Mc Kinsey : le Sénat a-t-il intentionnellement noyé la mèche qui devait exploser Mc Kinsey ?

Mc Kinsey : le Sénat a-t-il intentionnellement noyé la mèche qui devait exploser Mc Kinsey ?


Partager cet article

Ajoutez votre titre ici

Rapport sénatorial « Mc Kinsey »

Lire plus de publications sur Calaméo

Bien entendu, il y a la version officielle, et officiellement méchante, du rapport de la sénatrice communiste (présidente du groupe communistes, d’ailleurs) Eliane Assassi sur les cabinets de conseil en matière de politiques publiques : ils gagnent beaucoup trop d’argent sur le dos de l’Etat. Cette ancienne adjointe au maire de Drancy a par exemple pointé du doigt l’évasion fiscale dont Mc Kinsey France est la bénéficiaire, avec des impôts payés au Delaware.

Mc Kinsey, les méchants qui gagnent trop d’argent

Toute la presse (y compris le Courrier) s’est fait écho du rapport de la sénatrice Assassi sur l’activité des cabinets de conseil privés auprès du gouvernement. Et toute la presse a retenu deux informations qui, au fond, arrangent bien tout le monde : ils gagnent trop d’argent (2.168 €/jour), et, s’agissant de Mc Kinsey, ils ne paient pas leurs impôts en France.

Bouh ! pas bien ! et l’affaire est pliée.

Donc, on résume : pas un mot sur le « pourquoi ? » que nous avons soulevé à plusieurs reprises. Nous avons notamment, il y a quelque temps, rappelé les liens d’amitié entre Emmanuel Macron alors candidat à l’élection présidentielle de 2017 et le cabinet Mc Kinsey. Nous avions aussi pointé du doigt l’étrange reproduction, dans l’affaire du passe sanitaire, des méthodes prônées par Mc Kinsey dans le scandale des opioïdes aux USA.  Sans même évoquer l’étrange reproduction des méthodes utilisées en Afrique du Sud pour asservir l’intérêt général.

Autrement dit, le Sénat a concentré ses critiques sur le cabinet Mc Kinsey (et partiellement Accenture), en épargnant soigneusement Emmanuel Macron, le financement de sa campagne, et l’intervention de la caste mondialisée dans la définition de la stratégie française en matière de COVID.

C’est quand même bizarre…

Un rapport adopté à l’unanimité par la commission

Si certains avaient des doutes sur le caractère réellement bizarre de cette bizarrerie, il suffit de régarder le destin du rapport. Comme le pointe habilement le site Publicsénat :

Le rapport, adopté à l’unanimité des membres de la commission le 16 mars, sera traduit en proposition législative. Une proposition de loi « transpartisane » est d’ores et déjà annoncée.

Autrement dit, même Nicole Duranton, sénatrice LREM, a voté pour les conclusions de ce rapport ? Preuve incontestable qu’il évite soigneusement de gêner le pouvoir.

Les questions qui n’ont pas été posées par la communiste Assassi

On se souvient ici des positions du Courrier sur l’intervention de Mc Kinsey (et d’Accenture) dans la question du COVID, et singulièrement dans la question de la vaccination et du passeport vaccinal.

Nous défendons la conviction selon laquelle si tous les pays occidentaux ont adopté la même stratégie en matière de lutte contre le COVID, c’est parce que les grands cabinets mondialisés ont été utilisés pour la mettre en place, en grande partie sous l’influence du gouvernement profond américain qui déroule l’agenda du Great Reset. Parmi ces grands cabinets, on retrouve Mc Kinsey bien sûr, mais aussi Accenture (qui a fait affaire avec tout le petit cercle mondialisé comme le Forum de Davos, Trudeau ou les Bataves, sur l’identité numérique) ou Roland Berger dont nous avons décelé l’influence dans la campagne d’Eric Zemmour.

Il était donc crucial non de se demander si Mc Kinsey et Accenture avaient gagné beaucoup d’argent dans l’affaire du COVID (le « beaucoup » étant forcément subjectif), mais s’ils avaient été les agents et même les principes actifs des mesures liberticides adoptées à l’occasion du COVID.

Sur ce point, on se souviendra de l’étrange mollesse de la gauche communiste sur les suspensions de soignants non-vaccinés. Prompts à dénoncer les licenciements boursiers, ils se sont curieusement trouvé très secs et silencieux sur la mise à la rue sans indemnité de soignants objecteurs de conscience vaccinale.

