sur le présent site et de se plonger dans la lecture de l’écrit du Genéral Martinez, paru fin Juillet et qui fait une très bonne synthèse du conflit en Ukraine .

          2. Les civils tuer au Dombass ?
            Tu parles des 14 000 morts depuis 2014 je suppose ?
            C’est un chiffre de l’ONU qui donne le détail, il y a en fait 4000 civils tuer le reste c’est des soldats ukrainiens tuer par des bombardements des pro-russes !
            Mais évidemment tu reproches aux ukrainiens d’avoir répondu à ces bombardements….
            La guerre de Poutine en Ukraine a fait plus de 100 000 morts depuis février. On en parle ?
            Coup d’état de Maidan ou revolte du peuple contre un pouvoir pro-russe illégitime ???
            En tout cas depuis il y a eu des élections présidentielles qui a conduit au Président actuel. Maidan ou pas Maidan il est élu !
            Quand à armer Kiev que tu reproches aux USA.
            Moi je te renvoie aux Accords de Mink, article 10 la Russie c’est engagé à ne pas envoyer d’armes ou de mercenaires dans les territoires séparatistes.
            La Russie ne l’a jamais respecté !
            Alors tu reproches aux USA de fournir des armes à un pays officiel ?
            L’avis des pro-russes dans les territoires séparatistes je m’en fiche.
            Je sais quand que les territoires sont libérés après une défaite de l’armée russe les ukrainiens trouvent des charniers remplis de cadavres, qui ont été torturés pour la plus part.
            Toi tu prends l’avis d’une minorité pro-russe et ferme les yeux sur le massacre des ukrainiens…
            Moî je suis libre.
            Vous venez tous m’insulter c’est que de facto vous reconnaissez que j’ai raison.
            Si ce que je dis était déconnant vous n’aurez pas besoin de m’insulter, mes arguments tomberaient d’eux mêmes.

          3. Merci Lucienne d’offrir à notre ami David bien naïf, des pistes pour commencer à comprendre sans se faire manipuler par l’opinion ambiante et ces gentils américains qui ne nous veulent aucun mal et qui nous ont sauvés.
            Je reconnais dans les propos de David quelque chose qui parait sympathique – on a envie d’y croire et la bien-pensée française se retrouve avec la fleur bleue au fusil.

          4. @Seize, ton Général Martinez a soutenu (en autre) que le tir d’un missile sur la gare de Kramatorsk n’est pas le fait des russes avec pour preuve d’après lui que les russes n’utilisent pas de missiles Tochka U le modèle utilisé ici.
            En bon général qu’il est il aurait du se renseigner un tout petit peu, le minimum quoi pour un général….
            La Russie a envoyé des milliers de missiles Tochka U sur l’Ukraine.
            Pire les photos des russes, on parle pas de photo fait par ukrainien attention, montre des déploiements de lanceurs russes Tochka U….
            Alors comment ce super général super bien renseigné a t-il pu faire une telle bourde ?
            Surtout qu’il n’y a pas de mea-culpa, jamais il dira je me suis planté….
            Et là je te cite un exemple, il dit beaucoup de choses et prendrai des heures de faire du point par point mais c’est pareil pour tout ce qu’il dit.
            C’est la stratégie des menteurs de saturer en quantité d’information pour que si on y répond ce soit invisible…
            Donc ton général il est discrédité totalement.

          5. @Yves de Ponsay, j’ai répondu à Lucienne et je pense humblement que j’ai gagné sur les arguments.
            Merci de dire que mes propos sont sympathiques.
            Moi je te demande de rien croire mais d’observer.
            Militairement la Russie a perdu la guerre.
            Quoi qu’on dise ici il y a une réalité terrain…
            Le seul espoir pour Poutine c’est un traité de paix avec des frontières sur la base des positions actuelles.
            C’est pour ça tous les pro-russes actuellement appellent à la paix alors que c’est la Russie qui a déclenché la guerre.
            Sauf que Zelensky n’est pas con et ne va accepter une paix sous ces conditions.
            Donc dans les semaines qui viennent tu vas avoir la Russie qui va faire toute les menaces possible pour faire une paix immédiate
            Et s’il n’y a pas de lassitude de guerre, comme il ne semble pas y en avoir, on va soit par une reconnaissance par la Russie de la défaite soit par les forces russes repoussées à leurs frontières.
            Sachant que la défaite russe implique sûrement la chute de Poutine…
            Donc ne crois rien et observe ce qui va se passer, tu verras très vite si j’ai raison ou pas.

