Quand la médecine du travail fait tout pour que les salariés ne soient pas testés au COVID

La médecine du travail s'oppose-t-elle autant qu'elle le peut aux tests massifs des salariés sur leur lieu de travail ? C'est ce que suggère fortement Sophie de Menthon, qui en profite pour déplorer une fois de plus l'Absurdistan administratif français et sa volonté d'empêcher les entreprises de tourner en rond, sur des motifs qui ne peuvent que nuire à l'intérêt des salariés. Une fois de plus, c'est la vie des chefs d'entreprise, et singulièrement des PME, qui est compliquée par des réglementations tatillonnes dont le seul résultat est de favoriser la propagation du virus. Dans la pratique, l'exercice du métier d'employeur est de plus en plus compliqué par une technostructure qui multiplie les chicanes et décourage toute volonté de recrutement et d'exécution du contrat de travail. L'augmentation du chômage sera la complication naturelle de cet enchevêtrement de textes.

La médecine du travail fait-elle le choix du chômage de masse en multipliant les complications pour retarder la possibilité de tester les salariés au COVID-19 sur leur lieu de travail ? Bien entendu, les services de médecine sont multiples et gouvernés, accessoirement, par les partenaires sociaux pas toujours exemplaires dans le service aux entreprises, même s’ils proclament abusivement le contraire. Mais l’arrivée de l’épidémie de COVID et sa virulence semblent stimuler l’imagination de ces services en matière de “protection”, au point de rendre impossible tout test de masse en entreprise. 

Pour l’illustrer, nous reproduisons ici la circulaire diffusée par l’un de ces services :

Comme on le voit, les services de médecine du travail, financés par une cotisation obligatoire des entreprises, distribuent des circulaires de 11 pages, absolument incompréhensibles et inapplicables par leurs adhérents, qui limitent autant que possible le dépistage collectif du coronavirus. 

C’est le paradoxe français : alors que de nombreuses instances internationales poussent au dépistage massif (à l’instar de la Corée du Sud), et que le gouvernement lance lui-même un plan de dépistage massif en province, les blocages se multiplient pour empêcher la machine de se mettre en place. Tout se passe comme si il existait une préférence de la technostructure pour une occultation du virus et pour le renoncement au dépistage préventif. 

Un comportement élitaire qui mérite réflexion et analyse. 

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4 commentaires
  1. Je crois que la médecine du travail est financée par l’employeur et gérée paritaire ment. Mais c’est plus un enjeu de négociations syndicales qu’un outil de prévention. Elle n’est pas faite pour gérer la prévention individuelle mais le risque professionnel et la santé au travail. Curieux que Sophie de Menthon ne sache pas que c’est elle qui l’a payé et la considère comme une sorte d’administration.

    1. TOUT entrepreneur comprend Madame Sophie de Menthon.
      La “médecine du travail” est une administration parasite, financée par une cotisation obligatoire TRES ELEVEE. Cette particularité française est à éliminer, comme beaucoup de machins prétendument “paritaires” mais, en réalité, “pilotés à distance” par des mains malintentionnées. Et ces dernières ne sont pas étrangères à l’administration.

  2. Réponse d’un Médecin du Travail
    Officiellement les services de santé au travail seraient paritaires
    En fait ils sont gèrés exclusivement par les employeurs qui gardent la majorité des voix aux conseil d’administration.
    C’est le CA , donc les employeurs , qui fixent le montant des cotisations.
    Donc Mesdames & Messieurs les employeurs à qui devez vous en prendre ?

    Quand au rôle des services de santé au travail dans la crise du COVID.
    Que demandez vous au juste ?
    Voulez vous transformer les services de santé au travail de services de diagnostic du COVID ? Dans ce cas il faudra leur donner les moyens non seulement en matériel, mais aussi en temps médical. Et cela vous coutera beaucoup plus cher que maintenant !
    Doc.Bedel

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