Hiroshima : l’ahurissant révisionnisme de l’UE sur l’origine américaine de l’attaque….

Hiroshima a-t-elle été rayée de la carte à cause d'une opération russe ? Si l'on en croit le discours de président du conseil de l'Union, le Belge Charles Michel, qui s'est rendu au mémorial d'Hiroshima, c'est à peu près ce qu'on peut déduire de son discours. officiel. En tout cas, Charles Michel a bien pris soin de ne pas mentionner l'origine américaine de l'explosion de 1945 suivie, rappelons-le, d'un autre bombardement nucléaire à Nagasaki. Ou comment la caste mondialisée réécrit l'histoire récente à sa sauce.

Hiroshima, est-ce le résultat d’une attaque russe contre un pays victime de la guerre ? En lisant, en écoutant l’ahurissant discours révisionniste de Charles Michel, on est frappé par la réécriture de l’histoire à l’oeuvre dans les institutions européennes.

Voici ce que ce fameux Charles Michel, président du conseil de l’Union, a déclaré sur place :

Je quitte ce musée empreint d’un profond sentiment de tristesse et d’horreur. Les souffrances et la dévastation subies ici et à Nagasaki se font sentir aujourd’hui encore, soixante-dix-sept ans plus tard.

Mais je quitte également ce musée gagné par une intense détermination à libérer le monde des armes de destruction massive, et cette ville nous rappelle avec force l’urgence qu’il y a à le faire.

Nous disposons de règles internationales et d’institutions mondiales pour la maîtrise des armements et le désarmement nucléaires. Nous devons les protéger et les renforcer pour garantir la paix et la sécurité.

Mais, à l’heure où nous parlons, la sécurité mondiale est menacée. La Russie, État doté de l’arme nucléaire et membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, attaque la nation souveraine qu’est l’Ukraine, tout en faisant des références honteuses et inacceptables à l’utilisation d’armes nucléaires.

Ces agissements portent non seulement atteinte à la sécurité de l’Europe, mais font aussi dangereusement monter les enjeux pour le monde entier. Et ici, dans votre voisinage, les essais de missiles illégaux et provocateurs effectués par la Corée du Nord, comme celui qui a eu lieu hier encore, attisent les tensions et mettent en péril notre sécurité.

Ces défis urgents sont précisément la raison pour laquelle des partenariats reposant sur la paix et l’ordre international fondé sur des règles – à l’instar de notre partenariat Japon-UE – sont si importants, si essentiels. (…)

Aujourd’hui, alors que je me trouve dans la ville natale du Premier ministre du Japon, je ressens le lien étroit qui unit l’Europe et le Japon.

Il n’est donc pas surprenant que l’Europe et le Japon, qui ont souffert de la mort et de la dévastation semées par les guerres mondiales, soient tellement déterminés à veiller à ce que cela ne se reproduise plus.

Il y a des moments dans l’histoire de chacun d’entre nous qui nous marquent à tout jamais. Et indiscutablement, cette visite de ce musée restera pour moi une empreinte indélébile.

Je suis naturellement extrêmement ému par les images de souffrance, par les images dramatiques, par les images tragiques, par le visage des enfants, des femmes et des hommes, qui ont été directement affectés dans leur chair par cette tragédie.

Cette tragédie a montré le pire de la nature humaine.

Enfin, pour être exact, M. Charles Michel, l’Union Soviétique a mené la lutte contre l’Allemagne nazie à laquelle le Japon était allié. Et, faute de se rendre dans la foulée de l’Allemagne, l’empereur du Japon a subi deux attaques nucléaires de la part des Etats-Unis.

C’est quand même ce précédent fâcheux qui explique la course à l’armement par la suite.  

