Guerre en Ukraine – Jour 5 – Bilan à minuit le 28 février 2022

Désormais le Courrier des Stratèges publie à midi et à minuit un bilan de l’évolution de la Guerre d’Ukraine. Avec une double perspective, croisée: la guerre sur le terrain; et le conflit stratégique global que les Etats-Unis essaient d’organiser contre la Russie – en prenant le risque très clair d’une escalade.

 

 

06h00: Les stratèges en chambre et tous les va-t-en-guerre de salon vont découvrir ce que veut dire “Nous sommes en guerre!”. Ni la guerre entre les Ukrainiens et les Russes ni le conflit stratégique global ne se sont arrêtés parce que Jean Castex était allé dormir. La nuit a été riche en événements:

+ Le président Bolsonaro a fait savoir que son pays restait neutre.

+La Biélorussie a confirmé l’accueil permanent d’armes nucléaires et de troupes russes sur son sol.

+L’Arabie saoudite a confirmé son accord pétrolier avec la Russie. C’est forcément avec l’accord des USA qui ne veulent pas voir les prix monter à la pompe cette année de mid-terms.

+Le rouble a chuté de 25%

+ La Commission Européenne a confirmé que l’Ukraine pouvait devenir membre.

+ Le ministère russe de la Défense a déclaré que les forces russes avaient pris le contrôle des villes ukrainiennes de Berdyansk et Enerhodar.

 

07h00: point sur la situation militaire avec Actualités internationales et françaises:

On peut faire un bilan plus précis de  ce qui s’est passé hier:

+ Bataille de Kiev: “Dans la direction de Kiev, de violents combats se sont déroulés pour Irpin (banlieue nord-ouest-ouest).
Les forces armées ukrainiennes ont réussi à repousser les forces armées russes de 2 Km jusqu’à Bucha.
L’accès à la ville du côté ouest est complètement bloqué par l’armée Russe”.

+ Bataille de Kharkov: “Une tentative a été faite pour prendre d’assaut la zone de Kharkov dans la matinée et les combats se sont poursuivis jusqu’à midi. Il n’a pas été possible de prendre pied au centre. Dans la soirée, le chef de l’administration régionale de Kharkov a appelé à négocier avec la Russie.
Parmi les unités de défense territoriale, les commandants du bataillon nationaliste « Azov » incitent à la russophobie.
Des ATGM (missile anti-chars) et des MANPADS (missiles anti-aériens pour soldats, guidage thermique, portée 5-7 mille mètres), ont été amenés dans la ville.
Les combats ont repris vers minuit. Les riverains signalent une autre offensive, des explosions et le début du nettoyage de la ville par les Forces armées Russes.
Kupyansk (est-est-sud de Kharkov, à mi-chemin de Severodonetsk) a été occupée sans combat en accord avec l’administration locale”.

+ Kherson: “Dans la direction de Kherson, le commandement du groupe Russe révise sa tactique : une frappe massive de roquettes-multiples est infligée aux positions des Forces armées ukrainiennes au nord du Dniepr.
Des concentrations de troupes kiéviennes, des casernes et des positions de tir sur toute la ligne de contact du secteur sont détruites.
A Kherson et Nikolaev, les quartiers administratifs et de l’Etat sont barricadés“.

+ Marioupol: “Un chaudron a été formé dans la direction de Marioupol.
Toute la journée, il y a eu une préparation d’artillerie sur les positions des Forces armées ukrainiennes et des bataillons nationalistes.
Le soir, les forces DNR ont attaqué Volnovakha par le sud et Marioupol par le nord, l’ouest et l’est.
Dans l’après-midi, des renforts Kiéviens ont été envoyés dans la ville par des hélicoptères de transport.
Les combats se poursuivent pour Volnovakha cette nuit. Les forces armées ukrainiennes se sont retirées, puis ont de nouveau occupé la ville.
Des explosions ont eu lieu à Marioupol.
Dans l’après-midi, des pillards ont pillé la cathédrale orthodoxe de Marioupol

+ Ailleurs: “Dans les régions de Sumy, de Tchernigov et de Zaporozhye, il y a de petits mouvements Russes et une accumulation de forces.
La LNR se prépare à prendre d’assaut Severodonetsk.

