La Californie annonce la fin du dépistage obligatoire pour les non-vaccinés

Après avoir appliqué l'un des régimes sanitaires les plus coercitifs du monde occidental, la Californie met fin aux exigences de dépistage du coronavirus pour les travailleurs non vaccinés. Selon les responsables sanitaires, l’Etat de Californie entre dans une nouvelle phase de la pandémie où la réalisation des tests hebdomadaires n’est plus obligatoire.

Selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), les  chiffres de l’épidémie sont en baisse depuis la mi-août. Agir en fonction des données scientifiques disponibles, tel est le nouveau slogan des Démocrates et de Joe Biden. Dans son interview dans l’émission 60 minutes sur CBS, le président américain a déclaré que la pandémie du Covid-19 est « terminée » aux États-Unis. En effet,  d’après les CDC, la pandémie est désormais passée à une nouvelle phase. Officiellement on se félicite de l’adoption généralisée des injections anti- COVID-19 « hautement efficaces » (on parle pourtant des rappels de vaccins bivalents pour bénéficier d’une protection  optimale en automne et en hiver),  de la disponibilité de traitements efficaces (Pfizer continue à monopoliser les moyens de lutte contre le Covid avec son traitement oral antiviral Paxlovid). Si les autorités médicales invoquent l’accumulation de taux élevés d’immunité induite par les vaccins, elles se font plus discrètes sur l’immunité induite par les infections au niveau de la population. À vrai dire, tout cela est politique: à l’approche des « midterms », les Etats démocrates annoncent la levée progressive des restrictions sanitaires par crainte de perdre la majorité au Congrès.

Baisse des cas Covid

Les tests hebdomadaires obligatoires pour les non-vaccinés faisaient partie des mesures adoptées par la Californie pour empêcher la prolifération du virus. Mais avec le nombre de nouveaux cas positifs au Covid 19 qui continue de décroître depuis quelques mois et suite aux recommandations des CDC, l’Etat de Californie a décidé d’abolir cette règle depuis samedi.

Désormais, il ne sera plus nécessaire de subir un test de dépistage hebdomadaire pour les travailleurs non vaccinés dans les établissements de santé, les écoles et les autres lieux publics. Il en est de même pour les employés non vaccinés qui ne travaillent pas dans des « environnements à haut risque ».

Selon le Dr Tomas Aragon, directeur du Département de la santé publique de Californie, beaucoup de salariés et des jeunes californiens sont désormais vaccinés, « ce qui protège toute la communauté contre les maladies graves, les hospitalisations et les décès”, a-t-il déclaré.

Malgré un taux de vaccination de plus de 73% en Californie, on se rappelle pourtant que le vaccin n’empêche pas la contamination ni la contagion.

Le Docteur Aragon reconnaît que les dépistages hebdomadaires n’ont pas permis d’empêcher la propagation du virus depuis l’apparition d’ Omicron, et de ces sous-variants d’Omicron BA.4 et BA.5 devenus dominants.

Mais aucun officiel californien n’est prêt à reconnaître l’inefficacité des politiquees sanitaires mises en place et le déclin naturel de l’épidémie. 

Recommandations de maintien des restrictions dans les écoles et les entreprises

A vrai dire, les contraintes de la politique sanitaire ne disparaissent pas du jour au lendemain.

Bien que l’Etat de Californie ait décidé de mettre fin aux tests hebdomadaires obligatoires pour les non-vaccinés et autres restrictions, un communiqué du Département de la santé publique de Californie recommande aux écoles et aux employeurs de maintenir l’utilisation du masque en intérieur, de fournir des outils de dépistage aux étudiants et à leurs personnels.  

Les responsables et les experts ont indiqué que la Californie dispose désormais de nombreux outils pour faire face à une éventuelle nouvelle vague de Covid.

Hormis la protection fournie par les vaccins, le Département de la santé publique de Californie a estimé qu’il existait désormais suffisamment de traitements efficaces pour limiter la mortalité et la dangerosité du virus, comme la pilule Paxlovid. Idéologie sanitaire et Big Pharma marchent toujours main dans la main. 

Alors que les Américains commencent à arriver au bout de “l’état d’urgence” sanitaire, à l’inverse, en Europe, les pouvoirs publics continuent d’agiter le spectre d’une nouvelle vague à l’approche de l’hiver. L’UE prépare actuellement une nouvelle campagne de vaccination massive. Il faut dire que la Commission européenne n’a pas à redouter, elle, le verdict du suffrage universel. 

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