Les entrepreneurs doivent se préparer à une longue saison de pression fiscale accrue

Pour l'instant, l'Etat colmate les brèches ouvertes dans l'activité des entreprises par le COVID, avec une sincérité plus ou moins discutable. Mais la saison du rêve va s'achever, et le pire s'annonce désormais. Sur les prêts garantis par l'Etat, sur le chômage partiel, sur la fermeture des commerces non-essentiels, la ligne suivie relève de l'injonction paradoxale : personne ne sait où l'on va. Cette navigation à vue est signalée et mise en accusation par le Sénat. Les prochains mois devraient donner lieu à des désillusions, avec une probable remontée de la pression fiscale.

Pour l’instant, les entrepreneurs peuvent se féliciter des mesures récemment prises par le gouvernement : prorogation de deux mois pour le chômage partiel, prorogation du prêt garanti par l’Etat jusqu’à la fin de l’année, et quelques autres. 

Mais on peut s’interroger sur la signification ambiguë de ces choix : d’un côté, il s’agit bien de porter à bout de bras des entreprises (qui sont parfois “zombifiées” par les aides), de l’autre, l’Etat ne manque aucune mesure qui casse la dynamique de reprise et d’emploi dans les petites entreprises les plus dynamiques. L’incertitude qui plane sur la réouverture des petits commerces en constitue la meilleure preuve : pendant que les grandes surfaces vendent des petites culottes, les petites boutiques dont c’est la vocation sont fermées

Sur le fond, il existe une véritable incertitude sur la situation économique des prochaines semaines et des prochains mois. 

La pression fiscale sur les entrepreneurs devrait s’accroître

Surtout, la tendance globale par les temps qui courent est de durcir la pression fiscale sur les entrepreneurs. L’exemple est donné par Joe Biden lui-même, qui a déjà acté un fort relèvement de l’impôt sur les sociétés, et qui annonce un relèvement de l’impôt sur les plus-values. Cette tendance américaine conforte déjà les appels lancés de toutes parts en France à la taxation des “riches”, catégorie fourre-tout qui désigne tout ce qui sort de l’ordinaire. 

Si l’on peut penser que, d’ici à mai 2022, Emmanuel Macron évitera de remettre en cause sa promesse d’augmentation de la pression fiscale, au-delà de cette échéance, en revanche…

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5 commentaires
  1. La fermeture des petites entreprises constitue une allée royale pour le big business.
    Lorsqu’enfin toutes celles-là auront baissé le rideau et leurs entrepreneurs devenus chômeurs, les grandes surfaces et le commerce en ligne pourront s’engraisser sans peine.

  2. Mouais, et la ponction sur les comptes courants et diverses épargnes. Vu le fonctionnement coordonné des pays occidentaux pour la grosse grippette, on peut s’attendre à ce que Macron tente comme il le fait depuis son début de quinquennat d’aller plus vite et loin que ses petits camarades. Comme tout ceci est une arme à un coup, il se le tente avant les élections, vu qu’en ce moment il n’est pas sûr que cela se passe bien pour lui.

    1. C’est la première chose qui me soit venu à l’esprit quand pause-caca a annoncé qu’il ne se représenterait peut-être pas parce qu’il voulait nous faire plus mal encore…
       
      Maintenant, c’est très risqué, car les gros ont quitté ce navire depuis longtemps et les petits se faisant plumer par un état déliquescent qui n’en a plus que le nom n’en seront que plus vindicatifs – voire hyper-agressifs (et vu que c’est la france, plus si affinités.)

  3. Aides ! Quelles aides ? Le gouvernement par ses décisions arbitraires et irrationnelles empêche la liberté d’entreprendre, il ruine des millions de personnes, crame 500 milliards d’argent public qui seront prélevés dans un futur proche sur la production de ceux qui auront survécu.
    L’Etat n’aide pas, il compense à la marge les collatéraux qu’une bande de débiles élite autoproclamée á généré.

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