 

 

9h00 – L’Australie annonce qu’elle va aider l’Ukraine par des livraisons d’armes. Ne pas oublier que l’un des objectifs américains en déclenchant une nouvelle phase de la crise ukrainienne à l’automne 2021 était de faire avancer la “globalisation” de l’OTAN.  L’espoir américain est de fusionner l’OTAN et le QUAD. Cela risque cependant d’être compliqué car l’Inde ne voudra pas s’opposer frontalement à la Russie; et, même s’il fait actuellement des déclarations hostiles à la Russie, le Japon continue à avoir besoin d’elle en cas d’affrontement avec la Chine. En revanche, l’affaire de l’annulation de la commande des sous-marins français a montré la disposition australienne à un alignement total sur les Etats-Unis.

09h30: La délégation ukrainienne est arrivée à la frontière entre l’Ukraine et la Biélorussie, dans la région de Gomel, pour participer aux pourparlers avec les représentants de la Fédération de Russie. Les discussions sont prévues à partir de 10h30. A noter que la délégation kiévienne a été transportée en hélicoptère biélorusse. Cela contredit totalement l’image qu’on se fait en Occident d’un gouvernement ukrainien qui maîtriserait la situation!

9h30: La Banque Centrale russe a relevé son taux directeur de 9 à 20%

10h30: les prix du gaz ont monté de 35% en Europe. La présidente de la Commission européenne expliquait hier soir qu’évidemment l’UE allait payer un prix du fait de ces sanctions. Madame von der Leyen voulait dire que les catégories les plus fragilisées en Europe allaient être victimes de l’inflation et de la hausse des prix de l’énergie. Que des dizaines de milliers d’entreprise vont faire faillite. Elle-même et la classe dirigeante européenne ne courent pas grand risque.

Fin de matinée: Les combats ne sont pas officiellement suspendus mais, comme il y a deux jours, la Russie laisse une chance à la négociation. On peut estimer qu’il n’y aura pas de lancement d’une offensive sur Kiev avant de voir comment les négociations tournent.  Pendant ce temps, l’armée ukrainienne essaie de consolider ses positions. On peut synthétiser à son propos de la manière suivante.

+ l’armée ukrainienne se vante d’avoir infligé d’énormes pertes en matériel et en hommes à la Russie mais apporte peu de preuve.

+ La population à l’ouest de Kiev continue de chercher à quitter le pays. Il n’y a pas du tout de soulèvement national ukrainien. En revanche, il y a dans de nombreuses villes un système de terreur. Et c’est un motif de quitter le pays, autant que la crainte de l’armée russe. Les réfugiés se comptent par centaines de miliers. Et l’Union Européenne dramatise en annonçant “jusqu’à 7 millions”. Au passage, l’UE ne se rend pas compte qu’elle avoue elle-même, en anticipatn de tels chiffres, qu’il n’y a pas de cohésion nationale face à l’attaque russe.

+C’est pour cela que Zelensky a fait appel à une “légion étrangère” et a libéré un certain nombre de prisonniers, délinquants ou éléments fascistes. S’il on ajoute le banfitisme déclenché par les distributions d’armes, le régime de Zelensky fait aboutir l’évolution commencée en 2014. “La révolution de la Dignité” finit dans le chaos.

+ Ce qui est certain, c’est que le renseignement américain est pleinement au service de l’armée ukrainienne.  C’est ce qui explique que du matériel russe puisse être détruit régulièrement; ou que certaines unités russes ne bénéficient pas d’effet de surprise. En revanche, l’offensive de l’armée russe n’a pas laissé le temps de former l’armée ukrainienne aux armements – par exemple aux batteries antiaériennes – livrés depuis plusieurs semaines par des pays de l’OTAN.

12h00: les vols et pillages atteignent de telles dimensions dans certaines villes d’Ukraine que des maires autorisent la police à faire usage de leurs armes sans sommation. C’est, rappelons-le, une suite directe de la distribution d’armes dans plusieurs villes d’Ukraine vendredi et samedi.

14h00 : La Russie limite les vols de compagnies de 36 pays.

14h00 : Zelensky demande toujours le retrait de toutes les troupes russes du territoire ukrainien, y compris le Donbass et la Crimée.

 

14h00: La ministre britannique des Affaires étrangères vise-t-elle un oscar dans un remake du Docteur Folamour? Elle multiplie les déclarations incendiaires, suggérant par exemple aux Britanniques d’aller se battre en Ukraine; S’exprimant sur Sky News dimanche 27 février, Madame Truss a déclaré que “si nous n’arrêtons pas Poutine en Ukraine, d’autres pays seront menacés : les pays baltes, la Pologne, la Moldavie, et cela pourrait se terminer par un conflit avec l’OTAN. Nous ne voulons pas en arriver là”.  Le porte-parole du Kremlin Dimitri Peskov a expliquén en s’arrêtant juste avant de citer son nom, que c’était à cause de remarques incendiaires comme celles de Madame Truss que le Kremlin était obligé de mettre les forces armées en alerte nucléaire. “Des déclarations ont été faites par différents représentants à différents niveaux sur de possibles altercations, voire des collisions et des affrontements entre l’OTAN et la Russie“, a déclaré Peskov aux journalistes. “Nous pensons que de telles déclarations sont absolument inacceptables. Je n’appellerai pas les auteurs de ces déclarations par leur nom, bien qu’il s’agisse du ministre britannique des Affaires étrangères”

15h00 : La Maison Blanche détaille les sanctions contre la Russie. Certaines transactions énergétiques russes restent autorisées jusqu’au 24 juin.

15h30 : La Suisse ferme son espace aérien aux vols russes et reprend à son compte les sanctions de l’UE après avoir été soumise à forte pression par les Etats-Unis.

16h00: le Saint-Siège offre officiellement sa médiation dans le conflit.

16h30: Les négociations entre la Russie et l’Ukraine auraient permis l’établissement d’un premier cadre de discussion sérieux. On n’en sait pas plus. Comme il est peu probable que Zelensky ait eu gain de cause sur le retrait des troupes russes, cela veut dire que le gouvernement ukrainien a peu de marge de manoeuvre pour négocier.

17h. ça y est, le compte-rendu russe:

Les négociateurs russes et ukrainiens ont trouvé certains points de contact à partir desquels des positions communes peuvent être élaborées, a déclaré à la presse Vladimir Medinsky, assistant spécial du président Poutine et chef de la délégation russe.
“Les discussions avec la partie ukrainienne, qui ont duré environ 5 heures, viennent de s’achever. Nous avons discuté en détail de tous les points à l’ordre du jour et avons trouvé certains points communs sur lesquels nous prévoyons que des positions communes peuvent être trouvées”, a déclaré le fonctionnaire.
Il s’agit avant tout d’un accord sur la nécessité de poursuivre les pourparlers. “La prochaine réunion aura lieu dans les prochains jours à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie. Il y a un accord correspondant à ce sujet”, a déclaré Medinsky. “D’ici là, chaque délégation – les dirigeants de chaque délégation se consulteront sur chacune des positions de négociation avec les dirigeants de leur pays respectif“, a-t-il noté”.

17h00: Zelensky, au lieu de se consacrer aux pourparlers, préfère faire savoir qu’il a demandé officiellement l’admission de l’Ukraine dans l’Union Européenne.

18h: A la demande du Président Zelensky, Emmanuel Macron s’est entretenu avec Vladimir Poutine. Le communiqué de l’Elysée explique:

Le Président de la République a réitéré la demande de la communauté internationale de cesser l’offensive russe contre l’Ukraine, et réaffirmé la nécessité de mettre en œuvre un cessez-le-feu immédiat.

Alors que les discussions commencent entre les délégations russe et ukrainienne, le Président de la République a demandé à ce que soient respectés sur le terrain :

  • un arrêt de toutes les frappes et attaques contre les civils et lieux de résidence,
  • une préservation de toutes les infrastructures civiles,
  • une sécurisation des axes routiers, en particulier la route du sud de Kiev.

Le Président POUTINE a confirmé sa volonté de s’engager sur ces trois points.

Le Président de la République a demandé le respect du droit international humanitaire et la protection des populations civiles comme de l’acheminement de l’aide, conformément à la résolution portée par la France au Conseil de sécurité des Nations Unies.

