Pourquoi Big Pharma ne veut surtout pas reconnaître que l’ARN Messager est une thérapie génique

Big Pharma a une angoisse : celle de voir le grand public admettre l'idée (pourtant difficile à contester) que l'ARN Messager et les vaccins qui utilisent sa technologie sont une thérapie génique. Ce débat en apparence purement technique pour le grand public revêt en réalité une importance capitale, car la thérapie génique est productrice de cancers, surtout chez les enfants. Le "monsieur Vaccin" du gouvernement, Alain Fischer, le sait très bien, puisqu'il est l'un des pionniers de la thérapie génique sur les bébé-bulles, arrêtée deux fois en urgence à cause de la mortalité par cancer qu'elle causait chez les enfants. Mais ce point crucial n'apparaît pas dans sa biographie Wikipédia...

L’ARN Messager est-il une thérapie génique ? Cette affirmation angoisse beaucoup Big Pharma (et quelques autres), alors qu’elle est pourtant confirmée par des sites scientifiques. Mais pourquoi la combattre ? Il faut ici rappeler une série d’événements qui se sont succédé depuis les années 90 pour comprendre l’angoisse des laboratoires. 

Big Pharma se bat pour distinguer ARN Messager et thérapies géniques

Il faut lire les articles de presse insistant sur le caractère complotiste de l’affirmation selon laquelle l’ARN Messager ferait partie des thérapies géniques pour combattre l’importance de cette question technique en apparence secondaire. Ainsi, alors qu’un cadre de Bayer a déclaré, le 8 novembre, lors d’un événement officiel filmé de l’entreprise, que le vaccin à ARN Messager était une thérapie génique, la presse subventionnée s’est mise en ordre pour expliquer qu’il s’agissait d’un “lapsus” et que, bien entendu, il n’y avait aucun lien entre les deux

Cet article récent fait suite à une longue série d’autres, véhiculés par les fact-checkers habituels (dont le site de la RTBF). Pour tout ce petit monde :

Ces affirmations sont fausses ou infondées et ont déjà été vérifiées par l’AFP à plusieurs reprises.

Alors si l’AFP le dit, l’ARN Messager ne doit pas être une thérapie génique… et Stefan Oehlrich, dirigeant de Bayer, a réellement commis un lapsus en affirmant le contraire à la convention de l’entreprise. 

L’ARN Messager n’est pas une thérapie génique ? Vraiment ?

La difficulté de cette opinion selon laquelle l’ARN Messager n’est pas une thérapie génique tient au fait qu’on la lit beaucoup sous la plume des fact-checkers (et l’on sait que la rubrique fact-checking est confiée aux journalistes les moins compétents), mais qu’elle est démentie par les sites scientifiques. 

Par exemple, le site de la Société Française de Thérapie Cellulaire et Génique, dont l’objectif est de “favoriser le développement d’études scientifiques, technologiques, précliniques et cliniques sur la thérapie cellulaire et génique”, dit le contraire. On y lit en effet, sur la page consacrée aux vaccins contre le COVID 19, cette phrase sans ambiguïté :

Jusqu’à présent, quatre Autorisations de Mise sur le Marché Conditionnelles ont été accordées par la Commission pour les vaccins développés par BioNTech et PfizerModernaAstraZeneca et Janssen Pharmaceutica NV, en accord avec leur évaluation positive par l’EMA. Les technologies qui se cachent derrière les vaccins AstraZeneca et Janssen ne concernent pas le domaine de la thérapie génique. Ils utilisent des vecteurs adénoviraux pour transporter de l’ADN vers les cellules et générer des anticorps contre COVID-19.

Donc, dans le groupe des vaccins commercialisés, seuls les vaccins AstraZeneca et Janssen ne relèvent pas le thérapie génique. Donc, Pfizer et Moderna en relèvent. C’est en tout cas le point de vue de la société de thérapie génique, mais on veut bien croire qu’il soit moins valable, moins compétent, que l’avis du fact-checker de l’AFP.

Au passage, la page Wikipedia consacrée aux vecteurs viraux ne dit pas autre chose : elle indique que les thérapies géniques, comme les vaccins à ARN Messager, utilisent des technologies similaires. 

La mauvaise réputation de la thérapie génique

Ce qu’il faut comprendre, c’est la raison pour laquelle les journalistes qui relaient comme des chiens fidèles les éléments de langage de Big Pharma sur le prétendu complotisme de tous ceux qui doutent, se mobilisent contre un rapprochement technologique qui n’est contesté par aucun site scientifique. Pourquoi désinforment-ils avec autant d’opiniâtreté ?

