Covid-19 : des impacts importants sur le taux de natalité et la petite enfance

La situation complexe et exceptionnelle engendrée par le choix du confinement contre le COVID 19 a mis en lumière les fragilités de notre société. Les mesures de restrictions sociales ont engendré des conséquences même au niveau du taux de natalité. On note ainsi des chiffres à la baisse en début de pandémie, et des statistiques en hausse depuis maintenant quelques mois. En parallèle, une étude révèle également les dommages que le Covid-19 a causés dans l’univers de la petite enfance.

Baisse considérable de la natalité

Alors que nous avons révélé que les confinements  ont eu des conséquences néfastes sur la santé mentale des français, d’autres conséquences négatives apparaissent. Selon l’INSEE,  le taux de natalité a connu une grande baisse depuis le début de la pandémie de Covid-19. Avec un confinement ayant débuté en mars 2020, on notera une forte baisse des naissances au cours du mois de décembre de l’année 2020. Les chiffres sont sans équivoque et indiquent 7% de naissances en moins par rapport à l’année précédente. Mais cela s’accentue et s’étend jusqu’en janvier 2021 avec une baisse de 13%, en comparaison au mois de janvier de l’année 2020. Ce n’est qu’en février que l’on voit une légère hausse qui n’est toutefois pas comparable aux statistiques de la précédente année, car le taux de natalité quotidien est de 5% inférieur.

Il se produit une hausse plus importante en mars 2021 où l’on note 1% en plus par rapport à l’année 2020. Avant de redescendre à -2% entre mai et juin 2021, les statistiques vont jusqu’à révéler une hausse de 4 % en avril.

Selon l’INSEE, à partir du mois de juillet, la balance se rééquilibre et les chiffres rejoignent ceux connus en 2020 pour ensuite s’intensifier au cours du mois d’aout avec 3% en plus (ce qui fait en principe 2 120 naissances quotidiennes). Enfin, de janvier à aout 2021, on est à nouveau face à une baisse de 2% ce qui fait une moyenne de 1 980 bébés par jour.

Des actes d’IVG en hausse

Ces dénivellements statistiques peuvent, en grande partie, être mis sur le dos de la gestion de la pandémie de Covid-19 par confinement. Le tout premier confinement a freiné l’envie d’enfanter. Les projets de parentalité ont ainsi été mis entre parenthèses face à l’incertitude et – suppose-t-on – à la peur de transmettre le virus au nouveau-né en cas d’infection. Dans la même foulée, on notera l’impact de la fermeture des centres de procréation médicalement assistée sur les statistiques. En outre, la DREES met en exergue une hausse importante des actes d’IVG en mai et juin 2021 – mais il peut y avoir un effet de “rattrapage” après les mois de confinement.

Les projets de parentalité redémarrent en fin de confinement, ce qui corrobore l’influence de la pandémie sur les statistiques de natalité.

La petite enfance non épargnée par les effets du Covid

Une étude américaine issue de l’université Brown et du Rhode Island Hospital, qui attend d’être validée, introduit en outre l’hypothèse que la crise sanitaire a influencé les aptitudes (motrice, cognitive et verbale) des enfants nés au cours de la pandémie. Les recherches se sont concentrées sur un corpus de 672 enfants âgés de 3 mois à 3 ans (2020-2021) et se sont portées sur l’examen des scores cognitifs de ces derniers sur 2 périodes différentes : l’avant Covid-19 et l’après Covid-19.

Il semblerait ainsi que les mesures sanitaires (distanciation sociale et confinements) aient beaucoup impacté sur l’éducation. Avec une réduction considérable des activités physiques et interactionnelles, l’environnement dans lequel ont évolué les jeunes enfants a été  nocif sur le plan neurologique. Cette étude révèle également que les enfants issus de familles socio-économiquement défavorisées ont été particulièrement touchés par le phénomène.

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2 commentaires
  1. Franchement, au vu du bordel de gestion par le gouvernement et ses agences durant ces presque 2 ans de virus, il est sûr que la procréation ne semble pas une aventure à tenter. Ne pas se déplacer, ne pas recevoir, avoir des pénuries d’appro ou des horaires débiles pour cela, se demander si on peut aller accoucher, c’est sûr que cela ne donne pas envie. Et pour les minots, vu que l’échange de signes faciaux et les expressions verbales sont devenue “secrètes” comment penser qu’ils peuvent se développer normalement. Surtout si on y rajoute probablement tout ce qu’ils entendent autour d’eux comme difficultés, plaintes, injonctions… Je me demande ce que cela va donner à 10 ans et plus quand ces souvenirs vont remonter à la surface. Si tant est que l’on ne nous empile pas tout ce temps les mêmes mesures liberticides ou pire. Là, bonjour les schizophrènes…

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