Espagne : Deux mois après qu’elles aient été déclarées « anticonstitutionnelles », la Catalogne commence à rembourser les amendes du confinement de mars 2020

Espagne : Deux mois après qu’elles aient été déclarées « anticonstitutionnelles », la Catalogne commence à rembourser les amendes du confinement de mars 2020


Partager cet article

Déclarées anticonstitutionnelles par la cour constitutionnelle espagnole, les amendes liées aux infractions commises durant le premier état d’urgence du 14 mars 2020 au 21 juin 2020, sont annulées. La Cour Suprême a ordonné au gouvernement catalan leur remboursement. Le gouvernement a mis en place un site web pour traiter le remboursement du montant dû. La majorité des amendes concerne le non-respect des obligations de confinement, notamment la conduite sur la voie publique sans attestation de déplacement.

Mesures déclarées inconstitutionnelles

Au mois de juillet 2021, le Tribunal constitutionnel avait estimé à une courte majorité de six voix contre cinq, que le premier confinement de mars 2020 confinement décrété par le Premier Ministre Pedro Sánchez était « inconstitutionnel ». En octobre dernier, la Cour Suprême avait déclaré que certaines mesures prises pendant le premier confinement étaient anticonstitutionnelles. L’une d’entre elles consistait à imposer des amendes aux personnes qui avaient enfreint les règles durant l’Etat d’urgence sanitaire. En Catalogne, 24.298 individus ont dû s’acquitter de ces contraventions.

La cour constitutionnelle a demandé à l’Etat espagnol de rembourser les amendes encaissées durant cette période. Deux mois après l’annonce de cette décision, le gouvernement catalan a publié un avis mentionnant la date du début des remboursements. Elle est prévue pour ce 29 décembre.

La majorité des sanctions infligées concernent la conduite sur la voie publique sans preuve que le trajet correspondait à l’une des activités autorisées, les sorties sportives ou pédestres en dehors des horaires autorisés, les sorties avec un membre de la famille (durant le confinement les sorties étaient limitées à un enfant accompagné d’un parent) et la consommation de boissons en groupe sur la voie publique.

Les démarches à suivre par les personnes concernées

Les résidents de Catalogne qui souhaitent obtenir le remboursement des amendes payées sont tenus de remplir un formulaire disponible sur le site officiel du gouvernement. Les intéressés doivent fournir leurs coordonnées bancaires à l’aide d’un formulaire déjà disponible sur le site web.

Le ministère de l’Intérieur recommande d’effectuer cette démarche en ligne, mais explique que la procédure peut également être effectuée en personne, au ministère de l’Intérieur, dans les services territoriaux et dans les bureaux d’attention aux citoyens.

Pour les résidents ayant choisi la seconde option, il est obligatoire de prendre un rendez-vous. Une vérification stricte sera effectuée afin de prévenir les risques de fraude. La restitution des montants ne sera pas immédiate. Une fois les données saisies, les contrôles et traitements correspondants devront être effectués par l’Administration.

Selon certaines sources, les amendes encaissées après le 21 juin 2020 ne sont pas concernées par cette mesure. Notons que cette sanction imposée par la cour constitutionnelle espagnole concerne plusieurs régions. En effet, 184.517 amendes seront remboursées à Madrid, 195.986 en Andalousie, 12.500 à Navarre et 59.299 dans la région de Castilla y Leon.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Bitcoin sous 60 000 dollars, or en repli, étau fiscal : le point patrimoine du dimanche, par Vincent Clairmont

Bitcoin sous 60 000 dollars, or en repli, étau fiscal : le point patrimoine du dimanche, par Vincent Clairmont

Chaque dimanche, je passe en revue ce que la semaine a changé pour votre épargne. Celle-ci fut dense : correction sévère sur Bitcoin, repli de l'or, clôture du calendrier déclaratif, BCE jeudi — et des signaux de hausse fiscale pour 2027 qu'il serait imprudent de classer sans suite. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour


Rédaction

Rédaction

La démographie, base de toute puissance, surtout pour les BRICS, par Thibault de Varenne

La démographie, base de toute puissance, surtout pour les BRICS, par Thibault de Varenne

L'Inde présidera les BRICS en 2026. Elle accueillera le sommet, elle en tiendra la plume, elle en donnera le ton. Elle le fait forte d'une qualité que nul autre membre ne possède au même degré : depuis 2023, elle est le pays le plus peuplé de la terre. Plus de quatorze cents millions d'hommes. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! ABONNEMENT Allez au fond des choses. Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche. Le monde comme


Rédaction

Rédaction

Lyhanna, victime de l'inertie administrative

Lyhanna, victime de l'inertie administrative

Et si le vrai danger n'était pas la malveillance, mais l'absence de zèle ? Un dossier qui met treize jours à franchir quatre-vingts kilomètres, des semaines à être ouvert, et jamais le temps d'une garde à vue. La mort de Lyhanna, onze ans, dit moins sur un homme que sur des administrations qui ne se sont, à aucun moment, senties obligées de bien faire leur travail. Il existe des objets si ordinaires qu'on ne les regarde plus : une chemise cartonnée, un parapheur posé sur le coin d'un bureau, un


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Dix-huit mois après, les dérives illibérales de Trump, par Thibault de Varenne

Dix-huit mois après, les dérives illibérales de Trump, par Thibault de Varenne

Et si la première puissance du monde administrait, mois après mois, la preuve que rien ne tient sans contrepoids — ni la loi, ni la presse, ni la probité ? Dix-huit mois de pouvoir disent moins sur un homme que sur une nation qui découvre, dans l'effacement de ses propres bornes, ce qu'elle valait vraiment. On nous a longtemps présenté l'Amérique comme le pays de l'État de droit. C'était son orgueil, et son magistère : elle en faisait la leçon au monde, des chancelleries aux tribunaux. Dix-huit


Rédaction

Rédaction