Doc exclu : quand les hôpitaux outrepassent allègrement la loi sur le passe sanitaire

Doc exclu : quand les hôpitaux outrepassent allègrement la loi sur le passe sanitaire


Partager cet article

Nous avons déjà alerté sur la circulaire illégale de la Fédération Hospitalière Française (FHF) présidée par le très macronien Frédéric Valletoux, accessoirement maire de Fontainebleau. Cette fois, nous produisons la preuve que des hôpitaux outrepassent la loi en demandant à leurs fournisseurs, non soumis à l’obligation vaccinale, de s’assurer que leurs personnels disposent d’un passe sanitaire. Pourtant, la loi précise que le contrôle du passe sanitaire doit être strictement limité à des personnes désignées pour cette fonction… Une façon de faire pression sur les fournisseurs de l’hôpital pour qu’ils reprennent à leur compte une obligation qui ne pèse pourtant pas sur eux.

Centre hospitalier montpellier : demande de passe sanitaire pour les fournisseurs from Société Tripalio

Comme on peut le lire explicitement sur ce courrier destiné aux fournisseurs du centre hospitalier de Montpellier, l’hôpital en question demande à chaque prestataire de vérifier la détention par ses personnels d’un passe sanitaire. L’objectif de l’hôpital est de ne plus vérifier lui-même la détention d’un passe sanitaire par les visiteurs, mais de demander à ses fournisseurs de le faire à sa place.

Cette demande est pourtant totalement illégale. La loi prévoit en effet que les hôpitaux doivent vérifier eux-mêmes la détention d’un passe sanitaire par les visiteurs. On ajoutera que l’article 12, III, de la loi prend soin de mentionner ceci :

III. – Le I ne s’applique pas aux personnes chargées de l’exécution d’une tâche ponctuelle au sein des locaux dans lesquels les personnes mentionnées aux 1°, 2°, 3° et 4° du même I exercent ou travaillent.

Autrement dit, les intervenants de l’hôpital chargés d’une tâche ponctuelle (comme une livraison de matériel, par exemple) n’ont pas de passe sanitaire à fournir.

Mais… respecter la loi ne semble pas une priorité pour notre caste sanitaire. Nous l’avions déjà montré en pointant les illégalités de la circulaire de la FHF sur l’application de la loi.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Vendre ses œufs au marché: le parcours du combattant qui décourage les petits producteurs
Photo by Nick Fewings / Unsplash

Vendre ses œufs au marché: le parcours du combattant qui décourage les petits producteurs

Un particulier qui souhaite écouler les œufs de son poulailler sur un marché doit se déclarer auprès de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) et se plier à des règles dignes d’une usine. Faute de quoi, l’amende peut atteindre 15 000 €. Pire : sans passage par un Centre d’Emballage agréé, il lui est interdit d’indiquer le poids des œufs, même pour quelques douzaines vendues à des voisins. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE


Rédaction

Rédaction

Cette plante dans votre jardin peut vous coûter 150 000 euros
Photo by Sandie Clarke / Unsplash

Cette plante dans votre jardin peut vous coûter 150 000 euros

Depuis le 1er janvier 2026, des millions de jardins français sont devenus des zones à risque juridique. Planter, bouturer, donner ou même conserver certaines espèces végétales peut désormais entraîner jusqu’à 150 000 euros d’amende et trois ans de prison. Sous couvert de protection de la biodiversité, la réglementation européenne franchit un nouveau cap dans l’extension du contrôle administratif sur la vie quotidienne. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany