Face à la hausse des contaminations, certains scientifiques plaident pour le retour de la gratuité des tests

Gribouille est au pouvoir ! Le fait d’avoir rendu payants les tests de confort concourt-il à un retard de détection des individus infectés par le Covid-19? Cette situation permet-elle au virus de continuer à circuler et de se répandre? Une situation inquiétante, dans la mesure où l’Europe connaît une hausse des infections - sinon des malades.

Taux de dépistage en baisse

Les non-vaccinés sans prescription médicale doivent désormais se prendre en charge pour effectuer leur test Covid, et ce, depuis le 15 octobre.

Depuis cette date, les Français non vaccinés doivent débourser au moins 22 € pour un test antigénique et 44 € pour un test PCR. Ce qui constitue une pression financière mise en place par le gouvernement pour les forcer à se faire vacciner.

Mais  aujourd’hui la situation participe à la réduction du nombre de tests effectués, et donc à une moindre détection du virus. Vu sous cet angle, d’après certains médecins, il serait plus opportun de revenir vers la gratuité des tests Covid.

Mesure contreproductive

Selon Mahmoud Zureik , professeur d’épidémiologie et de santé publique au sein de l’Université Versailles- Saint-Quentin-en-Yvelines, “ne pas avoir un accès rapide aux tests pourrait être préjudiciable, car si vous avez des symptômes ou si vous êtes cas contact et que vous devez passer par une prescription médicale pour pouvoir faire ce test, cela retarde le diagnostic, la prise en charge, et tout cela amène aussi à propager le virus”.

Pour étoffer son argumentation, il rajoute : “Le gros problème de cette maladie c’est que l’on est infectieux avant d’avoir des symptômes: vous êtes donc contaminants plus longtemps, car vous allez vous dépister plus tardivement.

Dans la même optique, Jean-Stéphane Dhersin en tant que spécialiste de la modélisation des épidémies au CNRS estime que «Cela contribue à augmenter le taux de reproduction de l’épidémie …  mais ce n’est pas un problème majeur pour le suivi de l’épidémie. »

Outre une baisse de près de 35% du nombre de tests effectués, la situation semble avantager la circulation du virus, compte tenu du fait que les personnes porteuses ne sont pas toujours conscientes de leurs sort, surtout si aucun symptôme ne se présente et qu’aucun test n’est effectué.

Le retour à la gratuité des tests n’est pas encore envisagé

Le point de vue de l’épidémiologiste Dominique Costagliola rejoint celui de plusieurs spécialistes, les tests devront pouvoir s’effectuer gratuitement, surtout dans un contexte où les traitements commencent à circuler. Dans le même ordre d’idées, pour le cas des antirétroviraux du moment, le traitement “doit être donné dans les 5 jours après les (premiers) symptômes. Si on tarde à faire le diagnostic, ces traitements vont perdre leur intérêt” selon la directrice de recherche à l’INSERM.

Toutefois, interrogé sur la question d’un ricochet vers la gratuité des tests, le ministère de la Santé indique que “Ce n’est pas du tout à l’ordre du jour”. Rappelons qu’en Allemagne, face à la recrudescence des cas de contamination COVID, le gouvernement a décidé de rétablir la gratuité des tests.

On se souviendra que le 26 septembre dernier, le Premier ministre Jean Castex, avait annoncé officiellement que les tests de dépistage Covid-19 seraient payants pour les personnes majeures non-vaccinées – sauf prescription médicale. Une tentative déguisée d’Emmanuel Macron pour forcer les récalcitrants au vaccin. 

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7 commentaires
  1. Les raisons invoquées sont fallacieuses, vu que les piqués ne sont quasiment pas testés – c’est une manœuvre destinée à pointer ceux qui ont un cerveau en état de marche : “voyez, ils sont contaminés”, et bien évidemment plus d’insanités si pas d’affinités.
     