Le Président de la République a proposé au Président russe de rester en contact dans les jours qui viennent afin de prévenir l’aggravation de la situation. Le Président POUTINE lui a donné son accord“.

La présentation est biaisée en partie puisque Vladimir Poutine a formulé on ne peut plus clairement les exigences russes. Elles nous sont rapportées par M. K. Bhadrakumar qui a ses sources à Moscou:

La conversation téléphonique de Macron et Poutine. Poutine a déclaré que la Russie était ouverte aux négociations avec les représentants de l’Ukraine et qu’il espérait que les pourparlers donneraient les résultats escomptés. Lorsque Macron a exprimé l’espoir d’une résolution rapide du conflit en Ukraine par le dialogue et les discussions avec Kiev…Poutine a déclaré qu’une telle résolution ne serait possible que si les intérêts légitimes de la Russie en matière de sécurité étaient pris en compte, tels que la reconnaissance de la souveraineté de la Russie sur la Crimée, la démilitarisation et la dénazification de l’État ukrainien et la garantie de son statut de neutralité. M. Poutine a souligné que les troupes russes ne menacent pas les civils et ne mènent pas de frappes contre des cibles civiles. (Source : rapport iranien venant de Moscou)

18h30: Lors d’une séance de l’Assemblée Générale de l’ONU, l’ambassadeur russe Vassili Nebenzia a déclaré: “L’occupation de l’Ukraine ne fait pas partie de nos plans. Le but de cette opération spéciale est de protéger les gens, qui ont été soumis à des abus et à un génocide par le régime de Kiev au cours des huit dernières années. C’est pourquoi il est nécessaire de démilitariser et de dé-nazifier l’Ukraine“,
Comme exemple de “crimes horribles” commis par le gouvernement de Kiev, l’envoyé russe a cité le meurtre de personnes qui protestaient contre le coup d’État soutenu par les États-Unis à Kiev, lorsque 40 personnes ont été brûlées vives dans un bâtiment à Odessa. Moscou cherche à traduire en justice toute personne ayant commis de telles atrocités, “y compris les citoyens russes”, a déclaré M. Nebenzia.
La Russie se défend contre un “régime” qui “aspire à avoir accès aux armes nucléaires“, a ajouté l’envoyé de l’ONU, notant la déclaration du président ukrainien Volodymyr Zelensky à cet effet lors de la conférence de Munich sur la sécurité le 19 février.

Le placement par l’OTAN de moyens militaires en Ukraine aurait contraint la Russie à prendre des mesures qui auraient mis Moscou et l’alliance “au bord du conflit“, a-t-il déclaré

Cela confirme notre analyse selon laquelle c’est la menace par Vladimir Zelensky de remettre en cause, le 19 février dernier lors de la conférence sur la sécurité de Munich, les accords de Budapest de 1994 (par lesquels le pays admettait sa dénucléarisation) qui a été le déclencheur direct de l’opération russe.

Pour ceux qui ne connaissent pas ces enjeux, je conseille de se référer à ce passage du discours de Vladimir Zelensky: “Depuis 2014, l’Ukraine a tenté à trois reprises de convoquer des consultations avec les États garants du Mémorandum de Budapest. Trois fois sans succès. Aujourd’hui, l’Ukraine va le faire pour la quatrième fois. Moi, en tant que président, je le ferai pour la première fois. Mais l’Ukraine et moi-même le faisons pour la dernière fois. Je lance des consultations dans le cadre du Mémorandum de Budapest. Le ministre des Affaires étrangères a été chargé de les convoquer. Si elles ne se reproduisent pas ou si leurs résultats ne garantissent pas la sécurité de notre pays, l’Ukraine sera en droit de penser que le Mémorandum de Budapest ne fonctionne pas et que toutes les décisions globales de 1994 sont remises en question“.  Autant dire que l’Ukraine appelait les Etats-Unis à installer des armes nucléaires sur son sol. Un peu comme si Castro avait publiquement fait appel à l’installation de missiles sur son territoire en 1962….Allant jusqu’au bout de sa provocation, Zelensky appelait à l’adhésion de son pays à l’UE et à l’entrée dans l’OTAN: “Que pouvons-nous faire d’autre maintenant ? Continuer à soutenir efficacement l’Ukraine et ses capacités de défense. Fournir à l’Ukraine une perspective européenne claire, les outils de soutien disponibles pour les pays candidats et un calendrier clair et complet pour l’adhésion à l’Alliance [Atlantique]

