À court d’arguments sur le passe sanitaire, le Conseil d’Etat se discrédite en déboutant n’importe comment

À court d’arguments sur le passe sanitaire, le Conseil d’Etat se discrédite en déboutant n’importe comment


Partager cet article

Le Conseil d’Etat vient de débouter à nouveau des requérants qui demandaient une révision des conditions d’application du passe sanitaire. Dans cette décision prise en référé, après une audience tenue la semaine dernière, le Conseil colle sans nuance aux décisions du gouvernement, avec une faiblesse d’arguments qui laisse perplexe sur son apparente partialité, et sur son indépendance effective. On signalera en particulier l’argument douteux qu’il déploie : les non-vaccinés ont toujours la faculté d’être vaccinés pour recouvrer la liberté. Une façon de balayer toute possibilité de recours contre l’arbitraire gouvernemental.

Conseil d’Etat, ordonnance 14/12 passe sanitaire from Société Tripalio

Nous reviendrons plus longuement demain, dans nos colonnes, sur cette décision du Conseil d’Etat qui suscite déjà la colère de nombreux avocats. Leur sentiment est, qu’en effet, le Conseil a renoncé à toute forme d’impartialité et se contente d’avaliser une politique gouvernementale qui cherche à rendre la vie impossible aux non-vaccinés, et à les contraindre à recevoir la potion magique sans avoir à donner leur consentement éclairé.

On relèvera que le Conseil d’Etat ne se préoccupe d’ailleurs plus de ce sujet. Par exemple, il rédige cet attendu :

Concrètement, lorsque les requérants arguent que la réduction du délai de validité des tests à 24 heures vise à rendre économiquement intenable la contrainte de présenter ces tests pour les non-vaccinés, le Conseil d’Etat se contente de répondre que les vaccins sont gratuits et que, si les non-vaccinés n’ont plus les moyens de se faire tester, ils n’ont qu’à se faire vacciner !

S’il n’ont plus de pain, qu’ils mangent de la brioche.

Chacun appréciera la caricature, la parodie de justice, à laquelle se livre cette cour souveraine qui a perdu, aujourd’hui, ce qui lui restait de légitimité et de crédibilité.

Rendez-vous demain, dans nos colonnes, pour de plus amples explications.

Participez au combat !

Rejoignez les actions de shaming de Rester libre !
L’association qui lutte pour nos libertés.
Donnez 5 min de votre temps pour les faire reculer.

Je rejoins le combat


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Bordeaux : il fait chaud, la SNCF s'arrête
Photo by Barthelemy de Mazenod / Unsplash

Bordeaux : il fait chaud, la SNCF s'arrête

Alors que le contribuable verse chaque année plus de 20 milliards d’euros à la SNCF, une simple canicule suffit à faire lâcher une caténaire à cent mètres de la gare Bordeaux Saint-Jean. Des centaines de voyageurs se retrouvent bloqués, avec des retards allant jusqu’à 4 h 30. Depuis juin, sur plusieurs lignes Intercités, la SNCF avait déjà annulé jusqu’à un tiers des circulations face aux températures élevées. Un monopole subventionné à coups de milliards publics, incapable d'anticiper un phénom


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

43 milliards pour isoler des logements, et personne ne sait chez qui l'argent est parti
Photo by Annie Spratt / Unsplash

43 milliards pour isoler des logements, et personne ne sait chez qui l'argent est parti

Pendant que le particulier récalcitrant se voit refuser MaPrimeRénov' pour une facture oubliée, la Cour des comptes européenne révèle que 43 milliards d'euros de fonds post-Covid ont été distribués pour isoler les logements sans exigence de résultat, sans suivi des coûts, et avec des économies d'énergie largement fictives. . Deux poids, deux mesures, et c’est toujours le même contribuable qui rembourse. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier,


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany