Fin de la « pandémie » de COVID-19: Double langage de l’OMS, entre optimisme et orchestration de la peur

Fin de la « pandémie » de COVID-19: Double langage de l’OMS, entre optimisme et orchestration de la peur


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Si l’on en croit le responsable des crises à l’OMS, Michael Ryan, il semblerait qu’on va enfin voir le bout du tunnel. Optimiste sur l’évolution de la situation sanitaire, il explique que les vagues de décès et d’hospitalisations seront de l’histoire ancienne à compter de l’année 2023. Néanmoins, pour atteindre cet objectif, il importerait de trouver une solution qui palliera les inégalités en termes de vaccinations et de traitements. Le patron de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus met également en garde, "la situation reste critique...il est probable que de nouveaux variants vont apparaître". Ce mélange de volontarisme et d'objectivité est typique des ambiguïtés de l'OMS.

Mardi dernier, le responsable des gestions de crises de l’OMS, Michael Ryan, a fait savoir qu’il sera possible d’éviter les hospitalisations et les décès causés par le Covid-19 à partir de l’année à venir si l’on arrive à solutionner de manière imminente les inégalités de vaccination et de traitement.

Lors de la réunion en ligne du Forum économique mondial  , Michael Ryan a indiqué que les virus pandémiques « finissent par faire partie de l’écosystème », mais que « nous avons une chance de mettre fin à l’urgence de santé publique cette année si nous faisons les choses dont nous avons parlé ».

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait déjà déclaré que distribuer des rappels de vaccin Covid-19 est un acte « immoral » et « injuste » en référence au déséquilibre palpant qui subsisterait, selon lui, en matière de vaccination, créant un fossé entre les pays riches et pauvres. En effet, il semblerait que moins de 10% des habitants dans les nations pauvres aient reçu une dose du vaccin. Alors que  l’OMS vise la vaccination de 70% de la population de chaque pays du monde d’ici la fin 2022.

Recensant les décès, les hospitalisations, les perturbations dans plusieurs domaines : social, politique et économique, M. Ryan estime qu’il faudra essayer d’ « atteindre de faibles niveaux d’incidence de la maladie avec une vaccination maximale de nos populations, afin que personne ne doive mourir ».

Afrique, pays peu vacciné et peu contaminé, au cœur des préoccupations

Apportant son appui à cette vision, Gabriela Bucher , directrice exécutive de l’organisation de la lutte contre la pauvreté pour Oxfam International a indiqué qu’il est primordial de distribuer en urgence et équitablement les vaccins ; ce qui induit une production importante.

De son côté, Mme Nkengasong, directeur des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies critique « l’effondrement total de la coopération et de la solidarité mondiales », En effet, avec 1.2 milliard d’habitants, le continent africain compte seulement 102 millions de personnes vaccinées, soit 10 % de la population africaine, qui sont entièrement vaccinés.

Selon Madame Nkengasong, les études effectuées montrent que 80% des Africains voudraient avoir accès aux vaccins, mais ces derniers ne sont guère disponibles, ce qui écarte la croyance très répandue d’une hésitation de la population.

Bien sûr, le progressisme au pouvoir à l’OMS ou en Occident ne se gêne pas pour traiter l’Afrique avec mépris.  On explique que tout cela vient de ce que le continent dispose d’un système sanitaire affaibli et sous-financé. Pour rappel, le mois dernier, « plus de cent millions de doses ont été refusées », selon l’UNICEF. En fait,  la date de péremption des vaccins était trop proche.

La table ronde a également été  l’occasion pour faire le point sur la situation de chaque nation, ainsi, plusieurs dirigeants des 4 coins du globe ont pris le temps d’exposer leur vécu de la pandémie et leur approche du contexte.

Selon le Premier ministre Naftali Bennett, Israël continue à vouloir être à l’avant-garde des médicaments et des vaccins », d’où le lancement d’une grande campagne de vaccination (volontaire) sur l’ensemble du territoire qui s’est soldée par 62% de vaccination complète.

Fumio Kishida, Premier ministre japonais, a quant à lui, indiqué que son pays travaille dur pour protéger les personnes les plus vulnérables, d’où le taux de vaccination élevé au Japon. Des contrôles stricts ont également été mis en place au niveau des frontières et seront effectifs jusqu’à fin février. Des stratégies visant à stabiliser l’économie malgré la pandémie sont également étudiées par les autorités japonaises. Selon ces dernières, « une politique de zéro COVID contre la variante omicron n’est ni possible ni appropriée ».

Lors d’un point de presse en parallèle, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré qu’avec « Omicron , la situation reste critique, même si le nombre de décès est stable,  18 millions de nouveaux cas de COVID-19 ont été signalés la semaine dernière ». Et d’ajouter, la pandémie de Covid-19 «est loin d’être terminée…compte tenu de l’incroyable croissance d’Omicron dans le monde, il est probable que de nouveaux variants vont apparaître»

Comme souvent dans l’orchestration de la peur, la palme revient à l’OMS. Rappelons-nous, début novembre, l’OMS n’a pas hésité à affirmer que 500.000 personnes pourraient mourir d’une 5e vague en Europe


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