20h: Nouvelles du front: selon dreuz info, “Le convoi russe contenant des centaines de chars, de pièces d’artillerie et de véhicules blindés se trouve maintenant à seulement 25 km de la capitale ukrainienne. Le convoi russe se dirigeant vers Kiev s’étend maintenant sur au moins 20 km, avec des pauses entre les deux. 2 à 3 rangs dans certaines zones. 30 km au nord de l’aéroport Antonov. On ne sait pas s’il se dirigera directement vers la ville ou s’il rejoindra d’abord les forces d’autres troupes“.

Dommages importants à une position militaire ukrainienne à Brovary, près de Kiev, ce soir, après des frappes aériennes et de missiles russes“.

Mais l’accalmie provisoire dans les combats du fait de l’ouverture des négociations est l’occasion de prendre du recul sur la stratégie russe. La meilleure analyse que j’aie lue est celle publiée par David Goldman dans AsiaTimes:

Les forces russes poussent l’armée ukrainienne dans des poches d’enveloppement, ont déclaré des sources militaires européennes bien informées à Asia Times.

“Les Russes ne sont pas pressés”, a écrit un analyste du renseignement militaire européen dans un message texte. “Ils vont s’engager et pousser les Ukrainiens dans plusieurs poches. Puis ils leur demanderont de parler ou les tueront. C’est une tactique qui a fait ses preuves.”

Il y a trois grandes manœuvres d’encerclement russes actuellement en cours, a ajouté la source de renseignement. La première se déroule dans le sud, les troupes se déplaçant à l’ouest de Mariupol, la plus grande ville de la région séparatiste du Donbass, dont la Russie a reconnu l’indépendance la semaine dernière.

Les colonnes russes se déplacent vers le nord sur le côté ouest de l’autoroute de 70 kilomètres qui relie Marioupol et Mykolaivka. Dans le Donbass, les forces russes contournent les Ukrainiens lourdement retranchés sur la ligne dite de contrôle, menaçant les fortifications ukrainiennes par l’arrière.

Kiev est déjà encerclée, a déclaré son maire à l’Associated Press le 27 février : “Le maire Vitali Klitschko est resté silencieux pendant plusieurs secondes lorsqu’on lui a demandé s’il était prévu d’évacuer les civils si les troupes russes parvenaient à prendre Kiev”, a rapporté l’AP. “Nous ne pouvons pas le faire, car toutes les voies sont bloquées”, a-t-il finalement répondu. “Pour l’instant, nous sommes encerclés”.

Google Maps montre que les routes proches de la capitale, sur la rive ouest du Dniepr, sont fermées, vraisemblablement par les colonnes russes qui poussent vers le sud depuis le Bélarus.

La Russie semble vouloir minimiser les pertes – un handicap politique potentiel pour Poutine – et éviter les assauts frontaux contre les positions ukrainiennes retranchées ou la guerre urbaine dans les grandes villes ukrainiennes.

Au lieu de cela, l’armée russe mène une guerre de position, dans le but d’empêcher les meilleures unités ukrainiennes de se réapprovisionner et de forcer un règlement négocié aux conditions de Moscou.

L’armée russe connaît bien le terrain et les tactiques. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Ukraine a été le théâtre des plus grandes batailles d’encerclement de l’histoire“.

21h00: Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que ceux qui fournissent des armes létales à l’Ukraine porteront la responsabilité de leur utilisation lors de la campagne militaire russe

22h00: Les Etats-Unis ont expulsé 12 membres de la mission diplomatique russe auprès de l’ONU, les accusant d’espionnage. L’état de droit?

 

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14 commentaires
  1. la stratégie du chaos jouée par Zelensky envers son propre peuple est une honte absolue. et dire que nos médias l’encensent. c’est peu dire que je suis écoeurée. je pensais qu’après 2 ans de propagande covid nos médias et nos élites ne pouvaient pas m’écoeurer plus, mais en fait si. on livre des armes à des bandes mi-mafieuses mi-nazies en se drapant dans la vertu. beurk !