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14 commentaires
  1. On peut ajouter sur cette bonne analyse de cette saloperie de Charles Michel 💩 osant critiquer la Russie à Hiroshima, sans même rappeler que le Japon était l’allié des nazis et que la bombe atomique était américaine, pas soviétique, que la seconde bombe atomique sur Nagasaki était probablement inutile, les Japonais ayant quasiment décidé d’arrêter la guerre.
    On est dans “1984” et “Le meilleur des mondes”…🤮

  2. J’ai lu avec un certain biais cet article et effectivement, la manière dont les choses sont dites laissent penser, si l’on n’est pas avisé de l’histoire réelle, que la Russie est à l’origine de ces bombardements. Cet habile comme manipulation et progressivement on va nous emmener vers ce récit qui sera en total décalage avec le réel. Et de conclure que si on n’est pas avec les States on est forcément dans le camp du mal puisqu’ils sont le camp autoproclamé du bien. On n’est pas sorti de la chienlit

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  3. 1) la capitulation japonaise est plus due à l’entrée en guerre de l’URSS qu’aux bombardements atomiques !

    2) On peut penser que le précédent des deux bombardements atomiques a permis à la guerre froide de le rester. Les Américains n’ont pas toujours tous les torts.

    1. Vous avez raison : la plupart des historiens admettent que ce ne sont pas les 2 bombes atomiques qui ont décidé de la capitulation japonaise mais la perspective de l’entrée en guerre de l’URSS contre le Japon. Il ne faut pas oublier que le Japon avait encore son potentiel militaire qausi-intact puisqu’il n’avait déployé hors de l’archipel qu’à peine 10% de ses effectifs. Et il était prêt à opposer une résistance farouche aux Américains. En revanche, il ne voulait surtout pas que l’Armée rouge prenne pied sur l’archipel.
      Mais je ne vous suis pas sur le deuxième point. Ce qui a permis à la première guerre froide de demeurer froide, c’est d’abord le sens des responsabilités des dirigeants des deux superpuissances. Chacun a toujours veillé à ne jamais franchir une ligne rouge dont ils ne parlaient d’ailleurs jamais. Et cela n’enlève rien à l’atrocité des deux bombardements atomiques que seule la prétendue plus belle démocratie du monde a jamais réalisés. Ces deux bombardements sont des crimes contre l’humanité, et ils ont été perpétrés par les Américains. Tout comme les bombardements de Dresde ou de Tokyo sont de véritables crimes de guerre. Nous l’oublions un peu vite.

      1. Je trouve l’emploi de l’expression « crime contre l”humanité » à tort et à travers peu judicieuse. A la limite, « crimes de guerre » si vous voulez.

        La guerre est une chose terrible et vouloir l’arrêter au plus vite et par tous les moyens se comprend. Si les Japonais ne voulaient pas recevoir de bombe sur gueule, il ne fallait pas commencer.

        1. Non et non. Balancer une bombe sur une ville où ne se trouvent que des civils et en sachant que c’est la mort assurée pour l’immense majorité de ceux qui s’y trouvent, c’est un crime contre l’humanité. On ne peut pas dire que la guerre est une chose terrible tout en s’accommodant de bombardements sur les populations civiles. C’est à l’armée japonaise qu’il fallait s’en prendre, pas aux habitants d’Hirsohima ou de Nagasaki.
          Accepter que tous les moyens sont bons pour faire cesser une guerre, c’est la porte ouverte à toutes les ignominiies (et je suis poli).

  4. Vous avez raison de souligner que ce Charles Michel marche complètement à côté de ses pompes. Il est vrai que les USA auraient pu faire une démonstration dans une baie plutôt que sur une ville en 1945 mais je pense que le coup des kamikazes les avaient bien refroidit. Les Japonais étaient tout de même des sacrés vachards, disciplinés et courageux de première, pas des enfants de cœur.
    La Russie est vachement plus sympa que les Américains, elle prévient pour ne pas avoir à utiliser l’arsenal nucléaire car la dissuasion fonctionne ainsi, il faut que les gars en face comprennent qu’ils n’y échapperont pas s’ils continuent à faire les pouffiasses de 25 ans, âge de la doctrine qui vise à instrumentaliser l’Ukraine. Louons la Russie de dire à l’occident qu’il se comporte comme un maquereau au mieux de sa forme et qu’elle n’hésitera pas une seule seconde à l’atomiser s’il le faut, c’est le seul moyen de stopper l’escalade et ça fonctionne.
    On comprend également mieux les paroles de Laurent Louis au sujet du gouvernement de Charles Michel lorsqu’il disait ” Croyez-moi, il y a des pédophiles au sein de notre gouvernement”

  5. Que dire… à part que cet abruti est fidèle à lui-même et qu’il pourrait tout à fait être français tellement il est à l’Ouest.
     