          1. David est un troll de langue maternelle anglaise, qui a appris le français je dirais à vu de nez dans les années 80 /90 , et qui utilise un écrit trahissant ses origines. Faut travailler le phoque !

          2. Loulou, tu ne sais pas quoi dire comme connerie ?
            Je suis français.
            Je dirais même français de souche car je peux remonter l’arbre généalogique de quelques siècles…

          1. Voilà un avis qui plait pas alors on l’insulte….
            Mais si tu te rabaisse à insulter c’est que j’ai vu juste mon pote.

          2. @David
            ce n’est pas que tu as vu juste, “mon pote”, c’est simplement que tes trop nombreuses interventions bfmtv polluent le site et en gênent la lecture.

        1. pour Tommy. tout l’intérêt des interventions de David, c’est que c’est une excellente synthèse justement de BFM-LCI-TF1-FranceTV et LeFigaro-L’Obs-Libé et j’en passe et des meilleurs. Grâce à ses commentaires, je ne regrette vraiment de ne pas perdre de temps avec tous ces organes de presse que j’ai cités. En revanche, je voudrais bien savoir son âge car il me semble être le pur produit de la génération “smartphone-youtube-wikipedia”.

          1. Je peux dire la même chose pour toi, tu dois avoir de la morve au nez pour ne pas pouvoir penser par toi même…

    2. Visiblement, vous n’avez pas fait l’effort de vous renseigner sérieusement sur la question… si, les américains sont à la manœuvre et depuis la fin de la seconde guerre mondiale – c’est documenté!- et là, ils ont tout fait pour provoquer la Russie et amener cette confrontation, et le clown à piano n’est que leur marionnette! Quant à délirer, je pense effectivement que vous êtes le seul à en être frappé vu votre niveau d’aveuglement!

  2. La première grande partie de l’article est intéressante et assez sûre. Le ‘ce que voulait Bismarck’ mérite une explicitation. La conclusion avec option 1 et option 2 n’est pas convaincante. C’est trop ‘coupé au couteau’, cela va bien avec la psychologie radicale des écrits de l’auteur qui est certainement agréable en amitié. Les Allemands sont capables d’aller demander du gaz aux Russes et de faire de l’Ouest de l’Ukraine une zone commerciale d’échanges favorables à toutes les parties. L’Italie va lancer le bal.

    1. “L’Italie va lancer le bal.”
       
      C’était un peu ce que je pensais jusqu’à ce que je visionne la dernière interview de F.Asselineau chez FranceSoir – après avoir (ré)expliqué comment on l’a fait taire sur les media officiels, il y dit une chose qui tient la route : “je pars du principe que lorsque l’on parle beaucoup d’une personne dans les media, c’est qu’elle n’est pas un danger pour le système”. Compte tenu du contraste avec son propre effacement du PAF, il a fort malheureusement raison.

      1. Je crois qu’il faut écouter et entendre ce que dit M. Asselineau
        mais qu’il ne faut pas le suivre, surtout pas. Tous les empires, donc ‘le système’ en particulier, s’autodétruisent au bout d’un moment. Il n’y a pas de raison que l’empire otanien, le Pacte de Diables, ne se disloque pas. Au sujet de M. Asselineau : quand quelqu’un commence à parler de lui-même, c’est mauvais signe. Jésus dit humblement : “Qui dites-vous que je suis ?”
        ‘On’ met le fer au feu Meloni et on voit ce que cela donne. Cela donne Ursula qui se grille et se dévoile au grand jour aux USA.
        La nécessaire désotanisation de l’Allemagne permettra de créer une confédération qui ira de Brest à l’Oural. Cela isolera les USA sur leur continent. Ce n’est pas seulement le territoire russo-ukrainien qu’il faut désotaniser, dénazifier mais aussi le territoire allemand bourré de bases américaines.

        1. Je ne me laisse pas abuser, car c’est avant tout un étatique pur jus, mais ses analyses, conjuguées à ses immenses connaissances (géopoliotiques, dossiers, etc), sont frappées au coin du bon sens.
           
          Je ne le vois pas comme un présidentiable, mais très bien comme conseiller spécial (évidemment pas de Benito, ça va sans dire).

  3. Un bon papier qui force à la réflexion. On est loin de tout savoir sur tout bien sûr mais, effectivement, les fondamentaux exposés par Monsieur Alexandre N(evski) paraissent solides bien que relativement nouveaux à nos oreilles d’Occidentaux gavés par la Propagandastaffel américano-germanique. La Propagandastaffel fait du bruit pour rien. C’est ici qu’on mesure combien nous avons changé en si peu d’années et combien Vladimir Poutine a bien choisi son moment: l’Amérique est en bout de course, pas crédible, elle a trop tiré sur la corde. Leur légende dorée de super héros a vécu. Personne n’a même plus ENVIE d’y croire. Rideau.