      1. Dire que ce billet n’est pas partisan ne vous honore pas. Il l’est, indubitablement, et cela doit être mentionné même si on partage, comme moi, les inclinaisons politiques de son auteur.
        De toute évidence, la logique mécanique de la situation conduit ceux qui espèrent un retour à la paix et à l’influence de nations européennes souveraines, à souhaiter une victoire aussi rapide que possible de la Russie sur le terrain et des négociations visant à la neutralisation de l’Ukraine. Seule une zone de “glacis” entre la Pologne, Hongrie et ex-Yougoslavie et les russes pourraient nous éviter un conflit entre l’Otan et ces derniers, qui serait sinon inéluctable.

  2. bonjour Monsieur VERHAEGUE
    TRES TRES GRAND MERCI pour ces informations non frelatées aux odeurs nauséabondes des merdias français à la solde et aux ordres du gouvernement de fantoches qui est aux commandes de la France……….
    PAUVRE FRANCE !
    GRAND MERCI de nous RE-informer de façon lucide et objective, sans esprit de parti pour l’un ou pour l’autre des belligérants.
    pourvu que tous ces fous furieux aux commandes avec l’horrible allemande ursula à l’UE qui veut la paix en europe mais qui envoie des armes, la France des hommes et du fric (300 millions) en ukraine ; pourvu que tout cela ne dégénère pas en conflit mondial nucléarisé.
    Que DIEU le Père nous préserve tous, nos soldats, nos enfants, nos petits enfants ; oui que le Seigneur nous vienne en aide : Amen

  3. Merci beaucoup pour ce suivi de,la crise. Je me rends (mieux) compte que l’occident a largement pourvu l’Ukaine en armes ces dernieres semaines.
    Cela ressemble a un coup monté…pour un conflit geant, depassant largement l’Uktaine et la Russie…”En marche” vers une crise mondiale suivi d’un gouvernement mondial dirigé (pour ce qui restera de vivant et fonctionnel a la fin du conflit…) par celui qui sera le plus fort ?

  4. Grand merci Eric pour ces bilans très complets et qui nous donnent un point de vue bien différent de ce que diffusent à longueur de journée nos chaînes nationales. Et dire qu’on veut nous interdire RT et éventuellement telegram. Pour ne plus avoir qu’un côté de l’actualité et des faits ? Heureusement que grâce à votre travail de grande qualité, nous en apprenons bien plus qu’au travers de nos journaux télévisés. Vos rapports me donnent par moments la sensation de participer à un QG des armées. Et d’être au plus près des évènements. Merci.

  5. As-t-on une estimation des morts du fait de ces affrontements de part et d’autre ??
    Dans les médias on entend parler sur un ton guerrier de “brutalité” des troupes russes, de “massacre de la population”, mais aucun chiffre n’est communiqué??
    Pourtant la France avait une tradition durant la pandémie du Covid, d’égrener tous les soirs le nombre de morts ?
    Là rien. Etrange quand même dans une guerre ??

  6. As-t-on une estimation du nombre de morts dans ce conflit ?
    On lit sur différents médias et sites, des propos guerriers de type “brutalité” massacre de la population” mais jamais nous est donné le nombre de viictimes de part et d’autre.
    Pourtant notre état avait inauguré une belle tradition durant la période Covid où tous les soirs un croque-mort venait nous égrener le nombre de morts par ce virus contre lequel nous étions en guerre.
    Là rien. Mais des propos belliqueux contre la Russie.
    Qu’en est-il en réalité de ces affrontements en termes humains ?

  7. Le seul but ultime de toute cette clique oligarchique mondialiste nauséabonde, ‘est de faire perdurer la panique auprès de la populace. Après la soit disante pandémie covid voilà la guerre des méchants russes qui ose contrecarrer le grand projet du Great reset …ces zélites -parasites veulent à tout prix garder leurs privilèges et donc étendre leur pouvoir jusqu’à détruire les états nations et leurs peuples! Ne nous trompons pas de combat!

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