Ce 22 juin Jupiter a prononcé une allocution en apesanteur

Ce 22 juin Jupiter a prononcé une allocution en apesanteur


Partager cet article

D'un quinquennat à l'autre, Jupiter se renouvelle, il vient de prononcer une allocution...en apesanteur totale. Une fois que l'on a fait la part de la mise en scène d'un nouveau style - le président qui dialogue - il n'a été question ni de la dette abyssale, ni de l'inflation, ni de la guerre d'Ukraine. En fait, Emmanuel Macron a cherché à gagner du temps, à repousser l'inéluctable crise politique qui vient, et dans laquelle il espère pouvoir se servir du mondialisme occidental comme d'un levier pour rester au pouvoir

Je voudrais commencer par remercier tous les Français qui se sont abstenus ou ont voté contre la République en marche! Cela semble avoir coupé le sifflet, au moins provisoirement, à notre président réélu mais sans majorité. Moins de dix minutes de discours! Si seulement les mois ou les années qui restent à Jupiter au pouvoir pouvaient être faites de « dis-courts » comme ce soir! Quel soulagement!

En fait, le soulagement ne dure pas longtemps car l’état d’esprit du président réélu est terrifiant. On est encore et toujours dans le déni de réalité.

Si nous avons bien entendu la même allocution, il a été question de la volonté de changement du peuple français, de constitution d’une coalition, de dialogue, de responsabilité, de ne plus s’endetter, d’innover, de réforme de l’école…..

Mais avez-vous entendu parler de l’inflation?  De la remontée des taux d’intérêt? Du coût de l’énergie?

L’Ukraine a été mentionnée comme potentiel nouveau membre de l’Union Européenne mais rien sur le cataclysme géopolitique et économique qui est en train de marginaliser la France et ses voisins qui ont préféré s’aligner sur les Etats-Unis plutôt que de préserver les intérêts d’une « Europe européenne », selon la belle expression du Général de Gaulle. Et puis, au passage, une question: les Français ont-ils leur mot à dire sur l’entrée de l’Ukraine dans l’UE?

Emmanuel Macron a confirmé qu'une crise politique est inéluctable

Il suffit de parcourir les grands titres de la presse internationale pour constater que Jupiter est tombé de son piédestal. Et son ton doucereux, ce 22 jui, était une tentative maladroite de s’adapter à l’imprévu.

Mais cela ne présage rien de bon.

Emmanuel Macron ne peut même plus sauver les apparences. Mis en difficulté sur la scène politique nationale, il lui faudra, d’autant plus, aller chercher les raisons et les moyens de tenir dans le réseau mondialiste occidental.

Attendons-nous donc à des manipulations et des raidissements. Il sera tellement facile d’amener Les Républicains à coopérer au nom de l’Union Européenne ou de la lutte contre les pandémies. Et de faire basculer une partie de NUPES de son côté au nom de la transition énergétique rendue d’autant plus nécessaire que le méchant Monsieur Poutine etc….

Une crise politique est inéluctable. Et Macron aura pour lui, une fois de plus, les leviers de la gouvernance globale pour pressurer un peu plus le peuple français.

Raison de plus pour construire, partout où nous sommes, les réseaux de la liberté.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
La démographie, base de toute puissance, surtout pour les BRICS, par Thibault de Varenne

La démographie, base de toute puissance, surtout pour les BRICS, par Thibault de Varenne

L'Inde présidera les BRICS en 2026. Elle accueillera le sommet, elle en tiendra la plume, elle en donnera le ton. Elle le fait forte d'une qualité que nul autre membre ne possède au même degré : depuis 2023, elle est le pays le plus peuplé de la terre. Plus de quatorze cents millions d'hommes. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! ABONNEMENT Allez au fond des choses. Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche. Le monde comme


Rédaction

Rédaction

Lyhanna, victime de l'inertie administrative

Lyhanna, victime de l'inertie administrative

Et si le vrai danger n'était pas la malveillance, mais l'absence de zèle ? Un dossier qui met treize jours à franchir quatre-vingts kilomètres, des semaines à être ouvert, et jamais le temps d'une garde à vue. La mort de Lyhanna, onze ans, dit moins sur un homme que sur des administrations qui ne se sont, à aucun moment, senties obligées de bien faire leur travail. Il existe des objets si ordinaires qu'on ne les regarde plus : une chemise cartonnée, un parapheur posé sur le coin d'un bureau, un


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Dix-huit mois après, les dérives illibérales de Trump, par Thibault de Varenne

Dix-huit mois après, les dérives illibérales de Trump, par Thibault de Varenne

Et si la première puissance du monde administrait, mois après mois, la preuve que rien ne tient sans contrepoids — ni la loi, ni la presse, ni la probité ? Dix-huit mois de pouvoir disent moins sur un homme que sur une nation qui découvre, dans l'effacement de ses propres bornes, ce qu'elle valait vraiment. On nous a longtemps présenté l'Amérique comme le pays de l'État de droit. C'était son orgueil, et son magistère : elle en faisait la leçon au monde, des chancelleries aux tribunaux. Dix-huit


Rédaction

Rédaction

Droguées par un prédateur, les victimes assignent le ministère de la Culture

Droguées par un prédateur, les victimes assignent le ministère de la Culture

Cinq femmes ont assigné jeudi l’État français devant le tribunal administratif, accusant le ministère de la Culture d’inaction face aux agissements de Christian Nègre, ancien DRH, mis en examen pour avoir drogué près de 250 femmes afin de les contraindre à uriner en sa présence. Leurs avocates réclament 90 000 à 180 000 euros d’indemnisation chacune. La rapporteure publique a recommandé une somme bien moindre autour de 10 000 euros par victime en qualifiant les faits de « faute personnelle » san


Rédaction

Rédaction