Sécession scolaire et désobéissance civile

La sécession scolaire est une nécessité d'autant plus impérieuse que la dictature sanitaire et l'obligation vaccinale devraient mettre les enfants scolarisés en grand danger. Mais l'interdiction récente de "l'école à la maison" oblige soit à désobéir civilement soit à combattre le corpus juridique existant pour obtenir une reconnaissance fiscale des écoles privées hors contrat... pour y pratiquer la désobéissance civile en cas d'obligation vaccinale. C'est l'occasion de penser la relation entre sécession et désobéissance civile.

L’école, et particulièrement l’école publique (avec son succédané à peine plus fréquentable, l’école privée sous contrat), est devenue le vecteur privilégiée de la mondialisation voulue et portée par la caste. 

D’une part, l’école en France porte avec constance une logique de décortication au sens propre, c’est-à-dire de destruction méthodique du cortex. L’apprentissage y est tout entier fondé sur la répétition et l’absence d’esprit critique. Nous pourrions même parler de haine de l’esprit critique, tant toute parole qui s’y éloigne de la doxa mondialiste y est non seulement bannie mais sévèrement persécutée. 

Dans le drame vécu par ce pays depuis le mois de mars 2020, chacun a pu faire l’expérience de l’importance soudain revêtue par l’obéissance dans le processus politique. Faire obéir le citoyen, lui faire accepter pacifiquement la violation et même la privation de ses libertés, est devenu l’enjeu cardinal de la gouvernance dans les sociétés anciennement démocratiques. On voit bien que les petits Français ont bénéficié d’un conditionnement à cette fin dès leur plus jeune âge. 

D’autre part, l’école en France est devenue un lieu de répression sociale et d’application aveugle pour toutes les balivernes de la dictature sanitaire. Alors qu’aucun enfant n’a développé de forme grave du coronavirus, le gouvernement rêve d’instaurer la vaccination obligatoire dès le plus jeune âge, au mépris de l’analyse bénéfice-risque. Cette pulsion n’est certainement pas dictée par des considérations de santé, mais par le besoin d’endoctriner toute la société dès le plus jeune âge dans un ordre totalitaire dont j’ai montré, dans le chapitre consacré à la sécession médicale, qu’il se présentait sous une forme religieuse remplaçant les rites et symboles du christianisme. 

Pour toutes ces raisons, il est donc impératif de pratiquer la sécession scolaire. L’urgence devrait rapidement être de placer nos enfants à l’abri d’une injection dangereuse pour leur santé et, à plus long terme, de les placer à l’abri de l’endoctrinement mondialiste béat qu’ils subissent quotidiennement. 

Les obstacles légaux à la sécession scolaire

Sans surprise, l’enseignement, qui est centrale dans l’organisation politique pour les raisons que nous venons de voir, est protégé par des obstacles juridiques contre toute tentative de sécession. 

Les programmes nationaux sont stricts, et personne n’a la faculté de prétendre enseigner sans les respecter. C’est un frein important à la reconquête de la liberté pédagogique. 

Surtout, l’interdiction récente de “l’école à la maison” pose un véritable problème à tous ceux qui souhaiteront ou souhaitent déjà s’émanciper de l’enfermement scolaire. De façon très révélatrice, l’école à la maison a fait l’objet d’une interdiction quelques mois seulement avant le confinement… durant lequel l’éducation nationale a forcé les enfants à rester chez eux, avec une sorte d’enseignement par Internet qui s’est mis en place. 

Les autorités de notre pays auraient voulu démontrer le caractère politiquement intéressé, calculé, de cette interdiction, et son absurdité pédagogique, qu’elles ne s’y seraient pas prises autrement. Il est devenu soudain clair que l’objectif réel du gouvernement, derrière les motivations prétendument anti-islamistes de sa mesure, était de conserver son hégémonie sur l’éducation des enfants en empêchant les familles d’en reprendre la direction. 

L’interdiction de l’école à la maison pose un sérieux problème à la démarche de sécession, dans la mesure où, si elle ne l’interdit pas de fait, elle en complique singulièrement l’exercice. Elle oblige en effet les parents qui ne veulent plus envoyer leurs enfants à l’école pour éviter qu’ils ne soient vaccinés, à créer des structures alternatives, qui seront d’ailleurs légalement soumises à l’obligation de vaccination. 