Tout le problème tient à la mauvaise réputation de la thérapie génique, et tout particulièrement aux cas de cancers déclenchés par les enfants qui l’ont reçue en traitement expérimental. Malgré toutes les campagnes de nettoyage de réputation sur Internet, il est en effet impossible d’effacer complètement de malheureuses séquences ont des enfants sont morts de leucémie plusieurs mois, parfois quelques années, après avoir reçu ce traitement. 

Le Monsieur Vaccin du gouvernement au coeur des polémiques

Ce risque de réputation lié à la thérapie génique est au demeurant parfaitement connu d’Alain Fischer, le “Monsieur Vaccin” du gouvernement, puisqu’il en est l’un des principaux auteurs. Avant de représenter les intérêts d’Emmanuel Macron et de faire partie de l’équipe de Martine Aubry, le professeur Alain Fischer était en effet connu pour ses expérimentations en matière de thérapie génique sur les “bébé-bulles”, c’est-à-dire les enfants souffrant d’immuno-déficience. 

Si ces expériences sont présentées comme de grands succès sur sa page Wikipedia, elles ont fait pas mal de remous à l’époque où elles étaient pratiquées. Elles ont notamment été interrompues deux fois en urgence à cause de leurs effets secondaires, consistant à favoriser l’apparition de cancers chez les enfants. 

Comme l’indiquait, en 2014, la Revue Médicale Suisse :

Après dix mois de suivi, la publication de Science faisait état du succès de la technique chez deux patients. Ce résultat remarquable fut toutefois suivi de deux échecs (sur dix tentatives) dont un décès. L’essai clinique fut alors suspendu en urgence en 2002.

(…) Parmi les neuf bébés-bulle qui ont participé au nouvel essai, cinq ont été traités en France et quatre aux Etats-Unis. Ils avaient entre 4 et 10 mois et demi, la plupart souffrant d’infections sévères. Un enfant est décédé rapidement après la thérapie. Un autre a dû recevoir une greffe de sang de cordon et il a été retiré de l’essai (il est vivant). Les sept autres enfants vont bien et ont pu surmonter leurs infections. «La thérapie génique a corrigé leur déficit immunitaire, mais pas tout à fait», a clairement expliqué le Pr Fischer au Monde. Il se refuse à user du terme de guérison. «Ce traitement est efficace sur les lymphocytes T, mais peu sur les lymphocytes B, précise-t-il. Ces enfants doivent donc recevoir des injections d’immunoglobulines toutes les quatre semaines. A part cela, leur vie est normale.»

Autrement dit, les deux essais de théraphie génique menés en dix ans par le professeur Fischer ont chaque fois conduit à des décès prématurés chez une partie des petits patients. Beaucoup de scientifiques en ont conclu que la thérapie génique appliquée aux enfants était une idée très risquée, qui pouvait produire des effets désastreux à moyen ou long terme. 

On comprend que Big Pharma n’ait guère envie de laisser s’installer l’idée que le vaccin à ARN Messager ressemble à la thérapie génique : cette banalisation de la comparaison ou du rapprochement ne pourrait que nourrir la méfiance vis-à-vis du vaccin. 

Où l’on retrouve le bon docteur Fauci

Il n’est pas sans intérêt de souligner que l’impuissance de la thérapie génique utilisée par le docteur Fischer à stimuler la production de lymphocytes B chez les enfants traités a donné l’idée, à des chercheurs américains, de corriger ce problème en utilisant des lentivirus. Cette expérimentation menée en 2018 et 2019 était conduite par… Anthony Fauci, qu’on retrouve à la manoeuvre aux Etats-Unis pour faire la promotion des vaccins à ARN Messager. Comme le monde est petit !

On reprendra les propos de Fauci à l’époque :

Pour Anthony S. Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (Niaid) du NIH, « ces nouveaux résultats passionnants suggèrent que la thérapie génique pourrait être une option de traitement efficace pour les nourrissons atteints de cette maladie extrêmement grave, en particulier ceux qui ne disposent pas d’un donneur optimal pour la greffe de cellules souches. Cette avancée leur offre l’espoir de développer un système immunitaire entièrement fonctionnel et la chance de mener une vie saine et bien remplie. »

Entre Fischer et Fauci,on comprend désormais quelle communauté d’intérêts scientifiques fait la promotion d’une technique vaccinale dont aucun ne meconnait la mauvaise réputation et les risques éventuels. Et on comprend mieux pourquoi tout ce petit monde évite de nuire à la “confiance dans le vaccin” en prenant soin d’établir une cloison artificielle entre l’ARN Messager et la thérapie génique. 

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7 commentaires
  1. “Ces enfants doivent donc recevoir des injections d’immunoglobulines toutes les quatre semaines. A part cela, leur vie est normale.”
     
    Ben voyons, leur vie est juste à la merci d’une injection mensuelle, mais “à part ça” tout va bien pour eux – ça n’est plus de la médecine, c’est de la Frankenscine.
     
