Impacts COVID-19 : les systèmes de santé mondiaux gravement perturbés selon l’OMS

Impacts COVID-19 : les systèmes de santé mondiaux gravement perturbés selon l’OMS


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Selon une enquête menée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la pandémie de Covid-19 a perturbé les services de santé de base dans 92% des 192 pays du monde. L’agence onusienne appelle à une action urgente pour rétablir la situation. Le constat est là, les systèmes de santé sont universellement touchés et mis en péril par la pandémie. Mais alors pourquoi l'OMS a-t-elle autant encouragé les politiques enfermistes? Le directeur général de l'OMS est dans son rôle favori ces derniers temps: celui du pyromane qui se fait pompier.

Zoom sur les résultats de l’enquête de l’OMS

En novembre-décembre 2021, l’OMS a mené une nouvelle enquête sur l’impact de la pandémie de Covid-19 sur les services de santé. L’étude a révélé que 92% des 192 pays ont constaté des perturbations importantes.

Dans un communiqué, l’OMS a révélé que les services de santé de base comme les programmes de vaccination ainsi que le traitement des diverses pathologiques telles que le SIDA, la tuberculose, les maladies tropicales, les cancers, l’hypertension, le diabète… sont gravement touchés. En outre, par rapport à l’enquête menée au début de l’année 2021, il y a « peu ou pas d’amélioration ».

Pour les soins d’urgence incluant les services d’ambulance, la situation s’est aggravée. Le nombre de pays ayant signalé des perturbations importantes a largement augmenté. Il était de 36% contre 29% au début de 2021 et 21% lors de l’enquête réalisée en 2020.

En ce qui concerne les opérations non urgentes comme la chirurgie de la hanche et du genou, des perturbations ont été signalées dans 59% des pays. L’OMS a aussi révélé des lacunes au niveau des soins palliatifs et de réadaptation.

Une action urgente requise

Il est à noter que l’OMS a mené cette enquête au moment où de nombreux pays du monde ont fait face à une hausse des cas d’infection suite à l’apparition du variant Omicron mais une baisse des cas d’hospitalisation car le variant est bien moins dangereux que le virus d’origine

Dans son communiqué, l’OMS a aussi indiqué que ces perturbations sont liées à des « problèmes préexistants des systèmes de santé ». Si l’on prend le cas de la France, les réductions du nombre de lits d’hôpitaux ont bien entendu contribué à la gestion catastrophique de l’épidémie par le gouvernement français. Cela dit, aucune précision n’a été donnée à ce sujet par l’OMS qui ne veut pas fâcher les pays-membres. L’organisation demande des actions urgentes. Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS déclare que « Il est encourageant de constater que les pays commencent à rétablir leurs services de santé essentiels, mais il reste beaucoup à faire ».

Autre conséquence de la pandémie, selon l’UNICEF, plus de 635 millions d’élèves ont dû faire face aux fermetures totales ou partielles des établissements scolaires. Selon un rapport de l’UNICEF, la pandémie a aussi eu un impact sur la santé mentale des enfants. Ils sont nombreux à avoir développé des troubles d’anxiété.


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