    Pierre, qui anime la chaîne YT “Décoder l’éco”, a d’ailleurs démontré l’escroquerie intellectuelle des tests avec sa logique et son didactisme habituel : on ne teste pratiquement pas les piqués, énormément plus les non-piqués, et l’on vient gloser sur ces non-piqués qui sont bien plus nombreux à être positifs tout en oubliant commodément de préciser quels sont les nombres de tests effectués de chaque côté.
     
    Donc, jusqu’à preuve du contraire (posée sur la table, visible et compréhensible par tout le monde, avec des chiffres non-bidonnés et un raisonnement mathématiquement farpait), c’est un piège pour embourber les non-piqués du même genre que l’ineptie que vient de proférer défraîchi en annonçant que la 3ème rasade de piquette protège en 48h – si ça continue comme ça, il va aussi nous dire qu’elle évite la con-tamination…

    1. Tout à fait. En Allemagne ou je travaille, à partir de lundi, TOUS les travailleurs non-vaccinés doivent effectuer un auto-test avant d’entrer dans leur lieu de travail, et ceci TOUS LES JOURS!
      C’est à l’employeur de fournir les tests, et ma boite a commande 30 mille tests …
      Beau moyen pour à la fois augmenter le CA des producteurs de tests et de faire exploser le nombre de cas (asymptomatique, certes, mais ça on s’en fout …)

      1. Tout ce que je peux vous souhaiter, c’est que ce test soit de la meilleure qualité possible (il n’y en a pas beaucoup sur le marché), afin d’éviter au maximum les faux positifs.
         
        On remarquera au passage que nos voisins zallemands sont sensiblement plus sociaux que nous, puisqu’ici, les tests c’était pour les pieds du salarié – ce qui était hautement prévisible, le président des riches (AKA pause-caca), n’œuvrant qu’en faveur des (très) gros sousous qui tombent dans les (très) grandes popoches et préférant écraser de son mépris ouvert les gueux qui fument du diesel en roulant dans le maïs des gares pour leur faire comprendre que céluikélchefff ;-p)

  2. Je ne suis pas certain que cela changerait grand chose sous l’aspect “épidémie” car les dernières publications des données anglaises indiquent que les “vaccinés” sont, proportionnellement, moins souvent “positif”, mais qu’ils ont, toujours proportionnellement, plus de risques de décéder que les “non vaccinés” !
    Il est probable que :
    1) les “vaccinés” se font tester tardivement,
    2) uniquement lorsqu’ils ont des symptômes sérieux, donc plus souvent positifs,
    3) n’essayent pas de se soigner, même avec des choses basiques genre vitamines C et D, zinc, puisqu’ils sont persuadés qu’il n’y a pas de traitement,
    4) restent chez eux le plus longtemps possible, persuadés d’être protégés des “formes graves” par leur “vaccin”, et terrorisés à l’idée d’aller à l’hôpital qui est foyer d’infections,
    5) donc arrivent également tardivement à l’hôpital,
    6) dans un état bien plus grave dans ce cas,
    7) d’où les décès “vaccinés” plus nombreux en proportion.
    Dommage pour eux !
    Mais si cela peut permettre à ceux qui sont soumis au “pass” de faire des tests au lieu d’être obligé de se faire vacciner, ce serait bien.

  3. Ce ne sont pas les tests qu’il faille relancer !!! Il faut dire STOP à la piqûre de la MORT !!!
    Les médecins doivent se prononcer et se libérer du joug de véran qui lui ne songe qu’à poursuivre l’oeuvre de son maître macron le fossoyeur.
    + de vaccins = + de morts Ne faut-il pas s’interroger ????

  4. Qu’en est-il vraiment du non remboursement ?
    Le seul motif sérieux de se payer un test serait un voyage en TGV ou avion.
    Pour les malades, les médecins prescrivent et la sécu paie.
    Idem à l’hôpital, mon médecin m’a expédié une ordonnance avant le RV.
    Faux problème ?
    Pour le ciné ou le restau, on bricole.

    1. Si un malade se présente avec un test positif, le médecin discipliné a pour ordre de s’abstenir de tout traitement. Il peut faire confirmer le diagnostic par une radio, sinon c’est doliprane, domicile, isolement, en attendant la réanimation aux urgences de l’hôpital

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