Une commission qui a enterré le dossier ?

Les communistes français ont-ils peur de dénoncer la mondialisation dans ses aspects les plus brutaux, notamment la désignation des non-vaccinés comme boucs-émissaires et l’utilisation politique et financière du COVID pour imposer la loi de Pfizer et de l’identité numérique aux pays occidentaux ?

En lisant le rapport Assassi, on ne peut que le penser.

On ne trouvera dans ce document qu’une analyse à charge pour les laboratoires pharmaceutiques, qui passe gentiment sous silence la subordination de l’équipe Macron aux mondialistes de Davos et à leurs affidés.

C’était pourtant bien le sujet : par quel mode opératoire la caste impose-t-elle son agenda à tous les pays industrialisés en même temps ? De notre point de vue, le rapport conforte cette thèse par une série d’indications. Mais, malheureusement, elles sont savamment escamotées ou mal exploitées, pour que les sénateurs ne donnent aucune interprétation politique à leurs constats.

Reste à savoir pourquoi.

Les dossiers d’Aventin

Retrouvez les dossiers de référence de Laurent Aventin sur le COVID et la vaccination, pour enfin être informé clairement et avec rigueur sur la situation

Je veux lire les dossiers
ESSENTIEL

Moi aussi, j’objecte conscience

Rejoignez le rang des objecteurs de conscience. Agissez concrètement pour la résistance. Montez de la mine, descendez des collines ! Le moment est venu.

Je deviens résistant


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Dati entendue dans une affaire de surveillance clandestine

Dati entendue dans une affaire de surveillance clandestine

Rachida Dati, maire du 7e arrondissement de Paris, a été placée sous le statut de témoin assisté dans une enquête sur une possible filature illégale visant un couple qui l’avait mise en cause dans l’affaire Renault-Carlos Ghosn. Auditionnée jeudi dernier au tribunal judiciaire de Paris, l’ancienne ministre voit resurgir des soupçons qu’elle qualifiait encore en 2022 d’« élucubrations ». Jeudi dernier, Rachida Dati a été entendu comme témoin assisté lors d’une audition qui s’est tenue au tribuna


Rédaction

Rédaction

Non, M. Macron, être binational, ce n'est pas être les deux à la fois

Non, M. Macron, être binational, ce n'est pas être les deux à la fois

Emmanuel Macron lance une nouvelle polémique sur la binationalité. Une fois de plus, un Président français renonce à dire que vivre en France, qui plus est avec des papiers français, oblige à respecter des règles que chacun ne peut choisir. À Nairobi, Macron a donc relancé une polémique sur la question de l'intégration. Voici ce qu'il a déclaré à Brut Afrique : «Mon message à la diaspora, c'est ça, personne ne vous l'enlèvera. Et donc vous êtes totalement françaises et français et totalement a


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Présidentielle 2027 : Attal lancé vers l’Élysée, le macronisme recycle ses héritiers

Présidentielle 2027 : Attal lancé vers l’Élysée, le macronisme recycle ses héritiers

Le Conseil national de Renaissance a officiellement appelé Gabriel Attal à être candidat à la présidentielle de 2027, avec un score de 91 %. Une semaine après la démission d’Élisabeth Borne de la présidence du « parlement » du parti, l’ancien Premier ministre voit la voie partisane s’ouvrir. Pendant que le jeune ambitieux multiplie meetings et dédicaces, Édouard Philippe, déjà déclaré, évoque un « rassemblement » de façade. Derrière les votes internes, c’est la même machine macroniste qui se pré


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

L'humeur de Veerle Daens : comment la finance a tué mes chaussures préférées

L'humeur de Veerle Daens : comment la finance a tué mes chaussures préférées

Veerle Daens commente à sa manière la fermeture du chausseur Minelli. Et une entreprise française de moins ! une ! Encore une paire d'escarpins qui finit à la morgue des tribunaux de commerce. Minelli tire sa révérence définitive le 30 mai 2026, et si c’est une tragédie pour mon dressing, c’est surtout une leçon de choses pour quiconque comprend que la dette n’est pas un moteur, mais un acide. Tout commence avec ce mot doux qui fait frissonner les banquiers de la City : le LBO. En 2007, le fon


CDS

CDS