[PAYANT] Préparer sa sécession financière face au Great Reset monétaire qui vient

Progressivement, les modalités du Great Reset monétaire, qui suivra dans les trois ou quatre ans la crise du coronavirus, commencent à s'éclaircir. Il est important de bien les connaître pour préparer sa sécession financière. La caste mondialisée a en effet un plan pour vous, qui se terminera par une tentative (dont la réussite est très incertaine) de suppression complète de toute indépendance financière vis-à-vis des banques centrales. Les monnaies numériques en seront les principaux outils. Mais ce qui nous intéresse aujourd'hui, c'est le déroulement des opérations concrètes dans les trois ans à venir pour amener à la mise en place des monnaies numériques. Nous vous donnons quelques conseils pour réagir.

Le Great Reset monétaire est désormais programmé et il a une probabilité forte d’aboutir en 2025, comme la BCE l’a d’ores et déjà programmé. Lorsque nous aurons basculé dans la monnaie numérique (si cette échéance arrive), il sera trop tard pour espérer échapper au contrôle de la Banque Centrale et à ses foudres. 

Préparer le Great Reset monétaire

Soyons clair : si l’euro numérique se met en place dans les conditions annoncées par la Banque Centrale, il sera le signal d’une grande défaite pour les libertés, et d’un triomphe complet pour la caste mondialisée. Dans cette hypothèse, les banques centrales disposeront de la capacité terrifiante d’interrompre ou d’empêcher n’importe quelle transaction, sans possibilité de recours. Ainsi, un citoyen non-vacciné pourra se voir interdire tout achat sans que personne n’y puisse rien, y compris s’il dispose des volumes monétaires suffisants pour acheter. 

Cette évolution condamne à préparer dès maintenant la constitution de bases autonomes durables capables de vivre le mieux possible en autarcie, en échappant aux limitations probables imposées par les banques centrales et les Etats (ou les institutions multilatérales) dont elles seront les instruments.  

La question est de savoir quels sont les grands événements qui vont orienter la politique de l’épargne d’ici à 2025, afin que chacun puisse commencer à réorienter de façon lucide son mix patrimonial. 

Tout passera par le remboursement de la dette

La crise du COVID a produit une forte augmentation des dettes publiques qui constituent aujourd’hui le marchepied du Great Reset monétaire. De même que le Forum Economique de Davos a instrumentalisé la crise du COVID pour généraliser le capitalisme de surveillance, la caste mondialisée s’apprête à instrumentaliser les dettes publiques pour justifier la mise en place des monnaies numériques. 

La stratégie est assez claire aujourd’hui : l’énorme quantité de dettes accumulée d’abord en 2008 avec la crise financière, puis en 2020 avec la crise du COVID, va justifier des mesures d’exception pour juguler les effets en cascade d’un défaut massif. Ce phénomène sera aggravé par la crise énergétique systémique en Chine.

Il faut bien comprendre le lien structurel entre crise de la dette et crise écologique. Pour la caste mondialisée, l’occasion vient, inespérée, de conjuguer les deux phénomènes pour rebâtir un ordre économique dont elle sera la maîtresse, fondé sur un capitalisme de connivence généralisé. Il faut sauver la planète en imposant une transition écologique qui sera financée après une purge des dettes accumulées. 

La question de la dette donne l’occasion d’un grand deal : comme les Etats sont au bord de la faillite, et incapables de ce fait de financer la transition écologique, on annule les dettes et on réinitialise les systèmes financiers avec des monnaies numériques qui chassent la mauvaise monnaie. 

Comment la caste mondialisée va jouer le pourrissement des dettes

La question de la dette, pour l’instant occultée par l’urgence sanitaire, est donc dans l’intérêt de la caste mondialisée. Celle-ci a besoin d’empêcher tout échappatoire au remboursement pour contraindre les Etats à accepter des mesures d’urgence. Cette phase, qui devrait durer trois ans, est décrite entre les lignes d’un article en anglais publié sur le site du World Economic Forum, qui examine les solutions (que nous avons résumées dans le tableau en exorde de cet article) possibles à la crise de la dette (écrit par des fonctionnaires de la Banque Mondiale, ce qui est un signe). 