Autrement dit, l’arsenal juridique qui s’est développé durant le premier mandat d’Emmanuel Macron contraint les parents à une forme de désobéissance civile sur laquelle nous allons revenir. 

La question de l’école privée hors contrat

Une alternative pour la sécession scolaire sans désobéissance civile manifeste (c’est-à-dire sans décision de violer la loi en scolarisant ses enfants à la maison) peut être d’inscrire son enfant dans une école privée hors contrat, ou, mieux encore, de créer cette école. 

Le principe de ce type de structure est simple : ce sont les parents qui la financent directement (là aussi, nous y reviendrons). En revanche, elles doivent répondre à un cahier des charges complexe, notamment pour tout ce qui touche à la sécurité des locaux et à l’hygiène de la restauration, qui peuvent en décourager plus d’un. 

Dans la pratique, les écoles créées sur ce modèle coûtent plusieurs milliers d’euros chaque année aux parents, ce qui constitue un véritable investissement. 

Il est légalement possible de transformer une partie importante de ces frais en crédit d’impôt. C’est le cas pour les frais de restauration et d’hébergement de façon assez simple, et ce peut aussi être le cas pour une grande partie des frais de scolarité proprement dite, pour peu que ceux-ci soient versés sur le compte d’une fondation qui finance l’école et donne droit à des déductions fiscales partielles. 

On entre ici dans une ingénierie financière qui n’est déjà plus à la portée des premiers venus, et qui illustre la complexité des astuces auxquelles il faut se confronter pour contourner la dictature scolaire qui se met en place. 

Pour réduire les coûts de l’enseignement privé hors contrat, je sais par ailleurs que certaines structures optent pour des fonctionnements relativement souples, avec seulement deux jours de scolarité par semaine, et le reste du temps passé à la maison. Cela limite les temps d’enseignement en présentiel et donc les coûts de fonctionnement scolaire. 

En aucun cas, ces dispositifs ne permettent aux parents qui financent directement l’éducation de leurs enfants de ne plus financer, par leurs impôts, l’école publique ou privée sous contrat à laquelle ils sont sommés de pourvoir sans en bénéficier. 

La question épineuse du chèque scolaire

L’équité devrait consister à ne plus utiliser l’impôt pour financer certaines structures scolaires mais pas d’autres. Le système de l’éducation nationale fonctionne à l’inverse de cette équité, puisqu’il oblige tous les contribuables à financer des écoles partisanes et idéologisées qui ne profitent qu’à certains enfants. 

Si des parents souhaitent soustraire leurs enfants à ce système, ils sont néanmoins sommés de le financer. 

Ce qu’on appelle le chèque scolaire inverse la logique en vigueur. Au lieu de financer les structures scolaires, il consiste à verser une somme d’argent à chaque parent pour que celui-ci puisse financer les études de ses enfants. Dans ce système, les impôts ne servent plus à verser des salaires aux enseignants, mais plutôt des chèques aux parents qui le reversent aux enseignants de leur choix, employés dans l’école de leur choix.

Dans la pratique, le chèque scolaire préserve le budget de l’Education Nationale, mais au lieu de le gaspiller pour entretenir une énorme machine bureaucratique qui sert à recruter les enseignants, à suivre leur carrière, à assurer leurs mutations selon des “barèmes”, à gérer leur situation, l’argent est versé aux parents pour assurer les frais de scolarité de leur enfant dans une école qu’ils ont choisie.

Il s’agit bien entendu d’une énorme révolution qui constituerait un immense traumatisme collectif, mais un traumatisme que je crois salutaire. Beaucoup de parents peuvent constater que les enseignants publics ont l’illusion d’appartenir à une profession libérale détentrice d’un savoir exclusif et mystérieux dont les parents doivent être exclus. Ces enseignants tendent à ne jamais associer les parents à la vie de leur classe, et beaucoup de parents ont le sentiment que le rôle se limite à “déposer leur enfnt à l’école” le matin, à le “récupérer” le soir, comme s’il s’agissait d’un paquet. Entre les deux, la vie de leur enfant appartient à d’autres sans compte-rendu, sans collaboration, sans explication claire. 