    1. Oui. Hollywood perd son ‘h’, se wokise, se détruit en face ce qui est humain, en face de la loi naturelle inscrite dans le coeur des simples païens. Il est bien possible que le meurtre par avortement lancé massivement par Roe wade soit en définitive le caillou qui fait chuter le colosse au pied d’argile. L’usage d’un QR code pour entrer dans une boulangerie ou un hôpital fait son bonhomme de chemin dans la sape du ‘Système’ deshumaniste. Quel aveugle peut vouloir mourir pour défendre ces dogmatismes qui mènent à ne plus pouvoir enterrer ses propres parents ou permettent de voler un enfant à une femme ? Le ‘Système’ est une monstruosité, Zelensky en est le pitre ou le bouffon officiel. Inéluctable rideau sur ce théâtre ‘protestant’ américain inhumain.

  4. Bonjour,
    Article très intéressant, comme tous les articles du Courrier des Stratèges… mais je dois avouer -cela peut vous paraître superficiel- que je suis vraiment gênée par le nombre insensé de fautes d’orthographe!!! N’est-il pas possible de faire relire vos textes?
    Désolée…

    Répondre moderated
  5. Bonsoir.
    Si je reste analytique comme le veut l’article, il me semble que la Russie a une stratégie de trés long terme qui mène à une seule conclusion : frapper les Etats Unis fortement , au bon moment, aux bons endroits.
    Pour cela il fallait la supériorité militaire, ce qui sera effectif dés l’an prochain , et le contexte géostratégique favorable, ce qui sera effectif lorsque les tensions à Taïwan seront en phase finale. Je pense que l’affrontement aura lieu , sauf si bien sur les USA se détruisent eux méme , ce qui n’est pas impossible.

  6. Sur le plan économique (GDP purchasing power parity), la domination se joue entre les 6 premiers, Chine, USA, Inde Japon, Allemagne, Russie. Mais la Russie possède la 5ème armée avec 850000 hommes, derrière Chine, Inde, USA, Corée du Nord (source Atlasocio.com).
    Depuis le début de l’époque historique, les gouvernements des peuples ont cherché à vassaliser leurs voisins pour augmenter leurs ressources, par l’impôt ou tribut, et leur force militaire. Quand le vassal se rebelle contre son suzerain ou contracte des alliances concurrentes qui pourraient l’affranchir de la soumission, c’est la guerre. Le capitalisme libéral ne fait guère autrement, mais pacifiquement.
    Ainsi le succès de l’OPEP a provoqué, avec les USA alors largement dominants, les guerres du moyen orient et marginalisé, grâce aux sanctions économiques, la Perse trop dominante et rebelle aux USA .
    Les USA ont toujours considéré l’Allemagne comme étant leur principal concurrent industriel et technologique, bien que l’Allemagne soit soumise militairement depuis 1944. Trump a même estimé que cette concurrence était déloyale puisque l’Allemagne ne faisait pas l’effort de sa défense militaire. Il a même prononcé le mot ennemi. Trump a aussi mis en garde les USA contre la dominance économique imminente de la Chine qui a eu lieu depuis.
    L’émancipation possible de l’Allemagne grâce à ses contrats d’approvisionnement énergétique avec la Russie, pouvait être la prémisse d’une alliance industrielle plus étendue entre le 5ème et le 6ème rang économique et ainsi devenir un sérieux concurrent commercial des USA.
    La Russie a toujours été constituée de 3 entités, la Russie de Moscou, la Russie de Kiev et la Russie Blanche (Biélorussie) avec des frontières variables sur les immenses terres russes. Ce qui crée un potentiel d’instabilité comme au Moyen Orient. La Fédération de Russie moscovite comprend 85 républiques ou districts sujets.
    Les USA ont donc joué la Russie de Kiev contre la Russie de Moscou. Avec comme conséquence mécanique la rupture des contrats Allemagne Russie de Moscou grâce aux sanctions.
    UK avait aussi l’intention de renouer des liens avec l’Inde. Il n’en est plus question.
    Devant l’Allemagne effondrée, la France et l’UE rendent hommage aux USA. Pas sûr que les autres entités sujets de l’UE suivent sur le long terme.
    C’est dans la continuité de l’histoire du Moyen Age.

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