D’une manière générale, cet article déconseille fortement toute solution consistant à lutter contre la fraude fiscale et le défaut. Il préconise des stratégies qui ont commencé à être esquissée en France et aux Etats-Unis : développer la croissance (notamment avec des “plans”), taxer les riches et relancer l’inflation. Comme l’explique Davos, ces pistes sont les “moins pires” à suivre, mais elles ne sont que des expédients. 

Dans tous les cas, le Forum Economique Mondial explique qu’il n’existe pas de bonne solution pour rembourser la dette. Cet argument Sioux ne se comprend que si l’on a en tête les éléments de langage qui serviront à justifier la bascule dans le système des monnaies numériques après l’annulation des dettes. L’argument est tout trouvé : “la monnaie fiduciaire permettait la fraude et l’excès, on annule les conséquences de ces excès mais on change de système désormais”. 

L’affaire est cousue de fil blanc. 

La pression fiscale sur l’épargne, un défi

On comprend qu’en attendant cette issue, le Forum de Davos préconise de ne surtout pas lutter contre les plate-formes offshore où l’élite mondialisée a placé son patrimoine. Elle accepte toutefois une mesure plus sage : la taxation des riches, qui touchera surtout les patrimoines trop peu volumineux pour s’être expatriés. 

Il faut donc anticiper une hausse de la fiscalité sur l’épargne, qu’Emmanuel Macron a anticipée en maintenant un impôt sur la fortune immobilière qui peut être très dissuasif. Pour les épargnants, cette perspective constitue un défi, car on comprend que leur patrimoine risque d’être fortement ponctionné pour amoindrir les dettes des Etats en attendant leur annulation. Pour la caste  mondialisée, c’est aussi une façon d’éliminer toute forme de “concurrence” possible avec sa prééminence en réduisant progressivement les marges d’indépendance du reste de la population. 

Sur ce point, il faut privilégier une réorientation de son patrimoine vers les valeurs d’usage, notamment l’achat de bâtis permettant de structurer une exploitation plus ou moins autarcique. Dans tous les cas, ceux qui sont attachés à leur indépendance de vie envisageront rapidement un reclassement à la campagne. 

Il faut en tout cas se méfier des produits financiers de longue durée avec défiscalisation, comme l’assurance-vie, dont la ruine et la refiscalisation sont programmées. 

L’inflation, un autre défi colossal

D’ici là, les épargnants vont devoir affronter un autre défi colossal : la relance de l’inflation, qui pointe partout le bout de son nez, et qui devrait devenir dramatique avec la généralisation des normes environnementales. Celles-ci contrarient la production de biens et augmente mécaniquement les prix, notamment à force de pénuries à tous les échelons de la chaîne d’approvisionnement. 

Les politiques d’helicopter money favorisent, amplifient, accélèrent, aggravent le phénomène en stimulant la consommation là où les chaînes de production sont en panne. 

L’épargnant avisé notera donc que les avoirs monétaires sont en péril, surtout s’ils sont placés sur un contrat d’assurance-vie et que l’urgence vient de les réallouer sur d’autres formes d’investissement. Nous le répétons, il n’est pas absurde de procéder à un important achat immobilier à la campagne pour se préparer des jours meilleurs. 

Être agile pour repenser son mix patrimonial

Dans tous les cas, notre conseil est de prendre la mesure des changements historiques et tragiques qui s’annoncent. Le monde capitaliste va connaître une crise identique à celle du communisme dans les années 80. Désapprenez ce que vous avez appris dans l’ancien monde, et adaptez-vous au monde nouveau. 

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6 commentaires
  1. Eric vous ne craignez pas que le nouvel ordre mondial saisisse ce bien à la campagne comme ceux que nous avons en ville
    C’est ce qui est prévu non ?

    1. Voilà qui appelle une réponse longue. Mais je ne m’imagine pas une telle remise en cause du droit de la propriété pour les biens acquis.

  2. Je crains que l’objectif pour empêcher aux populations de conserver de l’autonomie soit l’accaparement de tous les biens dont les particuliers sont propriétaires via des taxes et impôts excessifs pour passer à un modèle de capitalisme uniquement basé sur la location de tous les biens et des abonnements pour tous les services.
    Je pense qu’ils vont changer de système monétaire (démonétisation de l’Euro pour l’Euro numérique) pour éviter toute tentative d’épargne et de transactions non contrôlées..
    Ceux qui ne pourront pas payer pourront toujours céder leurs titres de propriétés contre un revenu universel majoré qui permettra de mieux contrôler les populations.

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