Cette confiscation de l’éducation est l’une des raisons pour lesquelles le niveau des élèves baisse constamment, et le respect pour les enseignants est en souffrance. L’éducation en France se construit autour d’un fossé entre l’école et la famille qui conduit à notre perte. 

Seul un changement profond des règles du jeu permettra d’y remédier, mais il ne se produira probablement pas dans la joie et dans la bonne humeur. 

Face à l’ampleur de cette tâche, il faudrait une mobilisation politique colossale pour que les parents obtiennent la mise en place du chèque scolaire, c’est-à-dire le remplacement du système actuel en administration directe par un système de délégation en libre choix. Cette mobilisation serait possible, mais elle suppose beaucoup d’efforts et un affrontement politique avec les pouvoirs publics, et probablement un affrontement difficile avec les enseignants, ou avec un grand nombre d’entre eux. 

Nous touchons ici aux premières limites de la sécession scolaire : pour être équitable et durable, celle-ci devrait s’appuyer sur une visée politique simple à concevoir mais difficile à mettre en oeuvre. Financer l’effort des parents au lieu de financer les enseignants est un concept intuitif facile à comprendre, mais il se heurte aux intérêts en place que seule une crise profonde du système actuel et une conscientisation importante des parents permettrait d’atteindre. 

On comprend ici que la sécession scolaire est partiellement possible avec une mobilisation spontanée des parents qui peuvent créer leur école privée, mais elle n’est totalement possible qu’avec un changement politique majeur. 

Autrement dit, la sécession peut être commencée individuellement, mais elle ne peut réussir que par un combat politique majeur. 

Sécession scolaire et vaccination obligatoire

Reste que même une école privée hors contrat sera obligée de mettre en oeuvre la vaccination obligatoire des enfants si celle-ci est décidée par les pouvoirs publics. Autrement dit, si le gouvernement subordonne la scolarisation des enfants, c’est-à-dire leur admission dans les salles d’école, à la présentation d’un certificat de vaccination en règle, même une école privée hors contrat devra mettre en place cette règle et s’exposera à des sanctions administratives si elle ne la respecte pas. 

Donc la sécession scolaire, si son objectif est d’éviter la vaccination obligatoire des enfants, supposera une forme de désobéissance civile. Elle impose aux structures scolaires sécessionnistes de ne pas appliquer loyalement les règles imposées par l’Etat et de dissimuler leur véritable nature. 

Il s’agit là d’une prise de risque majeure qui nous introduit pleinement dans ce que peut représenter la sécession au milieu d’un ordre politique mondialiste fondé sur l’oppression, et même la répression légale des oppositions. 

Pour apporter une protection effective aux droits naturels, cette sécession scolaire présente tous les caractères que nous traiterons dans le prochain chapitre : elle doit être le fait d’une action collective qui peut recourir à la désobéissance civile pour agir et servir le bien commun. 

Voilà une orientation inévitable qu’il faut bien comprendre en cas de sécession : tôt ou tard, la relation avec la loi et les pouvoirs publics devient complexe et conflictuelle, et elle oblige à transgresser le corpus légal. 

Certains sécessionnistes ont parfois l’impression que la sécession procède par un coup de baguette magique : on se déclare extérieur à la société contemporaine et hop ! le problème est réglé. Malheureusement les choses ne sont pas aussi simples : la caste n’est pas disposée à perdre le contrôle de la situation, et elle ne laissera pas impunément s’installer des états de fait où ses lois cardinales sont bafouées. 

L’inévitable question de la désobéissance civile

La question de la sécession scolaire est palpitante, car elle nous fait basculer dans un autre ordre politique. Elle éclaire les limites d’une démarche qui se contente d’obeir à la loi (parfois en flirtant avec ses limites), et elle montre que, tôt ou tard, l’intolérance et les excès de la caste obligent les gens de bien à lui désobéir pour préserver leurs droits naturels. 

Interdire l’école à la maison et subordonner, comme cela est prévisible, la scolarisation à l’injection d’un produit aux effets secondaires avérés constitue une sorte de frontières où le devoir sacré des parents les obligera à désobéir, pour l’essentiel à contre-coeur, mais sans mollir. 