    Il oublie également fort commodément que le Japon avait prévenu de sa capitulation imminente et que les zobèses ont malgré tout frappé par deux fois, histoire de mesurer exactement le genre de dégâts que leurs saloperies nucléaires pouvaient faire – une fois encore, c’étaient une façon de faire purement nazie…

  6. Ce qui est pire est la présence d’Obama à ce sanctuaire.
    C’est comme si Hitler revenait parader à Auschwitz.
    Ces deux bombes sont des crimes atroces, dont les Américains se lavent les mains.

  7. Les Japonais, comme les Allemands à la fin de la guerre arbitrent entre une occupation soviétique ou américaine. En Allemagne, ça donne l’attentat du 20 juillet, et au Japon la capitulation du 15 août 45. C’est donc bien la déclaration de guerre soviétique qui motive la capitulation. Les deux bombes atomiques n’ont pas d’effet politique ou militaire parce qu’elles n’affectent pas la capacité de combat et parce que leurs effets ne sont ni anticipés ni même bien enregistrés après coup. Trop nouveau. Trop inimaginable. On pourrait dire la même chose de la découverte des camps d’extermination. Leur lancement résulte non d’une décision réfléchie de Truman et des politiques américains, mais du manque de maîtrise de Truman sur ses administrations, et en particulier des milieux de la recherche militaire. Lui non plus n’anticipe ni ne saisit après coup la portée de l’affaire. Les bombardements sont voulus et décidés sans contrôle politique ou militaire par les dirigeants scientifiques en charge du programme, c’est à dire que les bombes sont expérimentées sur un terrain prenant valeur de laboratoire par ceux qui les ont construites : et il s’agit d’un énorme establishment industriel auquel aucun politique n’aurait pu s’opposer s’il en avait eu la volonté. Ce sont de pures expériences scientifiques et il y a deux opérations parce qu’il y a deux bombes à tester. Les lancers de bombes ne sont d’ailleurs pas la fin de la recherche, mais le début d’une seconde séquence de recherche sur les effets, les Américains déployant dans le Japon occupé un vaste système à prétexte médical qui s’occupe des irradiés, en réalité traités comme des cobayes humains.
    Sur ce sujet, on peut lire : « Atomic tragedy » de Sean L. Malloy, Cornell University Press, 2008.

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  8. Il y a une confusion dans cet article, très répandue, dans la manière dont est présenté le Conseil de l’Europe. Charles Michel n’est pas président du “conseil de l’Union” ni d’un conseil de l’UE, il préside actuellement : le Conseil de l’Europe, qui n’a pas grand chose à voir avec l’Union Européenne.
    Le Conseil de l’Europe est un organisme international (et non supranational comme l’UE) créé en 1949 (et non en 1992 comme l’UE de Maastricht), comprenant 47 pays membres européens dont la Russie (et non 27 comme l’UE), qui a pour objectif de “favoriser la démocratie et le respect des droits fondamentaux, civils et politiques”, mais qui ne détient aucun pouvoir législatif impératif, et dont les résolutions n’ont aucune valeur juridique contraignante (contrairement à l’UE dont la législation et les directives adossées à des traités de nature quasi constitutionnelle disposent d’une valeur juridique supérieure aux lois nationales).
    Or jusqu’à récemment, les résolutions adoptées par le Conseil de L’Europe faisaient preuve d’une certaine divergence avec les politiques menées par la Commission de l’Union Européenne, notamment par exemple concernant les politiques vaccinales européennes, au sujet desquelles le Conseil de l’Europe a adopté une résolution (consultative donc et non impérative) affirmant tout de même très clairement le caractère optionnel des injections, précisant que “tout citoyen doit être informé que la vaccination n’est pas obligatoire et que personne ne doit subir de pressions politiques, sociales ou de discrimination pour se faire vacciner.”
    C’est pourquoi ce discours du président du Conseil de l’Europe, significativement aligné sur la doctrine partiale et tendancieuse de l’Union Européenne, est en réalité un très mauvais signe, celui d’un contre-pouvoir important à l’Union Européenne, qui vient lui aussi de rentrer dans le rang.

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