La ministre Bourguignon confirme l’accès restreint des non-vaccinés à l’hôpital

La ministre Bourguignon confirme l’accès restreint des non-vaccinés à l’hôpital


Partager cet article

Non, les non-vaccinés n’auront plus accès aux hôpitaux pour se faire soigner, sauf en cas d’urgence. C’est le précision que la ministre a apportée à la tonitruante députée alsacienne Martine Wonner, qui citait le cas d’une cancéreuse exclue de l’hôpital à partir du 1er août. La Ministre Bourguignon, ne semble pas avoir tout compris à la note passée par ses services, a confirmé que, pour des soins programmés, les malades devraient accepter d’être vaccinés pour avoir accès à l’hôpital, à moins de présenter une contre-indication au vaccin, auquel cas un test PCR suffira.

https://youtu.be/-F7DeGqOaqg

Non, les non-vaccinés n’auront plus accès aux hôpitaux ! la ministre l’a confirmé hier, sans le comprendre d’ailleurs, et sans que les députés eux-mêmes ne le comprennent, ce qui illustrent une fois de plus la nullité intellectuelle de la représentation nationale.

Les non-vaccinés et l’hôpital public

Nous avions évoqué ce point en début de semaine : le Conseil d’État a imprudemment validé l’interdiction faite aux non-vaccinés de suivre des soins programmés, comme on dit, à l’hôpital public. Il a même laissé au gouvernement le soin de préciser par décret quels établissements de santé seraient concernés par la mesure.

De fait, et ce point est délibérément (et probablement sincèrement, à en juger par l’attitude méprisante et indignée des députés hier face à Martine Wonner qui pointait ce sujet à juste titre) occulté par la caste, le projet de loi en débat à l’Assemblée Nationale prévoit, dans son article 1, l’obligation de présenter un passe sanitaire, sauf cas d’urgence, pour être soigné à la hôpital. Nous avons largement commenté l’hécatombe sanitaire qui se prépare du fait de cette mesure inhumaine.

Martine Wonner met le feu à l’Assemblée

Lorsque la remuante députée alsacienne Martine Wonner a cité le cas d’une patiente cancéreuse que l’hôpital a annoncé ne plus recevoir sauf à se faire vacciner à compter du 1er août, une horde de députés a hurlé à la désinformation, et une lamentable députée de la France Insoumise, qui n’a manifestement pas compris le texte qu’elle discute, y est allée d’un lamento scandalisé sur ces propos.

Et pourtant, Martine Wonner a bel et bien raison, y compris pour l’hospitalisation des enfants. Non seulement les parents non-vaccinés ne pourront plus voir leurs enfants hospitalisés, mais les mêmes parents ne pourront plus se faire soigner, sauf urgence médicale.

Ce document diffusé par la fondation Lenval le prouve :

???? Suite aux dernières annonces gouvernementales concernant le pass sanitaire (hors urgences vitales), l’entrée à l’hôpital universitaire pédiatrique Lenval sera soumise à de nouvelles règles à compter du ????????/????????/????????????????. Merci à tous pour votre compréhension ???? pic.twitter.com/sjaAkCQ35A

— Fondation Lenval (@FLenval) July 20, 2021

Malgré ces évidences, conformes au texte en discussion, de nombreux députés sont indignés lorsqu’on leur expose clairement la responsabilité inhumaine qu’ils prennent aujourd’hui.

Brigitte Bourguignon confirme sans comprendre

Indignée, la ministre Bourguignon a dénoncé la désinformation propagée par Martine Wonner. Mais elle a répondu que les non-vaccinés qui doivent suivre des soins programmés à l’hôpital pourraient se présenter avec un test PCR négatif récent… si leur état médical les empêchait d’être vaccinés !

Autrement dit, la ministre Bourguignon a confirmé, sans le comprendre, ce qui illustre le piteux niveau intellectuel de l’exécutif et de la représentation nationale, qu’il faudrait forcément se vacciner pour avoir accès aux soins à l’hôpital. Et les hôpitaux l’ont très bien compris, puisqu’ils l’annoncent déjà.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Glucksmann veut faire taire Fedorova, qui décide ce qu'on a le droit d'entendre ?

Glucksmann veut faire taire Fedorova, qui décide ce qu'on a le droit d'entendre ?

Alors que la campagne présidentielle de 2027 commence déjà à se dessiner, Raphaël Glucksmann a choisi de placer la question ukrainienne au cœur de son discours. Le leader de Place Publique a exigé que l’on « retire le micro » à Xenia Fedorova, chroniqueuse sur les antennes du groupe Bolloré, qu'il accuse d’« agente russe ». Derrière l'accusation, une question fondamentale est posée: qui décide aujourd’hui de ce qui peut être dit dans l’espace public français? Invité du Grand Jury RTL-Public Sén


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Réponse à un lectrice : Livret A, devises, Bitcoin, foncières — quatre précisions sur l'allocation Barbell, par Vincent Clairmont

Réponse à un lectrice : Livret A, devises, Bitcoin, foncières — quatre précisions sur l'allocation Barbell, par Vincent Clairmont

Une lectrice m'écrit après la chronique de dimanche. Elle a mis en place une allocation Barbell pour son époux il y a un an, elle en est satisfaite, et elle pose quatre questions précises. Elles sont si justes — l'une d'elles relève d'ailleurs une incohérence réelle de ma part — que je préfère y répondre ici, pour tout le monde, plutôt qu'en privé. 1. Est-ce terminé pour le Livret A, les autres livrets et les fonds en euros ? Non, et il faut distinguer. La stratégie Barbell exclut le centre :


Rédaction

Rédaction

Liberté d'expression, « pur non-sens » ? ou l'adulte sous tutelle

Liberté d'expression, « pur non-sens » ? ou l'adulte sous tutelle

Et si la phrase qui a fait scandale — la liberté d'expression en ligne serait un « pur non-sens » — disait moins sur Emmanuel Macron que sur un très vieux réflexe français : celui de traiter le citoyen adulte comme un enfant qu'on protège de lui-même ? Le problème n'est pas qu'on veuille nous garder du mensonge. C'est qu'on désigne, pour cela, un berger. Il y a un geste que connaissent tous les parents, et qui est l'un des plus tendres qui soient : activer le contrôle parental sur la tablette d


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Loi Ripost : la prison ferme pour ceux qui dansent sans permission

Loi Ripost : la prison ferme pour ceux qui dansent sans permission

Pendant que les prix des festivals flambent et que les boîtes de nuit ferment par centaines, le législateur s'apprête à criminaliser la seule alternative gratuite et autogérée qu'a inventée la jeunesse populaire. Ce week-end, des milliers de personnes ont manifesté dans trente villes de France contre le projet de loi Ripost déjà adopté au Sénat, qui prévoit jusqu'à deux ans de prison pour les organisateurs et six mois pour les simples participants d'une rave sauvage. Adopté au Sénat, le projet


Rédaction

Rédaction