Et nous voici face à la question que ce livre a reportée le plus longtemps possible : la sécession peut-elle violer la loi ? Si oui, comment et dans quelles limites ?

Encore + de confidentiels et d'impertinence ?

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24 commentaires
  1. J’ai l’impression que nous commettons l’erreur de trouver les vaccinôlatres de tout poil, disons “civilisés” et qu’ils ne franchiront pas certaines limites.

    Les différentes sécessions organisés resteront pertinentes tant que la violence sera contenue.

    Jusqu’à présent ils n’en ont rien eu à faire des morts et malades par effet secondaire, les soignants suspendus sans aucune aide financière ni chômage, les ehpadistes sous Rivotril … des vies, des familles détruites et des morts …

    Mais demain, qu’en sera-t-il ?

    Je ne pense pas qu’–“ils”– nous laisseront vivre tranquillement en mode sécession ou en marge de la société, un groupe-témoin non-vaxx est leur pire cauchemar, donc je crains que tout sera tenté pour nous éliminer … les mois, les années à venir risquent d’être délicates ………………..

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    1. J’ai la même impression.

      Soit il faudra trouver des moyens de se cacher numériquement (faux pass sûr) et/ou aller doucement vers la guerre civile ….

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      1. J’ai l’impression que la chasse aux faux pass n’est pas féroce et je pense intuitivement que c’est parce que la caste y a recours massivement convaincue qu’elle est de la nocivité des injections qu’elle impose

  2. Monsieur Verhaeghe, je suis prof dans le public, je souscrit à 100% à ce que vous dites, mais il y a une solution que vous n’avez pas envisagé: ce serait que les parents cessent massivement d’envoyer leurs enfants à l’école: s’ils sont des centaines de milliers à le faire, les dingues qui sont en face vont tout de suite se calmer et rentrer à la niche.

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    1. C’est impossible. Vous ne percevez pas apparemment dans leur entiereté les difficultés des français à ne pas envoyer leurs enfants à l’école.
      Et puis, c’est curieux cette idée d’être prof dans le public et d’avoir les moyens de ne pas y envoyer vos propres enfants, si vous en avez ?

    2. Oui bien sûr, sur le papier c’est la solution. Comme sur le papier la solution pour renvoyer le gouvernement dans ses 22 en matière de vaxxination était que des millions de Français descendent dans la rue… on a vu le résultat : les Français se sont massivement couchés. Il est à craindre qu’ils accepteront la dictature scolaire comme ils ont accepté la dictature sanitaire.

  3. En Suède, le chèque-instruction est la norme depuis 1992 ( V. https://www.contrepoints.org/2013/12/03/148562-la-suede-et-le-cheque-education ), solution qui fonctionne très bien ; les parents choisissent l’école de leur choix (ou la crée eux-mêmes, à partir de 7 familles si mes souvenirs sont bons) et s’il ne sont pas contents, les gamins peuvent changer d’école en cours d’année scolaire, à condition bien sûr que la nouvelle école ait des places disponibles.
     
    Il faut aussi dire qu’avant, l’école Suédoise d’état avait déjà de bons résultats, pas comme ici, où elle s’enfonce dans le sous-sol un peu plus chaque année – d’ailleurs, quand on observe la catastrophe cataclysmique qu’elle représente, on se dit que d’ici 10 ans 100 % des gamins obtiendront le BAC, mais avec le “niveau” qu’avait l’idiot du village d’il y a un siècle.
     
    Sur le même site, il y a également deux articles très intéressants sur la qualité des écoles destinées aux plus pauvres dans le monde entier : écoles d’état, écoles privées et écoles “un peu sauvages” – les conclusions de cette (immense) recherche sont plutôt… étonnantes (ET rafraîchissantes), d’ailleurs cette étude devrait-être une lecture obligatoire par tous les politocards et ponktionnaires français touchant l’instruction (et non l’éducation, qui est du domaine exclusif des parents) de près ou de loin :
    https://www.contrepoints.org/2012/11/12/104043-des-ecoles-privees-au-service-des-pauvres
    https://www.contrepoints.org/2012/11/13/104207-des-ecoles-privees-au-service-des-pauvres-2
     
    Il y a effectivement un grand danger à cause des tarés vendus à davos et soros qui nous gouvernent, rappelez-vous que la gourdasse de service (Laurence Rossignol – pléonasme, puisqu’il s’agit d’une socialaud) a un jour osé proférer ceci : “les enfants n’appartiennent pas aux parents” – si c’est sémantiquement et ultérieurement correct, l’arrière-pensée communiste qui sévit derrière dans le (seul) neurone de l’impétrante est totalement inacceptable.
     
    Mais je crois que cette fois-ci le “système” va tomber sur un os de taille, les mamans, et si jamais nous en arrivons là, ça va chauffer bien au-delà de la température moyenne de fusion du politocard (très) moyen…

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    1. Pour avoir mes enfants dans les deux systèmes, le seul avantage du système Suédois et d’avoir accès à l’école privée gratuitement, puisque dans la majorité des cas, le chèque scolaire paye l’école privée. Toutefois, l’école n’est que le produit de la société, et dans un pays woke comme la Suède, public ou privé, on a un enseignement woke. Sauf exception, mais ce pose la question géographique dans un pays où les distances sont longues. Bref, à part être gratuite, l’offre suédoise n’est pas différente du privé sous contrat français à tendance woke. Je ne nie pas les exceptions, mais elles ne sont pas plus nombreuses que le HC français, juste moins chères…

      1. C’est toujours ça, parce que l’ednat nous coûte un pognon de dingue pour des “résultats” inversement proportionnels au montant engagé – par ailleurs, le fait que la Suède verse dans le wokisme est marginal dans le tableau, puisqu’il s’agit ici uniquement d’instruction, pas de poliotique ni de ses idiots inutiles (même si ça doit faire mal au passage).

        1. L’instruction et non l’éducation est la théorie datant de V Hugo. La pratique c’est qu’autant en Suède qu’en France, il s’agit d’éducation, dans le sens de conditionnement politique. Donc le wokisme est important quand les enfants sont éduqués selon les principes woke à l’école. La Suède a juste qq années d’avance…

  4. Il faudrait quand même mieux se renseigner avant d’écrire ce genre d’article… L’école à la maison n’est pas interdite, elle est soumise à dérogation, y a même un CERFA pour cela… Une fois la dérogation obtenu, il suffit de s’inscrire au CNED et de rendre les devoirs demandés pour ne pas être emmerdé…

    1. Le cerfa est clair : il s’agit d’une demande d’autorisation! Vous pouvez demander l’autorisation d’instruire votre enfant dans la famille pour les motifs suivants :
      1a. L’état de santé de l’enfant
      1b. La situation de handicap de l’enfant
      2a. La pratique d’activités sportives intensives
      de l’enfant
      2b. La pratique d’activités artistiques intensives
      de l’enfant
      3a. L’itinérance de la famille en France
      3b. L’éloignement géographique de tout
      établissement scolaire public
      4. L’existence d’une situation propre à l’enfant
      motivant le projet éducatif

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    2. il ne faut pas obtenir une dérogation mais une autorisation : l’école à la maison est interdite sauf autorisation particulière. et cette autorisation n’est pas facile à obtenir. pour les familles qui ont fait l’école à la maison en 2021-2022 et dont le contrôle pédagogique a été positif, elles peuvent obtenir (moyennant le cerfa) une autorisation pour 3 ans, mais passés ces 3 ans et pour toutes les familles qui n’ont pas fait l’école à la maison en 2021-2022 les règles pour obtenir une autorisation sont très limitatives : situation de handicap ou de maladie de longue durée de l’enfant, pratique sportive ou artistique intensive dont le planning rend le suivi d’une scolarité en présentiel difficile, situation propre à l’enfant qui doit être motivée par un projet pédagogique des parents, qui sera examnié par un commission qui décidera sur ses propres critères de donner l’autorisation ou pas (et sur ce point personne ne sait combien de famille obtiendront l’autorisation, il semble que des directives internes donnent un quota très faible et essentiellement pour des situations de type dyslexie).
      par ailleurs l’autorisation doit être demandée entre le 1er mars et le 31 mai, donc pas possible de déscolariser en cours d’année. sauf cas de maladie ou si le directeur de l’établissement vous donne son accord écrit motivé par une situation de harcèlement.
      donc non il ne suffit pas du tout de remplir un petit cerfa et hop là vous pouvez faire l’école à la maison ! et une fois l’autorisation obtenue, l’inscription au CNED ne vous évite pas du tout d’être “emmerdé” : vous devez comme toutes les autres familles passer par l’inspection par le maire éventuellement accompagné d’une assistante sociale et vous devez passer par le contrôle pédagogique de l’éducation nationale (qui vérifie que vous faîtes bien tous les points du programme… pour info l’anée dernière mes enfants ont été questionné sur Trump et Macron !!) et si le contrôle pédagogique est négatif vous êtes obligés de rescolariser.
      pour plus dinfos : https://www.coursgriffon.fr/content/20-ecole-a-la-maison-primaire