    D’ailleurs, au lieu de s’occuper des effets, les (vrais) chercheurs feraient largement mieux de s’attaquer aux causes, par exemple, une étude franco-Suisse a démontré que les gamins vivant dans des fermes en Suisse avaient 4,000 fois moins chances d’être allergiques que ceux vivant à Paris grâce à leur exposition précoce et répétée à tout un tas d’allergènes, les moindres n’étant pas les pollens que l’on retrouve secs dans les foins, ce qui laisse plus qu’à réfléchir…

    1. En effet j’ai vu cette étude : enfant de la ferme VS ceux de villes et c’est édifiant. Etant né dans une ferme je n’ai jamais eu de problème d’allergies (sauf certains shampoing car trop chimiques), nous avons fui la ville et nos enfants se sont retrouvés en pleine campagne et aucun d’eux à ce jour n’a eu de problème d’allergies même si on a 3 bouleaux juste à côté de notre maison.

      1. Héhé, la maison était encadrée de cupressus et le moment venu, le jeu consistait à amener l’autre à proximité, puis a secouer une grosse branche comme un fou pour le couvrir de pollen jaunâtre – même problème que vous, sauf que ça vient avec les adoucissants (je me gratte comme un junkie s’il y en a trop).

  2. Après cette enquête fondamentale, ce « pieux mensonge » (des recherches hasardeuses sur les maladies rares de même nature que les risques puis décharges pré opératoires que font signer aux parents les chirurgiens) finit par induire une attitude déresponsable voire criminelle de la part des « scientifiques » assez Ponce Pilate dans cette vaccination massive Covid-19-ARN, alors que la stratégie des firmes pharmaceutiques et en premier lieu Pfizer n’a vraiment plus rien à envier au marketing des cigarettiers US. Il serait maintenant primordial que le Courrier des Stratèges mette ses équipes à enquêter sur la structure financière des médias dits « non complotistes » – ou pro vaccins ARNm. La méthode serait la seule manière de comprendre quelle est la motivation de ceux qui militent pour les vaccins ARNm en trompant sciemment le public. Car il parait évident que c’est la structure financière de ces médias qui les poussent à mentir en faveur des vaccins ARNm. En gros, qui les paient !

    Les deux tableaux suivants établis par le lanceur d’alerte Marco Nius sur Twitter pourraient permettre de commencer à comprendre d’où viennent certaines parties des salaires des journalistes. Si les enquêteurs du Courrier épluchaient les structures de ces médias « pro » via ces tableaux basiques des participations croisées au sommet de la finance mondiale actuelle, en peu de temps, le « pourquoi ? » de cet article aurait de grandes chances d’apparaître au grand jour. C’est un boulot de romain, certes, mais l’argent, nerf de la guerre, est toujours le meilleur moyen de comprendre pourquoi les gens mentent effrontément face aux évidences, que résume très bien la formule « d’où tu parles ? »

    Certains n’ont pas encore assimilé que Pfizer Face book et Twitter sont des sociétés différentes avec les mêmes proprios. Je le rappelle. : https://mobile.twitter.com/NiusMarco/status/1456041339649499140?t=Rv6qKdEGg7H4ehzdnX_zng&s=08

    vrai aussi pour Google Johnson et moderna et amazon bien sûr : https://mobile.twitter.com/NiusMarco/status/1456041344468766720?t=xgwohZsUILoJ42WzE44uFQ&s=08

  3. Les MOMIES
    Ces fossoyeurs sont toujours là!
    Ce qui est paradoxal est que ces transhumanistes ne respirent pas la santé quand on les regarde de près, vraiment, pas envie de leur ressembler.
    Donc leur techno n’est pas au point et tous nos espoirs sont permis.
    Quand on a toujours besoin de se justifier, c’est qu’on ne tient pas la route…vieil adage populaire…pas fait l’école longtemps, mais plein de bon sens. Vive les gueux bien frais!

  4. Ces “vaccins” ne sont pas des thérapies géniques. Ce sont des injections immunogènes expérimentales.
    Une thérapie s’adresse à des sujets malades. Là, commence la confusion.

    1. Nous n’en serions effectivement p)as là si au moins l’Université, à défaut du lycée, apprenait le français critique et donnait le souci du juste mot pour la juste chose, le souci des mots pesés pour éviter d’accroître, voire pour contribuer à réduire, les maux pesants; un combat militant qui en vaut d’autres, voire conditionne le succès des autres.

      Votre remarque vous honore et démontre que vous avez le souci sus-évoqué
      . Pourriez-vous, SVP, nous expliquer un peu la différence avec thérapie génique ?
      Thérapie génomique ne convient pas non plus ?

      Merci

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