Comme la HAS avoue le naufrage complet de la vaccination en France

Comme la HAS avoue le naufrage complet de la vaccination en France


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Sommes-nous assaillis de faux chiffres qui tentent de faire croire que les Français sont majoritairement obéissants aux consignes gouvernementales ? Alors que la bataille fait rage sur la réduction volontaire de consommation électrique pour éviter les coupures, la Haute Autorité de Santé vient de publier des chiffres qui interrogent sur un autre front, celui de la vaccination. Manifestement, la situation est beaucoup moins idyllique que le gouvernement ne veut bien le faire croire...

Combien de Français sont « suffisamment protégés », c’est-à-dire ont reçu leurs quatre doses de vaccins contre le COVID, conformément aux recommandations officielles ? Si l’on en croit les chiffres de COVID Tracker, près de 45% des plus de 75 ans seraient dans cette situation, et 40% des 65-74 ans, ce qui constitue une proportion somme toute rassurante pour le gouvernement.

Les initiés du sujet constateront toutefois que, le passe vaccinal abandonné, les Français se sont beaucoup moins précipité pour recevoir leur troisième dose (de 20 à 70% selon les tranches d’âge sous 50 ans). Néanmoins, pour cette troisième dose, le gouvernement peut se targuer d’avoir encore remporté de beaux résultats.

Mais ces chiffres sont-ils vrais ?

Une publication récente de la Haute Autorité de Santé ouvre le débat. En effet, selon la HAS, les proportions de vaccinés à quatre doses sont bien moindres :

La protection apportée par le vaccin diminuant avec le temps, un rappel est aujourd’hui indispensable. La HAS rappelle ainsi que l’administration de cette dose additionnelle (quel que soit le nombre de doses déjà administrées précédemment) est recommandée 3 mois après le dernier rappel pour les personnes de plus de 80 ans et les immunodéprimés, et 6 mois pour tous les autres : les personnes de plus de 60 ans, celles de moins de 60 ans qui ont des comorbidités, les femmes enceintes, ainsi que pour leur entourage. Dans tous les cas, si une personne a été infectée par le SARS-CoV-2, ce rappel doit être fait au minimum 3 mois après l’infection.

Constatant qu’à ce jour, seulement 23% des 80 ans et plus, et 38% des 60-79 ans sont suffisamment protégés, la HAS appelle à la mobilisation : le rappel est à effectuer maintenant de façon à ce qu’il produise son plein effet pour les fêtes de fin d’année.

Si cette formulation sent l’embrouille (parce qu’elle laisse à penser qu’au-delà de 80 ans il faudrait être vacciné tous les 3 mois (soit pas moins de 7 doses depuis le lancement du vaccin), et au-delà de 60 ans tous les 6 mois (soit pas moins de 4 doses), on peine à recouper ici les chiffres diffusés par ailleurs.

Certes, la proportion correspond de façon plausible pour la tranche des 60 à 80 ans (qui n’est pas analysée comme telle par Covid tracker), mais avec un biais. Selon COVID Tracker, la part des 50 – 64 ans vaccinée quatre fois est de moins de 20%, et celle des 65-75 ans de 40%. On peine à croire ces chiffres permettent d’atteindre les 4 doses pour 38% des 60-79 ans.

Parallèlement, selon la HAS, 23% des plus de 80 ans auraient reçu 7 doses. Mais l’information n’est pas très claire, et le flou semble régner pour cacher la réalité.

Sur le fond, il semble évident que les chiffres officiels sont délibérément sur-estimés pour faire croire à un succès, en réalité purement imaginaire, de la vaccination. Dans la pratique, les effets secondaires du vaccin ont suffisamment ruiné sa réputation pour que toute obligation soit désormais difficile à instaurer.


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