A New York, vaccination rime avec appartenance ethnique

Selon une étude publiée sur le site web JAMA Network Open le 15 septembre, le taux de vaccination des enfants qui fréquentent les écoles de New York dépend pratiquement de la race, de l’origine ethnique et de l’arrondissement dans lequel ils habitaient. Les chercheurs ont observé qu’il est élevé dans les établissements à majorité asiatique. En revanche, il est plus faible dans les écoles fréquentées majoritairement par les élèves blancs et noirs.

Pour rappel, en pleine vague Omicron, craignant l’explosion des cas de contaminations, des médecins américains ont recommandé des algorithmes raciaux pour soigner le Covid, afin d’identifier les patients les plus vulnérables. Selon les directives de l’administration Biden,  la distribution des traitements se fait selon certaines conditions ou facteurs médicaux. En effet, il existerait des conditions ou facteurs médicaux qui exposent un individu à la forme grave du Covid-19. Outre l’âge avancé, la grossesse, l’obésité, le diabète, les maladies rénales chroniques ainsi que les maladies cardiovasculaires. Curieusement, la “race” ou l’origine ethnique constituerait selon l’administration Biden un critère qui pourrait « placer les patients individuels dans une situation de risque élevé de progression vers le Covid-19 sévère ». Dans certains États, notamment New York, le Minnesota, l’Utah,  la race “non blanche” et l’ethnie hispanique sont considérées comme ayant des facteurs de risque au développement du Covid-19 grave. Une nouvelle étude indique qu’à New York, il existerait des différences importantes au niveau des taux de vaccination contre le COVID-19. Selon l’étude, pour plus d’un million d’enfants fréquentant les écoles publiques dans la ville de New York, la probabilité de recevoir les vaccins COVID-19 dépendait de leur race et de leur origine ethnique, ainsi que de l’arrondissement dans lequel ils vivaient.

Les données de vaccination collectées

Dirigée par le professeur Brian D. Elbel des départements de santé des populations et de médecine, NYU Grossman School of Medicine, une nouvelle étude a mis en évidence la différence importante du taux de vaccination contre le Covid-19 des enfants dans les écoles de New York en fonction de l’ethnie et de la race.

L’étude a été publiée récemment dans le JAMA (Journal of the American Medical Association). Les chercheurs ont recueilli les données de vaccination auprès de plus de 1.500 écoles de la ville de New York. En moyenne, 980 élèves ont pris part à l’étude. Les experts ont constaté que dans les écoles fréquentées majoritairement par des enfants d’origine asiatique, le taux de vaccination contre le Covid-19 est élevé avec 66,2%.

Les établissements à majorité hispanique figurent au second rang avec un taux de vaccination de 53,5%. En revanche, le nombre d’élèves vaccinés est beaucoup plus faible dans les écoles fréquentées majoritairement par des enfants blancs et noirs. Le taux de vaccination dans ces établissements était de seulement 44%.

Les chercheurs ont également observé que l’arrondissement auquel habitait l’enfant avait aussi une influence dans les données de vaccination. Les chercheurs ont constaté que le nombre d’élèves vaccinés à Manhattan est par exemple beaucoup plus élevé (59,7%) par rapport à Staten Island, qui est de 38,6%.  Selon les résultats de l’enquête, le taux de vaccination est plus élevé dans les écoles secondaires, il est de 64,9% contre 38,8 % pour les écoles primaires.

Nécessité d’une nouvelle étude pour trouver le moyen de combler les écarts

Selon les chercheurs, cette étude comporte des limites. En effet, des enquêtes auprès des étudiants en dehors de la ville de New York sont encore nécessaires pour obtenir des données plus larges et plus complètes. L’auteur principal de l’étude, le Dr Elbel, estime qu’il faudrait prendre en compte l’existence des sous-groupes ethniques plus petits afin d’identifier les disparités du taux de vaccination au sein des différentes communautés.

Les enquêteurs estiment également la nécessité de nouvelles analyses afin d’obtenir des données individuelles, qui devraient mettre en évidence les attitudes à l’égard des vaccins et les divers facteurs sociaux et politiques qui pourraient influencer les taux de vaccination des enfants. C’est un grand travail à réaliser dans le futur, car il permettrait d’identifier les stratégies et programmes à adopter pour combler les écarts.

Par ailleurs, selon une autre étude publiée par le JAMA, si les enfants ont été peu touchés par la crise sanitaire de Covid stricto sensu, les enfants ont malheureusement subi ses conséquences sociales. Aux États-Unis, le nombre d’enfants faisant part d’anxiété ou de dépression a augmenté de près de 30 % entre 2016 et 2020, à respectivement 9,2 % et 4 %.

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