      1. note : l’autorisation de 3 ans comprend l’année 2021-2022 donc dans les faits c’est 2 an d’autorisation pour ceux qui ont fait l’école à la maison en 2021-2022

      2. 1. Une autorisation spéciale par rapport au régime général s’appelle une dérogation, inutile de jouer sur les mots, cela n’apporte rien…

        2. Faites faire du sport à vos enfants, c’est bénéfique …

        3. Plus généralement, votre réaction est typique du français moyen: “on voudrait bien mais c’est compliqué”… Ben oui .. C’est pour cela que ces histoires de sécession ne marche pas dans ce pays… Ceux qui sont capable de faire l’effort sont déjà partis depuis longtemps ailleurs, et pour ceux qui restent, c’est trop dur… Entre en parler et le faire, il y a un monde…

          1. Relisez: solution 1, point 2. Solution 2: point 3: expatriation.

            Les autres solutions impliquent un soutien majoritaire qui ne viendra pas avant la débâcle… Bref, il est parfois plus intéressant de se barrer à Londres avant de revenir une fois que la majorité a changé d’avis… Biensur, comme je l’ai dit, c’est compliqué et pas tout le monde est prêt à en payer le prix et il est alors plus facile de se cacher derrière un “cela n’apporte rien”

        1. Si tous les témoignages de parents concernés disent qu’il est très difficile d’obtenir cette dérogation, que vous faut-il de plus ?
          Pourquoi, à votre avis, le gouvernement rend-il si difficile la possibilité de faire l’école à la maison ?
          Je sais, poser les questions, c’est y répondre…

          1. Je connais très bien la réponse, j’y ai répondu plus haut: conditionnement politique à la manière des JH, selon les principes woke, en France comme en Suède, dont les principes ne sont pas différents du NS. On reprend donc les mêmes méthodes de propagande et de conditionnement pour créer l’homme nouveau… Néanmoins, dans le cas précis de cette dérogation, difficile ne signifie pas impossible, juste compliqué et il faut savoir jouer avec les causes d’exemption… Comme de rester non vax… Et je suis d’accord, ça va être encore pire avant de s’améliorer, comme en Allemagne il y a 80 ans… Bref, avoir cette dérogation n’est pas impossible, par exemple avec un collégien sportif. Par contre si on veut un collégien sportif non vax donc qui sera interdit à terme de compétition, ça va se compliquer encore… Et donc, comme il y a 80 ans pour un juif allemand, il va exister une balance entre la complication du système et la complication de l’expatriation… Mais la sécession, j’y crois pas un instant, pas plus que dans des changements avec des GJ pacifiques… Raison pour laquelle les US veulent absolument les désarmer…

    3. Bonjour Miniac
      Je fais l école à la maison depuis 5 ans et connais bien le sujet. Ce que vous dites se base sur l ancien système avant l interdiction.
      Ce n est plus le cas.
      Pour tous ceux qui faisait l école à la maison avant cette annonce d interdiction, nous pouvons continuer jusqu’à la rentrée 2022/2023.
      A la rentrée de septembre 2023,
      Obligation de remettre nos enfants dans ce système…
      Pour les enfants n ayant jamais fait école à la maison, ce n est plus possible depuis l annonce du pseudo monarch sauf enfants handicapés (et pas tous les handicaps…), Gens du voyage et itinérance dûe aux professions des parents.
      Si nous décidons de ne plus mettre nos enfants à l école, nous serons hors loi, et nous nous verrons retirer nos enfants.
      Ils veulent injecter tous nos enfants, ils le feront de force à l école, c est prévu…
      Ce qui arrive est très grave, vous vous souvenez ce qui a été dit ? “Les enfants n appartiennent pas à leurs parents mais à l état…”
      Il est grand temps de se réveiller

      Répondre moderated
      1. Oui c’est très grave, mais il y aura toujours, hélas, des naïfs – ou des trolls ? – pour essayer de nous faire croire que ce n’est rien, comme l’obligation vaxxinale déguisée sous forme de “pass sanitaire” ou l’obligation vaxxinale tout court pour les soignants et autres pompiers, ce n’est rien.
        Il faudra, je crois, à nouveau organiser de grandes manifestations et résister de toutes les façons possibles à ces gens qui sont en train d’instaurer le communisme sous nos yeux.

  5. Je connais très bien la réponse, j’y ai répondu plus haut: conditionnement politique à la manière des JH, selon les principes woke, en France comme en Suède, dont les principes ne sont pas différents du NS. On reprend donc les mêmes méthodes de propagande et de conditionnement pour créer l’homme nouveau… Néanmoins, dans le cas précis de cette dérogation, difficile ne signifie pas impossible, juste compliqué et il faut savoir jouer avec les causes d’exemption… Comme de rester non vax… Et je suis d’accord, ça va être encore pire avant de s’améliorer, comme en Allemagne il y a 80 ans… Bref, avoir cette dérogation n’est pas impossible, par exemple avec un collégien sportif. Par contre si on veut un collégien sportif non vax donc qui sera interdit à terme de compétition, ça va se compliquer encore… Et donc, comme il y a 80 ans pour un juif allemand, il va exister une balance entre la complication du système et la complication de l’expatriation… Mais la sécession, j’y crois pas un instant, pas plus que dans des changements avec des GJ pacifiques… Raison pour laquelle les US veulent absolument les désarmer…

  6. POUR INFO
    Parcoursup : une « discrimination positive » assumée !
    Publié par Antonin Campana sur 3 Juin 2022, 16:27pm http://www.autochtonisme.com/2022/06/parcoursup-une-discrimination-positive-assumee.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail
    On le sait, Parcoursup est une plateforme destinée à recueillir et à gérer les vœux des étudiants qui espèrent arriver dans l’enseignement supérieur. En fonction de critères plus ou moins obscurs, les vœux des étudiants peuvent ainsi être acceptés, rejetés ou mis sur une liste d’attente.
    Or, les premiers résultats de Parcoursup sont tombés hier.
    Il se trouve que je connais, dans mon entourage proche, cinq ou six étudiants qui ont eu des notes excellentes dans des lycées ruraux obtenant eux-mêmes de très bons résultats au baccalauréat. Comment se fait-il que tous ces étudiants, je dis bien tous, alors que certains tournent à 15 ou 16 de moyenne sur l’année, se sont vu refuser les vœux qu’ils présentaient en premier, alors que de l’avis même de leurs professeurs, ils étaient sûrs de les voir satisfaire ? Comment se fait-il que Parcoursup ait proposé à tous des voies de garage sans aucune perspective professionnel raisonnable : LEA, Psycho, Droit, STAPS… ?
    La ruralité, et derrière elle la population autochtone, seraient-elles victimes d’une « discrimination positive » ?
    Officiellement non, bien sûr. On nous dit que Parcoursup traite des « données à caractère personnel » en utilisant un « algorithme » lui permettant de déterminer les affectations. Sous prétexte de transparence, le gouvernement a d’ailleurs rendu public le code de cet algorithme. Théoriquement la triche n’est donc pas possible. Sauf que…
    Sauf que cet algorithme est utilisé dans un second temps, après qu’une « commission d’examens des vœux » s’est réunie. En effet, dans un premier temps, il revient à cette commission de trier et de classer les candidatures, selon des critères de sélection qu’elle va elle-même définir. Le travail de dépouillement étant trop fastidieux, le gouvernement a mis à la disposition de ces commissions un « Outil d’aide à la décision » possédant son propre algorithme. La commission va paramétrer en toute indépendance cet algorithme, avec ses propres critères de sélection, exonérant ainsi le gouvernement de toute responsabilité en cas de discrimination.
    Concrètement, la commission peut tout-à-fait, par exemple, adopter un coefficient qui va avantager les étudiants provenant de tel secteur géographique, de tel lycée, de telle filière… Ainsi, tel étudiant de tel lycée devra avoir 15 de moyenne générale pour être ex aequo avec un étudiant ayant seulement 11 dans tel autre (source). Cela explique beaucoup de choses, lorsqu’on connaît le profil essentiellement gauchiste, immigrationniste et souvent wokiste des enseignants qui composent ces commissions (ainsi que l’Education « nationale » dans son ensemble).
    Le site l’Etudiant l’admet, sans que cela ne choque personne : « Sur Parcoursup, certaines formations pratiquent la discrimination positive (…) Démocratiser l’accès à l’enseignement fait partie des missions de la plateforme Parcoursup. Ainsi, certaines formations ont l’obligation d’accueillir un minimum d’étudiants ayant un profil défini ».
    Et le sociologue François Dubet de préciser « On est en train de faire ce que la France a toujours vu avec beaucoup de répulsion : des quotas. On va tenir compte des origines sociales, et cela est bien plus décisif que le choix de la forme de sélection entre oraux, dossiers ou épreuves écrites. »
    « Discrimination positive », « démocratisation », « profil défini », « quotas », « origines sociales »… Cessons la langue de bois et voyons les choses en face : il y a une préférence allochtone dans les sélections pour l’enseignement supérieur ! Et évidemment, les autochtones doivent laisser la place.
    Certes, cela est fait intelligemment, sous prétexte d’algorithmes, mais les faits sont incontestables : les étudiants que je connais ont été rejetés et seront demain chômeurs ou balayeurs. La « diversité » s’impose artificiellement dans les universités (autrement dit la composante autochtone cède la place). Conséquence, le niveau des étudiants est en chute libre y compris dans les écoles d’ingénieurs. Et bientôt, de manière imparable, les allochtones constitueront une grande partie de l’encadrement du monde du travail. C’est cela aussi le Grand Remplacement !
    Il n’y a plus rien à faire contre cela si nous restons dans un cadre républicain assumant, de manière à peine cachée, un racisme systémique à l’encontre des autochtones. La solution se trouve ailleurs et elle est évidente puisqu’elle est exposée dans la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, que les autorités républicaines ont d’ailleurs signée en 2007 :
    Ainsi, l’article 4 stipule que les peuples autochtones peuvent exercer leur droit à l’autodétermination et peuvent s’administrer eux-mêmes…
    Et l’article 14 stipule plus précisément : « Les peuples autochtones ont le droit d’établir et de contrôler leurs propres systèmes et établissements scolaires ».
    Les autochtones européens de France ont tout abandonné, jusqu’à leur dignité. Aujourd’hui, ils sacrifient l’avenir professionnel de leurs enfants qui, pour la majorité d’entre eux, seront un jour astreints à des fonctions subalternes sous la direction de cadres allochtones. La solution qui est proposée ici (affirmer notre autochtonicité et faire valoir nos droits collectifs), doit-elle être écartée d’un revers de main ou vaut-elle la peine qu’on y réfléchisse un moment ?
    Imaginez une seconde ce que serait un enseignement autochtone, conforme en son autonomie et en son enracinement culturel (art. 13), à la Déclaration de l’ONU ? Quel est l’autochtone qui persisterait à laisser ses enfants dans une Ecole républicaine qui a entrepris de les avilir et de les discriminer systématiquement ? Une République qui se conformerait au texte qu’elle a signé devrait laisser à notre peuple et les structures (écoles, collèges, lycées, universités…) et les budgets qui correspondent à son importance numérique.
    La sécession du peuple autochtone (une sécession du corps d’associés multiethnique), ne relève pas du choix. C’est une nécessité, sauf si celui-ci entend laisser la place…
    A nous de nous organiser pour rendre cette sécession possible !
    Et pour cela, d’abord, la faire entrer dans les esprits !
    Antonin Campana

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